VII. ÉTAT MONASTIQUE ou RELIGIEUX
Vo>/. MOINK.
ËTEMARE (Jean -Baptiste LE SESNE DE MÉNILLES D'), controversiste , né au diocèse dÉvreux l'an 1682, mort à Rhynwich, près d'Utrecht , en 1771 , fut élève de'Tillemont et de Nicole. Il se lia intimement avec les plus célèbres jansénistes de son temps, et il prit une part active à leurs travaux. Il publia un grand nombre de Mémoires contre la bulle l'nigenilus, et il voyait partout des figures de la défection de l'Église et de la conversion des Juifs, bes principaux ouvrages sont : 1» Tradition f^^J^' glise sur la future conversion des Juifs; lii4, in-4»; — '2P Parallèle du peuple d'Israël et du peuple chrétien: 1725, in-12; — 3° Histoire de la rehion, représentée dans t Ecriture sous divers sym-
les; 1727, in-12; — 4» Essai d'un parallèle du
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temps de Jésus-Christ avec les nattées; i732, in-12 ; - — 5° Eclaircissements sur la crainte servile et la crainte filiale; 1734, in-4». Ces écrits et tous les autres d'Étemare. qui attestent d'ailleurs beaucoup de savoir, n'étant, pour ainsi dire, qu'une ceuvre de circonstance, sont entièrement oubliés aujourd'hui. Vot/. Feller, qui, dans sa Biogr. univers., donne une juste idée de la personne d'Étemare et de ses ouvrages. Chaudon et Delandine, Diction, univers. La Nouv. Biogr. générale.
ÉTENNA ou ÈTHENA, TENA, ville épisc. de la première Pamphylie, au diocèse d'Asie, érigée en évêché au iv» siècle, sous la métropole de Side. Elle a eu cinq évêques, dont le premier, Troile, assista au premier concile général de Constantinople. Voy. Lequien, Oriens Chnst., tom. I, p. 1004. De Commanville, /" Table alphabet., p. 101. Richard et Giraud.
ÊTERNALS , hérétiques des premiers siècles. Ils croyaient qu'après la résurrection générale le monde durerait éternellement tel qu'il est, et que ce grand événement n'apporterait aucun changement à l'état actuel des choses. Voy. Bergier, Diction, de théoL
ÉTERNEL, ÉTERNITÉ, terme qui se prend
auelquefois dans l'Écriture pour un long espace e temps, et souvent aussi pour toujouis, pour ce qui n'a pas eu de commencement et qui n'aura point de fin. C'est dans ce dernier sens que l'on dit que Dieu est éternel. L'éternité de Dieu est donc une propriété de son essence , sans commencement, sans lin ni succession. Le mot éternité s'entend aussi de la possession de Dieu dans le ciel. Les théologiens aussi bien que les philosophes sont partagés d'opinion sur la nature de l'éternité. Plusieurs veulent qu'elle soit composée d'une infinité de moments qui se succèdent; beaucoup d'autres pensent que dans l'éternité il n'y a pas de succession. C'était le sentiment de Platon et de toute son école, celui de plusieurs Pères de l'Église , et c'est celui du plus grand nombre des théologiens. Voy. Platon, Timœus. Tatianus, Contra Grœcos, Orat., «î. xxvi.Tertullien,^rf«. Marcionem. 1. I,c.viii. (ireg. Nazianz., Orat. XXXV et XXXVIII. August., Enarr., in Ps. Ci; Sermo II. n.lOet alibi. Greg. Magn., Moral., 1. IV, tom. ÎXIX , n. 56 et alibi. Le card. de la Luzerne, Dissertation sur l'existence et les attributs de Dieu, p. 21. Touriiely, de Deo et attribut., tom. 1, p. 470, et Traité de la religion; 1737, torn. 1", p. 232. D. Calmet, Diction, de théolog. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol.
ÉTERNUEMENT.La coutume de saluer et de faire quelque souhait à ceux qui éternuent, vient, croit-on, de ce que chez les anciens celui
2ui éternuait faisait une courte prière aux dieux, iet usage, qui s'est conservé chez les Juifs et chez les chrétiens, n'a rien de mauvais en lui, pourvu qu'on n'y attache pas de superstition. Voy. le P. Strada, Traité de Téternuement. Richard et Giraud.
ÉTHAÏ LE GÉTHÉEN , se distingua dans la guerre de David contre Absalom. Voy. II Rois, XV, 20, 21.
ÉTH AM , troisième station des Israélites après leur sortie d'Egypte; elle était située à l'extrémité du désert. Voy. Exode, xin, 20. Nombres, Xxxm, 6.
I. ÉTHAN ou JETHAM , ^THAN , qu'on lit au psaume lxxiii (Hebr., lxxiv, 15), signifie, selon les anciens hébraïsants, force ou antiquité, et, suivant les nonveAux, flux, écoulement perpétuel. Les Septante et la "Vulgate en ont fait un nom propre de lieu.
IL ETHAN, fils de Zimma, selon le texte hébreu. Voi/. I Chron., vi, 27.
III. ÉTHAN L'EZRAÏTE, était un des hommes les plus sages du temps de Salomon, qui cependant le surpassait en sagesse. Voy. III Rois, IV, 31 .
ÉTHANIM, septième mois de l'année sacrée ou ecclésiastique des Hébreux, dans lequel eut lieu la dédicace du temple de Salomon. Ce mois commençait à la nouvelle lune de septembre. Au retour de la captivité on lui donna le nom de Tischri. Voy. lU Rois, vni,2.
ETHBAAL, roi des Sidoniens, père de Jézabel . épouse d'Achab. Voy. 111 Rois, xvi, 31.
ÉTHÉGA, qu'on lit dans la Vulgate (Ézéch., XLi, 15, 16), est la traduction du mot hébreu attiquim ou ottîlcîm, mot que l'on rend diversement, mais qui parait signifier des portiques , comme l'a traduit saint .lérôme lui-même un peu plus bas (xlii, 3, 5). Voy. les interprètes sur ces passages.
ÉTHÉEL, fils d'Isaïe et père de Maasia, appartenait à la tribu de Benjamin. Voy. IIEsdras, XI. 7.
ËTHEI , père de Nathan, est peut-être le même qu'Éthi , un des braves guerriers de l'armée de David. Foî/. I Paralip.. xii, 11.
ÉTHELBERT ou ÉDILBERT (saint), roi de Kent, en Angleterre, mort le 24 février 616, succéda à son père Irminric vers l'an 560. Il épousa Berthe, fille de Charibert, roi de Paris. La piété de cette princesse et les prédications de saint Augustin, apôtre de l'Angleterre , convertirent Éthelbert, qui devint lui-même un des plus zélés prédicateurs de son royaume. Il fit bâtir un grand nombre d'églises et ne cessa d'appuyer de son autorité les missionnaires. L'Église honore sa mémoire le 24 février. Voy. Bède, Hist. d'Anglet., 1. I et II. Henschenius. Richard et Giraud. J. Lingard, History of England , ou la traduction française; Paris, 1825-1831, 14 vol. in-8o. La Nouv. Biogr. génér. Gaet. Moroni , vol. XXIII, p. 133.
ÉTHELBURGE ou ÉDILBERGE (sainte), sœur de saint Erconwald ou Archambault, évéque de Londres, était religieuse dans un monastère que ce prélat avait fait bâtir à Barking, dans le comté d'Essex. Elle parvint, ainsi que toute sa communauté, à un degré très-éminent de sainteté , et elle fut honoiée de son vivant du don des miracles. Sa fête se célèbre le 11 octobre. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 133.
ÉTHELDRITE ou ÉTHELDRUDE. Voy. Audry.
ÉTHELRED. Voy. Ailred.
ÉTHELWERD , patrice et consul , descendait des rois de Kent, et vivait au x" siècle. 11 a laissé une Chronique ou Abrégé de l'histoire des Anglo- Saxons, en quatre livres; elle est dans Henri Savilius, Recueil de,^ historiens anglais ; Londres, 1591, et Francfort, 1601. L'auteur a donné dans cette chronique des marques non équivoques de sa grande piété et de son profond respect pour le Saint-Siège. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XX. Richard et Giraud.
ÉTHELWOLD ou ADELWOLD (saint), évéque de Winchester, né vers l'an 925, mort je l»"^ août 984, se fixa à la cour auprès du roi Éthelstan; après la mort de ce prince il se retira auprès d'Elphège, premier évéque de Winchester, qui l'avait ordonné prêtre, puis au monastère de Glastonbury, sous la discipline de Saint-Dunstan. La régularité avec laquelle il remplit tous ses devoirs le fit nommer doyen de la communauté. L'an 054 il fut élu abbé d'Abingdon, et, en U63, évéque de Wincliester. Il entreprit la
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ii-rormede son diocèse et ia commença par son clergé, et il rendit son chapitre régulier en mettant des moines de labbaye d'Abingdonàla place des chanoines de sa cathédrale. Il (it cesser un grand nombre d'abus, rétablit plusieurs éi^lises, fonda plusieurs monastères, et donna à tous l'exemple des plus belles vertus chrétiennes. L'Kplise l'honore le \" août. Sa Vie a été écrite, d'abord en abrégé, par Alfric, abbé d'Abingdon, vingt ans après sa mort, puis, avec plus d'étendue . par "Wolstan , moine de Winchester, disciple du saint. Voy. D. Mabillon, V xipc/e bénéd. Richard et Giraud.
ÉTHENA. Voy. Étemna.
ETHER. Voy. Aïhar.
ETHERIUS , évéque d'Osma, en Espagne, s'éleva, ainsi que le prêtre Beatus, contre l'erreur de Félix et d'Elipandus, qui soutenaient que Jésus-Christ, en tant qu'homme, n'était que le fils adoptif de Dieu. Ceux-ci les accusèrent d'eutychianisme, et ce fut pour confondre leurs adversaires qu'ils composèrent deux livres, dans lesquels ils font profession de tenir la doctrine du concile d'Éphèse. Ils se trouvent dans les antiquités de Canisius et dans les dernières bibliothèques des Pères.
ÉTHIGOPROSGOPTES. Saint Jean Damascène désigne parce nom, dans son Livre des hérésies. des sectaires qui enseignaient des erreurs en matière de morale, blâmaient des actions bonnes et louables, tandis qu'ils en pratiquaient et en conseillaient de mauvaises. Voy. Bergier, Diciioii. de f/ipol.
ÉTHILDRITE. Voy. AuDRV.
ETHIOPIE.. région bornée au septentrion par la iSubie et 1 Egypte, et, à l'orient, par la mer Rouge , Auxume en est la métropole. Ce fut sous le règne de Constantin le Grand que les Romains découvrirent ce pays , après que saint Frumence , qui en avait été fait évéque par saint Athanase, y eut porté la lumière de l'Evangile. Saint Frumence s'établit à Auxum ou Auxume, qui était déjà ia métropole civile de ce royaume; et, depuis ce temps- la, il n'y eut pas d'autres évéques que ceux qui y étaient envoyés par le patriarche d'xMexandrie. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 642 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIlI,p. 134 et suiv. Compar. .\BYSSINIE.
ÉTHIOPIENS ou ABYSSINS, peuples de l'Afrique qui ont embrassé le christianisme dès le commencement du iv» siècle. Cependant on regarde comme certain que la Nubie, qui est la partie la plus voisine de l'Egypte, fut convertie a la foi par saint Matthieu, que le christianisme s'y est conservé jusque vers l'an 4500, et que depuis ce temps-là ils sont devenus mahométans. Quant aux peuples de la haute Ethiopie, que l'on nommait anciennement Azmnites, et aujourd'hui Abyssins , ils furent convertis à la foi par saint Frumence (Frumeniius) vers l'an ;^19, et l'arianisme ne fit aucun progrès chez "ux. Toujours soumis au patriarcat d'Alexandrie, ils ont conservé la foi pure jusqu'au vi» siècle, époque à laquelle ils furent entraînés dans le schisme de Dioscore et dans les erreurs d'Eutychès ou des Jacobites. Voy. Richard et Giraud. Bergier, qui, dans son Dictin». de théol., donne un extiait succinct d'une Dissertation particulière sur l'état de la religion des Ethiopiens; dissertation composée par le P. Lebrun et insérée dans son Explication des cérémonies rf<? la messe. Gaet. Moroni , vol. XXIU, p. 134 et suiv.
ETHNAN, lilsd'Assuretd'Halaa. Foj/.I Paralip., IV, 7.
ETHNARQUE (Ethnarcha), c'est-à-dire prince d'une nation dépendant d'un roi supérieur. Archélaûs , fils d'Hérode , fut nommé par Auguste ethnarque de Judée. Voy. Joseph, Antiq., 1. XVII, c. XIII. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. 11, p. 318.
ETHNOPHRONES ou PAGANISANS,mot grec composé àeeihnos. gentil . jHnrn, et de phroneô, je pense, je suis d'avis : il désigne des hérétiques du vil* siècle qui unissaient la profession du christianisme aux cérémonies du paganisme; c'est pour cela qu'on les appelait aussi paganisans. Voy. saint Jean Damascène, Livre des Hères., n. 94.
* ETIENNE étant un nom propre de personne et de Heu, nous avons placé : 1» saint Etienne le premier diacre et le premier martyr, qui est mentionné dans le Nouveau Testament, puis les papes, saints et autres, ensuite les saints non papes, le reste des personnages homonymes, et rOrdre de chevalerie qui porte le nom d'Etienne ; 2" les abbayes , en suivant, autant que possible, l'ordre alphabétique pour ces diverses catégories.
I. ETIENNE (saint), premier diacre et premier martyr, fut choisi avec six autres par les disciples de Jérusalem pour administrer les biens des tidèles, qui alors étaient en commun, et pour les distribuer à chacun selon ses besoins. Rempli du Saint-Esprit, il opérait de grands miracles et prêchait avec zèle. Les Juifs qui discutaient avec lui, ne pouvant résister à sa sagesse et à l'esprit qui lanimait, l'accusèrent de blasphème , le traînèrent hors de Jérusalem et le lapidèrent pendant qu'il priait pour eux. L'an 415, le 3 décembre, on découvrit ses reliques dans une église à vingt milles de Jérusalem. Sa fête principale a lieu le 2(5 décembre, et celle de l'Invention de ses reliques le 3 août. Voy. les Actes des Apôtr., c. vi, vu. Tillemont, Mémoires, tom. II.
II. ETIENNE I" (saint), pape et martyr, né à Rome, mort le 2 août ti57, fut diacre sous les papes saint Corneille et saint Luce; il succéda à ce dernier Tan 254. Ce fut sous son pontificat que s'éleva la dispute au sujet de la validité du baptême des hérétiques, que saint Cyprien prétendait être nul, et qu'avec raison saint Etienne soutenait être valide. Il manifesta son zèle en combattant Marcien, évéque d'Arles, qui avait adopté l'erreur de Novatien, puis il s'éleva contre Basilide, évéque de Mérida,et Martial, évéque de Léon et'd'Astorga, qui s'étaient montrés libellatiques. L'Église l'honore le 2 août. Voy. saint Cyprien. £'/j!.v/. LXVL LXVIf, LXXIV, LXXV. Baronius, Annal., ad ann. 256 et 257. Tillemont, Mémoires, tom. IV. Platina, In Vitas Sttmmnrum Pontificiim opus.
III. ETIENNE II , pape, mort en 752, succéda à Zacharie, et mourut trois ou quatre jours après avoir été élu. Comme il n'eut pas le temps de se faire consacrer, plusieui-s historiens ecclésiastiques ne l'ont pas compté parmi les papes , et d'autres l'ont confondu avec son successeur. Voy. Richard et Giraud.
IV. ETIENNE III , pape, né à Rome, mort en 757, fut élu pape l'an 752. Dès le commencement de son pontificat , Astaulphe, roi des Lornbards, voulant se rendre maître de Rome, 1 obligea à chercher un refuge en France auprès de Pépin , qu'il sacra l'an 754. Ce prince força Astaulphe à lever le siège ; mais à peine Pepin eut-il quitté-ritalie que les Lombards revinrent assiéger Rome. Etienne écrivit au roi des I" rancs, qui força Astaulphe de restituer à lEglise les terres qu'il lui avait enlevées, et à lui donner,
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en outre, l'exarchat de Ravenne. On croit que ce fut Etienne III qui introduisit en France le chant romain. On a de lui : 1» Sept lettres: — 2» Quatre privilèges accordés à l' abbaye de Saitit- Denis; — 3" un Recueil de constitutions canoniques pour les moines du monastère de Brétigny. Voij. Baronius, ad ann. 752. Adon, Breviaritim Chronicorum. Anastase, Liber pontificalis. Richard et Giraud.
V. ETIENNE IV, pape, né en Sicile, mort l'an 772, monta sur le trône pontifical l'an 768. Le premier soin d'Etienne fut d'écrire en France pour demander des évèques qui réglassent dans un concile les affaires de l'Église. Il en vint douze, qui, de concert avec les évèques d'Italie, tinrent un concile dans lequel on déclara nulles les ordinations qui avaient été faites par Constantin, intrus sur le saint-siége ; on y soutint aussi le culte, des images contre le concile tenu en Grèce. Etienne eut quelques différends au sujet de l'archevêché de Ravenne, avec Didier, i>oi des Lombards. Adrien 1^'^ lui succéda. On a de lui trois lettres dans la Collection des Conciles, et deux dans le Code Carolin. Voy. Baronius, ad ann. 768. Platina, in Vitas Summorum Pontificum opus. Artaud de Monter, Histoire des Souverains Pontifes romains.
VI. ETIENNE V, pape, né à Rome, mort l'an 817, succéda à Léon lit en 816.11 vint en France
Eeu après son exaltation , et sacra Louis le Déonnaire. Paschal I«f lui succéda. Voy. Baronius, ad ann. 816.
VII. ETIENNE VI, pape, né à Rome, mort en 891, succéda à Adrien III l'an 885. Il défendit avec le plus grand zèle les papes ses prédécesseurs contre Photius, et annula les ordinations
Su'il avait faites. Après la mort de Charles le ros, il reconnut Gui, duc de Spolète, pour roi d'Italie et pour empereur. Il a laissé quatre Lettres. Voy. Du Chêne, Vie des Papes. S. Antonin , Chron. tripart. Onuphre Panvinio, Epitome Pontificum Romanorum usque ad Paulum IV. Labbe, tom. IX, oii on trouve une Vie d'Étienne VI.
VIII. ETIENNE VII, pape, mort en 897, monta sur le trône pontifical en 896. Il annula toutes les ordinations faites par le pape Formose , et tint un concile à Rome. Une insurrection ayant éclaté à Rome, le pape fut mis en prison et étranglé par les partisans. Voy. Platina. Baron., ad ann. 897. Du Chêne. Louis Jacob, Bibliotli. Pontif. Muratori, Rerum italicarum Scriptores, tom. II, p. 430.
IX. ETIENNE VIII , pape , né à Rome , mort en 931 , fut élu pape en 929. Il se distingua par sa douceur et sa piété, mais ne fit rien de mémorable pendant son règne. Voy. Baronius, ad ann. 931. Artaud de Monter, Histoire des Souverains Pontifes romains, tom. II.
X. ETIENNE IX, pape, né en Allemagne, mort en 943, fut élu l'an 939. 11 prit le parti de Louis d'Outre -Mer, roi de France, contre ses sujets rebelles, et il eut lui-même beaucoup à souffrir de la part de ses propres sujets, qui se révoltèrent contre lui. 11 ne cessa de travailler avec zèle au bien de l'Église. Voy. S. Antonin, Chron. Baronius, Annal. Ciaconius, Vitœ et res geslœ Pontificum Romanorum, etc.
XI. ETIENNE X, pape, né en Lorraine, mort en 1058, était frère de Godefroy le Barbu , duc de Lorraine. Il fut d'abord abbe du Mont-Cassin, et promu au cardinalat par le pape Victor; à la mort de celui-ci il fut élu , e\r il monta sur le trône pontifical en 1057. Il travailla à la réforme du clergé, lit des statuts contre les clercs concubinaires , envoya une légation en Orient
pour la réunion des deux Églises, et soumit à l'Église de Rome celle de Milan, qui s'était soustraite à sa juridiction. Il a laissé deux Lettres; l'une est adressée à l'archevêque de Reims, et l'autre à l'évêque de Marsi. Voy. Baronius. Du Chêne.
XII. ETIENNE (saint), patriarche d'Antioche, mort l'an 479 , fut attaqué pendant qu'il était à l'autel par la cabale de Pierre Cnaphée ou le Foulon, hérétique eutychien, qui avait usurpé le siège d'Antioche sur le patriarche martyr. On le tua à coups de plumes aiguisées comme des canifs, et on jeta son corps dans l'Oronte. Le Martyrologe romain moderne a placé sa fête au 25 avril.
XIII. ETIENNE (saint), dit le Jeune, solitairs et martyr, né à Constantinople vers l'an 713, mort le 28 novembre 706, entra à l'âge de seize ans au monastère de Saint-Auxent, en Bithynie, où il se livra à tous les travaux de la pénitence avec une incroyable ardeur; à l'âge de trente ans il fut nommé abbé de ce monastère; mais le désir de mener une vie plus parfaite le détermina à se retirer dans une cellule fort étroite, n'ayant pour unique vêtement qu'une peau de moliton très-mince serrée avec une chaîne de fer. Constantin Copronyme, grand ennemi du culte des images, n'ayant pu le gagner à son impiété, l'exila d'abord, puis le fit périr. L'Église l'honore le 28 novembre. Voy. Analect. grœc. des Bénéd. de Saint-Germain-des-Prés, tom. I.
XIV. ETIENNE (saint), premier roi de Hongrie, né à Gran ou Strigonie vers l'an 978, mort le 15 août 1038, fut baptisé par saint Adalbert, évêque de Prague , et succéda au duc son père^en 997. Après avoir vaincu les idolâtres de ses États, il y fit prêcher l'Évangile , et les divisa en onze diocèses, dont il lit demander la confirmation à Sylvestre II, avec la qualité de roi. Il épousa Gisèle, sœur de saint Henri, empereur d'Allemagne, et mit tout en œuvre pour faire fleurir la religion. Il fit bâtir des églises et des monastères , réprima sévèrement les crimes , rédigea les lois les plus salutaires, et déploya toujours la plus grande charité. Il fut honoré du don de prophétie et de celui des miracles. L'Église célèbre sa fête le 2 septembre. Voy. Surius. Marien Scot. Herman Contract, dans leurs Chronologies. Bonlinius, Hist. de Hongrie. Baronius, Annales ecclés.
XV. ETIENNE (saint), évêque de Die, en Dauphiné, né à Lyon l'an 1155, mort le 7 septembre 1213, se retira dans la Chartreuse des Portes, en Bourgogne, dont il devint prieur. L'an 1208, Innocent III le contraignit d'accepter l'évêché de Die, et il s'acquitta de ses fonctions épiscopales avec vigilance, zèle et chanté. Le Martyrologe de France a placé sa fête au 7 septembre; les autres Martyrologes ne disent rien de ce saint. F'>?/. Surius. Richard et Giraud.
XVI. ETIENNE DE MURET (saint), instituteur de l'Ordre de Grandmont, né dans la basse Auvergne vers l'an 1046, mort le 8 février 1124, se retira vers l'an 1078 dans le désert de Muret, près de Grandmont et sur le territoire de Limoges. La première année il y vécut seul ; mais l'année suivante il eut des disciples ; un des plus célèbres fut Hugues de Lacerta. Quoique initié au sacerdoce, Etienne ne voulut jamais, par humilité, faire d'autres fonctions que celles de diacre. Clément III lui a donné place dans le calendrier par une bulle du 13 mars 1189. Il a laissé des Maximes et des Instructions qui ont été recueillies après sa mort; elles ont été publiées en latin , avec une traduction française, par Baillet; Paris, 1704-1707, in-12. Voij. D. Mar-
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tenne, Amplis.';. Collect., lora. VI, p, 1053. D. Ceillier, Hist. fies Aut. -sacr. et ecdés.. t. XXIIJ, p. 66 et suiv. Richard et Giraud.
XVII. ETIENNE HARDING (saint), troisième abbé de Citeaux, né en Angleterre vers l'an 1060. mort le 28 mars 1134, professa la vie monastique dans lahbaye de Shirburn ou Sherborn, sur les confins de la province de Sornerset. Il fit le voyaçe de Rome, jeûnant et priant sans cesse; puîs il vint en France, et il s'arrêta dans l'abbaye de Molesme, dont saint Robert était alorsabbé, et le bienheureux Albéric prieur. Tous trois conçurent le dessein de réformer rOrdre de Saint-Benoit, et ils bâtirent un monastère à Citeaux. Etienne en devint abbé Tan 1109, et il fit observer une pauvreté et une austérité extraordinaires. L'an 1113 saint Bernard, suivi de plus de trente compagnons, vint trouver Etienne, qui, avant de mourir, eut la consolation de voir jusqu'à quatre-vingt-dix monastères de son nouvel institut. Il en obtint la confirmation de Calixte II l'an 1119. On célèbre la fête de ce saint abbé le 17 avril. Foî/.Manrique, Annal, de Citeaux. D. Pierre le Naim, Hist. de Citeaux. Richard et Giraud.
XVIII. ETIENNE (SAINT-), Ordre militaire institué Tan 1561, sous la règle de Saint- Benoît, par Cosme de Médicis , premier grand-duc de Toscane, qui le fit approuver l'année suivante par Pie IV. Pie V le confirma depuis, et Sixte V lui accorda de grands privilèges. Cet Ordre avait pour but de défendre la foi catholique. Sa principale fête est celle de saint Etienne, pape et martyr, le 2 août. Il y a aussi en Toscane des religieuses de Saint-Etienne qui suivent la règle de Saint-Benoit, et qui doivent faire preuve de noblesse. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. înonast., tom. Vl, c. xxxii. Hermant, Hist. des Ordres de chevalerie, p. 354 et suiv.
XIX. ETIENNE DE GAEN (SAINT-), en latin Sanctus Stephanus Cadomensis , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation de Saint- Maur, située au diocèse de Bayeux, dans un faubourg de Caen, fut fondée par Guillaume le Conquérant. Le B. Lanfianc, qui devint archevêque de Cantorbéry, fut le premier abbé de ce monastère. La discipline monastique s'y étant fort relâchée, on y introduisit, l'an 1663, les religieux de Saint-Maur, qxii lui rendirent son ancienne splendeur. Voij. Moréri, éd. de 1759. La Gallia Christ., tom. XI, col. 420, nov. edit. Richard et Giraud.
XX. ETIENNE DE DIJON (SAINT-), en latin Sanctus Stephanus Divionensis, ancienne abbaye dont l'église fut autrefois la première et la seule dans l'ancienne ville de Dijon. Elle fut bâtie, à ce que l'on prétend, l'an 343. Cette église a d'abord été desservie par une congrégation de clercs logeant et vivant en commun , puis par des clercs-chanoines, et enfin par des chanoines réguliers. Elle a été sécularisée en 1731, et érigée en cathédrale lors de l'établissement du nouvel évèché de Dijon. Voij. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.
XXI. ETIENNE DE VAUX (SAINT-), en latin Vallès Sancti Stephani, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située au diocèse" de Saintes. Elle fut fondée vers l'an 1075 par Pierre et Arnaud de Mortagne; elle était soumise au monastère de Maillezais. Voij. Annal, liened., tom. V. La Gallia Christ. ,iom. II, col. 1113.
XXII. ETIENNE, diacre de l'Église d'Arles au vi« siècle, composa, en collaboration avec le prêtre Messun, le second livre de la Vie de saint Césaire, événue d'Arles.