IV. EUTROPE (saint), évêcpie d Orange, ne a
EUTY
EUTY
Marseille sous l'empire d'Honorius, vivait au v« siècle. Il mena d'abord une vie mondaine; mais, ayant perdu sa femme, il entra dans les ordres et vécut dans les exercices les plus austères. A la mort de Juste , évêque d'Orange , le peuple le choisit pour évêque; mais Eutrope s'enfuit à la vue de cette ville, que les Visigoths venaient de ruiner. Un homme de sainte vie, nommé Aper, lui ayant reproché sa faiblesse, Eutrope retourna à Orange et s'acquitta de tous les devoirs d'un pasteur zélé et vigilant. Les calvinistes brûlèrent son corps en 1572, excepté la tête, que les catholiques transportèrent à Toulouse, dans l'église de Saint -Saturnin. Sa Vie a été écrite par son successeur Ver, peu de temps après sa mort; nous en avons la !'« partie dans Bollandus, au 27 mai. On fait la fête de suint Eutrope le 8 mai. Voy. Richard et Giraud.
V. EUTROPE (sainte), vierge et martyre, était sœur de saint Nicaise, évêque de Reims. Ko//. Nicaise , n» II.
VI. EUTROPE, évêque de Valence, en Espagne, a laissé une lettre sur la Réforme des moines (de Dtstricfione Monochorum); cette lettre se trouve dans Holsténius. Voy. S. Isidore, des Hommes illiisfrp:<. c. xxxii.
VII. EUTROPE (saint), lecteur de l'Église de Constantinople du temps de saint Jean Chrysostome, fut accusé, après l'exil de ce saint, d'avoir mis le feu à l'église de Constantinople. Il mourut dans les tourments, et ne cessa de
t)rotester de son innocence. Sa fête se célèbre e 12 janvier. Voy. Pallade, Vie de saint Chryfostome.
I. EUTROPIE (sainte), veuve, née en Auvergne, vivait du temps de saint Sidoine Apollinaire; elle se fit remarquer par sa douceur, sa modestie, son assiduité à la prière et sa charité envers les pauvres. Après avoir perdu son mari , elle eut le chagrin de voir mourir son tils et son petit-fils, et un prêtre nommé Agrippin lui intenta un fâcheux procès. On croit que c'est elle qui est mentionnée le 15 septembre dans le Martyrologe romain. Voy. S. Sidoine Apollinaire, 1. VI, lettre IF.
II. EUTROPIE (sainte), servante de sainte Afre, fut la compagne de son martyre. Voy. Afre.
EUTUCHITES. Voy. Gnostiques.
EUTYCHÈS , archimandrite ou abbé d'un célèbre monastère de Constantinople, vivait au v* siècle. Il combattit Nestoriiis, son patriarche, qui admettait deux personnes en Jésus-Christ; mais il tomba à son tour dans l'hérésie, en confondant les deux natures de Jésus-Christ. Condamné l'an 448 dans un synode tenu par Flavien à Constantinople , il fit examiner sa cause dans un concile assemblé l'année suivante dans la même ville , où rien ne fut terminé ; le faux concile appelé le Brigandage d' ÈphèseVacquitta; mais le concile général de Chalcédoine le condamna définitivement, en 451. Voy. Chalcédoine, EuTYCHiENS. Gennade, \. yi, contra Eutychetem. S. Jean Damascène, de Fide orth., 1. III. Théodoret, Hœretic. fnhul., 1. IV. Baronius. Annal., ad ann. 448. Hermant, Hist. des hérés., tom. II. Pluquet, Diction, des hérésies. Mansi, Nova colleciio, tom. IV. D. Ceillier, Hist. des Âut.sacr. et ecc/e'y., tom. XIV, p. 515. Saint Léon, Epist. XVI, XIX, XX, XXI, XX VHI. Evagr. , Hist., 1. II, c. i-xvi; 1. III, c. xxvi.
l. EUTYCHIEN (sainte, pape, né à Luni,mort à Rome le 8 décembre 283, succéda à saint Félix P'' en 274. Pendant les persécutions de Dèce, de Valérien, etc., il donna la sépulture à 3G2
martyrs. L'Eglise l'honore comme martyr le 8 décembre.
II. EUTYCHIEN (saint), martyr, fut le compagnon de saint Arcade, qui souffrit le martyre sous les Vandales en Afrique. Voy, Arcade, n° IL
I. EUTYCHIENS r^îi/yc/imnO, hérétiques partisans d'Eutychès. Cette hérésie fit de grands
Erogrès en Orient et se divisa en plusieurs ranches, qui, quoique différentes entre elles sur certains articles, s'accordaient toutes à n'admettre qu'une seule nature en Jésus-Christ. Nicéphore mentionne douze branches d'Eutychiens : les Schématiques ou Apparents, les Théodosiens,les Jacobites, les Acéphales et les Sévériens, qui se partagèrent en cinq factions, d'Agnoëtes, de sectateurs de Paul Noir, d'Angélites, d'Adrites et de Conovites.
II. EUTYCHIENS, nom d'une secte arienne et eunomienne dont le chef était EutychiusEunomien. Ces sortes d'Eutychiens sont les mêmes que les Eunomioeupsychiens. Voy. ce dernier mot.
EUTYCHIUS ou EUTICHE, EUTICHIUS, en arabe Suid, qui a la même signification, c'està-dire //^'MWM.r, patriarche d'Alexandrie, est né à Fostat (le Vieux Caire), en Egypte, en 876, et est mort l'an 940. Outre plusieurs autres ouvrages, dont on voit les titres darts la. Nouv.Biogr.génér., il a laissé : Rangée ouCollier de perles précieuses; ce sont des annales en arabe, depuis le commencement du monde jusqu'en 937. Quoique défectueux sous le rapport de la chronologie et de l'exposition des faits , cet ouvrage est trèsestimé par les Arabes. Selden, qui prétendait y trouver la preuve que dans les premiers siècles de l'Église il n'y avait pas de différence réelle entre les prêtres et les évêgues, publia avec le texte arabe une version latine du chapitre qui lui paraissait être le plus fort argument en faveur de sa thèse; Londres, 1642, in-4"'; mais il fut solidement réfuté par plusieurs écrivains catholiques , notamment par Jos. Simon Assémani et par le docte écrivain maronite Abraham Ecchellensis, qui donna le même chapitre avec une traduction littérale sous ce titre : Eutychius vindicatus et suis restitutus Orientalibus , sive responsio ad J. Seldeni Origines, etc. Cependant, sur ses instances , Poucke entreprit de traduire et de publier louvrage tout entier, qui parut en effet sous le titre de Contextio Gemmamm, sive Eutychii, patriarchœ Alexandrini, annules; 1658, 2 vol. in-S". Voy. Guillaume de Tyr, Bellum sacrum, 1. XXII, c.viii. D'Herbelot, Biblioth. Orieri' taie, au mot Saïd. L'abbé Renaudot, Hist. patriarch. Alexandr. jacobitarum, etc. Jos. Simon Assémani, Biblioth. Orientalis , tom. I. La Nouv. Biogr. qénér.
I. EtJTYQUE ou EUTYCHE (saint), sousdiacre d'Alexandrie, souffrit le martyre sous les Ariens l'an 356, par la tyrannie du faux évêque Georges, qui avait usurpé le siège de saint Athanase. Après avoir reçu des coups de nerfs de bœuf, on l'envoya aux mines de Phaino; mais il mourut en chemin. Voy. Hermant, Vie de saint Aihanase, 1. VII. Henschénius, au 26 mars. Richard et Giraud.
IL EUTYQUE (saint), abbé en Italie, mort le 23 mai, vers l'an 540, vivait dans les montagnes de ce pays lorsque les religieux d'un monastère voisin l'obligèrent de se charger de leur conduite. Il les gouverna saintement durant quatorze années. l'oy/.S. Grégoire le Grand, Dialog., 1. 111. Henschénius, au 23 mai.
HL EUTYQUE ou EUTYCHE, EUTYCHIUS (saint), patriarche de Constantinople, né en
ÉVÀG
ÉVÂN
Phr^'gie l'an 512, mort le 6 avril 582, fut d'abord supérieur général de tous les monastères de la province de Pont, et il représenta l'évèque d'Amasie au v» concile général , ii« de Constantinople , l'an 552. Justinien, qui connaissait sa science et sa vertu , le promut au paliiarcat ; mais ce prince l'exila douze ans après , parce qu'il ne voulut pas dire que le corps de Jésus- Christ était devenu incorruptible, du moment qu'il avait été uni à la divinité. Cependant il fut rappelé l'an 577, et il déploya la plus grande charité pendant la peste qui sévit cruellement ;'i cette époque. L'Église l'honore le 6 avril. Il a laissé une Lettre adressée au pape Vigile l'an 553; elle a été imprimée en grec et en latin parmi les Acta Synodi quintœ, dans la Collect. des Conciles , tom. V, p. 425. Toy. Evagre, Hist. nrxlés., 1. IV. c. XXXVIII. Boliandus, au 6 avril. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.
I.EUVERTE, en latin Eorlius, Evortius, Evurtiuri ( saint X évêque d'Orléans, mort le 7 septembre 3^1, fut élu évêque vers l'an 361. Il assista l'an 374 au concile de Valence. On honore sa mémoire le 7 septembre. Surius a écrit son Histoire; mais cette histoire est, selon quelques critiques, supposée ou beaucoup altérée. Voy.
II.EUVERTE D'ORLÉANS (SAINT-), en latin Sanctus Evurtius A ureiianensis. abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, de la congrégation de France. Elle devait son origine à une chapelle dédiée à Notre-Dame et à saint Euverte, évéqne d'Orléans. Elle fut bâtie dans le champ de Tétrade, où ce saint fut enterré. On y mit d'abord des séculiers, puis des chanoines réguliers de Saint- Viclor de Paris, et enfin on y introduisit des chanoines réguliers de la congrégation de France, roy. la Gall. Christ., tom. VIII, col. 1573. Richard et Giraud.
EUVRE (SAINT-), en latin Sanctus Aper, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congréffation de Vannes, située dans un faubourg de a ville deToul. Elle fut réparée l'an 814 par les soins de saint Frotaire, évêque de cette ville, qui y mit les religieux les plus réguliei-s qu'il put trouver. En reconnaissance de ce bienfait, cette abbaye fut assujettie à la cathédrale de Toul. Voy. le Diction, univ. de la France, art. ToiL. Richard et Giraud.
I. EVAGRE (saint), patriarche de Constantinople, vivait au iv« siècle. Les catholiques de la ville le nommèrent à la place dEudoxe, évêque arien, mort en 370; mais l'empereur Valens ayant appris celte élection, bannit Èvagre, qui mourut dans son exil. On l'honore comme confesseur le 6 mars.
II. ÉVAGRE, patriarche d'Antioche, mort l'an 393, était intimement lié avec saint Jérôme. Outre plusieurs traités sur divers sujets, il a traduit en latin la Vie de saint Antovie. composée en gi-ec par saint Athanase. Voy. S. Jérôme, in CtttaL, c. cxxv, et Epist. VI. Richard et Giraud.
III. ÉVAGRE, prêtre et disciple de saint Martin de Tours, vivait au v« siècle. Après la mort de ce saint prélat, il se retira chez Sulpice Sévère, et assista à la conférence qu'y tint Gallus sur les actions de saint Martin. On attribue à Evagre : i» une Dispute entre Simon , juif, et Théfjphile, c/ire7j>n, dans le Thésaurus anecdot., tom. V; — 2» Délibérations de Zache'e, chrétien, et d'Apollonius, philosop.he, dans D. Luc d"Achéri, Spicilége, tom. X. Voy. D. Ceillier, tom. XJU, p. 507 et suiv.
IV. ÉVAGRE DE PONT, théologien grec , né l'an 545. mort en 39*J. embrassa la vie solitaire
vers l'an 382, et, après un séjour de deux ans dans la solitude de Nitrie, il se retira dans le désert des Cellules, où pendant quatorze ans il fit une pénitence très -rigoureuse. Il a laissé : 1" Gnosticus, c'est-à-dire de. la Vie contemplative;— 2° le Moine ou la Pratique. Cotelier a donné ces deux ouvrages dans ses Monuments de l'Église grecque, tom. III, p. 68; — 3° Traité antirrhétique ou tiecueil de passages de l'Écriture sainte, donné par Bigot, à la fin de Pallade, en 1680; — 4» Six cents problèmes prognostiques ; — 5" un Traité des noms de Dieu, donne par Cotelier, Scholium in nomen Dei tetragrammntum ; — 6" plusieurs autres écrits indiqués dans Richard et Giraud. Voy. V^Wide, Hist. Lausiaque. S. Jérôme, Prœf. adv. Pelag., Epist. LX, et ad Ctesiph. Socrate, 1. IV, c. xviii. Sozoméne, 1. VI, c.xxx. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés.. tom. VIII, p. 183 et suiv.
V. ÉVAGRE LE SGHOLASTIQUE, né à Epiphanie, en Svrie, vers l'an 536, mort au commencement diu vii« siècle, fut avocat à Antioche. Il a laissé une Histoire ecclésiastique en six livres ; elle commence à l'an 431 , et finit en 594. Il y donne en plusieurs endroits divers renseignements sur sa vie. Robert Etienne a publié l'original grec à Paris, en 1544; et Henri de Valois la imprimé aussi , mais en y ajoutant une version latme,une savante préface biographique et des notes importantes; Paris, 1659-1673, 3 vol. in-fol. ; édition reproduite avec des additions de quelques notes Forio/t/rw; Cambridge, 1720, 8 vol. in-fol. Voy.E\aigrius,Historiaeccles., l.IV, c. XXVI, xxix; l.VI, c. vn,viii,xxiu, XXIV. Photius , Cad. XXIX. Nicéphore Calliste , Hist. eccles., 1. 1, c. i; 1. XVI, c. xxxi. Fabricius, Biblioth. grœc. Bellarm., de Saiptor. eccles. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nour. Biogr. génér. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol.
ÉVANCE , abbé de Troclar, au diocèse d'Albi , vivait au viii* siècle. D. Mabillon croit qu'on peut lui attribuer une Lettre dogmatique contre ceux qui soutenaient qu'il n'était pas permis de manger du sang des animaux ; lettre qui a passé longtemps sous le nom d'Évance , évêque de Vienne. Voy. D. Mabillon , Observ. in vitam S. Segolenœ, tom. IV. Act. Ord. S. Bened., p. 488. Annal., p. 406, tom. I", n» 42. VHist. lifter, de la France, tom. III, p. 625. D. Ceillier, Hisl. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVII, p. 763. Richard et Giraud.
ÉVANGÉLIAIREouÉVANGELISTAIRE(£iangeliorium, Evangelistarium), mot grec qui, comme les suivants, est dérivé du mot grec Euangelion, c'est-à-dire évangile, bonne nouvelle. C'est le nom donné, chez les Latins et chez les Grecs, au livre qui renferme tous les Évangiles qui se disent chaque jour à la messe.
ÉVÀNGÉLIQUE , qui est selon la doctrine de Jésus-Christ et de l'Évangile ; titre que prennent les protestants, parce qu'ils méprisent la tradition des Pères,. et qu'ils prétendent s'attacher seulement à l'Évangile , que chacun interprète à sa manière. Les cantons de la Suisse sont divisés en catholiques et réformés, ou évangéliques.
É'VANGÉLISME {Evangelisnius) , nom que , l'on donnait autrefois à la fête de l'Annonciai tion : dans d'autres endroits on appelait ainsi le dimanclie des Rameaux.
ÉVANGÉLISTE ( Evangelista ) , celui qui annonce une bonne nouvelle. On donne le nom d'Évangéliste : 1» à tous ceux qui annoncent quelque heureuse nouvelle; 2» particulièrement à ceux qui prêchent l'Évangile de Jésus-Chnst',
ÉVAR
EYEC
3» plus particulièrement encore à ceux qui l'ont écrit, comme saint Matthieu , saint Marc, saint Luc et saint Jean ; 4" enfin aux prêtres qui récitent certains Évangiles en mettant un bout de l'étole sur la tête des personnes qui font dire ces Évan{?iles.
ÉVANGILE (Evangelium), mot qui signifie bonne nouvelle. Il se prend : 1" pour la doctrine de Jésus -Christ renfermée dans l'Évangile; 2» pour le livre qui contient cette doctrine; 3" pour les livres qui renferment les Évangiles qu'on lit pendant le cours de l'année; 4» pour des extraits des Évangiles que le prêtre lit à la messe, ou que Ton récite sur certaines personnes. L'Église ne regarde comme canoniques que les ouvrages des quatre évangélistes mentionnés ci-dessus. Les incrédules anciens, comme les rationalistes modernes, ont attaqué l'authenticité, la véracité, l'intégrité et la divinité des Évangiles; mais on trouve la réfutation de leurs attaques dans les traités soit de Vera Religione, soit de Scriptura Sacra, ou de Verbo Dei. On la trouve encore dans les apologistes chrétiens, comme Bergier, la Certitude des preuves du christianisme, part. P", et Diction, de théologie; C.-G. de La Luzerne, Dissertations sur la vérité de la religion, tom. I; Du Voisin, I'^miorité des livres du Nouveau-Testament ; J.-B. Glaire, qui, dans son Introd. histor. et crit., a traité assez au long les diverses questions qui se rattachent aux Evangiles, et recueilli les témoignages des écrivains les plus habiles, même protestants, en faveur de ces saints livres.
EVANS (John), anglican, né à Wrexham l'an 1680, mort en 1730, lils d'un ministre non-conformiste , a laissé : 1" Practical Discourses concerning the Christian temper ; 1729; — 2» Sermons upon varions subjects, preached to young people; 1725, in -12; — 3» A letter to M. Cumtning, concerning the regard which ought to be had to Scripture conséquences ; i 719 , in-S". Voy. la Nouv. Bioqr.^génér.
EVANSCK (Edouard), anglican, né à Warrington lan 1731, mort à Colford, dans le comté de Glocester, en 1805, obtint le vicariat de South-Mimms, puis le rectorat de Tewkesbury ; il fut obligé de se démettre de ses bénéfices à cause de ses opinions, qui soulevèrent contre lui les théologiens anglais. Ses principaux ouvrages sont : l" the Dissotiance of the four gêner ally revived Evangelists , and the évidence of thcir authenticity examined; l'auteur n'admet comme authentique que l'Évangile de saint Luc, du moins dans sa plus grande partie ; — 2" the Doctrines of the Trinity and the Incarnation of God examined upon the principles of reason and common sensé, etc., 1773; ouvrage dans lequel Evanson émet des idées eri'onées et opposées aux doctrines de l'Église anglicane; — 3° A letter to /)'' Hurd, wherein the importance of the prophecies of the New Testament atid the nature of the grand apostacy predicted in them are particularly andimpartially considered; illl, in-8'' ; — 40 Reflections upon the state of religion in christendom at the commencement of the nineteenth century of the Christian œra ; 1802. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Broqr. génér.
ÉVARIA ou EVARIUM, EVARIUS, siège épisc. de la Phénicie du Liban, au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Damas. On l'appelle aussi Justinianopolis. Ce qui a fait penser que ce pourrait être Ernée d'Epire , que Piocope dit avoir été rebâtie par l'empereur Justinien. On n'en connaît qu'un évèque, Thomas,
3ui assista et souscrivit au concile de Chalcéoine , et à la lettre des cvèques de sa province
à l'empereur Léon. Évaria n'est plus aujourd'hui qu'un évêché in partibus, comme Damas, sa métropole. Voy. Richard et Giraud. De Commanville, I'^ Table alphabet., p. 101. Gaet. Moroni, vol. XXII, p. 240.
ÉVARISTE (saint), pape, né à Bethléhem, mort le 20 octobre 121 selon Gaet. Moroni , ou 109 selon quelques-uns, ou 119 selon d'autres, monta sur le trône pontifical le 27 juillet 112 suivant Moroni, ou 110 selon d'autres, ou enfin 96 suivant d'autres; ces derniers lui donnent douze ans trois mois et seize jours de pontificat, tandis que Moroni ne lui accorde que neuf ans et trois mois. Il vint très-jeune à Rome, où il se distingua par sa foi et sa piété. On ne s'accorde pas non plus sur ce qu'il a fait à Rome pendant son gouvernement papal.
ÉVAZA ou THÉODOSIOPOLIS, ville épisc.
de l'Asie Mineure, au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Éphèse. On n'en connaît que six évêques, dont le premier, Eutrope, assista au concile d'Éphèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. P"", p. 732.
EVE , nom de la première femme , que Dieu forma de la côte d'Adam, et qui fut placée avec lui dans le paradis terrestre. On sait comment elle pécha) et comment elle fit pécher Adam. Le nom à: Eve est en hébreu Havvd, c'est-à-dire vivifiante, qui donne la vie. On lit dans la Genèse qu'Adam donna à sa femme le nom d'Eve ou Havvà , parce qu'elle était devenue la mère de tout vivant. Les Grecs célèbrent la mémoire d'Adam et d'Eve le 19 décembre, ou plutôt le dimanche qui précède immédiatement la fête de Noël. Pierre Natal a mis Adam et Eve à la tête des saints du premier âge du monde, dans la semaine de la Septuagésime, après le 22 janvier. Voy. Genèse , 11 , 21 et suiv. ; m , 20. Richard et Giraud. J.-B. Glaire, le Pentateuque avec une traduction française, etc., Genèse, p. 22; et Compar. l'art. Adam.
I. ÉVÊCHÉ ; ce terme et surtout le latin correspondant, episcoputus, se prennent pour la dignité d'évêque. Voy. Épiscopat.
II. ÉVÊCHÉ signifie souvent église ou bénéfice d'un évêque. Ces sortes de bénéfices sont séculiers, et du nombre de ceux qu'on appelle consistoriaux. Voy. Bénékick ecclésiastique, 2".
III. ÉVÊCHÉ se dit aussi du palais épiscopal, de la maison ou de la cour ecclésiastique, et même des revenus temporels de l'évêque.
IV. ÉVÊCHÉ désigne encore le diocèse ou territoire soumis à la juridiction spirituelle de l'évêque. "Voici comment, selon le Nouveau Testament, se sont formés les évêchés. Lorsque les apôtres avaient annoncé l'Évangile dans un pays, ils y laissaient des ministres avec pouvoir de fonder de nouvelles églises et de nouveaux évèchés. Ceux qui dans la suite allèrent prêcher Jésus-Christ aux nations les plus reculées suivaient le même exemple. Mais il faut bien remarquer avec Suarez que les apôtres ne créèrent pas d'autres apôtres avec une juridiction illimitée dans toute l'Église, mais seulement des évêques , et que personne ne succéda à aucun d'eux dans leur juridiction sur tout l'univers. Le successeur de Pierre a seul hérité de ce pouvoir universel, et son siège a toujours retenu le titre d'apostolique. Voilà pourquoi le Pape seul a droit dans l'Église d'ériger, de supprimer, d'unir ou de modifier les évèchés; et si l'on voit intervenir dans ces sortes d'actes les rois , les empereurs et les autres souverainetés temporelles, c'est uniquement en vertu de concessions faites par l'Église dans l'intérêt même du gouvernement spirituel des âmes. Voy. Tite,
ËVÊQ
ÉVÈQ
I, 5. Eusèbe, Hisi. ecclés., 1. II, c. i; 1. III, c. XXXVII, Chnsostom., Homil. Lxxxvii inJoan. Thom., Contra genfiles , 1. IV, c. Lxxvi, n» 4, in fine. Suaresius , de Legib., 1. IV, c. l et seqq. Richard et Giraud. Le Diction, ecclé.t. et canon, portatif. Joannes cardin. Soglia, Institutiones jwns puhlici ecdestustici , p. 217 et seqq. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon, tom. III, p. 276 et suiv., ou sont relevées quelques inexactitudes de Fleury et même du P. Thomassin. Compnr. l'art. ÉvÉQUE.
ÉVEILLON (Jacques), théologien, né à Angers l'an 1572, mort en 1651, fut curé de Soulerre, près d'Angers. Il étudia les conciles, les Pères, le droit canonique et la langue grecque. L'an 1620 il devint chanoine de la cathédrale d'Angers, puis grand vicaire. On a de lui : 1» de Processionibus ecclesiasticis , liber in quo earum institutio. significatio, ordo et ri tus explicantur; Paris, 1641, in-8"; — 2° de Hecta psallendi ra- 'iione; La Flèche, 1646, in -4"; — 3" Traité des excommunications et des monitoires; Angers, 1651, in-4»; Paris, 1672; — 4» Epistola cupituli Andeyavensis , adversus disputationem duplicem Joannis Launoii; ibid., 1658, in-S". Voy. Nicéron. Mémoires , tom. XIV. Richard et Giraud. Fellei . Bioyr. univ.
. I. ÊVENCIE (saint), martyr de Saragosse. Foy.
EVOT.
II. ÉVENCE (saint), prêtre et martyr du temps de saint Alexandre I"^, pape.
III. ÉVENCE ou JUVENCE (saint), évèque de Pavie, vivait probablement au iii« siècle. On croit que c'est lui q\ii assista, l'an 281, au concile d'Aquilée. Il travailla à l'extirpation de l'arianisme et au maintien de la discipline. Le Martyrologe romain place sa fête au 12 septembre , et ailleurs elle est marquée au 12 février. Voy. Bollandus, au 8 février. Tillemont, Mémoires, tom. IL
EVENSSON (David), théologien suédois, né en 1699, mort Van 1750, fut pasteur à Kiobin, dans la Westmanie, et chapelain du roi de Suède. On lui doit plusieurs dissertations estimées par ceux de sa communion, entre autres : 1° de Portione pauperibus relinquenda; — 2° de Aquis supracœkstihus ; — 3° de Prœdestinatione, etc. Voy. Feller, Biogr. univers.
ÉVENTAIL (Flabellum) ; dans l'Église grecque, on donne un éventail aux diacres à la cérémonie de leur ordination, parce que c'est une de leurs fonctiorts de chasser les mouches qui incommodent le prêtre pendant la messe. Ces éventails sont en peaux déliées ou en linge, ou en plumes de paon, et ils ont ordinairement la ligure d'un chérubin à six ailes. Autrefois on se servait aussi d'éventails dans l'Église latine. Voy. Durand, de Ritibus ecclesiast. Le P, Rosweide , Onomast. vitœ Patrum , au mot Fl.\bel- LLM. Le P. Le Brun, E.rplicat. de la Messe, tom. II, p. 87 et 404. Le P. Martenne, Voyage iittér., tom. I", p. 232. Richard et Giraud. , ÉVÉQUE, prélat établi de Dieu dans une Église par l'autorité du Saint-Siège apostolique
Eour travailler à la sanctification des hommes, e n-iot évéque vient du grec , et signilie surveillant, inspecteur, intendant, dans 1 Ancien Testament comme dans les auteurs profanes. On l'a appliqué aux premiers pasteurs de TÈglise pour montrer le soin qu'ils doivent avoir du troupeau qui leur est conlié. ( Can. xi, caus. 8, g. 1.) Pour celte même raison on les appelait autrefois préposés {prœpositi), chefs {antistttes) et sacrificateurs (sacerdoles) , nom qui dans les derniers temps a été confondu avec celui de presbt/teri, et attribué aux simples prêtres. L'é-
vêque doit avoir toutes les qualités qui sont nécessaires à un simple prêtre pour être élevé à l'ordre de la prêtrise : c'est-à-dire qu'il ne doit avoir aucune des irrégularités, aucun des défauts qui excluent des ordres. Il doit avoir, selon les canons, trente ans accomplis ; suivant le concile de Trente, être d'un âge mûr, et en France, depuis les concordats, être dans sa vingt-septième année. 11 doit, suivant le concile de Trente, être né d'un mariage légitime et de parents catholiques. Il faut qu'il soit entré dans les ordres sacrés au moins six mois avant sa promotion à l'épiscopat. Il doit être docteur ou licencié en théologie.et jouir d'une réputation sans reproche. L'évêque peut faire le saint-chrême, permettre l'érection des églises et des autels, les consacrer et les réconcilier. Il peut conférer les ordres sacrés et consacrer des évêques; il a aussi le droit de procéder à la déposition solennelle, d'administrer le saciement de confirmation, et de consacrer avec les saintes huiles. Mais , comme le remarque Barbosa , quoique ces différents droits soient essentiellement attachés à l'ordre épiscopal, et de là censés être accordés aux évêques de droit divin en général, néanmoins, parce qu'ils ont été réglés en particulier par le droit ecclésiastique, l'Eglise a le pouvoir d'en ôter l'exercice aux évêques. Ainsi, la juridiction épiscopale en général a été instituée par Jésus - Christ ; mais pour que les évêques puissent l'exercer, il faut qu'il leur soit assigné un territoire particulier ; il faut qu'ils soient institués et confirmés par le Souverain Pontife. Ils reçoivent alors la juridiction sur tous les fidèles de leur diocèse par le Pape, qui la leur confère immédiatement en les faisant participer aux clefs, que Jésus -Christ n"a données qu'à Pierre et, en sa personne, à ses successeurs. Dans les premiers siècles de l'Eglise, le clergé et le peuple du diocèse dont le siège était vacant nommaient l'évêque. Cette élection était portée aux évêques de la province, qui, après l'avoir examinée, la confirmaient ou la rejetaient. Aujourd'hui la plupart des souverains nomment les évêques ; le Pape les confirme et leur donne leurs bulles. Voy. Schmalzgrueber, Jus ecciesiasticum , tom. I, pars n, p. 228. Timothée, m. Concil. Trident., sess. VII, cap. I, de Reform.; Sess. VII!, cap. I, de Reform.; Sess. XXII, cap. Il , de Reform. Le chap. Cum in cunctis de Elect., tiré du 3^ conc. de Latran, sous Innocent III. Le conc. de Néocésarée , tenu l'an 514, can. 11. Grégoire XrV, Constit. du 15 »wi 1590. Barbosa, de Jure ecclesiaitico, \. II, c. ii, n. 107. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Le Diction. enci/clop. de la théol. cathol.