SUPP
£ ravis est utique et permagna. Voy. Paul de yon, Toiius theologite spécimen, etc., tom. III, p. 540. Collet, Morale,lom. V.
SUPERNATURALISME on SURNATURA- LISME. SUPERNATURALISTE ou SURNA- TURALISTE. On appelle supernnturalisme ou surnaturalisme la doctrine qui, loin de nier tout ce qui est au-dessus de la raison humaine, admet au contraire des vérités surnaturelles, c'est-à-dire qui appartiennent à l'ordre surnaturel, et qui ne nous sont connues que par la foi : telle est, par exemple, la croyance aux mystères de la religion et aux miracles, comme on nomme suj>ernaturaliste ou surnaturaliste celui qui professe cette doctrine.
SUPERSTITION , péché contraire à la vertu de religion, par lequel on rend à la créature le culte qui n'est dù qu a Dieu, ou par lequel on rend a Dieu un culte indu , en mêlant a ce culte des pratiques qui ne lui conviennent pas. La superstition consiste dans un culte illégitime et désordonné, ou parce qu'il est faux, ou parce qu'il est indécent, vain, superflu; car il faut considérer deux choses dans ce culte : l'objet auquel on le rend et la manière dont on le rend. Si l'objet du culte n'est pas véritable, c'est-à-dire légitime, comme il arrive lorsqu'on rend un culte au démon ou à quelque autre créature, le culte est faux de la part de l'objet,
Suisqu'ou met une créature à la place de Dieu, i l'objet du culte est légitime, comme il arrive lorsqu on le rend à Dieu , mais qu'on y mêle des pratiques basses, indécentes, vaines, superllues, peu convenables, le culte est superstitieux du côté de la manière d'honorer l'objet véritable, qui est Dieu, et qui rejette cette manière basse et indécente de l'honorer. Voy. S. Basil., inPsalm. xlv. S. August., de Doctr. christ., I. II, c. XX, et fie Civit. tJei, 1. XXI, c. VI. S. Thom., 2. 2.. qu:est. 92 et seqq. Thiers et le I». le Brun, dans leurs Traites 'les superstitions. Pontas, Lamet et Fromageau, au mot Superstition. Collet, Morale, tom. II. Hichard et Giraud, qui donnent les Règle* pour juger quand une pratique est superstitieuse , et les Règles pour juger quand une superstition est mortelle ou vénielle. Le Diction, ecc/és. et canon. por~ tatif. Bergier, qui montre contre les protestants et les incrédules que les catholiques ne sont nullement superstitieux dans leur culte. Gaet. Moroni, qui, vol. LXXI, p. 54-73, donne un aperçu des superstitions qui régnent dans divers pays.
SUPERVILLE (Daniel de), théologien protestant, né à Saumur en 1657, mort à Rotterdam l'an 1728, se réfugia dans cette dernière ville après la révocation de l edit de Nantes, et il exerça les fonctions de pasteur. On a de lui : \* douze Lettres sur les devoirs de C Église affligée; Rotterdam. 1691-92, in-8°; — 2» Sermons; ibid., 1700, 2 vol. in-12; 1702-1706, 3 vol. in-8°; 1709-1712, 4 vol. in-«°; Amsterdam, 1743, 5 vol. in-8"; — 3° Les Vérités et les devoirs de la religion chrétifnne; ibid., 1700, .in-H": réimprimé plusieurs fois sous ce titre : Eléments du christianisme ; — 4° Le Vrai Communiant , ou Traité de fa Cène: ibid., 1718, in-8°, plusieurs édit. Voy Chauffepié, Souv. Diction, htstor. Michatid, Biogr. univers. La .\7>w. liiogr. génèr.
SUPH . un des aïeux de Samuel , descendant de Coré, petit -(ils de Caath. Voy. I Rois, 1,1. 1 Parahp., VI, 33-35. 11 est appelé Saphai (I Paralip.. vi, 20-28. Le pays qu'il occupa Tut nommé la terre de Suph. Voy. I Bois, IX, 5.
SUPH A. lils dllélem, de la tribu d'Aser, et
père de Sué et de plusieurs autres. Voy. I Paralip., vu. 35-36.
SUPIN0. Voy. S/*:pinum.
SUPPLICES DES HÉBREUX. On remai ou plusieurs sortes de supplices usités chez les Hébreux et marqués dans l'Écriture, tels sont : le supplice de la croix, de la supension ou la corde, soit avant, soit après la mort, la lapidation, le feu, le tymj»anum et le fouet, la prison, accompagnée de plusieurs autres rigueurs; l'épée, soit en tranchant la tète, soit les pieds ou les mains; précipiter du haut d'un rocher sur des cailloux ou dans la mer, ou jeter dans une tour remplie de cendres; faire écraser entre une grosse pierre et des épines, ou sous les pieds des animaux , ou sous des traîneaux armés de pointes, etc. On conseillait aux patients de confesser leurs fautes avant de subir leur supplice, dans la persuasion où on était du mérite de cet aveu; et. avant l'exécution, on leur donnait à boire quelque liqueur propre à leur faire perdre le sentiment de la douleur. On en voit un exemple dans la personne de Jésus - Christ , qui refusa celle qu'on lui présenta. Voy. Il Bois, iv, 12; Xll, 31; xxi , 9. III Bois, xxil, 27. Matth., xxvii, 34. Marc, xv, 23. Luc, xxill, 33. Jean, xix, 23. Genèse, xxxix, 20; XL!, 13. Josué, x, 20. Lévit., xxi, 9. Jérém., xxvn, 2; xxix, 22. Juges, 1,6,7; vin, 16; xxvi, 21. H Esdr., xm, 25. II Machab., vu, 4. Matth., xxvil,34, 48. I). Calmet, Diction, de la Hibtr, et Dissertât, sur les supplices dont il est jxirlé dans l'Ecriture. Ptolomei , Q uad ri partit utn niminaie, sive Institut iones eruaita*, principibus necessariœ , jwlicihux utiles, philologis votuptuosa?; Borne, 1694, 4 vol. in-4a, qui contiennent plus de cent planches, dont chacune porte six médailles qui représentent les supplices usités en divers pays. Vigneul de Marville. Mélanges d'histoire et de littérature, t. (Il, où l'on trouve une énuméralion des différents supplices en usage chez les Romains. J.-B. Glaire, tntrofluction, etc., tom 11, p. 318-325.
SUPPLIQUE, première partie de la signature qui s'expédie pour les provision* des bénéfices, ainsi que pour les dispenses et autres
Ï [races qu'on demande en cour de Borne ou à a légatmn. On l'appelle supplique, du mol latin supidicat, employé par l'impétrant dans le mémoire qu'il fait présenter au Pape pour obtenir ce qu'il désire. Tous les faits essentiels énoncés dans une supplique doivent être véritables, sinon la grâce est nulle. Amydeuius établit pour régies générales dont on ne s'écarte pas dans la chancellerie, en matière de supplique : 1° (pie la supplique forme titre du moment qu'elle a été enregistrée , parce que dès lors on ne peut plus refuser d'expédier des provisions, même in forma rationi congruit; 2° que le procureur qui présente la supplique ne saurait nuire à la partie intéressée s'il n'a d'elle une procuration spéciale; 3° que le mandat doit être exactement suivi ad unguem par les ofliciers de la chancellerie, sous peine de nullité ou de correction, selon que la dilTormité qui
Ceut se trouver daas la supplique ou dans les ulles se trouve plus ou moins importante; 4° que ce n'est point du jour que la supplique est présentée, mais du jour du consentement prêté . que se compte la prévention du Pape. Voy. Theodor. Amydcnius, Tractatus de officia rt jurmlirtinne dntnri , et de stylo dataria , 1. I , c. xxxii. Nous devons avertir que cet ouvrage a été mis à l'Index par un décret du 10 décembre 1653. Bichard et Giraud. L'abbé André, qui donne des modèles de plusieuis suppliques.
SUPRALAPSAIRE8. Voy. Infralapsairer.
I. SUR, dont il est question dans Genèse xvi, 7; xx, 1; xxv, 18. fexod.. xv, 22. 1 Rois, xv, 7; xxvn,8, est, selon l'historien Joseph, Péluse (Pelusium), ville située à la première embouchure orientale du Nil. Elle a donné son nom au désert de Sur, appelé aujourd'hui en arabe Djofttr. Voy. Joseph. Antiq., I. VI, c. vni. J.-D. Mu h h hs. Supplem. ad Lexica hebr., p. 2300-2301. Compar. PtLDfft.
II. SUR. prince de Madian, et père de Cozbi, qui fut tué avec Zamhri par Phinéès dans une action criminelle. .Sur fut mis à mort avec les autres princes de Madian. Voy. Nombr., xxv, 15; xxxi, 8. Dans le premier passage Sur est appelé seulement prince, et, dans le dernier, il a la double qualification de roi et de prince de ta nation.
III. SUR, nom d'une des portes de Jérusalem (IV Rois, XI, 6). Cest celle qui, dans le texte parallèle (II Paralip., xxm,5) est appelée porte du Fondement. On n'en sait pas au juste la situation.
IV. SUR , fils d'Abigabam et de Maacha , de la tribu de Benjamin , habita à Gabaon , après la captivité, avec une partie de ses frères; l'autre partie habita vis-à-vis, à Jérusalem. Voy. I Paralip., vni, 29-32.
SURA, siège épisc. de l'Euphrate, an diocèse d'Antioche. sous la métropole d'Hiérapolis. On en connaît trois évèques,dont le premier est Uranius; Etienne, son métropolitain, souscrivit pour lui à la sixième action du concile de Chaleédoine, l'an 451. Aujourd'hui Sura n'est qu'un simple évèché m partibus , toujours su 11 ra gant d'Hiérapolis, archevêché également in partibus. Voy. Lequien, Oriena Christ., tom. II , p. 950.
SURENHUS (Guillaume), en latin Surenhvsws, hébraîsant hollandais, vivait au commencement du xvîii» siècle. Il professa l'hébreu et le grec à Amsterdam. On a de lui : Ie Mischna, sive totius Hebr&orum juris, ritnum, nntiquitntum, ac legum oralium systetnn, mm Mnimonidis et Bartenor» contmentnriis ; Amsterdam , 1698- 1703, 6 parties en 3 vol. in-fol. Cet ouvrage est divisé en six parties, suivant le nombre des sections ou ordres (en hébreu sedarim) de la Mvtchna. Surenhus joint constamment une tra» duction latine au texte hébreu. Des 61 traités {massecoth) dont se compose la Mischnn, 21 avaient déjà été traduits par des hébraïsants habiles lorsque Surenhus traduisit les 10 autres, iiinsi que les Commentaires de Maimonide et de Bartenora. Il a donné aussi des Notes de ses prédécesseurs et les siennes sur chaque traité, et, de plus, une Préface à chaque partie. Cette compilation est asseï estimée; cependant elle n'est pas sans défaut, comme l'a prouvé le savant P. Souciet, jésuite , soit dans le Journal de Trévoux, soit dans son excellent Recueil de dissertations critiques (à la fin) ; — 2» Biblos Ka- Inllagès, in quo secundum veterttm theohg. hebrtror. formulas allegandi et modos interprétant!) rmeitinntur loca V. T. in N. T.nllegntu; ibid.. 1713, in-4«. Voy. Michaud, Biogr. un r ers., où l'on trouve un abrégé des critiques du P. Souciet. Iji Souv. Biogr. génér.
SURÉROGATION i ŒUVRES DE) ou SURÊ- ROGATOIRES. Voy. Œuvres, n« IV.
SURET (Antoine), prêtre de la Doctrine chrétienne, né en 1692 à Cabrières, village près de Nîmes, mort à Avignon l'an 1764, fut successivement professeur de grammaire, de belleslettres et de philosophie au collège des Doctrinaires à Aix, desservant de la paroisse confiée a leurs soins, et supérieur de leur maison dans