‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 789 sur 1220 · II. ÉVODE (saint), évèque de Rouen. Voy · texte numérisé non relu

II. ÉVODE (saint), évèque de Rouen. Voy

fBED.

III. ÉVODE on EVODIDS, évèqne dUzale,en Afrique, né à Tagaste, mort vers l'an 430, était ort lié avec saint Augustin. Au rapport de ceui-ci , Évode opéra plusieurs miracles à l'aide les reliques de saint Etienne, et il fut un des :inq qui écrivirent à Innocent I" contre Péape. .Sa lettre se trouve parmi celles de saint Uignstin la XCV*. On a encore dÉvode un petit Traité de In Foi ou de t Unité de lu Trinité contre es Manichéens, il est dans les Œuvres de saint Augustin, tom. VIII. On lui a attribué un Livre ur les miracles , mais il parait que cet ouvrage ui est seulement dédié. Voij. Aueust., Serm. :CCXXX11I, et de Civit. De'i, 1. XXII, c. viii. lii'liard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

EVODIE, nom qui se trouve dans VÉpitre de aiiit Paul aux Philippiens avec celui de Synvche. Il parait que c'étaient deux femmes l une grande vertu qui avaient aidé saint Paul (ans l'établissement du christianisme. Comme (lies étaient en différend pour quelque sujet, aiiit Paul les conjure de se réunir dans les nèmes sentiments. Voy. Philipp., iv, 2. D. Calnet. Diction, de la Bible. Richard et Giraud.

EVORA(£'i^rflr), ville archiépisc. de Portugal, lans la province d'Alentejo; elle est considérée ;omme la seconde du royaume. Elle fut érigée ïn évèché vers l'an 400, et en métropole par ^aul III lan 4540, et le cardinal Henri en fut le )remier archevêque. Voij. Richard et Giraud. iaet. Moroni, vol. XXII, p. 241, 242.

EVORTIUS. r. y. El verte, n* I.

EVOT ou ÉVENCE (saint), un des dix -huit nartyrs de Saragosse, fut le compagnon de saint ^uperque. Voy. Llperque.

EVRAU. Vog. Évroul, n" II.

ÈVRE, en latin .■l/y^r (saint), évéque deToul, K'cupait dans le monde une haute position , et 1 exerça diverses magistratures qui lui donnè- •ent occasion de connaître saint Paulin, qui était !ncore dans les charges de l'Empire. Les con- >eils et l'exemple de ce dernier déterminèrent iaint Èvre a quitter le monde. Il vivait dans la etraite lorsque, malgré lui, on léleva au sacerioce et on le plaça sur le siège épiscopal de foui. Les Martyrologes le mentionnent au 15 septembre; son culte était déjà fort répandu jvaiit le milieu du vii« siècle. Voy. Richard et jiraud.

ÉVREMONT, en latin Evermundus, Ebermunius (3;iint), abbé de Fontenav-sur-Orne, en Bessin , né à Baveux, mort vers l'an 720. était fort în faveur à la cour de Thierri III, et s'était marié 'ort avantajjeusement. La lecture des Livres >airits lui ayant ouvert les yeux sur la vanité les choses humaines, il se retira en Normandie, lans une solitude du Bessin, tandis que sa femme entra en religion. 11 fonda plusieurs monastères, iont le principal fut celui de Fontenav, et saint Annobert ou Auiiobert l'ordonna abbé" d'un lieu ie son diocèse appelé le Mont du Maire. Le Brériaire de Beauvais le mentionne au 10 juin. Voy. le P. Le Cointe, Annal. D. Mabillon, n« siècle Bértédirt., Prélitnin.

EVROEA, ville épisc. de l'ancienne Épire, au diocèse de l'IUyrie orientale, sous la métropole de Nicopolis, qu'on croit être le bourg de Saint- Donat , en Albanie. Cette ville a eu six évéques,

dont le premier, saint Donat, vivait sous l'empereur Théodose. Voy. Lequien, OriertS Christ., tom. II, p. 143. D. Mabillon, Musœum Italie., pars. II. p. 85. Richard et Giraud.

ÉVROL ou ÉVROUL (SAINT-), en latin Sanctus Eàrul/iis, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située près de la dJarentone, au diocèse de Lisieux. Elle fut fondée au vp siècle par le saint dont elle porte aujourd'hui le nom; car antrefois elle s'appelait Ouche (L'ticum), du nom de la forêt où elle était bâtie. Outre cette abbaye, saint Èvrol en avait bâti quinze autres aux environs ; mais elles ont toutes été détruites. L'abbaye de Saint -Évrol adopta la réforme de la congrégation de Saint -Maur en 1628. Voy. le Diction, univers, de la France. La Gallia Christ., tom. II, col. 814 et suiv., nouv. édit. Richard et Giraud.

ÉVRON (Ebronùim), abbaye de FOrdre de Saint-Benoit, de la congrégation de Saint-Maur, située dans l'ancien diocèse du Mans, à dix lieues de cette ville. Elle fut fondée vers le milieu du vii«siècle par un évêque du Mans nommé Hardouin, ou Audonin, on Chadouin, ou Haduind, ou Haduinde. Cette abbaye, ruinée au IX* siècle par les Normands, fut' rétablie cent ans après par le comte de Blois. Voy. La Martinière. Diction, géogr.

I. ÉVROUL, en latin Ebndfus (saint), abbé d'Ouche ( L'ticum), au diocèse de Lisieux, né à Baveux l'an 517, mort le 29 décembre 596 , fut d'abord marié et procureur général du roi Childebert, ce qui ne l'empêcha pas de se livrer avec ardeur à la prière et à l'étnde de l'Écriture sainte. Après avoir engagé sa femme à se retirer dans une communauté de filles, il distribua son bien aux pauvres et se retira dans un monastère du diocèse de Bayeux. Redoutant l'éclat que ses vertus répandaient autour de lui , il alla se cacher avec trois autres religieux dans la forêt dTJrique ou d'Ouche, qui n'était habitée que par des voleurs; il en convertit quelquesuns qui devinrent les compagnons de sa retraite. Il bâtit plusieurs monastères, dont le principal fut celui d'Ouche, et Dieu l'honora du don des miracles avant et après sa mort. L'Église célèbre sa fête le 29 décembre. Vo>/. Surius. D. Mabillon, 1" siècle Bénéd. Bulteau, Hist. bénéd., 1. II.

II. ÉVROUL ou ÉVRAU (saint), abbé, né à Beauvais, mort le 26 juillet, vers le milieu du vil» siècle, se renferma dans une cellule près de Beauvais, dont l'évêque l'ordonna prêtre malgré lui. Il eut l'inspection sur quelques solitaires, ce qui probablement lui a fait donner le titre dabbé. On célèbre sa fête le 26 juillet. Voy. D. Mabillon, i" siècle Bénèdict.

ÉVROUL (SAINT-), abbaye. Voy. Évrol.

EVURTIUS. Voy. EuvertÈ, n<« I et II.

EWALD (saints); c'étaient deux frères prêtres anglais et martyrs, qui vivaient au vii« siècle. Ils passèrent dans la Westphalie pour y propager l'Évangile. Ils prièrent le fermier chez lequel ils logeaient de les conduire auprès du seigneur du pays, disant qu'ils étaient chargés d'une négociation importante. Mais les habitants du lieu, qui avaient remarqué c]ue ces étrangers étaient d'une religion différente de celle de leur pays, les firent périr et jetèrent dans le Rhin leure corps, qui, ayant été trouvés miraculeusement, furent portes à Cologne et placés dans l'église de Saint- Cunibert. On transféra dans la suite lem-s deux chefs à Munster. Ces deux saints sont honorés en Westphalie comme les patrons du pavs. Leur fête principale se célèbre le 3 octobre", et celle de leur translation le 29 du même mois. Voy. Bède, Hist. de l'An'

EXAM

EXAR

gleterre, 1. V, c. xi, Carlo-Ignazio Massini, Raccolta délie Vite de' Santi, lom. II, p. 232, 3 octobre. Richard et Giraud.

I. EXALTATION, élévation de quelqu'un à quelque dignité ecclésiastique. Ce terme est principalement consacré pour désigner la cérémonie que l'on fait au couronnement du Pape, lorsqu'on le met sur l'autel de Saint -Pierre. Voy. le Diction, eœlés. et canon, portatif.

il. EXALTATION DE LA SAINTE CROIX, fête que célèbre l'Église d'Occident le 14 septembre, et qui consiste dans la mémoire du recouvrement que l'empereur Héraclius fit sur les Perses de cette partie de la croix du Sauveur qui se conservait à Jérusalem depuis que samte Hélène l'avait divisée pour envoyer l'autre partie à Constantinople. Longtemps avant cet événement, on appelait dans l'Orient exaltation la manifestation , l'apparition du signe de la victoire, jointe à l'invention et à la découverte que Ion avait faite de la vraie croix du temps de Constantin le Grand, et dont on célébrait la fête tous les ans le 14 septembre. Depuis Héraclius on joignit à l'oflice de ce jour des actions de grâces pour le recouvrement de la croix sur les Perses, sans cesser d'honorer ce même jour, sous le nom à'hypsose, c'est-à-dire exaltation, l'Invention de la même croix faite du temps de Constantin. L'Église romaine a célébré aussi la fête de l'Invention sous le nom d'Exaltation le 14 septembre, longtemps avant la séparation des deux fêtes, qui semble n'avoir été introduite qu'au VHP siècle. Voy. Baronius. Suidas. La Vie de saint Anastase, martyr persan. Théophane, Chronographie. Cedrène, Chronique. VEncyclop. cathoL, au Supplém. Bergier, Diction, de théoL, à l'art. Croix. Gaet. Moroni, vol. XVIII, p.236 et suiv.

EXALUS, ville épisc. de la seconde Palestine, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Scythopolis, au pied du mont Thabor, du côté du levant. On n'en connaît qu'un évêque, Parthenius, qui souscrivit au concile de Jérusalem sous Pierre, patriarche, en 530.

I. EXAMEN (Examen, inquisitio), terme qui se prend : 1" pour la recherche par laquelle on tâche de découvrir la vérité d'une chose ; 2" pour la déposition des témoins; 3" pour la discussion de conscience que les chrétiens doivent faire tous les soirs et avant de se confesser, afin de coimaître leurs péchés ; 4" pour l'épreuve de la capacité de celui qui aspire à quelque charge ou à quelque degré dans les écoles, ou aux Ordres. Les anciens conciles , et particulièrement le concile de Trente, donnent aux évêques le droit d'examiner ceux qui se présentent aux ordres et ceux qui aspirent aux bénéfices à charge d'âmes. Voy. le Conc. de Trente, sess. XXUl, de Reformât., c. xii et can. xviii. Saint Charles, F« conc. de Milan, part. 11, tit. de Exatninandi ratione. Ducasse, Pratique de lajurispr. écoles., volontaire, gracieuse et contentieuse, c. v. Pontas, aux mots Examen , Gradué , Provision DE BÉNÉFICE, ViSA. Richard et Giraud.

H. EXAMEN DE LA RELIGION. Les incrédules insistent sans cesse sur la nécessité d'examiner les preuves de la religion, comme ils reprochent continuellement à ses sectateurs de croire sans examen tout ce qui la favorise, ou de ne l'examiner qu'avec un esprit fasciné par les préjugés de l'enfance et de l'éducation. Mais les mcrédules n'ont jamais examiné eux-mêmes la religion que dans les ouvrages de ceux qui l'attaquent. Ils croient aveuglément et sur parole tous les faits et tous les raisonnements qui paraissent lui être contraii-es , et ils apportent à

cet examen prétendu un désir ardent de le trouver faux. Selon les incrédules, il faut examiner et comparer toutes les religions pour savoir quelle est la mieux fondée. Mais ils ne l'ont pas lait eux-mêmes; la plupart d'entre eux en sont incapables. D'ailleurs ce conseil est aussi insensé que celui d'un médecin qui exhorterait un malade à essayer de tous les régimes et de tous les aliments possibles, sains ou mauvais, pour savoir quel est le meilleur. Si avant de croire en Dieu il fout discuter toutes les objections des athées , il faut aussi , avant de croire au témoignage de nos sens, avoir résolu tous les arguments des pyrrhoniens. Un pareil système est vraiment déraisonnable. Pour savoir si un dogme est révélé ou non révélé, ils veulent qu'un fidèle voie par lui-même s'il est enseigné dans l'Écriture sainte. Or peut-on nier que les fidèles du commun en sont absolument incapables? Non-seulement plusieurs ne savent pas lire, mais tous sont hors d'état de consulter les originaux, de décider si tel livre est authentique ou apocryphe , si le texte est entier ou altéré , si la version est exacte ou fautive, si tel passage est ou n'est pas susceptible d'un autre sens. Le seul examen qui soit à la portée des simples fidèles est de voir s'ils doivent ou ne doivent pas écouter l'Église catholique, s'en rapporter à l'enseignement unanime des sociétés particulières qui la composent, à la profession de foi solennelle qu'elle fait de ne pouvoir et de ne vouloir s'écarter de ce qui a été constamment cru, enseigné et pratiqué depuis les apôtres jusqu'à nous. Quand un ignorant n'aurait pas d'autre motif de s'en tenir là que l'impuissance dans laquelle il se sent de faire autrement, sa foi serait incontestablement sage, prudente, certaine , solide , telle que Dieu l'exige de lui , plus sage et plus raisonnable que l'obstination d'un hérétique ou d'un incrédule. Foy. Tertullien , de Prœscription., c. vin et seqq. Bergier, Diction, de théol.

I. EXAMINATEUR. Dans sa bulle au sujet des érections des nouveaux évêchés, Paul IV veut que les examinateurs de ceux qui aspirent aux ordres soient l'archidiacre et trois des plus anciens chanoines gradués , deux en théologie , et l'autre en droit canon. Cependant les évêques peuvent choisir des examinateurs qui ne soient pas chanoines, car le concile de Trente n'a pas imposé cette condition. Voy. le conc. de Trente, sess. XXIII, c. VII, de Reformât. Richard et Giraud.

II. EXAMINATEUR, charge de la chancellerie romaine. Les examinateurs sont chargés du soin de conférer les bulles.

EXAPLES ou HEXAPLES (Hexapla), c'est-àdire six plis ou six colonnes. On entend par Exaples une Bible disposée par Origène en six colonnes : sur la 1" était le texte hébreu ; sur la 2% le texte hébreu, caractères grecs ; sur la 3", la version d'Aquila ; sur la 4*', la version de Symmaque ; sur la 5«, la version des Septante, et sur la 6^, la version de Théodotion. Dans la suite on trouva deux autres versions, l'une à Jéricho l'an 217, l'autre à Nicopolis l'an 228; Origène les ajouta sur deux colonnes aux Exaples , et forma ainsi ses Octaples; mais il continua de les appeler Exaples parce qu'il n'avait égard qu'aux six versions grecques. Le P. Montfaucon publia les Hexaples; Paris, 1713, 2 vol. in-fol. Voy. Epiphan., de Ponderih. et Mensuris, § IX. Les Notes du P. Petau sur cet endroit, p. 404. Fabricy, Des Titres primitifs de la révélation, tom. II > P- 7. Bergier, Diction, de théol.

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