‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1014 sur 1294 · III. SDLPICE ( SAINT ) ou SDLPICIENS. Voy. Saint, n° LU · texte numérisé non relu

III. SDLPICE ( SAINT ) ou SDLPICIENS. Voy. Saint, n° LU

IV. SULPICE (SAINT-), en latin Sanetus Sulpitius, abbaye de l'Ordre de Citeaux, située dans le Bugey , au diocèse et à trois lieues de Belley. Elle reconnaît pour fondateur Amédée 11, comte de Savoie, qui la bâtit en 1133. Voy. la Martinière , Diction, de géogr.

V. SULPICE DE BOURGES (SAINT-), en latin Sanetus Sulpitius Bituricensis , abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît, située dans un faubourg de Bourges, et fondée , dit-on , au vil* siè-

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cle , du temps du roi Clotaire II, par saint Sulpice, archevêque de Bourges, son premier abbé. Elle Tut appelée d'abord le Monastère aux Navires ou Xatre-Dame-de-la-Scf ( Monasterium baveuse), à cause de sa situation auprès d'une espèce de port très-propre pour les bateaux. Plus tard saint Sulpice y ayant été' inhumé , et y ayant opéré plusieurs miracles, l'abbaye prit son nom , qu'elle a toujours porté depuis. Elle fut unie en 1697 à la congrégation de Chezal- Benoit, qui dépendait de celle de Saint-Maur, à laquelle elle avait été unie vers l'an 1636. Voy. la Gallia Christ., tom 11, col. 126.

VI. SULPICE SÉVÈRE (Sulpitius Severus), célèbre historien ecclésiastique, né dans l'Aquitaine après l'an 3511, mort vers 420. suivit d'abord la carrière du barreau, et surpassa tous les autres par son éloquence. Après la mort de sa femme il se consacra à Dieu, vers l'an 392, donna tous ses biens à l'Eglise , et ne s'en réserva que l'usufruit. 11 allait plusieurs fois l'année à Tours pour visiter saint Martin. Vers l'an 403 il demeurait à Prumiliac, lieu où le corps de saint Clair, disciple de saint Martin, reposait sous un autel. Là, éloigné du monde, il vivait d'une manière très-austère, ne s' occupant que du siècle à venir. Il fut ordonné prêtre vers 1 an 413. Guibert de Gemblours nous apprend que Sulpice se retira à Marntoutiers après la mort de saint Martin, et qu'il passa cinq années dans sa cellule. Il lit bâtir deux églises à Prumiliac. Quoiqu'on ait retranché son nom du Martyrologe romain au xvn* siècle, on continue à célébrer sa féte dans le diocèse de Tours, sous le titre de confesseur, le 29 janvier. On a de lui : 1» Hittoria sacra , depuis la création du monde jusqu'à l'an 400 de J.-C; Baie, 1556, in-8»; Bologne, 1581, in-8", Arnheim, 1607, in-8"; — 2° Vita S. Martini Tuninensii ; — 3» des Lettres; — 4U Dialogi II; résumé des discussions qui s'étaient élevées au sujet de l'orthodoxie u'Origène. Les trois premiers de ces ouvrages ont paru à Milan en 1480, et reproduits dans les Poeta* christiani d'Aide ; Venise , 1502. in-4°. La meilleure édition des Œuvres de Sulpice Sévère est celle de Jérôme de Prato ; Vérone, 1741-54,2 vol. in-4°. Voy. saint Paulin. Lettres. Gennade, DeScriptor. ecci., c. xix. Vossius, De Hist. tat., I. Il, c. xii, p. 210. Tillemont, Mémoires, t. XII. D. Ceillier, Hist. des Au t. sacr. et ecclis., tom. X, p. 635 et suiv.. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Hioyr. univers. La Nouv. Biogi . gènèr. Le Diction, de la théol. r«tholigue.

SULTAN1E, autrefois Tigranocerta , ville de Perse , située à vingt lieues au nord-ouest de Caswin, sur la frontière de l'Aderbijan et dans l'Algébal, qui occupe la partie occidentale de riralt-Agémi. Cette ville, qui contenait autrefois beaucoup de chrétiens, avait été érigée en archevêché par le pape Jean XXII. Ou eu «tonnait onze prélats, dont le premier, Franc de Pérouse, fut nommé en 1318. 11 y avait aussi dans cette ville un évéque arménien eu 1311. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I , p. 1415, et tom. III, p. 1350. Richard et Giraud.

SUMPTUM , terme de chancellerie romaine, qui signifie l'extrait ou copie de la signature pris dans le registre où elle a été transcrite. Ce sumptum a lieu principalement en deux cas : quand l'expédition levée est égarée ou qu'elle est impugnée de lausseté. Régulièrement, dans ces cas, on a recours à la signature, qui fait plus de foi que l'expédition quand elles sont contraires. Le mailre du registre en tire une copie dûment collationnée , au bas de laquelle il

met : Sumplum ex registro supplicationum apostolicarum , collationum per me , ejusdem regntri mayislrtim. Après quoi cet officier plie le bas de la feuille de cette copie pour y appliquer le sceau du registre en cire rouge. Cette copie, ainsi dressée, s'appelle Sumptum. Elle est intitulée du nom du Pape sous lequel la signature a été expédiée ; elle ne contient pas en haut le nom du diocèse, ni la nature de la grâce en marge; elle est écrite en large , au lieu que le» signatures sont écrites du long de la demifeuille. Les canonistes qui ont traité des usages de la chancellerie ne sont pas d'accord entre eux sur l'autorité des Sumptum. Les Sumptum ne pouvaient avoir autrefois quelque valeur en France que par les certificats des banquiers. Foi/. Richard et Giraud. L'abbé André , Court alphaftét. de droit canon.

SUNAM, ville de la tribu d'Issachar dont il est fait mention dans I Rois, xxviu, 4; dira la Vulgate, qui porte Sunem, dans Josué, xn. 18. Le texte hébreu lit partout Schouném.

SUNAMITE, fille ou femme native de Sonam. On donne ce surnom à Abisag , femme de David. On le donne aussi à l'hôtesse d Elisée. III Rois, 1,2, 15; il, 17, 21, 22. IV Rois, iv, 12. 25 36.

S UNE. Foy. Sude.

SUNEH. Foy. Sunam.

S UNI, troisième fils du patriarche Gad. Foy. Genèse, xlvi, 16. Nombr., xxvi, 15.

SUNITES (Sunitœ), membres de la famille dont Suni était le chef. Voy. Nombr., xxvi, 15. Compnr. l'art, précéd.

SUPERCASA (Arnould de), moine de Saint- Sever, vivait au xvu« siècle. On a de lui : Putolet portant un feu inextinguible contre tes hérétiques de Genève; Toulouse, 1558.

SUPERHUMERALE, mot latin qni, dans la Vu 1 frute, correspond à Éphod. Voy. ÉPHOn.

SUPÉRIEUR (Prœpositus, pra-fèctus, superiw, pra*ses), celui qui a la principale autorité dans une communauté. Tous les supérieurs des monastères étaient autrefois perpétuels ; mais qu'ils soient perpétuels ou triennaux, il n'y a nulle différence entre eux quant à la dignité et à l'autorité. Un supérieur doit faire dans son monastère ce que Jésus-Christ y ferait s'il y était lui-même, en rendant visible, pour ainsi dire, ce pasteur invisible, dans son exactitude à remplir tous ses devoirs, sa prudence, *a piété, sa vigilance, sa douceur mêlée de fermeté , et enfin toutes les vertus par lesquelles seules il lui est permis de se distinguer de ses inférieurs. Les supérieurs qui manquent euxmêmes ou qui souffrent que les autres manquent à leurs devoirs, pèchent plus ou moins, selon la grièveté ou la légèreté de la matière. Mais ils doivent soigneusement remarquer qu'ils se rendent coupables de péché mortel lorsqu'il* laissent tomber par leur faute une observance, quoique légère , et dont la transgression n'est pas même un péché véniel, parce que la continuité de la transgression d'une observance, même légère, entrai ne après elle de mauvais effets, et que les moindres observances contribuent beaucoup au bon ordre, à l'édilicatiou et à l'utilité des communautés. Ainsi pensent tous les docteurs, dit le P. Paul de Lyon, dont voici les propres paroles : Superiores ita sartam tectam conserva re tenentur regularem obsei-mntiam, ut si vel una, vtt levissima eorwn culf«i «c neghgentia desuescat aut pereat, tecundutn umnts doctores gravis peccati rei efficiantur, quia, ticet hoc de se levis sit inoltservanlia, ri us tamen rottinuitas acervatim et in effectihus suis spectatn,

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