STIL
STOC
front. Voi/. Lévit., mx, 28. Apocal., xni. 16, 17.
il. STIGMATES DE JÉSUS - CHRIST. Saint Paul dit qu'il porte sur son corps 1rs stigmates du Seigneur Jésus, c'est-à-dire les marques des coups qu'il a reçus pour son amour. Les historiens de saint François d'Assise ont rapporté que, dan» une vision, ce saint reçut les stigmates des cinq plaies de Jésus-Christ crucifie, et qu'il les porta sur son corps le reste de sa vie. Anciennement on imprimait sur le corps des soldats et des serviteurs certains caractères
K>ur les distinguer. V«y. Galates, VI, 17. Gaet. oroni, vol. LXX, p. 32-38, on sont cités beaucoup d'auteurs nui ont écrit sur les stigmates de Jésus-Christ. Compar. FRANÇOIS, n° I.
STILE on STYLE. STTLET, sorte de poinçon. Tout le monde mil que les anciens se servaient,
Sour écrire sur des tablettes enduites de cire, e stylet* de fer, de cuivre ou d'os, pointus par un bout pour former les lettres, et plats par l'autre pour effacer. L'Écriture marque le même usage. Job souhaite que ses discours soient écrits avec un stylet de fer sur une lame de plomb. Jérémie dit que le stylet des docteurs de la loi est un stylet d'erreur, et que le crimo de Juda est écrit avec un stylet de fer et gravé sur le cœur comme sur des tablettes. Voif. IV Rois, xxi, 13. Job, xix, 23. 24. Jérémie, vm, 8; xvn, I.
STILLING (Jean-Henri), dont le véritable nom était Jung, protestant, né à Grund, dans le duché de Nassau, en 1740, mort à Heidelberg au commencement de 1817. était d'abord tailleur; mais comme son esprit actif le poussait fortement à s'instruire, il se fit maître d'école, puis il entra comme instituteur dans une maison particulière. Il acheva sa propre éducation, et s'établit ensuite à Elberfeld.Tous les auteurs allemands qui l'ont connu, tels que Gœthc et Mathisson, louent sa bonne foi, sa franchise et la douceur de son caractère. Des centaines d'aveugles pauvres lui durent la vue, et tels furent son désintéressement et sa charité , que, loin de rien exiger d'eux, il en prenait soin et
universités de Marbonrg et de Heidelberg; le
f:rand-duc de Rade le nomma conseiller auique. Outre divers écrits sur l'économie publique, Stilling a laissé : 1» Scènes du règne des esprits; Francfort. 1803; — 2° Théorie de ta connaissance des esprits; Nuremberg, 1808; — 3° Apologie de cette théorie; 1H09; dans ces trois ouvrages il s'attache à démontrer l'existence des revenants et le commerce des esprits avec le monde sublunaire; dans le troisième, en particulier, il réunit en système toutes ses idées, parmi lesqucllesil s'en trouve de véritablement superstitieuses; — 4° L'Instituteur du peuple; — Tt° Le Philanthrope chrétien, ou Contes futur les Ijourgeiiis et les pat/tans; — 6* /,/• Manuel pour les ami* du christianisme; — 7" L'Homme gris; ouvrage périodique qui a été continué par d'autres. Tous les écrits de Stillinj: sont empreints de sa douce piété et de ses rêves mystiques. Il en est un dans lequel il va jusqu'à prédire que Jésus-Christ apparaîtra visiblement aux hommes avant 1836. H avait une grande foi dans ses prédictions, et souffrait difficilement les contradicteurs. Gœthc le compare à un somnambule qui se déconcerte et se trouble lorsqu'on l'arrête dans ses courses nocturnes. Voy. Michaud, Rinur. unieers.
STILLINGFLEET (Edward), anglican, né à Cranbourn, dans le Dorsct, en 1635, mort à
Westminster l'an 1699, fui successivement curé,
Erédicateur du Templp, chapelain ordinaire de harles II, qui le nomma chanoine et doyen de Saint-Paul, et, en 1689,évêqnede Worcester. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Irenicum, or the divine right of partindar forms of Church govemment examined; Londres, 1659,1662, in-4";
— 2° Origines sacra* , en anglais; Londres, 1662, in-4»; Oxford, 1817, 2 vol. in-8", dern. édit.; — 3° Gmunds of the protestant religion ; Londres, 1681, in-fol.; — 4° Origines britannira- or Antiquities of british chuirhes ; ibid., 1685, in-fol.;
— 5" Eccle.siavfieal cases on parochial clergy ; ibid., 16911, in-8°0n a une traduction française de son traité intitulé : Si un protestant, laissant la religion protestante pour embrasser celle de Rome, peut se saucer dans la communion romaine? Il y soutient l'affirmative, comme les autres docteurs protestants consultés par Henri IV, par Elisabeth de Wolfcnbuttel , etc. Ses Œuvres ont été publiées en 1710, 6 vol. in-fol. Voy. la Life nf Ed. Stil/ingfleet ; Londres, 1710, in-8°. Chauflepié, Nouv. Diction, hùtor. Feller. Michaud, Riogr. univers.la Nouv. Bioqr. génér.
STIMBOLA. Le P. Lequien dit que Stimbola est la même ville que Constantinople , appelée Stamfmul par les Turcs. Les Arméniens avaient un évéque de leur nation dans cette ville dès le commencement du xry* siècle. Ce prélat prit ensuite le titre de patriarche , pour ne céder en rien au patriarche grec résidant dans la même ville. On connaît sept de ces prélats arméniens, dont le premier, Hesychius, assista en 1307 au concile de Sis. Koy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1V20.
STrVAGIUM. Voy. Êtivai..
STIVES. Voy. Thêbes, n° L
STOBI , ancienne ville de Macédoine dans la Pélagonie, suivant Ptolémée. Pline et Étienne en font une colonie romaine, et Hiérocles un évéché de la deuxième Macédoine, au diocèse de l'Illyrie orientale. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Dunius, assista au premier concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 75.
STOCCUS. Voy. Stoke.
I. STOCK (Christian), protestant, né à Camburg en 1672, mort l'an i733, fut professeur à Iena, et jouit de la réputation d'un savant profondément versé dans les langues orientales. Ses principaux écrits sont : 1° Dispulatione* de pa-ms Hehroftrum capitalibus; — 2° Clavis lingua> sanctee Veteris Testamenti; c'est un Diction, nébreu; — 3? Clavis linguœ Sovi Testament i; c'est un diction, grec ; — 4° Histona Passionis Christi;
— 5* Lexicon homileticum. Voy. Feller, Biogr.
IL STOCK (Saint Simon), général de l'Ordre des carmes, est né dans le comté de Kent,en Angleterre, l'an 1185, et mort à Dordeaux le 16 mai 1265. Il n'avait que douze ans lorsqu'il s'échappa de la maison paternelle pour se retirer dans un désert, et se logea dans le creux d'un chêne; ce qui le fit surnommer Stvk , qui en anglais veut dire tronc d'arbre. Pendant son généralat il institua la confrérie du Scapulaire. Ses confrères ont assuré que c'est dans une vision que la sainte Vierge lui donna le scapulaire, comme une marque de sa protection spéciale envers tous ceux qui le porteraient. Launoy publia en 1653 une dissertation pour montrer que la vision de Simon Stock était une fable. Il se fonda principalement sur le silence des auteurs
Îiui, selon lui, devaient naturellement en parer; mais il a été réfuté par Rcnolt XIV et par
STON