‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 870 sur 1220 · XXVII. FRANÇOIS RÉGIS. Voy. Régis, n» I · texte numérisé non relu

XXVII. FRANÇOIS RÉGIS. Voy. Régis, n» I

I. FRANÇOISE (sainte ), fondatrice des Collatines, née à Rome l'an 1384, morte le 9 mars 1440, aimait dès son enfance la prière , la solitude et la pénitence. .\près son mariage , elle conserva le même esprit de retraite et d'oraison, et elle donna à tous ceux qui l'environnaient les plus beaux exemples de piété. Plusieurs dames romaines formèrent avec elle l'engagement de se mettre sous la conduite des Pères de la congrégation du Mont-Olivet. Elle fonda le nouvel institut des Collatines ou Oblates. L'an 1437 elle prit l'habit religieux, et fut nommée supérieure de sa congrégation. Elle passa le reste de sa vie dans les exercices de la pénitence la plus austère, et elle fut favorisée du don de prophétie et de celui des miracles. Paul V la canonisa l'an 1608, et on célèbre sa fête le 9 mars. Voy. Richard et Giraud. UEncyclop. cathol. . ,

n. FRANÇOISE DAMBOISE (la bienheureuse), duchesse de Bretagne, née en 1427,

FRAN

FRAT

morte l'an 1485. Promise dès sa naissance à Pierre, comte de Guingamp, second fils de Jean V (ou VI), dit le Sage , duc de Bretagne , elle fut élevée à la cour de ce duc, fiancée à sept ans, et mariée à quinze. Égaré par la jalousie, Pierre maltraita sa jeune femme; mais, convaincu bientôt de son innocence, il redoubla de respect pour elle; ils convinrent même que le survivant des deux entrerait dans un monastère. Devenue duchesse de Bretagne en 4450, Françoise ne changea rien à sa "manière de vivre; elle continua à être d'une simplicité admirable. En 1457 Pierre mourut, déclarant « qu'il laissait sa femme comme il l'avait reçue. » En 1463, par les conseils du P. Jean Soreth, général des carmes, elle lit venir de Liège des carmélites, et fonda le monastère desTrois-Maries à Vannes. Elle y prit l'habit le 25 mars 1467, sous le nom de sœw Françoise, servante du Seigneur. Devenue prieure en 1475, elle se fit donner un autre couvent dans le voisinage de Nantes, où elle termina ses jours. Dans le Martijrologium Gallicanum, Françoise est placée au 2 novembre. Sa Vie a été écrite par l'abbé Jean Barrin, et imprimée à Rennes, 1704, in-12. Voy. Dom Lobineau. Histoire de Bretagne. Feller, Biogr. univers La Nouv. Biogr. géné.r.

L FRANCOLINl (Balthasar), savant et vertueux jésuite, né à Fermo, dans la marche d'Ancône, l'an 1650, mort au collège Romain en 1709, enseigna avec distinction la philosophie et la théologie à Rome. Il est auteur du Clericus romanus contra nimium rigorem munitus; Rome, 1705; Munich, 1707; ouvrage qui a pour objet de réfuter les reproches des Jansénistes, et surtout du docteur Arnauld, contre la manière dont on administre dans l'Église le sacrement de pénitence. Toutefois, l'auteur est allé trop loin; car on lit dans V Index libror. prohif)itor. : a Francolinus, Clerici Rom. Pœdag., laxioris in admirtisti'ando Pœnit. Sacram. disciplinse magister, observationibus liistorico-critico-moralibus exagitatus (Decr. 26 oct. 1707). » Voy. Feller, Biogr. univers.

II. FRANCOLINl (Marcel), né à Monte-Albodo, dans la marche d'Ancone, vivait sur la fin du XVI' siècle. Il a laissé : lo Traité du temps des heures canoniales; Rome, 1581 ; Venise, 160o; — 2» Traité du mariage des eunuques: Venise,

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