‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 8 sur 1220 · ABDI · texte numérisé non relu

ABDI

elle exerce une autorité à peu près semblable à celle d'un abbé sur ses religieux. De là nonseulement son élection et la bénédiction qu elle doit recevoir, mais encore ses droits, ses privilèges et ses obligations sont aussi à peu près les mêmes que ceux de l'abbé , si l'on en excepte les fonctions vraiment ecclésiastiques et spnituelles dont elle est incapable par son sexe. Voy. concil. Trid., sess. 25, de Hegu/., c. 7. L. Ferraris, Pvompta Biblioth., ad verb. Abbatissa. Gaet. Moroni, Dizionar., vol. I, p. 4.

ABBIR ou ABBIRITA, ABDERA, siège épisc.

de la province de Carthage ou procon.suiaire dans l'Afrique occid. Voy. de Commanville, />■« Table alphabet., p. 4.

I. ABBON, dit de Paris, parce qu'il était religieux de labbaye de Saint -Germain -des- Prés, était aussi surnommé le Courbe (Abbo Cernuus). Outre son poëme en latin barbare de Bello Parisiacœ urbii, ou Histoire du siège de Paris par les Normands en 886 et 887 , on a de lui : Sermones V selecti . publiés dans le Spicilegium d'Achéry, tom. VI, et Epistola ad Desideriiim, dans là Biblioth. Patrum, tom. V; Colon., 4618.

II. ABBON dit de Flewy (Abbo Floriacense), né dans les environs d'Orléans, vers l'an 945, sappliqua avec ardeur à tous les arts et à toutes les sciences. Après avoir brillé dans les écoles de Paris et de Reims, et à l'abbaye de Ramsay en Angleterre, il fut élu abbé du monastère de Fleury, dont il était moine. Les moines de l'abbaye de la Réole en Gascogne , soumise à celle de Fleury, s'étant relâchés de leur observance , Abbon y fit deux voyages. Dans le second ( l'an 4004), son arrivée excita un tumulte pendant lequel un Gascon le tua d'un coup de lance. Sa sainteté ayant été attestée par des miracles, on l'honora comme martyr. Sa fête est marquée au 43 novembre dans les Martyrologes de France et dans celui des Bénédictins. Il avait composé un grand nombre d'ouvrages dont la plupart sont perdus. Aimoin, son disciple, en a inséré une paitie dans la vie d' Abbon qu'il a écrite; mais on en trouve un recueil beaucoup plus considérable dans le t. VIII des Acta sundorum ordinis sancti Benedicti.

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