‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 868 sur 1220 · II. FRANC ou FRANK (Gaspard), protono · texte numérisé non relu

II. FRANC ou FRANK (Gaspard), protono

tairc apostolique, né en Misnie, vivait au xvi« siècle. Issu de parents luthériens, il se convertit l'an 1566, professa à Ingolstadt, et se rendit à Rome en 1577. ,11 a laissé : 1° Traité du sacerdoce visible de l'Eglise catholique ; Cologne, 1575 ;

— 2» Raisons de sa conversion ; Ingolstadt, 1568 ;

— 3» du Nom de l'Église catholique et des panégyriques; ibid., 1585; — 4» de la Vocation des vrais ministres; — 5° Sermon sur la Passion; — 6» Traité de la pure pat oie de Dieu; — !'> Discours apologétique pour la foi orthodoxe; — 8* Déclaration du concile de Trente sur les Livres canoniques; ces quatre derniers ouvrages ont paru à Ingolstadt depuis 1571 jusqu'en 1574.

III. FRANC (N... LE), ancien supérieur des Eudistes de Caen , fut massacré aux Carmes le 2 septembre 1792. Il avait publié : 1» le Voile levé pour les curieux , ou Secret de la révolution révélé à l'aide de la franc - maçonnerie ; Paris, 1791, in-S"; — 2» Conjuration contre la religion catholique et les souverains; ibid., 1792, in-8<». Voy. Feller, Biogr. univers.

IV. FRANC DE POMPIGNAN (Jean-Georges LE), évèque de Puy-en-Vélay, né à Montauban en 1715, mort à Paris l'an 1790, fit de bonnes études au collège Louis -le -Grand, puis au séminaire de Saint-Sulpice. On lui doit : i" Instruction pastorale aux nouveaux convertis de son diocèse ; Montauban et Paris , 1751 ; — 2» Questions diverses sur F incrédulité ;Va.Ti%, 1751, in-12;

— 3" le Véritable usage de l'autorité séculière dans les matières qui concernent la religion ; 1753, in-12 ; — 4" /a Dévotion réconciliée avec l'esprit ; 1754, in-12; — 5o V Incrédulité convaincue par les prophètes ; Paris , 1759 ; — 6° Traduction française des Maximes spirituelles qui peuvent conduire une âme chrétienne à la perfection, avec des prières extrêmement utiles du P. Nicremberg ;

— 7" Lettres à un évéque sur plusieurs points de morale et de discipline; 1802, 2 vol. in-8"; ouvrage posthume; — 8" de nombreux Mandements, Lettres pastorales et Rapports à l'assemblée du clergé. Voy. Richard et Giraud. Émery, Notice sur M. de Pompignan ; en tête de l'ouvrage posthume. Feller, Biogr. univers. Caillau, les Gloires de Notre- Dame-du-Puy.

V. FRANC -BÂTIR était un droit dont jouissaient autrefois, en France , plusieurs abbayes, de pouvoir prendre du bois dans une forêt pour l'entretien et le rétablissement de leurs bâtiments. Ce droit se réduisait aux bâtiments gui se trouvaient construits lors de la concession qui avait été faite de ce droit, et ne s'étendait pas aux bâtiments que les religieux pouvaient construire dans la suite.

VI. FRANC-FIEF signifiait, par rapport aux gens de main-morte, la redevance que devaient payer au roi les églises, collégiales, communautés et autres gens de main-morte , cour les choses féodales et censuelles, ou autres immeubles qu'ils possédaient sans qu'ils eussent été amortis auparavant. Voy, Amortissement.

FRANCA VALLIS. Voy. Franquevaux.

FRANCE, grand empire d'Europe qui, dès le i«' siècle de l'Église, a eu le bonheur d'être éclairé par le flambeau de la foi. Malgré les efforts de l'hérésie, il ne lui a jamais été enlevé. Depuis l'an 806 jusqu'à l'an 1230, on a tenu en France un assez grand nombre de conciles. Vot/. Regia, t. XX. Hardouin, t. IV et VI. Labbe, t. IX. Mansi, t. II, p. 963. Raynaldi, Annal., 1230. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol. Gaet. Moroni, vol. XXVI-XXVII. Compar. Gaule.

FRANGES (Michel -Antoine d'Urrutigoyti), archidiacre deSaragosse, mort en 1670, professa le droit. Il a laissé : 1» Traité des églises cathé'

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drales; Lyon, 1665; — 2» Traité de l'origine et perpétuelle cathédralitéde Saragosse dans l'église de San-Salvador ; ibid.

FRANCESCHINI (François), barnabite, né à Udine en 1757, mortàMonza Tan 1840. professa les mathématiques dans les universités de Bologne , Padoue et Rome, et devint consulteur de la Congrégation des Rites. Outre ses ouvrages de poésie et de mathématiques, on a de lui : 1» de la Religion catholique; Padoue, 1832, 2 vol.; — 2° Institutions de philosophie morale; ibid., 1839, 2 vol.; — 3° la Législation déduite des principes de Vordre: Rome, 1795, 4 vol.; — 4° Introduction à la Législation déduite, etc.; Padoue, 1825, 1832; Venise, 1827, 3 vol. Tous ces ouvrages sont écrits en italien.

I. FRANCFORT-SUR-LE-MEIN (Francfordia, Franco furtum), ville libre d'Allemagne située en Franconie,dans le diocèse de Mayence. Depuis l'an 794 jusqu'à l'an 1409, on v a tenu huit conciles. Koy. Regia, tom. XXVIIÏ.Labbe,tom. VII, XI. Har<louin,tom. IV, VII. Mansi, Sm/?jd/ct/j. aux conciles du P. Labbe . tom. I, col. 1077 et 1078. Conc.tom. IX, p. 784.

II. FRANCFORT-SUR-L'ODER, ancienne ville libre et inipériale située dans la moyenne marche de Brandebourg, sur la rive gauche de rOder. Elle embrassa la réforme une des premières, et, après avoir perdu sa religion, elle ne tarda pas à perdre sa liberté.

I. FRANCHE-AUMÔNE ou Fonds donné en franche -aumône, se disait autrefois d'an fonds qu'un seigneur détachait de sa mouvance et aonnait pour construire une église, un cimetière ou autre lieu sacré , sans y retenir aucun droit. Il ne lui restait plus, dans ce cas, de juridiction proprement dite sur ce fonds, mais seulement le droit de patronage. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.

II. FRANCHE-COMTÉ, province réunie à la couronne de France en 1678. Ce pays avant passé des comtes et ducs de Bourgogne à la maison d'Autriche, le concordat germanique s'y était toujours observé. La réserve des mois apostoliques y avait donc lieu, et l'expectative des gradués par conséquent ne s'y exerçait pas pour cette raison, non plus qu'en Bretagne.

I. FRANCHI (Loreto), né à Vérone, vivait au XVII* siècle. Il a laissé : l» des Démêlés des évéques et des réguliers; Rome, in-fol.; — 2° de Sacrificio novellœ legis ; Lyon, 1662, 2 vol. Il a donné, en outre, une édition des Œuvres de Prosper Farinaccio.

II. FRANCHI (Vincent), célèbre jurisc, né à Naples l'an 1531 , mort en 1601 , était président du conseil royal de Naples. Il a publié : Decisiones sacrilegi consilii Neapolitani. in-fol. l'oy. Feller, Biogr. univers.

FRANCHINI (Jean), de l'Ordre des Mineurs Conventuels, né à Modène l'an 1633, mort en 1695, devint théologien de François II, duc de Modène. On a de lui : l» Status religionis franciscanœ Minorum Conventualium ; Rome, 1682, in-4«; — '^ de Antiquitate franciscana Conventualibusadjudicanda; Ronciglione, 1685, in-4o; — 3" Bibliosophia e memorie letterarie degli Scrittori Francescani Conventuali ch' hanno scritto dopo l'anno 1585; Modène, 1693, in-4°. Voy. la Souv. Biogr. génér.

FRANCHIS (Philippe DE), légiste, né à Pérouse au xv» siècle, professa avec distinction le droit canon à Pérouse , à Pavie et à Ferrare. Parmi ses nombreux écrits nous citerons seulement : 1» Lectura super sexto Decretalium ; Venise, 1499, in-fol.; Lyon, 1522 et 1547 ; — 2» Lectura super titulo de Ap/iellationibus et nullitati-

Inis sententinmm; Sienne, 1488: Venise, 1496; Pavie, 1476; Francfort, 1576. Foy. Pancirolli, de Claris legum biterpretibus , tom. III. Tiraboschi , Storia délia Letteratura Italia. La iVow. Bigor. génér.

FRANCHISE, immunité ou privilège dont jouissent plusieurs églises et couvents d'Italie , et qui consiste principalement à procurer un asile aux criminels. Ce terme a surtout été affecté aux quartiers des ambassadem-s à Rome. Un certain espace de terrain autour de leur palais, et qui pouvait être plus ou moins considérable, selon la volonté de l'ambassadeur, était un lieu de franchise pour les criminels. Cette franchise fut restreinte, sous Innocent XI, à l'enceinte du palais. La franchise qu'avaient autrefois les églises et les monastères est abolie en France. Elle fut d'abord restreinte par Charlemagne, ensuite totalement abrogée par François I". {Ordonnance de 1539, art. 166.) Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif, et Compar. notre 3.rt Asyle

FRANCHOIS (Michel), en latin Michael Francisci, ou de Insulis, dominicain, né près de Lille vers 1435, mort à Malines l'an 15(J2, fut reçu docteur à Cologne l'an 1473. L'an 1478 il fut chargé de la direction des études dans cette ville, et il devint successivement prieur de Valenciennes, vicaire général de la congrégation de Hollande , prieur de Lille, inquisiteur général dans les Pays-Bas, aumônier de l'archiduc Philippe d'.\utriche et évéque titulaire de Selymbrie (Salubriensis). On lui doit : 1" Quodlihetum de veritate fraternitatis suncti Rosarii; Cologne, 1476, in-4"; — 2<* Determinatio de tempore adventus antichiHsti ac de ejus ingressu in mundum, progressu et egressu; atque de novita~ tibus quœ jam de eo currunt ; ibid., 1478, in-l";

— 3" Mortis cellarium aureum; Anvers, 1488;

— 4" Decisio quodlibetica super septem B. Mariœ doloribus, una cum officioet doloribus B. V.; ibid., 1494, in-4". Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prcedic.,iom.ïi,p. 7et suiv. Richard et Giraud.

FRANCISCAINS , religieux institués par saint François d'Assise au commencement du xni« siècle. La règle qu'il leur donna fut approuvée d'abord par Innocent III , et confirmée ensuite par Honorius ou Honoré III , l'an 1223. Un des principaux articles de cette règle est la pauvreté absolue , ou le vœu de ne rien posséder, ni en propre, ni en commun; mais de vivre d'aumônes. Cet Ordre , qui fit en peu de temps des progrès considérables , ne tarda pas de se diviser en différentes branches, dont les principales sont les Cordeliers, distingués eux-mêmes en Conventuels et en Observantins , les Capucins , les Récollets, les religieux du Tiers-Ordre, etc. Les Franciscains, qui avaient été proscrits en France par nos lois révolutionnaires , ont commencé à y reparaître depuis qu'en 1848 le gouvernement républicain a donné aux Ordres religieux, en général, une liberté que les gouvernements précédents avaient <'.onstamment refusée. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute les protestants, qui n'ont rien omis pour persuader que la naissance de l'Ordre des Franciscains a été une plaie et un malheur pour l'Église. L'Enri/clop. cathol., au Supplém.

FRANCISCAINES , religieuses qui suivent la règle que leur donna saint François d'.\ssise l'an 1224. Elles sont nommées autrement Clarisses, parce que sainte Claire en fut la première supérieure. Les religieuses d'Italie, de France et d'Espagne suivaient la règle de Saint- Benoit et des constitutions particulières au elles avaient reçues du cardinal Ugoliii. Celles du

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monastèie d'Assise imitaient la pauvreté et les austérités qui étaient pratiquées par les disciples de saint François. Ce saint fondateur composa pour elles une règle sur le modèle de celle qu'il avait faite pour ses religieux, et bientôt elle fut adoptée par d'autres monastères. Dans la suite, cette règle ayant paru trop austère pour les personnes délicates, le pape Urbain IV la mitigea l'an 1253, et permit aux Clarisses de posséder des rentes; mais celles d'Assise et quelques autres ne voulurent pas de ces adoucissements, et persévérèrent dans l'étroite observation de la règle de Saint- François. De là se forma la distinction entre les Urbanistes et les Damianites ou Pauvres Clarisses : les Damianites tirent leur nom de l'église de Saint-Damien, auprès de laquelle saint François avait placé leur couvent à Assise. A l'imitation des religieux , il y a eu des Franciscaines hospitalières. Vny. Bergier, Diction, de tfiéoî.

TRANCISCUS (Adam), théologien allemand du XYi« siècle; il fut surintendant (évêque protestant) à Anspach. Il a laissé : Marganta thcologica et mercatiira margaritarum et mercnturarum, continens rnethodicum explicationem prœcipuorum capitum doctrines christianee; Wittemûerg, 1597 et 1602. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I.'^FRANCKE ou FRANKE( Auffuste-Hermann), ministre protestant, né à Lubeck l'an 1663, mort en 1727, fonda à Leipzig une espèce de conférence régulière appelée Collegium philobiblicum, et dont le but était l'étude de l'Écriture sainte. Il devint ministre à Erfurth en 1690; mais ses prédications lui attirèrent de fâcheuses affaires, et il dut quitter cette ville. Il professa le grec, les langues orientales et la théologie à Hall, et c'est là qu'il établit la maison connue sous le nom de Maison des Orphelins de Halle. On a de lui : 1" des Sermons et des Livres de dévotion en allemand ; — 2o en latin, Programmata; 1712; — 3° Prœlectiones hermeneuticœ ; 1712; — 4» Methodus studii theologici; 1723; — 5» Introductio ad lectionem prophetarum; il2i:; — 6° Commentatio de scopo librorum Veteris et Novi Testamenti ; Manuductio ad lectionem Scripturce sacrœ; 1693; — 7° Observationes hiblicœ;. 1595; — 8» Idea studiosi theologiœ; 1712, — 9" Monita pastoralia théologien; 1717. Voi/. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.

II. FRANCKE ou FRANGKEN (Chrétien), protestant, né à Gardeleben l'an 1549, mort vers 1595, est devenu fameux par ses fréquents changements de religion; car il se lit catholique, et devint jésuite, ensuite se fit luthérien, calviniste, de nouveau catholique , puis luthérien, enfin une troisième fois catholique ; ce fut en 1590 : il ne reste aucune trace d'un nouveau changement. Parmi ses divers ouvrages nous citerons seulement les suivants, qui démontrent la versatilité de son esprit : l» Colloquiumjesuiticum toti orbi christiano et urbi potissimum, Cœsareœ Viennensi, ad recte cognoscendam , hactenits non satis perspectam, Jesuitarum religionem, utilissimum, etc. ; Leipzig, 1579, 1580; — 2" Sex Paradoxa de 6estialissima idololotria quam in adoratione panis et vini rénovât Societos Jesu, sub divino cognomento latitans secundo hestia ; — 3" Epistola in qua déplorât suum a Societate Jesu et Ecclesin catholicadiscessum, ejusque fidem ac religionem a se oppugnatatn; Vienne, 1581, in-4o. Plusieurs autres de ses ouvrages sont indiqués dans Moréri. Diction, histor., édit. de 1759, dans Richard et Giraud et dans la Nouv. Biogr. génér.

FRANCKENBERG (Abraham de), écrivain mystique, né à Ludwigsdortf l'an 1593, mort en 16o2, fut engagé avec le clergé dans de longues

et violentes polémiques au sujet de la coiamnnion et de l'Eucharistie, qu'il rejetait. Ajoutons qu'il adopta la plus grande partie des rêveries des Boehmistes. Ses principaux ouvrages sont : 1" Via veterum sapientiiim ; — 2" Sphcera mystica;

— B° Trias mystica, scu spéculum apocalypticum ;

— 4° du Lieu oii seront les âmes après la mort; en allemand, sous le nom de François Montanus. Tous les écrits de Franckcnberg sont à V Index de Clément VIII. Voy. l'abbé Latàvocat, Diction, histor.

FRANC-MACON, FRANC-MAÇONNERIE, ou simplement MAÇON, MAÇONNERIE. Que la franc-maçonnerie soit opposée à la foi chrétienne, personne n'oserait le contester sérieusement. C'est pour cela aussi que l'Église, qui ne perd jamais de vue le salut de ses enfants, l'a frappéedesesanathèmes. Ainsi, danssa constitution In Eminenti du 28 avril 1738, Clément XII prononce l'excommunication contre les francsmaçons (liheri muratori) et leurs fauteurs, et en réserve l'absolution au Pape, hors le cas du péril de mort. Benoit XIV, en confirmant cette censure par sa constitution Providas du 18 mai 1751 , exhorte vivement les rois et les princes à y joindre des peines temporelles. Voy. YËncyclop. cathol., à l'art. Maçon (Franc-), et le Supplém., où l'on trouve un exposé historique de la franc-maçonnerie, la bulle de Benoît XIV et deux autres plus récentes, dont l'une de Pie VU contre les Carbonan, et l'autre de Léon XII contre les sociétés secrètes. Ces pièces sont également rapportées dans le Cowr'S alphabet, de droit canon de l'abbé André.

* FRANÇOIS étant un nom commun à un certain nombre de divers personnages, nous avons placé d'abord les saints, puis les autres homonymes, en mettant les noms simples avant les composés, et en observant pour tous l'ordre alphabétique.

I. FRANÇOIS D'ASSISE (saint), fondateur de l'Ordre des Frères -Mineurs, né à Assise, dans l'Ombrie, l'an 1182, mort. le 4 octobre 1226, eut dès sa jeunesse un penchant très-prononcé pour les plaisirs du monde ; mais Dieu 1 ayant éprouvé par une succession de revers, il rentra en luimême et s'appliqua à pratiquer la douceur, l'humilité et la pauvreté. Après avoir fait l'abandon de tous ses biens , il reçut des disciples, auxquels il donna une règle que le pape Innocent III approuva , et il leur recommanda surtout la pauvreté, l'obéissance et l'humilité; c'est pour cela qu'il leur donna le nom de Frères- Mineurs. Quant à lui, sa vie était une pénitence continuelle. Désirant même souffrir le martyre, il s'embarqua pour la Syrie; mais une tempête l'ayant jeté sur les côtes de l'Esclavonie , il revint en Italie et se trouva à Rome à l'époque du quatrième concile de Latran. C'est alors qu'il connut saint Dominique , avec lequel il forma une sainte amitié. L'an 1219, il tint, au couvent de Sainte-Marie-des-Anges ou de la Portioncule, un chapitre général appelé Chapitre des Nattes, parce que, pour loger les religieux, on fit des cellules en roseaux et en nattes. L'an 1224, François reçut l'impression des stigmates , ce qui lui fit donner le titre de Séraphique, parce

Su'il l'avait reçue par un séraphin en croix, régoire IX le canonisa l'an 1228. Sa fête principale a lieu le 4 octobre, et celle de ses stigmates le 17 septembre. Ses Œuvres ont paru à Anvers , 1623 , 1641 ; on les trouve dans la Bibliothèque des Pères. Voy. saint Bonaventure, Vie de saint François. Wading, Annales Minorum, tom. I. Le P. Candide Ghalippe, Vie de saint François; Paris^ 1728. Richard et Giraud.

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Feller, Biogr. univein. La Nouv. Biugr. génér. Le Diction, de la thtol. cathol.

IL FRANÇOIS DE BORGIA (saint), troisième général des Jésuites, né à Gandie l'an 1510, mort le 30 septennbre 1572, fut nommé vice-roi de Catalogne en 1540. Il gouverna avec la plus grande sagesse, tandis qu'il vivait dans son palais comme le religieux le plus fervent. Ayant perdu sa femme en 1546, il entra chez les Jésuites, et se retira auprès d'Ognate, dans un ermitage où il se livra à tous les exercices de mortification et de charité. 11 refusa deux fois le cardinalat; mais il ne put point refuser la charge de général de sa compagnie , dans la-

Sjelle il rendit des services importants à son rdre et à la chrétienté tout entière. Clément X le canonisa l'an 1671, et sa fête se célèbre le 10 octobre. Saint François a composé, en espagnol, plusieurs ouvrages qui ont été traduits en latin : 1" Sermo de Verhis Lucœ XIX, ut appropinguavit .fesus, videns civitutem: — 2° Opei'um Chiistiani hominis spéculum; — o" Collyrium spirituale; — 4" Super cantic. irium puerofum. Voy. les Pérès Ribadeneira, Verjus et Eusèbe de Nieremberg, Vie de saint François de Borgia. Sotwel, Scriptor. Societ. Jesu. Feller, Biogr. univers. Crétineau-Joly, Histoire de la Compagnie de Jésus, tom. I et II. La Xour. Biogr. r/énér.

III. FRANÇOIS DE HIERONIMO ou DE GI- ROLAMO (saint), missionnaire de la compagnie de Jésus, né le 16 décembre 1643 à Grottaglie, village de la province d'Otrante, dans le royaume de Naples, mort le 11 mai 1716, fut l'aîné de douze enfants qui tousse distinguèrent par leurs vertus. François surtout se lit lemarquer dès ses premières années par la bonté de son caractère et par sa fervente piété, qui décelait déjà ce qu'il devait être un jour. L'amour des pauvres de Jésus-Christ et la compassfon pour leurs souffrances, semblaient profondément innés en lui. On raconte que Dieu, voulant récompenser d'une manière éclatante sa charité si précoce, opéra dès lors des prodiges en sa faveur, que plus d'une fois le pieux enfant trouva son pain et son argent multipliés. Ayant reçu la tonsure à l'âge de seize ans , il se rendit à Naples pour y faire ses études théologiques. Ordonné prêtre en 1666, il se livra pendant quelque temps avec un saint zèle aux fonctions du ministère apostolique, puis il entra chez les Jésuites, où il prononça ses vœux solennels le jour de l'Immaculée Conception de l'année 1682. Son plus grand désir était d'aller prêcher la foi aux Indes ou au Japon, et d'y voir couler son sang pour la propagation de la foi catholique ; mais Ta volonté de ses supérieurs l'ayant retenu dans sa patrie, il y exerça uu ministère non moins pénible et non moins glorieux, puisqu'il s'y livra pendant quarante années à tous les genres de travaux apostoliques, opérant de nombreuses conversions, guérissant miraculeusement les malades, jouissant du don de discerner les esprits, de découvrir les choses cachées , et d'être souvent ravi en extase. Les guérisons merveilleuses, les nombreux miracles opérés par son intercession après son trépas, lui méritèrent les honneurs de la béatification; Pie VU, en effet, le déclara bienheureux le 15 mai 1806. Un nouvel honneur fut rendu à sa mémoire : le 2W mai 1839, Grégoire XVI inscrivit son nompai-mi ceux de saint François Xavier, saint François Borgia et saint François Régis, comme lui prêtres et membres de la compagnie de Jésus, avec lesquels il était en communauté de nom, de zèle et de travaux. Voy. VEncijclop. cathol,

FRANÇOiS DE PAUIJE, (saint), institu-

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teur de l'Ordre des Minimes, né à Paule, ville de Calabre, l'an 1416, mort au Plessis-les-Tours le 2 avril, vers 1505, se retira dans la solitude, où il vécut dans les exercices de la pénitence et de la mortification. Plusieurs personnes, attirées par l'éclat de ses vertus, vinrent se mettre sous sa conduite; et le nombre de ses disciples s'étant considérablement augmenté, on bâtit un monastère qui fut le premier de cet Ordre. Sixte IV l'approuva en 1474, et saint François recommanda surtout à ses religieux l'humilité la plus profonde; ce ^ui leur fit donner le nom de Minimes, c'est-à-dire gens qui s'estiment les plus petits. Cet Ordre s'établit en France, puis en Espagne et en Allemagne, du vivant même de son fondateur. Léon X canonisa François l'an 1519, et sa fête se célèbre le 2 avril. Le P. Hilarion de Coste a donné sa Vie, in-4'^. Voy. BoUandus. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. ge'nér.

y. FRANÇOIS DE SALES (saint), évèque et prince de Genève, instituteur de l'Ordre de la Visitation, né au château de Sales l'an 1567, mort à Lyon le 28 décembre 1622, fut reçu docteur à Paris, devint prévôt de l'église de Genève à Annecy, et reçut les ordres sacrés. Dès son premier sermon, il convertit trois personnes fameuses par leurs désordres. Plein de zèle pour le salut des âmes, il parcourait les villes et les campagnes, instruisant le peuple. Dans le Chablais, surtout, il convertit une foule d'hérétiques. L'an 1602 il fut sacré évêque de Genève, et il travailla immédiatement a réformer son diocèse. Il rétablit la régularité dans toutes les maisons religieuses, en introduisit de nouvelles, telles que celles des Feuillants et des Barnabites, visita son diocèse jusqu'à ses dernières limites, et il ramena à la foi une infinité d'âmes égarées. Il institua une congrégation d'Ermites de la Visitation; puis, l'an 1610, l'Ordre de la" Visitation , dont la bienheureuse de Chantai fut la fondatrice. Il fut canonisé l'an 1665, et on célèbre sa fête le 29 janvier. La Vie du saint a été écrite par l'abbé Marsolier, en 2 vol., par l'abbé Hamon, curé de Saint -Sulpice; Paris, 1854, 2 vol., et son Esprit, par le Camus, évèque de Belley, son intime ami. Ce dernier ouvrage a été abrégé par CoUot, docteur de Sorbonne. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. ge'nér. VEncyclop. cathol., au Supplém. Les Œuvres complètes de saint F'rançois de Sales ont été plusieurs fois imprimées; la meilleure édition est celle de Biaise; Paris, 1835, 16 vol. in-8o,

VI. FRANÇOIS XAVIER (saint), apôtre des Indes , né au château de Xavier, près de Pampelune , l'an 1506, mort le 2 décembre 1552, fut reçu maître es ai'ts à l'université de Paris. Il connut saint Ignace de Loyola, qui, après lui avoir inspiré le mépris de la gloire mondaine, l'associa au dessein qu'il formait de fonder la compagnie de Jésus. A partir de ce moment, François se livra à tous les exercices de la pénitence ; et, le jour de l'Assomption de l'an 1S34, il fit vœu, avec saint Ignace et cinq autres compagnoris, d'aller se présenter au Pape pour lui offrir de servir l'Église partout où il lui plairait de les envoyer. Jean III, roi de Portugal, ayant demandé au Pape des missionnaires pour prêcher la foi dans les Indes orientales, François Xavier y fut envoyé: il arriva à Goa l'an 15i2. De là il se rendit à la côte de Paravas, dont il convertit tous les habitants; et il n'obtint pas moins de succès dans le royaume de Travancor, dans l'île de Manar, près'de Ceylan, e| dans celles qui environnent Macassar. L'an 15+9, il

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alla au Japon, et il obtint la permission de prêcher à Cangoxima, où il opéra de nombreuses conversions. Après un séjour de plus de deux ans dans le Japon, il résolut de passer dans la Chine; mais il mourut en arrivant. Grégoire XV le canonisa l'an 1622 ; sa fête se célèbre le 3 décembre. 11 a laissé un Catéchisme et des lettres, qui ont paru en 15% et en 1667. Voy. le P. Bouhours, Vie de saint François Xavier. Richard etGiraud. Feller, Biogr. ttnivers.LA Nouv. Biogr. génér.

VII. FRANÇOIS (Claude), bénédictin de Saint- Vannes, né à Paris l'an 1559, mort à Saint-Mihiel en 1632, contribua à réformer sa congrégation, et fut envoyé au mont Cassin pour y consulter les constitutions de ce monastère. Il vint à Paris en 1610, alin de faire approuver les nouveaux règlements. 11 fut douze fois président de sa congrégation. Son principal ouvrage est intitulé : Propositions d'accommodement pour terminer les difficultés touchant les approbations, élections, promotions et dépositions des supérieurs de la congrégation; 1627. Voy. D. Calmet, Bihlioth. Lorraine. F eller, Biogr. univers. La. Nouv. Biogr. génér.

VIII. FRANÇOIS (Jacques), jésuite, né à Varennes, mort à Reims l'an 1639, fut reçu docteur en 1619, puis il alla à Pont-à-Mousson, où il fut chancelier de l'université, après avoir professé pendant vingt-six ans la philosophie, la morale, la théologie scolastique et l'Écriture sainte. 11 acquit la réputation d'un subtil théologien. Il a laissé : 1" Causa salufis infantium, aaversus infanticidum Tubennense ; Pont-à-Mousson , 1630, in -12; — 2° Commentaire sur le Psaume CXVIII; — 3° Renversement de la foi par les calvinistes ; — i° Exercice d'un serviteur. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Le P. Abram, Hist. de l'université de Pont-à-Mousson , 1. VIII, art. 30. Richard et Giraud.

IX. FRANÇOIS (Laurent), lazariste, né à Arinthod, dans la Franche -Comté, l'an 1698, mort à Paris en 4782. On lui doit : 1» Lettre sur le pouvoir des démons ; in-4» ; — 2" les Preuves de la religion de Jésus-Christ contre les Spinosistes et les déistes; Paris, 1751 , 4 vol. in-12; — 3» Défense de la religion chrétienne contre les difficultés des incrédules; ibid., 1755, 2 vol. in-12;

— 4" Examen du catéchisme de l'homtéte homme, ou Dialogue entre un caloyer et un homme de bien ; Bruxelles et Paris , 4764 , in-12 ; — 5° Réponse aux difficultés proposées contre la religion chrétienne par J.-J. Rousseau ; Paris, 1765, in-12 ;

— 6° Examen des faits qui servent de fondement à la religion chrétienne, précédé d'un court traité contre les athées, les matérialistes et les fatalistes; ibid., 1767, 3 vol. in-12; — 7» Observations sur la Philosophie de l'Histoire et sur le Dictionnaire philosophique , avec des réponses à plusieurs difficultés; Paris, 1770, 2 vol. in-S». Voy. Desessarts, les Siècles littéraires. Quérard, la France littéraire. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nou». Biogr. génér.

X. FRANÇOIS (Louis-Jean), lazariste, massacré à Paris le 3 septembre 1792, était supérieur du séminaire de Saint-Firmin, à Paris; il refusa de prêter serment à la constitution , et par ses écrits exhorta ses confrères à suivre son exemple. On a de lui, outre VOraison funèbre de la princesse Louise-Marie de France , religieuse carmélite : \° Examen de l'instruction de V Assemblée nationale sur la constittdion du clergé; in-8"; — 2» Point de démission ; 1791, in-S"; — B^Mon apologie, d'après le refus de serment civique ; 1791 , in-S". Voi/. Feller, Biogr. univers.

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