II. ALCANTARA (Pierre d'). Voy. Pierre
D'ALCANTAI'.A.
III. ALCANTARA, ordre militaire d'Espagne, ainsi .ippelé dune ville de même nom dians l'Estramadure. Alfonse IX ayant repris , en 1212, Alcantara sur les Maiires, en confia la défense d'abord aux chevaliers de Calatrava, et deux ans après à ceux du Poirier, institué en 1170 et approuvé par le pape Alexandre lll l'an 1177, sous la rèsle de Saint-Benoit. Ce fut à cette occasion qu ils quittèrent leur ancien nom pour
{«rendre celui a Alcantara. En 1540 ils obtinrent a permission de se marier. A leiu-s vœux ordinaires ils ajoutent celui de soutenir l'Immaculée Conception, l'oy. Andréas Mondo,</i? 0/Wm. milit. Mariana, Hisi. des Ordres monast. et rnilit.. tom. VI, p. 53.
ALCÉDO ou ALZÉDO (Maurice de), Espagnol, docteur en droit canon. On a de lui : de Excelleritia episcopalis dignitatis . deque Ecclesia regenda , visitunda. administranda : necnon de qeneralis Vicarii auctoritate. ac munerihu.t:L\on, lti30.in-4». Voy. ISico]. - AnXonio, Bi bl ioth. Hisp., tom. 11. p. 95.
ALCENSIA (Nicolas de). Allemand, religieux de l'ordre des Carmes, florissait au xv« siècle. Il a laissé , entre autres ouvrages : 1" des Commetitaitvs sur r Exode et sur l'Apocalypse de saint Jean : — 2° Sennonex de tempore , de Officio Missfp. etc. Voy. Trithème, de Sci-ipt. Ecoles, Possevin , in Apparat, sacr.
ALCHER, moine de Cîteaux au xn« siècle, a laissé quelques ouvrages de piété publiés dans les œuvres de saint Augustin, de Hugues de Saint-Victor, et dans Tissier, Biblioth. Cisterciensium.
ALCHIMIE, ALCHIMISTE. Lorsque l'alchimie a poiu' but de contrefaire de l'or, de largt'nt, elle est illicite et expressément <léfendue. C'est dans ce sens que le Droit canon déclare les alchimistes infâmes, et veut que si ces alchimistes sont des clercs on les prive de leurs bénélices et on les traite comme incapables d'en posséder le reste de leur vie. Voy. L. Ferraris, l'romnta Biblioth. canonica, juridica, etc., et l'abbe André , Cours alphab. de droit canon , où il est dit quek^ues mots de la (piestion.
ALCIACUM. Voy. Aichi-les-Moines.
I. ALCIAT ou ÀLCIATI r André), habile jurisconsulte milanais, né à Àlzano en 14i>2, est mort en 1550, après avoir professé avec un grand succès à Avignon et à Bourges. Parmi ses nombreux ouvrages on remarque : 1" Paradoxonim juris civilis , libri F/; 1517 ; c'est l'explication et la correction des termes grecs qui se trouvent dans le Digeste; — '2" Emblemata , ou sentences morales en vers ; écrit qui a été réimprimé bien des fois et traduit en diflérentes langues;
— 3" Epiffola contra vitam monasficam. Cette lettre a été condamnée par la sainte congrégation de VIndex. (Decr. 22 déc. 17(HJ.) Voy. Pancirol, de Chris legum inferpretibu-9.
II. ALCIAT ou ALCIATI (Térence), jésuite, né à Rome en 1570. et mort l'an 1651, fut chargé par Urbain Vlll d'opposer une histoire du concile de Trente à celle de Fi-a-Paolo; mais la mort l'ayant surpris, les matériaux qu'il avait recueillis servirent au cardinal Pallavicino, qui composa en elfet une nouvelle histoire du samt concile. Alciat cependant écrivit la Vie du P. Fabri , jésuite. Voy. B'eller, Biogr. univers.
ALCIATI (Melciiior), jiu'isconsulfe, natif de Milan ,mort en 1613 ou ^618. Il professa le droit civil à Pise,et publia, entre auties écrits : de Prœcedentia inter feudatarium. Cresarei , Ponfificisrptp juris doctorem . etc.; Ticini , KMX), in-4». Voy. M;izzuchelli, Scrittori d'Italia.
ALCIBIADE, l'un des quarante-huit martyrs de Lvon. Voi/. Pothin.
ALCIME ou JACIME, JOACHIM , grand prêtre des .luifs, qui usurpa cette dignité, soutenu des forces du roi Antiochus Eupator. Ayant entrepris d'abattre le mur du panis intérieur du temple ; b:\ti par les prophètes, il en fut puni; Dieu le fiappa d'une paralysie dont il mourut après quatre ans de pontificat. Voy. l'histoire de cet usurpateur sacrilège dans I Machab., vu, ix, et Il Machab.. xiv. jisseph, Autig., l.Xll, c. xvii.
I. ALCOCK (Jean), savant et pieux évêque anglais, né à Beverley, dans le "Yorkshire, au milieu du xv» siècle, devint évêque d'Ély, et fut fait grand chancelier d'Angleterre par Henri VII. Parmi ses écrits nous citerons : 1" Mnns perfectionis ad Carthusianos : Londres, 1501, in-4";
— 2" Alibatia Sancti Spiritus , in pura conscientiu fundata; Londres, 1531, in -4"; — 3" les Psaumes de la Pénitence, en vers anglais; — 4° Homeliœ vulqares; — .5° Meditationes piœ; — » 6" If Mariage d'une vierge avec Jésus-Christ , en anglais.
II. ALCOCK (Simon), Anglais, docteur en théologie , vivait en 1380. On a de lui : Expositiones'in Magistrum sententiarum . De Modo dividetidi theina pro materia sermonis. Voy. Leland et Pitseus, de Script. Angl.
ALCORAN ou LE CORAN, LE KORÂNC^/coranus, Coranus), signilie en arabe la lecture