XXIII. ETIENNE, prêtre d'Afrique, vivait au
vi<^ siècle. Il vint dans les Gaules, et écrivit la Vie de saint Amatuers , donnée par les BoUandistes au 1" mai.
XXIV. ETIENNE, abbé de Lobbes, puis évèque, de Liège au x» siècle, a donné une meilleure édition de la Vie de saint Lambert, que l'on trouve dans Surius au 17 septembre. Ses autres ouvrages sont perdus. Voy. Grand-Colas, la Critique abréfjée des ouvrages des auteurs ecclésiastiques,Xom. II, p. 117.
XXV. ETIENNE, fait évêque d'Autun l'an 1113; il se démit de son évèché en 1129 pour entrer cliez les religieux de Cluny. On a de lui un Traité sur les prières, les cérémonies de In inesse, et sur les fonctions des ministres de l'autel. Cet ouvrage, donné en l'an 1517 par Jean de Montholon, chanoine d'Autun, se trouve dans les Bibliothèques des Pères.
XXVI. ETIENNE, évêque de Tournai, né à Orléans l'an 1135, mort en 1203, fût successivement chanoine régulier, abbé de Saint-Euverte, puis de Sainte- Geneviève, enfin évèque de Tournai. Outre un Commentaire sur le décret de Gratien et des Sermons, il a laissé des Lettres qui sont au nombre de 297 ; elles ont été imprimées en 1611 et en 1682. Foy. Richard et Giraud. La Nouv. Bioqr. génér.
XXVII. ETIENNE , abbé de Saint-Jacques de Liège, vivait au xii'^ siècle. Il a laissé la Vie de saint Modoalde, archevêque de Trêves, et l'histoire de sa translation. On trouve ces ouvrages dans Surius et dans Bollandus.
XXVIII. ETIENNE, cardinal et archevêque de Cantorbéry, né à Langton , mort l'an 1228, a laissé : 1° Histoire de la translation de saint Thomas, archevêque de Cantorbéry, à la fin des lettres de ce saint archevêque; Bruxelles, 1682; — 2o Lettre au roi Jean et la réponse de ce prince, données par D'Achéri,S/>2Cî7e^tM»2, tom. III; — 3« Quarante-huit règlements faits dans un concile qu'il tint à Oxford l'an 1222 ; ,— 4° des Sermons et des Co7nmentaires sur V Ecriture , qui sont restés manuscrits. Vot/. Richard et Giraud.
XXIX. ETIENNE, de l'Ordre des Carmes, né à Pétrington, en Angleterre, vivait au xiv« siècle, Il a laissé : 1" un Traité contre les Wiclefistes ; — 2o le Répertoire des arguments ; — 3" une Leçon notable: — 4» des Sermons.
XXX. ETIENNE ou ÉTIENNESQUE (Gaspard), dominicain, né dans l'Aragon au xvi» siècle. On a de lui : Défense des immunités ecclésiastiques ; Rome, 1520.
XXXI. ETIENNE, grammairien et lexicographe , arménien , né à Léopol en 1619 , mort vers 1699. Il étudia avec le plus grand soin le latin et les sciences sacrées et profanes. Outre un Dictionnaire et une Grammaire arménienne , qu'il a composée, il a traduit du latin en arménien : 1° les Œuvres complètes de saint Denys l'Aréopagite; — 2" V Histoire de la guerre des Juifs contre les Romains, par Flavius .Toseph; traduction imprimée à Ecsmiazin , 1787, in-4"; — 3» le Livre de l'Ecclésiaste; — 4o un Traité de métaphysique;— 5" divers ouvrages de piété. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
XXXII. ETIENNE, prêtre qui vivait au xvin» siècle, a laissé un Abrégé de la Vie des Saints, avec des réflexions et de courtes prières ; Paris, 17.57,3 vol. in-12.
ÉTIENNETTE, appelée vulgairement de Soncino (la bienheureuse), du Tiers Ordre de Saint- Dominique, née dans la Bresse l'an 1547, morte le 2 janvier 1630, se consacra à Dieu dès l'âge de cinq ans. Elle prit l'habit de Saint-Dominique dans l'église des Pères Dominicains de Soncino, passa sa vie dans l'exercice de la prière et des
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austérités les plus incroyables, et se distingua surtout parune pureté angélique et une profonde humilité. Elle fut favorisée du don de prophétie. . BenoîtXIV a autorisé son culte. Voy. Razzi, Vita délie donne illustri per la santità. Le P. Feuillet, Année dominic, tom. I", 1" janvier.
ÉTIENNOT DE LA SERRE (D. Claude), bénédictin de Saint-Maur, né à Varennes, mort à Tiome l'an 1699, fut envoyé dans toutes les provhices de France afin de recueillir des pièces pour composer une histoire de l'Ordre de Saint-Benoit. L'an 168i il fut nommé procureur général de la congrégation à Rome. Le cardinal Sluse, secrétaire des brefs du pape, le fit son secrétaire français, c'est-à-dire pour les affaires qu'il fallait expédier pour la France, et Innocent XII le fit entrer dans la Congrégation super discipliîia 7-egularium. Il a laissé 45 volumes in-folio qui traitent des antiquités des divers diocèses (le France, et dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. C'est sur ce fonds qu'ont travaillé tous ceux qui se sont occupés de l'histoire générale de l'Ordre de Saint-Benoît. On trouve dans les PP. Ruinart et Mabillon six Lettres de D. Étiennot. Voy. D. Vincent ïhuillier, Éloge de D. Étiennot, Œuvres posthumes de Mabillon, tom. l", p. 338. D. Le Cerf, Biblioth. histor. et •critique des Auteurs de la congrég. de Saint- Maur.
ÉTIVAL (Stivagium), abbaye de l'Ordre de Prémontré située au diocèse de Toul , en Lorraine, fut fondée au vii« siècle par Bodon, évèque de Toul. Cette abbaye, régulière et réformée, était immédiatement soumise au Saint-Siège. Voy. VHist. de Lorraine, tom. III, col. 107. Richard et Giraud.
I. ÉTOILE (Stella), terme qui, chez les Hébreux, était employé pour désigner tous les corps célestes et lumineux. Lorsque l'Écriture veut marquer une multiplication extraordinaii e, elle prend sa similitude des étoiles du ciel ou du sable de la mer. L'étoile prédite par Balaam, d'après les anciens Juifs, signifiait le Messie. Amos, parlant de l'idolâtrie des Juifs dans le désert, nous apprend qu'ils ont porté l'étoile de leurs dieux. Quant à l'étoile qui apparut aux Mages , on ne s'accorde pas sur le temps auquel elle leur apparut. Voy. Genèse, xv, 5. Nombres, XXIV, 17. Amos, v, 26. Matth., ii, 1 , 2, 9, 10. Epiphan. Chrysost., Hom. VI in Matth. D. Calmet. Dissert, sur les Mages. Richard et Giraud. J.-B. Glaire, les Livres saints, etc., tom. II, p. 312, où l'on réfute les difficultés des adversaires de nos divines Écritures contre la véracité du récit évangélique sur l'étoile qui apparut aux mages,, et contre la réalité du fait historique contenu dans ce récit.
^ IL ÉTOILE (L'), Stella, abbaye régulière de l'Ordre de Citeaux située à cinq à six lieues de Poitiers et fondée au xit« siècle. Elle, était fille de Pontigny. Elle a pris le nom de VÉloile, d'Isembaut de l'Étoile, qui en fut son premier abbé. Voy. la Gall. Christ., tom. II. Richard et
III. ÉTOILE (L'), abbaye réformée de l'Ordre de Prémontré située dans le Vendomois, sur les confins de la Touraine, au diocèse de Blois, dans un vallon étroit dont le centre a la figure d'une étoile. On croit qu'elle fut fondée vers l'an 1130 par Godefroi Grisagonella, comte de Vendôme.
IV. ÉTOILE (ORDRE DE L") ou de NOTRE- DAME DE L'ÉTOILE ou de NOBLE-MAISON, Ordre de chevalerie institué, selon quelques auteurs, par Robert, fils de Hugues Capet, mais, selon la plupart de quelques écrivains, par Jean I", roi de France, l'an 1351 ou 1352. « Mais,
dilHermant, cet Ordre ayant été profané durant la confusion des guerres civiles par le nombre prodigieux de personnes auxquelles on le conféra, Louis XI, en instituant celui de Saint-Michel , ou Charles VII , selon quelques auteurs , le donna au chevalier du guet et à ses archers. » Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VIII, p. 308. Hermant, Hist. des Ordres de chevalerie, p. 296 et suiv.
V. ÉTOILE (Le P. François Didace de L'), cordelier espagnol de l'Étroite Observance, vivait au xvi» siècle. Il a laissé : R. P. Fr. Didaci Stellœ, Hispani Ord. Reg. ohs. de modo concionandi liber. Voy. Gibert, Jugements sur les auteurs. Le Journ. des Savants, 1706, p. 303.
I. ÉTOLE , ornement sacerdotal ainsi nommé parce qu'il vient de Stola , ancienne robe ouverte par devant. On l'appelait primitivement Ovaire (Orarium). Voy. Or aire. L'étole est l'ornement des évéques, des prêtres et des diacres. Anciennement les évêques et les prêtres la portaient toujours ; mais l'usage a prévalu de ne la prendre que dans l'administration des sacrements. Tous ne s'en servent pas de la même manière; les évêques la portent toujours pendante ; les prêtres la croisent sur la poitrine en disant la messe, et les diacres la mettent de gauche à droite, comme une écharpe. Cet ornement est moins le signe de la juridiction que celui de la puissance attachée au caractère sacerdotal ; c'est une vérité que les auteurs français eux-mêmes ont reconnue. Ainsi Thiers dit expressément : Errant toto cœlo, qui stolamjurisdictionis notam esse opinantur. Denis Talon, dans une alTaire d'étole déférée au parlement, s'exprime ainsi : // est certain que jamais l'étole n'a été une marque de juridictioîi. Bocquillot, Thomassin,etc., sont aussi de ce sentiment. La Sacrée Congrégation des Rites a déclaré plusieurs fois qu'on ne doit se servir de l'étole que pour célébrer la sainte messe, pour administrer les sacrements, et dans d'autres circonstances , où les rubriques déclarent qu'elle est nécessaire; ce qui comprend les diverses cérémonies ameléessacrainentaux. (Décis. du 7 sept. 1658, etc.) Foy. Thiers, Disceptatio de Stola. Bocquillot, Traité histor. de la liturgie sacrée. Thomassin. Discipline de l'Église, part. IV, 1. 1"^, c. xc\i. Mém. du clergé, tom. II, p. 1814 et suiv. D. Macri Hierolexicoh , ad voc. Stolam. Le P. Lebrun, Explicat. descérém. de la messe, et les autres auteurs cités au mot Oraire.
IL ÉTOLE (ORDRE DE L"), en latin Ordo stolœ, équités Stolœ , Ordre de chevalerie institué par les rois d'Aragon, mais dont on ignore l'origine. On sait seulement qu'Alphonse V, roi d'Aragon, fit des chevaliers de cet Ordre. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VIÏI, p. 29i--
III. ÉTOLE D'OR, Ordre de chevalerie de Venise dont on ignore l'origine. La république de Venise ne conférait cet Ordre qu'aux patriciens ou aux personnes qui avaient rendu des services dans les armées, dans les ambassades, ou dans quelque occasion importante. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VIII, p. 362.
I. ÉTRANGER, au point de vue du droit canon. Anciennement il était incapable de posséder des bénéfices en France. Tout bénéfice possédé par un étranger, sans dispense ou sans lettres de naturalisation, était vacant de droit, et, comme tel, impétrable par dévolu. Voy. Du Perray, Moyens canoniq., tom. III, p. 348. Richard et Giraud, et l'art. Aubain.
IL ÉTRANGER, sous le rapport des mœurs et des coutumes. Foî/.Enne.mi, Prosélyte.
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ÉTRENNES (Stren(p), présent que l'on fait le premier jour de Tan, et dont on rapporte l'origine à Romulus et à Tatius. Cet usage, emprunté par les Grecs aux Romains, passa aussi chez les chrétiens ; mais ce ne fut pas sans contradiction de la part des conciles et des Pères, qui le décrièrent comme un abus. TertuUien et saint Jean Chrysostome se sont surtout élevés contre cette coutume ; cependant ils ont plutôt condamné les abus superstitieux qui accompagna lent les élrennes que lesétrennes mêmes. Koy. Richard et Giraud.
ÊTRE SUPRÊME. Voy. Fête de l'Être suprême.
ÉTROTH . ville de Palestine dans la tribu de Gad. Voif. Nombres, xxxii, 35.
ÉTUDE, les chanoines absents pour étude gagnaient les gros fruits de leurs prébendes, et non pas les distributions manuelles. La permission d'étudier devait être demandée aux chapitres, qui ne devaient pas la refuser aux chanoines propres à l'étude. Les chanoines étudiants qui rentraient dans le monde devaient restituer les fruits qu'ils avaient perçus pendant qu'ils avaient été dispensés de la résidence, à moins qu'ils n'eussent eu vraiment l'intention de persévérer, et qu'ils n'eussent changé de sentiment ex a/vjua cau-m super leniente. Voy. Rebuffe, in Prax. benef., part. II, tit. Dispensatio fie non resideiido, n. 25. Glossa, in cap. Commissa xxxv, § Costerum, de elect. et elect. potest. in VI. Barbosa, de Canon, et dignit., cap. xxv, n. il.
ÉTUDES DES HÉBREUX. La principale étude des Hébreux a toujours été la loi du Seigneur. On en voit la pratique recommandée dans l'Ancien Testament de la manière la plus expresse. Mais les Hébreux étudiaient de plus leurs histoires et leurs généalogies ; en sorte que les enfants des Juifs, au rapport de saint Jérôme, savaient parfaitement toutes les généalogies qui se trouvent dans les Paralipomènes.Dès que les prophéties et les autres livres eurent été composés, ils y appliquèrent tout leur soin. Depuis les conquêtes d'Alexandre le Grand, les Juifs qui se trouvèrent mêlés avec les Grecs commencèrent à prendre quelque goût pour leur langue et pour leurs études. A 1 imitation des philosophes de la Grèce, ils se partagèrent en différentes sectes. Entin, du temps de Jésus-Christ, l'objet principal de leur application fut de se rendre habiles dans la connaissance des traditions de leurs pères. Compar. Écoles, n» IV, et Voy. Exode, xiii, 9. Deutéron., vi, 7. Ecclesiastici Prologus. Eccli., xxxix, 1-3. I Petr., i. Joseph, confr. Appion.. 1. I. Philo, 1. 1, Quodomnis pr^us liber. D. Calmet, Diction, de la Bible.
ÉT7M0L0GIE. Létymologie ou la connaissance de l'origine et du sens primitif des mots est une science aussi utile à un théologien que la connaissance des langues anciennes, parce
Îue si la plupart des termes théologiques sont érivés de ces langues, la science étymologique sert beaucoup à lui faire découvrir le vrai sens de ces termes. Un grand nombre de disputes n'auraient pas eu lieu si les deux partis avaient recouru à l'étymologie ; car elle leur aurait fait connaître lequel des deux avait mieux compris le vrai sens des termes qui étaient la cause du litige. Voy. Bergier, Diction, de théol.
EU {Amuw)on NOTRE-DAME ou SAINT- LAURENT D'EU, abbaye de l'Ordre de Saint- .\uguslin située dans la ville du même nom, au diocèse de Rouen. Elle fut fondée au xi« siècle
Ear Guillaume I«', comte d'Eu. Desservie d'aord par des chanoines séculiers, on y mit, l'an
1119, des chanoines réguliers de la congrégation d Arouaise, qui furent incorporés peu après dans celle de Saint-Victor de Paris. Cette abbaye prit
Elus tard le nom du B. Laurent, archevêque de ublin, qui y mourut. Voy. la Gnll. Christ., tom. XI. col. 293.
EUBERT (saint), évêque, mort sur la lin du iii« siècle , partagea les travaux apostoliques de saint Piat,évéque de Tournai. Quelques légendes rapportent qu'étant sorti de Rome pour éviter la persécution de Dioclétien,il se rendit en Belgique avec plusieurs de ses compagnons, entre autres Piat, et qu'après de grands travaux entrepris pour la conversion des Gentils , il mouiiit de mort naturelle au milieu des trophées de son apostolat. D'autres le font martyr, ainsi que ses compagnons, et supposent que ses actes ont disparu dans les Liuerres des Normands. Ce qni est certain, c'est que son culte a toujours joui en Flandre d'une grande célébrité, et que ses reliques, transportées à Lille, y ont été conservées avec la plus profonde vénération. Dans le Martyrologe romain , sa fête est marquée au 1" février. Voy. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 444. VEncyclop. cathoL, au Supplém.
EUBULEj disciple de saint Paul, mentionné dans la 1I« Épitre à Tiniothée, iv, 21. L'Église grecque l'honore le 28 février.
EUBULIE (Etthulia), terme dérivé du grec, et qui est employé pour désigner cette partie de la prudence qui fait trouver un bon conseil dans les choses difficiles et ambiguës.
EUGAIRE ou EUCHAIRE (saint), évêque de Trêves. On ignore l'époque a laquelle Eucaire a vécu et le détail de ses actions ; tout ce qu'il y a de certain, c'est qu'au vi* siècle son culte était déjà fort répandu. Le Martyrologe romain moderne place sa fête au 8 décembre. Voy. Tillemont , Hist. de Suint-Denis de Paris, tom. FV. Richard et Giraud.
EUCARPLA, ville épisc. de la Phrygie salutaire, au diocèse d'Asie, érigée au iv* siècle sous la métropole de Synnade. On n'en connaît que cinq évêques, dont le premier, Eugène, assista au premier concile de Nicée. Eucarpia est aujourd'hui un évêché in purtihns, toujours sous la métropole de Synnade, qui est elle-même un archevêché in partihus. Foi/.lLequien, Oriens Christ., tom. I, p. 845. De Commanville, /" Table alphabet., p. 101. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XXII, p. 169.
EUCH.STA. Voy. Euchaita.