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eum quodlibetum , seu moralium omnium operationum Compendium juxta seriem alphabeti,permixto, competenfi indice dispositum , ex dupUci tomo Encyclopediœ Matthœi Renii deductum; in quo laxioribus opinionibus rejectis, probabiliores et selectiores in hoc unicum volumen arctaniur; Naples, 1701. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Bihlinth. univ. Francise, tom. I, p. 453. FULGINAS.FULGINIA, FDLGINIUM. Voij.
FOUGNI.
FULGOSE ou FRÉGOSE (Raphaël), jurisc, né à Plaisance, qui vivait au xv« siècle , professa le droit canon pendant six ans à l'université de Pavie, puis à Plaisance et à Padoue. Il a laissé : 1» Super codice,lib. IX, super Jf. veteri, lib.XXIV, super ff. novo, lib. XII; — Û" Opéra Galcuteca, sive controversiarum f'orensium; et quœsiionum practicarum, décades IV, consilia posthuma, criminalia, feudaliaet testamentaria, etc. Voy. Trithème , De Scriptor. eccles.
FULIGNO. Voy. Foligni.
FULIGATTI (Jacques), jésuite, né à Rome vers 1580, mort l'an 1653, prêcha avec succès dans plusieurs villes d'Italie, et devint président de la congrégation de la Sainte-Vierge à Rome. Il est auteur de : 1° Vita di Roberto liellannini, cardinale; Rome, 1624, in-4"; — 2» Vita di sunta Elisabetta, regina di Portogallo; ibid., 1625, in-8"; — 3° Compendio délia vita de S. Francesco Saverio, apostolo dell' Indie ; ibid., 1637, in-S^; — 4" Martirio de' santi Abondio, Abondanzio , Marciano e Giovanni; ibid., 1637, in-S»; — 5" Vita del Padre Bernardino Realini; Viterbe, 1644, in-4''; — 6" Vita del Padre Pietro Canisio, délia compagnia di Giesh; Rome, 1649,in-8°, Il a aussi publié les Lettres du cardinal Rellarmin. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. La Nouv. Biogr. génér.
FULEE (Guillaume), théologien, né à Londres vers l'an 1540, mort en 1589, fut reçu docteur à Cambridge, et devint chapelain du comte de Lincoln. Il a laissé de nombreux ouvrages dirigés contre les catholiques ; le principal est intitulé : The text of the New Testament of Jesus- Christ, trnnslated oui of the vulgar latin by the papists of the traitorous seminarie at Rhemes; 1580 et 1601. Cet écrit de Fulke est, comme tous les autres, à V Index de Clément VIII. Voy. la Nouv. Bioqr. génér.
FULLANtiS. Voy. Foignan.
I. FULLER (Nicolas), théologien et philologue, né à Southampton l'an 1557, mort à Aldingtpn en 1623, se livra spécialement à l'étude de l'Ecriture sainte et des langues orientales. Il obtint un canonicat à Salisbury et le rectorat de VS'altham. On lui doit : 1» Miscellaneu theoloaica et sacra; Heidelberg, 1012, in-8''; Oxford, 1616 ; Londres , 1617 ; — 2» un Appendix à cet ouvrage; Leyde, 1622, in-80. Ces Misr.ellanea se trouvent dans les Critici sacri , tora. IX. On lit dans Y Index libror. prohibitor., au sujet de cet ouvrage : « FuUerus Nicolaus. Misceilaneorum Theologicorum libri très. His insuper accessit consimilis argumenti liber quartus (Decr. 11 Aprilisl628). » Voy. Wood, Athenœ Oxonienses.
II. FULLER (Thomas), théologien anglais, né à Aldwincle l'an 1608, mort en 1662, fut chapelain de Charles I"" et de Charles II. Il a laissé de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : 1" Pisgah Sight of Palestine and the confines thereof, with the history of the Old and New Testament: Londres, 1650, in-fol.; — 2» Comment on Ruth, with two sermons; ibid., 1654, in-8"; — 3" Commentaire sur le IV* chapitre de saint Matthieu; ibid., 1652, in-S"^; — 4» Church history ofBritai?i, etc.; ibid., 165o, in-fol. Voy.
le P. Le Long, Biblioth. sacr., p. 735. Moréri , édit. de 1759.
FULMINATION (Fulminatio), sentence de l'évèque ou de l'onicial qui est commis par le Pape pour ordonner l'exécution des bulles. Ce terme désigne encore plus spécialement l'exécution ou la dénonciation d'une sentence d'anathème, faite publiquement avec solennité.
FULNIACUM. Voy. Foigny.
FULQUIN ou FÙLGUIN, FOLCUIN, FOL- QUIN , abbé de Lobes. Voy. Folcuin, n" III.
FULVIE, dame romaine qui, ayant embrassé la religion juive, donna de l'or et de la pourpre à quelques Juifs qui l'avaient instruite, pour être envoyés au temple de Jérusalem. Mais ces Juifs retinrent ce présent et en lirent profit. Ce qu'ayant su l'empereur Tibère, il donna un édit par lequel tous les Juifs furent chassés de la ville de Rome. Voy. Joseph, Antiq., 1. XVIII, c. V. D. Calmet, Diction, de la Bible.
FUMAGALLI (le P. Ange), savant historien de la Lombardie et abbé de l'Ordre de Citeaux, né en 1728, mort à Milan en 1804, se livra à l'étude des langues orientales et de la théologie. Lorsqu'on créa l'Institut des sciences, des lettres et des arts du royaume d'Italie, il fut choisi des premiers pour donner de l'illustration à cette compagnie naissante; mais la suppression de son Ordre devint pour lui la cause d'un chagrin mortel ; il n'y survécut que peu de temps. Parmi les divers écrits de Fumagalli, qui sont tous en italien, nous signalerons les suivants comme ayant rapport à la religion : l" Sur l'origine de l'idolâtrie (dans le Recueil milanais); 1757; — 2» Sur un Code grec de la liturgie amhrosienne; 1759 ; — 3° Code diplomatique ambrosien , contenant les diplômes et les chartes des siècles viiF et IX^ qui existaient dans les archives du monastère de Saint - Ambroisien ; M'ûan, \f^5, in-4o. Voy, Feller, Bioqr. univers.
FUMANÔ ou FUMANI (Adam), chanoine de Vérone, mort l'an 1587, possédait les langues latine et grecque. Outre plusieurs ouvrages en vers, il a publié : D. Basilii magni archiepiscopi Cœsariensis moralia , ascetica magna , ascetica parva, A. Fumano î«/erpre<e; Lyon, 1640. in-fol. Voy. le .lourn. de Venise, tom. IX , p. 135.
FUMÉE (Rarthélemy), dominicain, né à Villo, en Italie, mort l'an 1545, fut un prédicateur célèbre, et il devint inquisiteur général. On a de lui : 1" une Somme des cas de conscience intitulée : Armilla aureu; Venise, 1550, m-i"; elle a eu de nombreuses éditions; — 2" Expositio compendiosior in Epistolas Pauli et Canonicas; — 3" Philothea , opus inimortalis aiiimi dignitatem continens. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. II, p. 123.
FUMEL (Jean-Félix-Henri de), évéqae de Lodève, né à Toulouse l'an 1717, mort en 1790, se distingua par ses vertus épiscopales, son ardente charité et son attachement à l'autorité de l'Église. Il a laissé, outre deux Oraisons funèbres, une bistruclion pastorale sur les sources de l'incrédulité du siècle; Paris, 1765, in-12. Voy. la Notw. Biogr. génér.
FUNAMBULE ou DANSEUR DE CORDE (Afidahata, funambulus, scœnobates). Ceux qui dansent sur une corde fort élevée se rendent coupables de péché mortel; car, quelque habiles qu'ils puissent être, ils s'tixposent au danger de se tuer ou de se blesser grièvement, puisqu'il ne faut pour cela qu'un vertige , une faiblesse d'imagination , un mouvement subit causé par les cris des spectateurs.
FUNCHAL (Funchala), ville épisc. de l'Ile de Madère , dans l'Océan occidental. L'Ile fut sou-
FURG
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mise aux Poi-tugais Tan 1419. L'évêché y fut érigé vers le wi" siècle, sous la métropole de Lisbonne. Cet évêché a été vacant pendant quelques années; mais la reine de Portugal Marie II y a nommé un évéque, qui a été préconisé par Grégoire XVI dans le consistoire du 22 janvier 184i. Vof/. De Commanville, I" ToUk alphabet., p. 107, 108. Gaet. Moroni, vol. XXVIII, p. 14. 15.
I. FUNCK (Christian), protestant, né à Lubeck l'an 1G59, mort en 1729, fut successivement diacre et pasteur; il eut de longues controverses avec les piétistes. Il a laissé : Souvetiir nouveau des [/rédicateurs d'Aurich, depuis le temps de la réformation jusqu'en \1Y1; en allemand. Voy. la Souv. Kiogr. génér.
II. FUNCK (Jean), protestant, né à Werden l'an 1518, mort l'an 1566, se rendit en Prusse, où il devint aumônier du duc Albert. Accusé de fomenter des troubles dans l'État, il fut décapité. On a de lui, outre une Chronologie en latin , un Commentaire sur Daniel et sur ï'Apocalgpse, en allemand; Francfort, 1596 , in-4». Voy. la ^ouv. Hidgr. oénér.
FUNÉRAILLES, mot dérivé du latin funus, parce que chez les Romains on se servait de torches dans les enterrements. Ce sont les derniers devoirs que Ton rend aux morts. Les Hébreux sont remarquables entre tous les anciens peuples par le soin avec lequel ils rendaient ces derniers devoirs. Les parents s'occupaient seuls de tout ce qui concernait les funérailles, comme de transporter le cadavre, de le descendre dans la fosse; les bières n'étaient en usage que pour les corps embaumés. On enveloppait les autres morts dans un simple suaire , et on les portait sur un brancard. Voy. J.-B. Glaire, Introduction crit. et hist., etc.. tom. II, p. 286, 287. Gaet. Moroni , vol. XXVIII, p. 15 et suiv., et Conipar. Sépulture.
FUNÉRAIRES (FRAIS). Voy. Frais Funéraires.
FUNES (Martin de), jésuite, né à Valladolid l'an 156U, mort à Colle en 1617, professa à Salamanque, à Gratz et à Milan. Il a laissé : 1» Disputatio de Deo uno ; Disputatio de vitiis et peccatis in génère; Gratz, 1589; — 2" Spéculum morale et practicum . in quo coutinetur medulla casuum conscientiœ ; Conalance, 1598; Cologne, 1610; — 3» Methodus practicu utendi libro Thomœ de Ketnpis de Imitatione Christi: trad. en italien; Milan, 1603. Voy. Nicol. -Antonio, BiWio//*. Hisp. Sotwel, Bihlioth. Scriptor. Societ. Jesu. La Nouv. Hingr. génér.
FURGONIO ou FORCONIO (Fu?'conium), ancienne ville épisc. d'Italie située dans le lieu appelé aujourd'hui Saint-Victorin, à trois lieues d'.Àquila, où son évêché, érigé au vn» siècle comme suffragant de l'archevêché de Chiéti, fut transféré en 1257. Son premier évéque. Flore, assista au concile de Rome tenu l'an 680 sous le pape Agathon. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., t. X, p. 105. De Commanville, /« Table alphabet.. p. 108. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XX VI II. p. 75.
FUREUR, emportement violent causé par un dérèglement habituel de l'esprit et de la raison ; la fureur est une cause d'interdiction. Voy. Irrégularité. Richard et Giraud, et Compar. E.M-
PÊCHEMENTS, n» II , noll.
FURGOLE (Jean -Baptiste), avocat au parlement de Toulouse, né à Castel-Ferrus l'an 1690, mort à Toulouse en 1761 ou 1771, a laissé, outre des ouvrages sur le droit civil : Traité des curés primitifs, où l'on examine leur origine , les différentes catises qui y ont donné lieu, leurs droits,
leurs jn-érogatives , etc.; Toulouse, 1736, in-4'>.
FURIEUX (Furiosiis), celui qui est emporté jusqu'à la perte de la raison ne peut accepter un bénéfice; mais si la fureur survient après qu'il en a été pourvu, elle ne fait pas vaquer le bénéfice. On charge seulement quelqu'un de faire les fonctions qu'il ne peut exercer. Voy. Irrégularité. Richard et Giraud, et Compnr. Empêchements, n<>II, n»H.
FURIUS (Frédéric), surnommé Seriolanus, moraliste, né dans le royaume de Valence vers 1510, mort à Valladolid l'an 1592, soutint contre le professeur Bononia l'utilité de la traduction de la Bible en langue vulgaire, et il publia à ce sujet un livre qui fut mis à VIndex, et qui l'exposa à de graves poursuites. Il a laissé : Fononia, sive deLibris Sficris in vernaculam linguam convertendis. Ubriduo; Bàle,1556, in-8°. Koy.Nicol.- Antonio. Bihlioth. Hispan. La Nouv. Biogr. gén.
FURLONG (White), en latin Cundidus , de l'Ordre de Citeaux, né dans le comté de Wexford, en Irlande, mort vers 1614, était issu d'une famille protestante; il se convertit, et parvint à ramener son père au sein de l'Église. Il voyagea en France, en Italie et en Espagne, où il embrassa la vie monastique , et retourna en Irlande comme missionnaire. Sa vertu lui attira la vénération des peuples de cette île. Il a laissé : 1° Oratio per modum epistolœ ad S. Malachiam, archiepiscopum et primutem Hibemiœ ; — 2» Epi stola ad sanctum palrem nostrum Bernardum. Voy. Moréri, Diction, histor.. édit. de 1759.
FURNI, ville épisc. de l'Afrique occidentale, dans la province proconsulaire. On n'en connaît que deux évéques : Siméon, qui assista au concile de Carthage sous Bonilace, et Geminius, qui se trouva au concile de Carthage sous Cyprieri. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVIII, p. 77.
FURSY ou FOURSY (saint), en latin Furseus, abbé de Lagny et patron de Péronne, né en Irlande, mort le 16 janvier 650, était (ils d'un petit prince de ce pays, qui devint roi de Momonie ou Munster, une des provinces de l'Hibernie. S'étant retiré dans une île située près de l'Irlande, il y bâtit un monastère ; mais il fut obligé de retourner dans sa famille, où il convertit son aïeul , réconcilia avec ce dernier son père et sa mère, et lit embrasser la vie monastique à Foignan et Ultan, ses deux frères. Obligé, par la jalousie de ses ennemis, de se retirer dans le royaume des Anglais orientaux, il y bâtit le monastère de Cnobersburg, puis il passa en France , où il fonda celui de Lagny. L'Église honore sa mémoire le 16 janvier. Voy. Desmay, Vie de saint Fursij. Bulteau, Hist. de l'Ordre àe Saint-Benoit, 1. 111.
FUSCHIUS ou FUSGHUS (Paul), évéque de Sarni, vivait au xv* siècle. Il a laissé : 1» De la Visite du gouvernement des églises : Rome, 1581 ; — 2" Singularités sur les questions les plus subfiles du droit civil et canonique; Francfort, 1601.
FUSCIEN (saint), martyr, mort le 11 décembre, vers l'an 28"/, vint dans' les Gaules avec saint Denis et ses compagnons. Ayant appris que les chrétiens étaient persécutés dans les diocèses de Reims et de Soissons, il s'y rendit avec saint Victoric. Le désir de savoir des nouvelles de saint Quentin les lit venir à Amiens , où ils apprirent de leur hôte Gentien qu'il était mort depuis un mois pour la religion chrétienne. Us furent bientôt arrêtés eux-mêmes pour la même cause. Gentien fut décapité sur-le-champ. Pour Fuscien et Victoric, on les mit à la question, puis on les renferma chargés de chaînes dans les prisons d'Amiens, pour leur Uancher la tête