SULL
SULP
nombre de trois. Voy. D. Vaissette, Géogr. histor., tom. VI.
II. SULLY (Eudes ou Odon de), évéque de Paris, d'une famille illustre, né vers H 65 à la Chapelle-d'Angillon, dans le Berri, mort en 120b , fut élevé à Paris. Pierre de Blois fait un grand éloge de son application a l'étude, de sa continence et de sa charité. Il fut chantre de la cathédrale de Bourges sous son frère Henri, oui en était archevêque. En 1187 il fit le voyage de Borne, où il fut reçu avec les marques de la plus grande considération par Grégoire VIII. Enfin Tan 1196, à la mort de l'évéque de Paris, Maurice de Sully, il fut élu pour lui succéder à l'unanimité des "voix du chapitre. Lorsque Innocent III eut jeté un interdit sur les églises de France à l'occasion du divorce de Philippe- Auguste, Odon de Sully se déclara pour le Pape; ce qui lui valut l'expulsion de son palais et ses biens confisqués. Cependant après la levée de l'interdit, c'est-a-dire au bout de huit mois, Philippe - Auguste, pour lui faire oublier le passe , lui accorda quelques privilèges particuliers, ainsi qu'aux chanoines de son Église. Son pontificat fut maniué principalement par la tenue du concile de Paris , provoqué par le légat d'Innocent III l'an 1201; par la fondation de l'abbaye de Porrois ou Port-Bois , qui devint
(dus tard Port-Boyal, et par l'achèvement de a construction de Notre-Dame. Eudes venait de prêcher la croisade contre les Albigeois, lorsqu'il mourut. On a de lui des Chartes, des Êpitres ou Ordonnances ecclésiastiques ou synodales; mais rien n'en a paru à part; on les trouve éparses dans les compilations de du Boulay et du P. Dubois, dans Yllist. de Paris de Fflibien , à la suite de la Pragmatique de saint Louis , dans les Œuvres de Pienu de l)b>is , dans la Bibliothèque des Pères, dans les Conciles de £>n66e,dans lo Synodicon Ecclesia; Parùiensis de M. l'archevêque François de Harlay, dans le Cartularium Ecclesirr Parisiensis , 1850. Voy. Sainte-Marthe , Gallia Christ. L'Hist. littéraire de la France y tom. XVI, p. 574-583. Michaud , Biogr. unh*ers. La b'ouv. Biogr. génér.
III. SULLY (Maurice de), prélat, né de parents très-pauvres à Sully -sur- Loire , mort à Paris en 11%, enseigna les lettres et la théologie à Paris, devint chanoine de Bourges, puis chanoine et archidiacre de l'Église de Paris. 1) succéda à Pierre Lombard, évéque de Paris, baptisa Philippe-Auguste en 1165, fonda en 1180 l'abbaye des bénédictins de Gif, près de Versailles, condamna, dans un synode tenu en 11711, quelques- unes des opinions théologiques de Pierre lombard sur l'humanité de Jésus-Christ, et commença la construction de la cathédrale de Paris, dont la première pierre fut posée, en 1163, par le pape Alexandre III, alors réfugié en France. Comme plusieurs théologiens de son temps doutaient du dogme de la résurrection des morts, Sully fit insérer dans l'oulre des morts ces paroles de Job : Scio quod redemptor meus vivtt, et in novissim» die de terra surrecturtu sum, et in carne rnea videbo Deum meum, etc. Il nous reste de ce prélat : 1° six Lettres que l'on trouve dans le Rerueit des historiens de France, tom. XV et XVI ; 2« des Sermons qui ont été traduits en français ; Lyon , 1511, m 8», 3» édit.; — 3» quelques Traités théologiques. Voy. la Nouv. Biogr. génér. La Gallia Christ., tom. VII. Du Boulay, Hist, de l'université de Paris, tom. H-IU. La Bibliolh. Patrum Cistercensium, tom. IL Lebeuf, Hist. du diocèie de Paris, tom. I à III. Daunou, soit dan» V Hist. iittér. de la France, tom. XV, p. 149-158, pu-
bliée en 1820, in -4°, où ont été recueillis les détails relatifs à la vie et aux écrits de Sully , soit dans la Bioyr. univers, de Michaud. H. Fisquet, tant dans Y Hist. des évéques et archevêques de Paris, tom. I, que dans la Kouv. Biogr. génér.
IV. SDLL7 (Odon). Voy. Sully, n» IL SULMONE (Sufmo), ancienne ville épisc.
d'Italie , sous la métropole de Chieti , située sur la Sora. L'évêché de Valva, dont le siège était à Corflnium, aujourd'hui Pentina, fût uni à celui de Sulmone avant la fin du vu* siècle, et ils sont toujours unis ; par cette union l'évéque a deux cathédrales : celle de Saint -Pamphile de Sulmone et celle de Saint-Pelin, dans les bois où sont les ruines de Corfinium, et où l'évéque tenait un grand vicaire avec un chapitre. Le premier évéque de Sulmone , Pallade, assista en 499 au concile tenu à Rome sous le pape Symmaque. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. I, p. 130». De Commanville, I" Table alphaUt., p. 224. Richard etGiraud. Gaet. Moroni, vol. LXXI, p. 35-42.
I. SULPICE LE DÉBONNAIRE ou LE PIBUX (Saint), évéque de Bourges, fut ainsi surnommé pour le distinguer du suivant. Il naquit à Va tan, dans le Berrv, et mourut le 17 janvier, vers l'an 643 ou 647. Il quitta la cour de Thierry II , roi de Bourgogne , pour se faire une retraite domestique dans laquelle il pratiqua les mortifications des anachorètes les plus austères. Saint Austrégésile l'ayant ordonné prêtre, l'accorda au roi Clotaire II, qui le lui avait demandé pour le faire aumônier ou abbé de sa cour, c'est-à-dire supérieur d'une communauté de clercs ou de moines que les rois de France avaient alors à leur cour pour y chanter l'office divin dans leur propre palais, et qu'ils menaient à leur suite dans les armées et dans les autres voyages. Sulpice fit un bien infini à la cour , et fut promu à l'épiscopat en 624. Il continua de vivre dans la pénitence et la pauvreté, opéra de nombreuses conversions, bâtit diverses églises, établit quelques communautés de clercs et de religieux, dont il prit la conduite, obtint eu 6H un coadjuteur. et lui remit l'administration entière de son diocèse, ne se réservant que le soin des pauvres. On célèbre sa fôte le 17 janvier. Voy. Bollandus, Acta Sanctorum, au 17 janvier. Le P. le Cointe , Annales ecclesiast. de France.
II. SULPICE LE SÉVÈRE (Saint), évêqne de Bourges, mort en 591, était d'une très -ancienne noblesse et de famille sénatoriale dans l'Aquitaine. Il fut élu évéque de Bourges après la mort de Bemi , et assista au concile de Màcon de l'an 586. Saint Grégoire de Tours, qui était son ami particulier, loue sa sagesse, sa piété, son zèle, sa sollicitude pastorale, son érudition et son éloquence. Son nom se trouve marqué au 29 janvier , comme au jour de sa mort, d.ins les martyrologes modernes. Voy. Gregor. Turonensis , Historta Francorum,\. VI, c. xxxix.