VII. ÉVÊQUE TITULAIRE. Voy. Évêque, n» IV
ÉVERACLE. Voy. Ékâcle.
ÉVÈRARD (saint), archevêque de Salzbourg. Voti. Ébéhard, n" II.
ÉVÉRARD , de Béthune. Voy. Ébérard, n» IV.
ÉVÉRARD (Nicolas), célèore jurisc, né en 1473 à Gripskerke, dans l'île de "Walcheren, île principale de la province de Zélande, mort à Malines l'an 1532, étudia le droit à l'université de Louvain, où il fut reçu docteur l'an 1493. D'abord juge à Bruxelles pour les causes ecclésiastiques, au nom de Henri de Berg, évêque et prince de Cambrai, il devint doyen de l'église collégiale de Saint-Pierre d'Anderlecthen, quoiqu'il n'eût reçu aucun ordre ecclésiastique , et il occupa depuis plusieurs postes de distinction. On a de lui, outre Topica Juris, sive loci argurnentorum légales, in-folio, interprétation du droit civil, Consilia, sive Responsa Juris; Louvain, 1554, in-folio, et Anvers, 1577, édition augmentée et corrigée par Jacques Molengravius, et réimprimée plusieurs fois depuis. Voy. Foppens, Ih'blioth. Belg. Aubert Le Mire, Elogifi. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
ÉVERGETES , mot grec qui signifie l)ien[aisant; c'est le surnom de deux rois d'Egypte, Ptolémée III et Ptolémée VII.
EVERHARDUS. Voy. Evrard.
ÉVERHELME ou ÉVERLIN , ou ÉVERHELIN, mort en 1UG9, était neveu de saint Poppon, abbé de Stavelo, devint abbé du monastère d'Hauraont, dans le Hainaut, l'an 1048, et l'an 105U il usuf pa la place d'abbé du monastère de Blandinberg à Gand. Il a écrit la Vie de saint Poppon , qui se trouve dans Surius et Bollandus au 25 janvier. Le P. Mabillon l'a donnée dans les Acta Sanctor. Ordin. S. lienedid., en y ajoutant de nouvelles observations. Voy. D. Rivet, fliat. litte'r. de la France, tom. VII, p. 597 et suiv. Richard et Giraud.
EVERMUNDUS. Voy. Évremont.
ÉVERVEIN. Voy. Ébervin.
ÊVI, un des princes de Madian qui furent tués dans la guerre que leur fit Moïse. Voy. Nombres, xxxi, 8-
ÉVIDENCE , terme propre à la métaphysique, et dont les incrédules font un abus continuel contre les vérités de la religion. Ainsi, par exemple, ils soutiennent que le mystère de la sainte Trinité est évidemment faux et impossible, parce que, se bornant à comparer la nature et les Personnes divines avec la nature et la personne humaine , les seules dont ils aient connaissance, ils en concluent que ces trois personnes divines sont nécessairement trois natures. C'est comme si un aveugle-né , qui ne peut juger des phénomènes des couleurs et de la lumière, d'un miroir, d'une perspective, que par les idées qui lui viennent du tact, soutenait que ces phénomènes n'existent nullement, et qu'ils sont même impossibles. Voy. Bergier, Diction, de théol.
EVILMËRODÀCH , fils et successeur du grand Nabuchodonosor, roi de Babylone , gouverna le royaume pendant la maladie de son père, qui le lit mettre en prison dès qu'il fut remonté sur le trône. Ce fut là qu'Évilmérodach comiut Jéchonias, roi de Juda, que Nabuchodonosor avait amené à Babylone ; aussi, lorsqu'il succéda à son père, Évilmérodach délivra Jéchonias, et le plaça au-dessus de tous les autres rois captifs qui étaient à sa cour. Ce prince ne régna qu'un an, et eut pour successeur immédiat son fils Balthazar selon les uns, ou Nériglissar selon les autres. Voy. IV Rois, xxv, 27 et suiv. Jérémie, LU, 31 et suiv. Joseph, Antiq., 1. X, c. xu, Contra Appion,\. l. Hieronym., in Dan. V. Testât, in IV neg., xxv. D. Calmet, Discours sur les grandes monarchies de l'Orient, à la tête du Comment, sur Isaie. Le Comment, sur Daniel, V, 1. L'Histoire de l'Ancien Testament. Le P. Pétnu , Dortrina temporum, 1. X.
EVIRNUM. Voi/. Nevers.
I. ÉVOCATION , se dit des morts que l'on fait paraître. L'évocation est un art que l'on retrouve jusque dans l'antiquité la plus reculée, et qui prouve évidemment la croyance universelle à l'immortalité de l'âme humaine. Cet art, comme toutes les autres espèces de magie, n'a presque jamais été que jonglerie et imposture. D'un autre côté, que le démon s'en soit servi et s'en serve encore tous les jours poui; conserver et étendre son pouvoir sur la terre au détriment des âmes, c'est ce qui est démontré, non-seulement par l'assurance que nous donne l'Écriture que cet ennemi du genre humain emploie pour cela les faux miracles, mais encore par l'impossibilité absolue d'expliquer convenablement par la supercherie et l'imposture tous les faits des magiciens. Voy. Exode, vu, 11 , 22 ; vni, 7. Matth., XXIV, 24. II Thessalon., u, 9.
II. ÉVOCATION, terme de droit qui signifie, en général , un jugement qui tire une affaire d'un tribunal pour la faire juger dans un autre. Quelques officiaux, tant métropolitains que priinatiaux, ayant prétendu avoir le droit d'évoquer à eux les procès pendants dans les ofïicialités diocésaines, les parlements jugèrent que la disposition des ordonnances au sujet des évocations ne s'étendait pas aux cours d'Église qui étaient juges d'appel. Voy. l'Ordonnance du mois d'août 16(59 et celle du mois d'août 1737.
111; ÉVOCATION DE SAMUEL. Voy. Samuel.
I. ÉVODE (saint), premier évêque d'Antioche après saint Pierre, fut nommé par ce saint apôtre lorsqu'il quitta ce siège pour se rendre à Rome. Les Grecs, qui le regardent comme un
EVRO
EWA
les soixante-dix disciples, font sa fête le 29 avril ;t le 7 septembre; les Latins l'honorent comme '" "^irtyr le 6 mai. Voy. le P. Halloix, lllu- Ecclesiœ Orientalis Scriptorum, qui snnet eruditione floruerunt, tom. 1- Tilleooiit, Vip de saint Ignace.