‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 894 sur 1220 · I. GABAA, ville de la tribu île Juda. Voy. Josué . XV · texte numérisé non relu

I. GABAA, ville de la tribu île Juda. Voy. Josué . XV

II. GABAA, près de Cariath-Iarim, dans la tribu de .luda. Fo»/- II Rois, vi, .3, 4.

III. GABAA ou GABAATH , GÉRA, ville de la tribu de Benjamin et patrie do Saùl, premier roi dlsraël; cest ce qui la fait appeler par Isaïe (x, 29) Gabaath de Saùl. Elle était située à deux lieues de Jérusalem, vers le septentrion. Elle devint fameuse par ses crimes, et surtout par celui qu'elle commit envers la femme du Lévite dont il est question au livre des Juges, xix. Voy. Hieronym., ad Osée, c. v, et ad Sophon., c. i, et in Epitaphio Paula. Relaiid , Paiœst. illustr., p. 7G9, 770.

lY. GABAA, ville de la Iribu de Benjamin différente de la précédente. Voy. .losué, Wlii, 28.

GABAATH. 1 o;/. Gabaa . n» III.

GABAATHE DÈ.PHINÉÈS, ville située dans les montagnes d'Épbraim; elle fut donnée à Phinéès, lils dÉléazar. Voy. JosiK, xxiv, 33.

GABAATHE DE SAÙL. To»/. Gabaa, n» III.

GABAATHITES, qui est de Gabaath, Voy.

I Paralip., xii,3,et Gabaa, n» III.

GABAÉ ou GÂBËÉ, ville iévitique de la tribu de Benjamin. Voy. Josué, xvm, 24; xxi, 17. I Pai-alip., VI, 60.

I. GABALA ou GABBUS , ville épisc. de Lydie située au diocèse d'Asie, sous la métropole de Sardes, et dont l'érection remonte au v* siècle. Elle est mentionnée dans les Actes des conciles et dans les Notices grecques. De Commanville dit qu'elle se nommait Gebul au temps des croisades, et qu'elle eut un évêque latin immédiatement soumis à Antioche. On n'en connaît que deux évéques, dont le premier, Polycarpe, assista au concile de Chalcédoine, et le second au septième concile général. Voy. Lequien, Orieits Christ., tom. I, p. 894. Richard et Giraud. De Commanville, /r« Table alphabet ., p. 108.

II. GABALA, ville épisc. de la première Syrie située au diocèse d'Antioche, sous le patriarche. Les Actes des conciles en font mention. Les croisés s'en emparèrent et y mirent des évéques latins; le premier siégeait vers l'an M15. Avant cet événement elle avait eu dix évéques, dont le premier, Zoïle, assista au concile de Nicée. Gâbala est aujourd'hui mi évéché in pai-tibus sous la métropole d'Antioche, également in pariibus, Voy. Pallad.. Dialog. de Vit. Chrysost. Sacrale. 1. VI, c. x et xi. Assemani, Biblioth. Orierit., tom.I, p. 240. Lequien, Oriens Christ., tom. II , p. 798. Échard , in Jnd. episcop. Or. cht^t.. tom. III, p. 1170. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVIILp. 80, 81.

GABAON, capitale des Gabaonites, située à deux lieues de Jérusalem, vers le nord. Les habitants de cette ville essayèrent de tiomper Josué et les anciens d'Israël, en leur faisant entendre qu'ils étaient d'un pays fort éloigné, et qu'ils désiraient faire alliance avec le peuple de Dieu. Us furent condamnés pour cette supercherie à porter l'eau et le bois au tabernacle du Seigneur comme des prisonniers de guerre. Sur la fin du règne de David et au commencement de celui de Salomon, le tabernacle et l'autel des holocaustes que Moise avait faits dans le désert se trouvaient à Gabaon. Voy. Josué, ix, 3 et suiv.; x, 4 et suiv. l Paralip., xxi, 29,30. Joseph, Antiu.. 1. VII, c. x.

GABAONITE {Gabaonites\{\\à est de la ville de Gabaun. Voy. I Paralip., xu, 4. II Esdras, III, 7.

GABAONITES {Gaboonitce) , peuple dont la ville capitale était Gabaon. Voy, Josué,ix,.3,etc, Coûq)ar. GABikOXf.

GABARA ou GABAROTH, ville considéi-able

de Gahlée. Voij. Joseph, de Vita sua, p. 1017.

GABAThON ou GEBBETHON, ville de la tribu de Dan attribuée aux Lévites. lo»/. Josué, XIX. 44: XXI, 23. 1 Rois, xv, 27. etc.

GABBA ou GABBUS, ville épisc. de la première Syrie située au diocèse d'Antioche, sous le patriarche. Les .Actes des conciles la mentionnent. On n'en connaît que trois évéques, dont le premier, Bassien, assista au concile de Nicée. !>///. Lequien , Oriens Christ., tom. II, p. 787. Richard et Giraud.

GABBARA ou GABBARE, nom que les Égyptiens donnaient aux corps morts qu'ils conservaient chez eux. Voy. S. Augustin, Senn. CXX, de divers, c. xu. Boïlandus, aul7 janvier,p.liO. Tillemont, Hist.ecclés., tom. VII, p. 132- Richard

GABBATHA, lieu du palais de Pilate d'où il prononça la sentence de mort contre Jésus- Christ. Voi/. Jean, xix, 13.

GABBUS. Voy. Gabala, n» I, et Gabba.

GABELLE (Gabel/a). mot dérivé de gabium, qui signifie tx'ibut : c'est un impôt qu'on lève sur les marchandises et les denrées que l'on Hait entrer dans les villes. Les saints Pères ont toujours obligé les lidèles à payei* les impôts. Voy. S. Paul, Epitre aujc ^Romains, e. xiu. S. Augustin, Exposit. sur lÉpUre aux Romains. Voy. de Ferrière. Diction, civ. et canoniq. Deuisart, Collett. de Jurisprud., au lïiot Gabelles.

GABELUS. parent de Tobie, appartenait à la tribu de Nephthali. Il fut mené en captivité au delà de l'Euphrale, avec Tobie, son cousin, à qui il avait emprunté dix talents d"ai"gent, et il établit sa demenre à Rages, ville de Médie. C'est là que Tobie envoya son lils pour lui redemander l'argent qu'il lui avait prêté. Voy. Tobie, IV et suiv.

GABEN , ville épisc. de la seconde Palestine, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Scythopolis, et située ù seize milles de Césaré«. On n'en connaît que deux évéques, dont le premier, Ruftin , assista l'an 431 au concile d'Éphèse, et le second. .Anastase, souscrivit au concile des trois Palestines, eu 536. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 702, Richard et Giraud.

GABER, fils d'Uri, était intendant de la province de Galaad et de Basau, au delà du Jourdain, sous le règne de Salomon. Voy. III Rois, IV, 19.

GABI A (Jean-Baptiste), né à Vérone, vivait au xvi» siècle. Il professa les lettres grecques à Rome. Il était aussi versé dans la théologie. Il a laissé : 1" une Traduction latine des Comme»taires, de Tfiéodoret, écèque de Cyr, sur Daniel et sur Ézéchiel: Rome, 1563,in-fol.; le P. Sirmond l'a donnée dans son édition de Théodoret; — 2* une Traduction de l'historien Zozime, et des Psaumes d'après le texte hébreu ; — 3° une Trnduciion grecque du Calendrier (grégorien ; Rome, 1583. Voy. Scipion MaÛei, i'eivna Hhatrata^ lib. IV, degli Scrittari Veronensi.

GABILLON (Auguste-Frédéric), né à Paris, vivait au XYiii* siècle. D'abord théatin, il apostasia et embrassa le protestantisme. Il se rendit en Hollande, où son inconduite lui lit refuser l'emploi de ministre , qu'il sollicitait. On a de lui : la Vérité de la religion réformée protaéepor l'Écriture sainte et par Contiquité,povt- '^^^^^ réponse à la Lettre pastorale de M. l'at-c^végtie de Paris; La Haye, 1701, itt-12. Voy, la .N«». Biogr. qénér.

GABIM, ville dont on ignore la situation; quelques-uuâ prennent le mol de G'duut. sclou

GABR

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sa signification, pour des hauteurs. Voy. Isaïe, x,31.

GABINIUS (Aulus), consul romain 58 ans avant J.-C, mort à Salone vers l'an 40 avant J.-C, rétablit en Judée plusieurs villes qui avaient été ruinées dans les guerres, comme il rétablit Hircan à Jérusalem, lui confirma la dignité de prand sacrificateur, constitua dans la province des gouverneurs et des juges pour le gouvernement du peuple; en sorte que la Judée passa, de l'état monarchique à l'état aristocratique. Il y avait des tribunaux dans plusieurs villes, afin que le peuple trouvant dans tous les quartiers des juges pour connaître de ses différends, ne lut pas obligé de s'éloigner beaucoup du lieu de sa demeure. Il y a des savants qui croient que l'établissement du sanhédrin doit son origme à Gabinius. Voy. Joseph, Antiq., 1. XIV, c. X. De Bello Jud., 1. I, c. vi. Petav., de Doctrina temporum, 1. Il, c. XXVI. D. Galmet, Diction, de la Bible.

GABIO, ville épisc. d'Italie située dans le Latium , entre Rome et Palestrina. On en connaît neuf évéques, dont le premier, Ascerius, assista au concile de Rome tenu l'an 465, sous le pape Hilaire. Foy. Ughelli, /ta/îa sacr., t. X, col. 107. Richard et Giraud. Gaet, Moroni, vol. XXVIII, 81 et suiv.

GABLER (Jean -Philippe), protestant, né à Francfort-sur-le-Mein l'an 1753, mort en 1826, fut reçu docteur en théologie l'an 1787, devint premier professeur de théologie à l'université d'Iéna, puis conseiller privé ecclésiastique et consistorial. Outre les articles qu'il a fournis au Theologisches Journal, publié à Nuremberg , il a composé plusieurs ouvrages. Nous citerons, entre autres : l" Esmi d'herméneutique du Nouveau Testament; Altdorf, 1788; — '2" Introduction historico- critique au Nouveau Testament; ibid., 1789; — 3" Nouvel Essai sur l'histoire de la création de Moïse; ibid., 1795; ce dernier écrit est le complément de celui de Jean-Gottfried Eichhorn intitulé Urgeschichte, ou Histoire primitive, et auquel il a ajouté une introduction et des notes. Quant à cet ouvrage d'Eichhorn, qui a du mérite à certains égards, il n'est pas exempt de défauts graves ; nous ne craignons pas d'affirmer que son auteur n'a pas compris le vrai sens des premiers chapitres de la Genèse. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. ge'nér.

I. GABRIEL, un des premiers anges, fut envoyé au prophète Daniel pour lui expliquer les visions du bélier et du bouc qu'il avait vus, et le mystère des septante semâmes qui lui avait été révélé. Il fut aussi envoyé à Zacharie pour lui annoncer la naissance de saint Jean-Baptiste, et à Marie, à qui il apprit que le Fils de Dieu s'incarnerait dans son sein. Les Grecs honorent l'ange Gabriel le 26 mars, le 11 juin et le 26 juillet ; les Latins l'honorent, avec tous les autres anges, le 29 septembre. Voij. Daniel, viii, 16; IX, 21. Luc, I. Richard et Giraud.

II. GABRIEL (Archange de SAINT-), franciscain, né à Rouen l'an Î637, a laissé : 1" l'Esprit de l'Évangile; Paris, 1683 et 1684, 7 vol.; — a" la Profanation des e'g lises condamnée par deux lettres chrétiennes ; ibid., 1688; — 3° la Mort des élus, ou Exercices chrétiens pour se préparer à bien mourir; ibid., 1684 et 1689; — 4" Paroles tirées du Nouveau Testament pour éclairer les personnes religieuses et les personnes du monde; ibid., 1691, 2 vol.; — 5» Soliloques sur les sept Psaumes de la Pénitence; ibid., 1690 et 1697; — 6» Instructions chrétiennes tirées de l'Ecriture sainte ; ibid., 1691, 2 vol. ; — 7" Pratiques de piété pour tous les jours de la semaine; ibid,, 1696; —

8"^ la Règle du Tiers -Ordre de Saint -François, ibid., 1691.

IIL GABRIEL ou GABRIELIS (Gilles de), franciscain, vivait au xvii>^ siècle. Il se fit recevoir licencié à l'université de Louvain , et il devint déliniteur général et commissaire apostolique dans les Pays-Bas. Il a laissé : 1° Thesis theologica de sacramento Pœnifentiœ, peccntoribus, prœsertim consuetudinariis et recidivis, légitime administrando ; Bruxelles , 1676 , in-4° ; — 2" Specimina moralis christianœ , et moralis diabolicœ; ouvrage qui fut mis à V Index par un décret en date du 27 septembre 1679 ; deux nouvelles éditions parurent, l'une sous le titre de Specimina moralia,editiosecunda ah auctorecorrecta et aucta , et l'autre sous celui de les Essais de la théologie morale, 3^ édition, revue, corrigée et augmentée; elles furent aussi condamnées par un seul et même décret daté du 2 septembre 1683. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I, p. 15. Le Journ. des Savants, 1681, p. 131, 1« édit., et p. 85, 2e édit.

IV. GABRIEL DE CHINON , capucin, missionnaire français, né à Chinon, en Touraine, mort à Tellichéry (Malabar) en 1670, se fixa vers 1640 à Ispahan, où il apprit les langues orientales et où il fit un grand nombre de conversions. Vers 1660 il passa à ïauris , où il fonda un couvent de capucins; il établit aussi des missions dans le Kurdistan et àTiflis. Gabriel avait écrit beaucoup de notes et d'observations sur les pays qu'il avait parcourus, surtout au point de vue religieux et théologique. Moréri les a publiées sous le litre de Relations nouvelles du Levant, ou Traités de la religion, du gouveimement et des coutumes des Perses , des Arméniens et des Gaures, composées par le P. G. D. C. (Père Gabriel de Chinon), et données au public par le sieur L. M. P. D. E. T. (Louis Moréri, prêtre, docteur en théologie). Voy. Nicéron, Mémoires, lom. XXVII. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la tliénl. cothol.

V. GABRIEL DE SAINT -VINCENT, carme déchaussé , né à Lodi , vivait au xvii'' siècle. Il professa la philosophie, la théologie et la controverse, et fut prieur, définiteur et visiteur

fénéral de la province de Gênes. On lui doit : 0 In Primam purtem D. Thomœ ; Rome, 1664, in-foL; — 2» In Secundam purtem: ibid., 1665, m-fo\.;— 3° De Gratia; ibid.,1670, in-4"; — 4» De Fide, spe et charitate ; ibid., 1666, in-fol.; — b'^De Incarnatione ; ibid., 1656, in-fol.; — 6" De Sacramentis; ibid., 1656, 4 vol. in-4"; — 1° De Censuris: ibid., 1661, in-fol.; — 8» De Justitia el jure; ibid., 1661, in-fol.; — 9° Summa moralis; ibid., 1667, in-fol.; — 10» Anagogia christiana ; ibid., 1666, in-fol.; — 11° et plusieurs autres indiqués par Richard et Giraud. Voy. la Biblioth. Carmel., tom. I, p. 533.

VL GABRIEL SÉVÈRE, né à Monembasie, autrefois Épidaure,\\\\e du Pélopqnèse, fut consacré évèque de Philadelphie, à Constantinople, par le patriarche Jérémie, l'an 1577 ; mais voyant qu'il y avait peu de Grecs dans son église, il se retira à Venise , où il fut évéque des Grecs de ce pays. Il a laissé : 1° Traité des sacrements, en grec ; Venise, 1600 ; — 2° Fides Ecclesiœ orientons, seu Gabrielis metropolitœ Pliiladelphiensis opuscjila, en grec et en latin; Paris, 1671. Voy. le Journ. des Savants, 1672, p. 37, l'*^ édit., et p. 3, 2" édit. Moréri, Diction. /«Afo;-. Richard et Giraud.

VIL GABRIEL SIONITE, orientaliste, né à Edden, village du mont Liban, l'an 1577, mort à Paris en 1648, fit ses études à Rome au collège

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