STOK
le P. Cosme de Villiers, qui tous deux citent des témoignages des plus anciens écrivains de l'Ordre des Carmes. Il y en a un, entre autres, de Pierre Swayton , compagnon et directeur du saint, et qui le premier a écrit sa Vie. Théophile Raynaud a rassemblé tous les passages que l'on a produits en faveur de cette vision. L'office et la fétc du Scapulaire ont été approuvés depuis ce temps-là par le Saint-Siège. Saint Simon Stock a été enterré à la cathédrale de Bordeaux. Nicolas III permit de faire sa fête dans cette ville, et Paul V étendit eetle permission à tout l'Ordre des Cannes. Sa féte se célèbre le 16 mai, jour de sa mort. On a de ce saint : 1° Canones cultus divini; — 2° Homilia ad populum; — 3° De Christiana Pmiitentia; — 4* Epistolat ad patres; — 5° Cantique* en l'honneur de la sainte Vierge, etc. Voy. Lucius, Btblioth. Carmcl. Benedict. XIV. De Canonisationc, t. IV, part. II , e. ix. Le P. Cosme de Villiers, Biblioth. Carme/., tom. II, p. 75. Theoph. Rayualdus, Si:apulare Marianum ; Oper., tom. VU. Feller,Michaud, Biogr. univers. Compar. Sca- PULAIRE, ne II.
STOKE ou STOCCUS (Pierre), carme anglais, mort dans le couvent de Hucheu, au comté d'Oxford, en 1599, était docteur et premier recteur de l'université d'Oxford. Il fut envoyé par l'archevêque de Cantoi béry à Oxford, en 1582, pour réfuter publiquement l'hérésie de W'iclef. Il réussit parfaitement dans sa mission. On a de lui : 1° Commentaires sur la Bible et sur le livre des Sentences; — 2° un livre (P Article* contre Wielef ; — 3" un des Questions ordinaires; — 4° De Superioritnte ctenci, contra Philippum Repingtanum , etc. Voy. Pitseus, De Ulustr. Angl. Scriptor.
STOLBERG ( Frédéric -Léopold, comte de), écrivain allemand, né à Ramstedt en 1750, mort à Sondermuhlen , près dOsnabrûck, en 1815), fut nommé en 1771 ministre plénipotentiaire du prince évèquc de Luberk près de la cour de Danemark , puis en 1791 président du gouvernement , du consistoire et des finances a Eutin, et en 1796 ambassadeur à Saint-Pétersbourg. Ku 1800 il quitta le luthéranisme, et se convertit à la religion catholique. 11 a laissé plusieurs ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1» Histoire de la religion chrétienne, en allemand; Hambourg, 1811-1818, 15 vol. in-8»; il s'arrêta au concile général d'Ephèse en 430; mais son ouvrage, traduit en italien par Rossi et Relier en 1821, a été continué par Fr. de Kerz; Mayence, 1825-1846, t. XIX-XLV, et par Brischar, ibid., 1S4U-1853, tom. XLVI-XEVIII ; — 2° Petit Livre de l'amour de Dieu, en allemand; 1810, in-12; trad. en français; 1819 et 1836, in-18. Voy. Feller, Michaud, Btoyr. univers. La
ST0NE (John-Hnrford), savant imprimeur à Paris, né en Angleterre, dans le comté de Dcvon , vers 1765. mort à Paris en 1821 , a laissé ; 1« Lettre à monsieur A. F. T. du F'" (du Fossé), membre du consistoire et trésorier de l'église de Houen, signée Photinus ; Paris. 1800 , in-80 de 55 pages ; lettre dans laquelle il soutient des opinions de Socin et de Priestlev sur l'humanité de Jésus-Christ; — 2° une édition de la Sainte Bible, version de Genève, dite Bible de Stone; Paris , 1805, in-12de 1330 pages. Slone a édité divers autres ouvrages. Voy. Michaud, Biogr. univers., au Supp/ém.
ST0NITES ou NOUVELLES LUMIÈRES, eu anglais Newlighls, hérétiques qui tirent leur nom d'un certain Stonc, leur chef, et qui sui-
vent la doctrine des ariens. C'est une des nombreuses sectes des États-Unis d'Amérique.
ST0RAUPH0RES ou PORTE •CROIX, officiers du patriarche de Constantinople , ainsi nommés parce qu'ils portent une croix sur leur chapeau pour se distinguer des autres.
ST0RAX, sorte de parfum que Jacob envoya, entre autres choses, à Joseph, alors intendant d'Egypte, et qu'il ne savait pas encore être son fils. L'Ecclésiastique compare aussi la sagesse au storax et à plusieurs autres parfums. Voy. Genèse, xuil, 11. Ecct., xxiv, 21.
ST0RGH ou ST0RCK (Nicolas), anabaptiste , né à Stolberg en Saxe, mort à Munich en 1530. Suivant la mode du temps , il traduisit en grec son nom, qui signifie cigogiie, et s'appela Pelorgus. Avec Muntier et Cellarius il fonda la secte des anabaptistes, en prenant pour base le principe de Luther , qu'on est sauvé par la foi, et non par les sacrements. Il forma une secte connue sous le nom de Souveauj- Prophètes; mais, sa présence ayant causé de grands troubles à Wittemberg, Luther le fit bannir, et Storch se réfugia en Silésie, puis en Pologne et en Bavière. Le nom de Nicolas Stotk figure dans Y Index de Clément VIII. Voy. Micliaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génèr..
I. ST0RCK (Ambrolsc), en latin Pelargus, dominicain , né en Weteravie , dans le landgraviat de Hesse-Darmstadt, mort à Trêves en 15,77, était très -habile dans les langues latine et grecque, ainsi que dans les belles-lettres et la théologie. Il prêcha à Trêves, combattit avec zèle les hérétiques de vive voix et par écrit, et assista au concile de Trente en qualité de théologien de l'archevêque de Trêves. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : 1* Apologia sacri/icii Eucharisties , contra OEcfAampadium ; Bàle, 1520; Vienne, 15i3, in-8»; — 2» Hyperaspismus , seu Apologiœ propugnatio , qua Èucharistiœ sacrificium ah •xcolampadiana calomnia asseritur; Bàle, 1529, in-8°; — 3° Adversus anabaptistarum errore* aliquot Liber: — 4* /» Eleutherolxtptistas ; — 5° In Iconomachos ; — 6° Conflictatiuncula Hieroprepii et Misoliturgi de ratione sacrifiai misso? ; — 7° Divina S. Joan . Chrysostomi Liturgia e grœco latine ah Ambr. Pelargo versa et illustrata. La plupart de ces ouvrages ont été imprimés ensemble à Fribourg et a Cologne , 1531. Voy. le P. Éohard, Scriptor. Ord. Preedic., tom. II. p. 158.
II, ST0RCK (Nicolas). Voy. Stobch.
ST0RR (Gotllob-Chiistian), protestant, né à
Stuttgart en 1746, mort dans la même ville l'an 1805. dut sa principale éducation aux soins de son père , qui était conseiller du consistoire, et tenait un rang distingué parmi les théologiens de son temps. Reçu en 1763 au séminaire de Tubiugue, le jeune Storr y étudia pendant huit ans les langues anciennes , l'histoire f la philosophie et les mathématiques , et pendant le même espace de temps la théologie. 11 voyagea ensuite pendant trois ans, pour compléter son éducation, en Hollande, eu Angleterre, en France, et il suivit a Leyde les .vivants VValkenacr et Schultens. A son retour il fut nommé répétiteur au sémiuaire de Tubiugue, et, en 1i75, professeur ^extraordinaire à la faculté de philosophie. En 1//7 il Tut reçu docteur en théologie, et nommé professeur extraordinaire. 11 avait déjà fait preuve, par quelques écrits de circonstance .d'une saine critique et d'une érudition remarquable dans les langues orientales. Enfin plus tard il devint successivement professeur ordinaire , pasteur de la ville . premier prédicateur de la cour, et conseiller