‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 818 sur 1220 · II. FERDINAND (Charles). Voxj. Fernand · texte numérisé non relu

II. FERDINAND (Charles). Voxj. Fernand

III. FERDINAND (Jean), jésuite, né à Tolède, mort à Palencia.l'an 15'J5, était très-versé dans les langues et l'Écriture. Il a laissé : Divinui'um Scripturarum juxta SS. Putrum sententias locupletissimus Thésaurus; 1594, in-fol. C'est une explication des passages dilïiciles de l'Écriture rangés par ordre alphabétique. Voy. Nicolas- Antonio , liihliotli. Hisp. Richard et Giraud.

IV. FERDINAND DE CORDOUE, savant espagnol , vivait du xv<^ au xvi" siècle. Il connaissait parfaitement l'hébreu , le grec , le latin , l'arabe, le chaldéen, le droit canonique et civil, la théologie, la médecine et les mathérnatiques. Doué d'une mémoire prodigieuse, il citait très à propos divers auteurs , entre autres Nicolas de Lyra, saint Thomas, saint Bonaventure, Scot, Aristote, etc. Il vint à Paris en 1445, où il surprit par sa science les hommes les plus savants de cette époque. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1" Cornmentarius in Apocalypsirn S. Jonnnis' apostoU ; — 2" de Pontificii pullii mysterio;

— S" de Jure beneficiorum vacantium medios fructiis annatasque exiyenti, et de potestate Papœ in temporalibus ; — 4:" de Artificio omnis et investigandi et inveniendi natura scibilis; — 5" Cornmentarius in Almagestum Ptolemœi. Voy. Moréri , édit. de 1759. Bzovius, Annal, continuât., ad ann. 1501, n. 18-19. Nicol. -Antonio, Biblioth. Hisp.

V. FERDINAND DE JÉSUS, carme réformé, né à Jaen l'an 1571, mort à Grenade en 1644, acquit une telle réputation comme prédicateur, qu'il fut surnommé le Chrysostonie espagnol. 11 professa dans plusieurs villes la théologie scolastique et morale, et il était profondément versé dans les lettres sacrées et profanes. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1" un Traité sur la Trinité; — 2" Commentaires sur diverses parties de lu Somme de saint Thomas; — 3" Traités sur les Sacrements;

— 4° Commentaires sur les Prophètes; — 5° Introduction à rétude de l'Ecriture sainte. Voy. le P. Martial de Saint- Jean-Baptiste, Biblioth. Scriptor. utriusque congreg. et sexus Cartnel. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

VI. FERDINAND DE SANTIAGO ou DE SAINT -JACQUES, religieux de l'Ordre de la Merci, né à Séville vers Tan 1541, mort en 16y9, eut la réputation d'un habile prédicateur, et fut en grande faveur auprès du pape Paul V et des rois l>hilippe II et Philippe III. Il devint préfet de son Ordre à Grenade. On lui doit : 1" Consideraciones sobre los Evungelios de los Suntos , con una brève parafrasis de las letras de los Evancfelios; Madrid, 1593, in-4»; Saragosse, 1605, et balamanque, 1615, in-4''; — 2" Consideraciones sobre los domingos et ferias de Quaresma; Salamanque, 1597; Barcelone, 1598, iu-4», et Valladolid, 1604, in-4»; — 3» Tratado del acto de Contricion ; Sé\i\\e, 1634; — 4» plusieurs autres écrits indiqués dans la Nouv. Biogr. yénér. Voy. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hisp. Moréri, Diction, histor.

VIL FERDINAND DE TALAVERA, religieux hiéronyrnite, né à Talavera-la-Reyna , dans la Vieille -Castille, l'an 1445, mort à Grenade en 1507, devint évêque d'Avila, confesseur et conseiller de Ferdinand V le Catholique. Il travailla avec zèle à la propagation de la foi. Ses principaux ouvrages sont : 1» Provechosa doctrina de lo que debe saber todo fiel christiano; — 2" Confesional, ou Avisacion de las maneras de pecados;

— 3° de las Ceremonias de la Misa, ou Memoria

de nuestra Redencion en los santisimos mysterios de la Misa; Salamanque, 1673, in-8"; — 4" Impugnacion cutholica en defensa de nuestra Fe : — 5» Cérémonial de todos los oficios divinos. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

FÉRENTINO (Ferentinum), ville épisc. située à cinq mille milles d'Anagni et à six de Véroli. On ne voit pas que la religion chrétienne y ait été établie avant Constantin, quoique le Martyrologe mentionne plusieurs martyrs qui y ont souffert sous Dèce et sous Dioclétien. L'évèque de cette ville est immédiatement soumis au Pape ; le premier fut nommé par saint Sylvestre. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. I, p. 572, nouv. édit., et tom. X, p. 263. De Commanville, /""' Table alphabet., p. 104. Richard et Giraud.

FÉRENTO (Ferentinum novum), ancienne ville épisc. deTuscie et du Vicariat romain; elle fut ruinée en 1074, et son évèché a été transféré à Viterbe. On n'en connaît que trois évéques, dont le premier, Maxime, souscrivit au concile de Rome sous le pape Félix III, l'an 487. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. X, p. 93. De Commanville ,/'•'= Table alphabet., p. 104.

FÉRENZUOLA (Farentinum et Floretitinum), ville épisc. d'Italie dans le royaume de Naples et la Capitanate, bâtie vers l'an 1015. Ce siège était sous la métropole de Bénëvent, et a été uni à Lucéraauxiv® siècle. Il a eu onze évèques, dont le premier, Ignizzon , fut nommé en 969. Voy. LucÉRA.

FERGEON. Foy. Fargeau.

FERGET. Foy. Farget.

FERIAL (Ferialis), terme de bréviaire et de chant qui signifie ce qui regarde la férié, qui est de férié. Un jour férial est un jour de simple férié ; les prières fériales sont celles qu'on dit à genoux les jours de férié, et l'ofiice férial est l'oflice de la férié. Voy. Férié.

FÉRIÉ {Feria), dans l'origine signifiait un jour férié ou fête. Constantin ayant ordonné de fêter toute la semaine de Pâques, le dimanche se trouva être la première férié, le lundi la seconde, le mardi la troisième, etc. Ces noms, dans la suite , furent adaptés aux autres semaines ; leur sens changea. Férié , en terme de rubrique , signifie un jour non fêté et non occupé par l'office d'un saint. Il y a des fériés majeures, comme le jour des Cendres, les trois derniers jours de la semaine sainte, les deux jours qui suivent Pâques et la Pentecôte , dont l'office l'emporte sur tout autre ; des /cries mineures, qui n'excluent pas l'office d'un saint, mais desquelles il faut faire mémoire ; les simples n'excluent rien : tout autre office prévaut à celui de la férié. Voy. Baronius, ad ann. 44, n. 86, 88, et ad ann. 58, n. 87. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Feria, Feriœ légitima;^ etc. Durand, Hationale divinor. officior., 1. 1, c. i. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. L'abbé .\ndré. Cours alphabet, de droit canon. Le Diction, de la théol. cathol. Gaet. Moroni, qui, vol. XXIII, p. 302 et suiv., résume tout ce qui a été dit sur la matière.

I. FERME (SAINT-), en latin Sanctus Fermerius, abbaye de bénédictins non réformés située dans un petit bourg du même nom , au diocèse de Bazas. Elle fut fondée vers l'an 1080 par Fremond de Bordeaux. Ce monastère a toujours eu, jusqu'en 1790, ses abbés particuliers qui portaient les mêmes ornements que les évéques. Voy. la Gall. Christ., tom. 1, col. 1218, edit. nov. Richard et Giraud.

IL FERME, FERMIER. Les ecclésiastiques ne doivent ni ne peuvent être fermiers, quia militans Dec implicare se negotiis sœcularibus 7ion débet. Les Ordonnances a Orléans, de Blois,

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