GAAL
GABA
quelques jours après. L'Église honore leur mémoire le 11 décembre. Foy. Tillemont, iWmoires ecclés., tom. IV, à l'article Saint -Denis de Paris. Richard et Giraud.
FUSGIEN-AUX-BOIS (SAINT-), en latin Sancius Fu-'scianus in Nemore, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le village du même nom, à deux lieues d'Amiens. Ce fut d'abord une église que Childebert fit bâtir en ce lieu, lorsqu'on y découvrit le corps de saint Fuscien. Cette abbaye ayant été ruinée, Enguerrand, comte d'Amiens, la fit rebâtir au xi" siècle; et, l'an 1648, on y introduisit les religieux de la congrégation de Saint- Maur, qui y rétablirent la discipline monastique. Voy. Gallia Christ., tom. X, col.
FUSCULE (saint), évêque et confesseur, vivait au v siècle. Hunneric, roi des Vandales, l'exila, après lui avoir fait donner cent cinquante coups de bâton. On l'honore le 6 septembre, avec tous les autres martyrs exilés dans le même temps et par le même prince.
FUSI ou FUSIL (.Antoine), docteur de Sorr bonne et protonotaire apostolique, né en Lorraine vers l'an 15G5, mort dans le pays de Vaud l'an 1635. Il entra dabord chez les Jésuites; mais il n'y resta pas, et devint curé de Saint- Barthélémy, de Saint-Leu et de Saint-Gilles, à Paris. Accusé d'hérésie, de sorcellerie et d'incontinence, il fut privé de ses bénéfices et interdit de toutes fonctions ecclésiastiques. Il demeura en prison pendant cinq ans, puis il se retira à Genève, où il embrassa le calvinisme et se maria. Il a laissé : \° Factum pour M. Antoiîie Fusi, docteur en théologie, contre maître Nicolas Vivian et autres, marguilliers ; in-8"; — 2" une violente attaque contre l'Église romaine, intitulée : Le Franc Archer de la vraye église, contre les abus et énormités de la fausse; Paris,
1619, in-S». Voy. le P. îs'icéron, Mémoires, tom. XXXIV. D. Calmet, Bihliotk. Lorraine.
FUSSALA ou FUSSULA , siège épisc. le même que FOSSALA, et qui est aujourd'hui un simple évêché m purtibus infidelium. Voy. Fossala, et Gaet. Moroni, vol. XXVIII, p. 77.
FUSSEL, lieu d'Espagne situé sur les limites des diocèses de Burgos et d'Osma; on y tint, l'an 1104, un concile {Concilium Fusselense), dans lequel on régla les limites de ces deux diocèses et d'autres points de discipline ecclésiastique. Voy. Hardouin, tom. VI.
FUSSULA. Voy. Fussala.
FUXIUM. Voy. Foix, n" I.
I. FYOT DE LA MARCHE (Claude), comte de Bosjan, né à Dijon l'an 1630, mort en 1721, embrassa l'état ecclésiastique, et fut nommé prieur de Pontarlier, L'an 1651, il devint aumônier du roi , puis abbé de Saint-Étienne de Dijon, député du clergé et conseiller d'État honoraire. Il a laissé : 1" Histoire de l' abbaye de Saint- Utienne; Dijon, 1696, in-fol.; — 2» Manuel pour entendre la sainte messe, pour la confession et la communion, etc.; Lyon, 1731 et 1734; — 3° Avis important sur la pratique et V administration du sacrement de Pénitence, pour l'utilité des confesseurs et des pénitents, etc.; Bruxelles, 1738, in-12; — ¥ La Dévotion aux suints Anges ^h^on, 1738, in-12. Voy. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne, tom. I, p. 235 et 236, et, aux additions, p. 6. Richard et Giraud.
II. FYOT DE VAUGIMOIS, petit-neveu du précédent, né à Dijon l'an 1689, mort à Lyon vers 1750, était docteur en tiiéologie, abbé de Notre-Dame du ïronchet et supérieur du séminaire de Saint-Irénée de Lyon. Il a laissé : Entretiens abrégés avec N.-S. Jésus-Christ, avant et après la messe; Lyon, 1721, 4 vol. in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
6AA6 (Jean-Frédéric), protestant, né à Gœppingen l'an 1761, mort en 1832, fut inspecteur de la bibliothèque du séminaire de Tubingue, assesseur à l'inspection du séminaire théologique de cette ville , puis surintendant général (archevêque protestant). Ses principaux ouvrages sont : 1" Observationes ad loca quœdam Veteris Testamenti; Tubingue, 1792, et dans les Commentationes theolog. de Velthusen;— '■2" Documents pour servir à l'éclaircissement du Cantique des cantiques; en allemand; Tubingue^ 179(5; — 3" Documents pour servir à l'explication des I<"^, 11^ et IV" livres de Moïse; en allemand; ibid., Î796; — 4" Dissertatio de locis quibusdum sententiarum Jesu Siracidœ; ibid., 1809; — 5° Dijudicatio antiquarum Hoseœ versionum; ibid., 1809; — Q" Animadversio?ies ad antiquiorem Judœorum historiam; ibid., 1811; — 7" Éclaircissements pour servir à l'histoire juive jusqu'à la destruction de Jérusalem par les Romains, en allemand ; ibid., 1824; — 8" Manuel pour servir à l'intelligence philologique des apocryphes de l'Ancien Testament, en allemand; ibid., 1818-1819. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
GAAL, fils d'Obed, marcha au secours des Sichémites, attaqués par Abimélech, fils de Gé-
déon ; il s'avança pour combattre celui-ci , mais il fut vaincu et il prit la fuite. Voy. Juges, ix, 26 et suiv.
I. GAAS , montagne du pays échu à la tribu d'Éphraïm. Voy. Josué, xxiv, 30. Juges, ii, 9. Euseb., Onomasticon. Roland, Palœst, tllustrata, p. 344, 345.
II. GAAS, torrent ou vallée dont il est question dans II Rois, xxiii, 30; I Paralip., xi, 32. L'hébreu et les Septante portent torrents au pluriel; ajoutons que le mot hébreu est susceptible des deux sens, mais que celui de vftllée paraît plus conforme au contexte, Voy. Rel^nd, Palœst. illustr., p. 345.
* GABA , de même que Gnbaa, Gahaath, Gabaé, Gabaon, Gabuthon, Gabbatha , Gabéé, qu'on lit dans la Vulgate, viennent d'un mot hébreu qui signifie hauteur, lieu élevé, comme une colline, une montagne. C'est pourquoi ces noms propres sont quelquefois traduits dans la Vulgate par lieu élevé, et réciproquement.
GABA, ville de la tribu de Benjamin située au pied du mont Carmel, entre Ptolémaïde et Césarée. Voy. Isaïe, x, 29. D. Calmet, Diction. de la Bible,
GABA
(ÎABÏ