‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 100 sur 1294 · LITT · texte numérisé non relu

LITT

LITHOMANCE ou LITHOMANTIE, en grec, divination par le moyen des pierres; chose que la religion condamne.

LITHOSTROTOS. terme grec qui signifie :

Savé de pierre; c'était le lieu où. selon saint ean l'évangéhste. Pilate rendait la justice, et d'où il prononça la sentence de mort contre Jésus-Christ. Les anciens appelaient lithostrotos non pas simplement un pavé de pierre, mais un lieu pavé de marbre, et quelquefois de marbres de différentes couleurs , un pavé en mosaïque. Voy. Jean, xix, 13, et les commentateurs sur ce passage. Pline, Hist. mit., 1. XXXVI, c. xxv. Comparez Gabbatha, son correspondant hébreu, c'est-à-dire syro-chaldaïque , qui signifie proprement hauteur, élévation, émtnencc.

I. LITIGE (Lis, dvtsidium, controversia), procès, contestation en justice. On se servait autrefois de ce mot en parlant des contestations qui s'élevaient sur la possession des bénéfices. Or le litige ne donnait pas ouverture à la régale, à moins qu'il n'y eût contestation en cause. On examinait aussi si le litige n'était pas une vexation manifeste, ou si le réaliste lui-même n'en avait pas été l'instigateur; c'est pourquoi il fallait que la contestation fût formée six mois avant le décès de l'évéque pour donner ouverture à la régule. Voy. La Combe, au mot Hégale, p. 151. Richard et Giraud.

II. LITIGE, en Normandie, était un droit dépendant de la couronne par lequel le roi pouvait présenter aux bénéfices de cette province vacants pendant que le litige durait entre deux patrons ecclésiastiques ou laïques. En matière bénéficiale, lorsque l'un des deuxeontendants mourait pendant le litige, on adjugeait la possession du bénéfice à celui qui restait, parce qu'en matière bénéficiale, la jouissance des bénéfices étant personnelle, les héritiers n'étaient pas appelés en reprise. Voy. De Ferrière, Dtetmn. de droit et de prat., au mot Litige. Richard et Girand. Le Diction, ecclés. et connu, jjortatif.

LITITZA . ville épi se. de la province de Thrace , située au diocèse de ce nom, et érigée en évéché , selon De Commanville , au IXe siècle , sous Philippopolis ; plus tard elle fut érigée en métropole sans sulTiagants. On n'en connaît que deux évéques : N..., qui assista au concile du patriarche Calliste, et Méthodius, qui siégeait ou 1721. Voy. Lequien , Oriens Christ., loin. ltp. 1108. De Commanville, /'* lubie aluhnbét., p. 100. Richard et Giraud.

LITOBRAND Voy. Ll itprand.

LIT0MER1CE ou LITOMERICIUM . LIT0- MERIUM. Voy. Llitmlritz.

LITRE (Lttnrn, zona tesseraria funebris), ceinture funèbre quon mettait autrefois autour d'une église. Le droit de litre est un droit honorifique qu'avaient les seigneurs, patrons, fondateurs, dans les églises qu'ils araient fondées , ou les seigneurs nauts-justiciers dans les églises de leurs seigneuries. Ce droit consistait a faire peindre les ecussons de leurs armes sur une bande noire que l'on mettait à la clef de la voûte du chœur ou au» frontispice du portail. Le droit de mettre des armoiries à une église était personnel et inhérent à la famille du fondateur, de sorte qu'il ne passait point à l'acquéreur du fonds cum univcrsitate fundi. Les fondateurs avaient droit de /itre non-seulement dans les églises paroissiales, mais encore dans toutes les églises de leur fondation , soit collé-

K" îles, soit conventuelles ou monastères. Voy. nisart , Coitect. de jurisprud.,a\x mot Litbe. D'Olive, Question* notables. De Roye , De Jurib.

honorif., 1. 1 , c. U. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

LITT A (Lorenzo ou Laurent de), prélat et cardinal, né à Milan en 17515, mort l'an 1820, fut successivement prolonotaire apostolique , ptmeide de la consulte, commissaire aux frontières de Toscane , et archevêque de Thèbes m partions. En 1794, il fut envoyé en Pologne en qualité de nonce, et il déploya beaucoup de prudence et de force d'àme au milieu des révolutions de ce pays. En 1797 il passa en Russie, et obtint de Paul I" le maintien de six diocèses du rite latin et de trois du rite grec. A son retour. Pie VIII le nomma son trésorier général, cardinal -prêtre, et préfet de la Congrégation de l'Index. Plus tard il devint préfet de fa Propagande et évèque de Sabine. On lui attribue : Lettres sur les quatre Articles dits du clergé de France. Ces Lettres , qui sont au nombre de vingt-neuf .ont eu quatre éditions; la dernière est de Paris, 1826. in-12; la 3* édit., Bruxelles (ou plutôt Lyon), 1818, iu-8a de 143 pages, a été revue, corrigée et augmentée par l'auteur. Voy. Feller. Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Gaet. Moroni, vol. XXXIX, p. 21-28.

LITTERANUM. Voy. Letterano.

LITTERATO (Antoine), né à Rome, vivait au xvii* siècle. Il a publié . 1* Somme abrégée des sacrements de l Eglise ; Rome , 101 1 ; — 2" Sermons de la nativité de Jésus-Christ ; ibid., — 3" De l'Ordre solennel de la visite pour l'usage des èréqnes.

L1TTIRANUM. Voy. Letterano.

I. L1TTLET0N (Adam), né à Hales-Owen, dans le Shropshire, en 1627, mort à Chelsea en 1694, exerça les fonctions de pasteur dans cette dernière ville, professa à l'école de Westminster, et fut chapelain de Charles IL Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Pasor metricusp sive voces omnes Novi Test, primogenut hexametris versibus comprehensa- , en grec et en latin ; Londres, 1658, in-4°; — 2° Elementa retigionis, sive IV capita catechetica totidem lingvist descripta; ibid., 1658, in -8*; — 3° Salomon'» gâte, or an entrance into the Church; ibid., 1662, in-8° ; — 4* Dictionary latin , greek, hebrew and english; ibid., 1678; ouvrage très-estimé, et qui a été souvent reproduit; — 5* LXl Sermons; ibid., 1680, in -fol. Voy. Wood, Athenœ Oxonienses. La Noun. Biogr. génér.

IL L1TTLETÛN ou LYTTLET0N (Georges), anglican, né en 1709, mort l'an 1773, fil ses études à Oxford, voyagea en France, en Italie, et à son retour fut successivement député au parlement , secrétaire du prince de Galles, trésorier de l'épargne et conseiller privé. On a de lui, en anglais, outre une Histoire de Henri II : 1° La Religion chrétienne démontrée par la conversion et l'apostolat de snint Paul, 1747; ouvrage traduit en français par l'abbé Guénée ; Pjhs, 1754, in-12. 11 y a dans le travail de Littleton des vues profondes et parfaitement convaincantes ; mais il est à regretter que l'auteur ait fait contraster avec les meilleurs raisonnements les préjugés de sa secte , jusqu'à assimiler les miracles de l'Église catholique aux scènes honteuses de Saint • Médard : — 2* un Dialogue sur la mort, in-8* Voy. Feller, Biogr. univers.

LITTOMISSEL ou LDTOMISLIE ( Littomcscum. Littomiscium), ville épisc. de la Bohême, située vers les confins de la Moravie, sous le gouvernement de Chrudin. Lorsque Clément VI érigea, en 1343, l'église de Prague en archevêché , il établit un nouvel évéché à Littoinissel , sous la métropole de Prague. On ne trouve

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