III. SYLVA DUCIS. Voy. Boldic, n° II
IV. SYLVA FLAVIUS. Voy. Flavius, n° III. SYLVEIRA(Jean de), de l'Ordre des Carmes,
né à Lisbonne , mort en 1687, se fit recevoir docteur en théologie à l'université de Coïmbre, et devint procureur de l'immunité ecclésiastique à la cour de Madrid. Il eut aussi des cm-
lois considérables dans son Ordre. On lui doit : Commentaires sur tes Evangiles ; Lyon, 1645, 1649, 1668 et 1672; — 2» Commentaires sur rApoca/ypse: ibid., 1663 et 1669; — 3° des Opuscules; ibid , 1675.
' SYLVÈRE et SYLVESTRE sécrivant aussi Silvère et Stlvestre, on devra chercher à SlLvêre et Silvestre les personnages qu'on ne trouve pas ici.
SYLVESTRINS. Fou. Siivestre, n» V.
SYLVIUS ou SILVIUS (François), célèbre théologien, né à Brenne-le -Comte, dans le Hainaut, en 1581, mort à Douai en 1649, fut chanoine de cette dernière ville, et y professa la théologie pendant plus de trente ans avec une réputation extraordinaire. On a de lui : 1° Commentaires sur la Genèse; — 2° Commentaires sur la Somme de saint Thomas; — 3° des Traités de morale et de controverse ; ces ouvrages ont été publiés à Anvers, 1698.6 vol. in-fol.; — 4° une édition du livre de Rinsfeld intitulée : Enchiridion theoloyin* pastoralis; Douai , 1630 et 1636; — 5» une édition des Instructions de saint Charles Borromée sous ce titre : Pastorum //»structiones a S. Carlo Borrom... primum édita;, etc.; Rouen, 1707, in -12. Voy. la Fie de Sylvius , dans l'édit. de ses Œuvres, publiées par le P. Norbert Delbecque , dominicain ; Anvers, 1698, 6 vol. in-fol. Kichard et Giraud.
I. SYMBOLE (Symbolum), terme grec qui veut dire proprement assemblage, constitution, signifiait dans l'origine : 1° une marque on gage dont on convenait pour se reconnaître, par exemple, quand on était lié par les liens de l'amitié ou de l'hospitalité; 2» ecot , quote-part, ce que chacun apportait dans les repas qui se faisaient à frais communs, soit en argent, soit en nourriture. On trouve le mot si/tnboie employé dans ce dernier sens par les Septante , les autres traducteurs grecs de la Bible, et par la Vulgate dans le livre des Proverbes ( xxjii, 20-21 ); 3° tout ce que les Latins appelaient signa, insigna. Par analogie il a exprimé tout signe extérieur indiquant une chose qu'on ne voit pas. De là vient que les théologiens et les auteurs ecclésiastiques ont nommé symbole la matière ou l'action extérieure des sacrements : ainsi, dans le baptême, l'eau et l'action de laver sont le symtxde de la purification de l'âme; dans l'Eucharistie, le pain et le vin sont les symboles du corps et du sang de Jésus-Christ, réellement présents, mais qu'on ne voit pas; dans la confirmation , l'onction du front désigne la grâce fortifiante nécessaire au chrétien, etc. Ainsi toutes les cérémonies du culte divin sont des symboles, puisqu'elles indiquent les sentiments intérieurs du respect que nous voulons rendre à Dieu. — Dans le sens le plus littéral , on a nommé symbole la profession de foi du chrétien. Voy. l'art, suivant.
II. SYMBOLE CHRETIEN, abrégé des articles de la foi que tout chrétien doit savoir et croire. On ne convient pas de la raison pour laquelle le nom de symbole a été donné au sommaire ou abrégé des articles de la foi chrétienne. Les uns disent qu'il a été ainsi appelé parce que c'est la marque ou le caractère qui distingue les chrétiens de ceux qui ne le sont
ras; car symbole, comme nous l'avons dit à article précédent, signifie à la lettre une enseigne , un signe , enfin tout ce qui sert à faire connaître. D'autres prétendent que sumliole. comme nous l'avons encore remarqué à l'article précédent, voulant aussi dire écot, quote-part que doit chaque personne pour un repas commun, le sommaire de la doctrine chrétienne
SYMM
SYMP
est appelé symbole parce que chacun des apôtres y a contribué pour sa part . et, pour ainsi dire, mis du sien et fourni son article. Quoi qu'il en soit de cette question , nous avons dans l'Église chrétienne quatre symboles. Le premier est celui des apôtre*, ainsi appelé non-seulement parce qu'il renferme la doctrine enseignée par les apôtres , mais aussi parce que chacun des apôtres en a fourni un article, ou au moins parce qu'ayant été composé par un ou plusieurs des apôtres, il a été approuvé par les autres. Le second jsym/jote est celui de Sicée, qui a reçu ce nom parce qu'il fut composé dans le premier concile général de Nirée , tenu l'an 325 contre Arius. Le troisième est celui de Constnntinople , parce que le premier concile général de Constantinople, tenu l'an 381, y lit des augmentations. L'Église latine y ajouta aussi dans la suite Fitioque proredit , en parlant du Saint-Esprit, qui procède du Fils aussi bien que du Père. C'est ce symbole qu'on dit à la messe. Le quatrième , que l'on récite le dimanche à prime , est celui que l'on appelle de saint Athanase. parce qu'il renferme la doctrine que ce saint a défendue avec tant de courage contre les ariens , et non parce qu'il en est l'auteur, car les savants croient qu'on doit plutôt l'attribuer à Vigile de Tapse en Afrique , qui vivait vers la fin du v* siècle. Voy. Richard et Giraud. D. Oalmct, qui, dans son Diction, de la Hible , donne sur le Si/mbnte des apôtres des détails intéressants tirés des Pères pour la plus grande partie. Lebrun, Explien t. des cérémonies de la messe. II* part., art. 8. Bergier, Diction, de theol., où l'on trouve réfutées les erreurs des protestants relativement au symbole chrétien.
STMBOLON, anciennement Portas Pnctorttm, aujourd'hui Sibida , ville et port de la Taurique Chersonèse. C'était autrefois un évèché qui a eu des évéques latins ; on en connaît deux : l'un , Jean, mourut en 1462; l'autre, Michel de Rentelem , de l'Ordre des Frères Prêcheurs, et successeur de Jean, fut nommé par le pape Pie II, le 9 avril de la même année 1642. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III , p. H10.
SYMMACHIENS. Voy. Sym haqi'E , n» IL I. SYMMAQUE, pape, né au village de Si- 1 magia en Sardaigne vers l'an 4M), mort à Rome en 514, était diacre de l'église de Rome lors-
Îu'il succéda à Anastase II, en 498. Le patrice èstus ayant fait nommer en même temps l'archiprétre Laurent , un schisme éclata dans l'Église; mais Théodoric, roi des Goths, prononça en faveur de Symmaque , qui assembla un concile i Rome pour retrancher les brigues des évéques et les tumultes populaires qui s'élevaient ordinairement à leurs élections. Quatre ans après il fut déchargé, dans un autre concile , des crimes dont on l'avait calomnieusement accusé ; il assembla plusieurs autres conciles, excommunia l'empereur Anastase, qui favorisait toutes les hérésies, chassa de Rome tous les manichéens qu'il y trouva , racheta un grand nombre de captifs de la Ligurie, assista le» évéques d'Afrique relégués en Sardaigne, et bâtit ou orna beaucoup d'églises. Le Pontifical romain dit que ce fut lut qui ordonna de chanter à la messe , les dimanches et les fêtes des martyrs , le Gloria in excetsis. Hormisdas lui succéda. Nous avons douze Lettres sous le nom de Symmaque. Voy. Anastase, In Vit. pontif. Baronius, In Annal. D. Ceillier, Mit. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XV, p. 346 et suiv. Artaud de Montor, Histoire des souverains Pontifes.
il* siècle. Il se fit juif, puis chrétien, et tomba ensuite dans les erreurs des ébionites. Il a donné : 1° une version grecque de la Bible t qu'il retoucha dans une seconde édition ; on en trouve quelques fragments dans les Hexaples d'Origène ; — 2» un Commentaire sur l'Evangile de saint Matthieu , écrit au point de vue des ébionites. Saint Jérôme , Eusebe de Césarée et la plupart des ariens ont regardé la version de Symmaque comme la plus claire et la plus élégante de toutes, comme la plus conforme à l'original hébreu pour le sens des phrases et pour la chronologie. Mais Théodore d'Héraclée a prétendu que Symmaque, pour ne pas se traîner sur les pas de l'original , et pour éviter les défauts reprochés à Aquila, a fait un grand nombre de contre-sens. Voy. Hieronym., Pntfat., in iihr. Esdr. et Sehem., et Comment, in Isaiam, c. i. Euseb., Hi*t., 1. VI, c. XVH. Montfa ueon, Hexapl. Origenis qwe super sunt , etc. Thieme, Dissert, de puritate Symmachi , 1735. D. Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, Diction, de théot. La Xouv. Biogr. génér. — Il y a eu des hérétiques, nommés Symmachiens ou Symaouiens, qui niaient le jugement dernier, et s'abandonnaient à toutes sortes de vices; mais il n'est nullement prouvé que ce soil Symmaque l'interprète qui ait été leur chef. Voy. Philastre, De Hœres. Baronius, ann. 203. Pratéole , au mot Symmach.
III. SYMMAQUE (Quintus Aurelius Symmachus), préfet de Rome, né dans cette ville vers le milieu du IVe siècle , était fils de Lucius Avinianus Symmachus. 11 fut successivement questeur, prêteur, pontife , intendant de la Lucanie, proconsul en Afrique, et enfin préfet de Rome. Il se déshonora par la passion qu'il fit paraître pour le rétablissement du paganisme et de l'autel de la Victoire , renversé par Constantin , rétabli par Julien , maintenu par Valentinien I", et détruit de nouveau par Gralien. Il trouva un puissant adversaire en saint Ambroise, et fut banni de Home par Théodose le Grand. Mais, étant rentré en grâce avec ce prince , H fut fait consul de Rome en 3D1 . 11 nous est resté de Symmaque : 1° dix livres d'Êpttres; Leyde , 1653, in-12; on y trouve sa harangue en faveur des rites païens; — 28 sa Hequétc pour le maintien de la religion païenne , réimprimée à Dusseldorf, 1687, avec la Bé/utntvm de saint Ambroise, et les Lettres de ce Père ad Principes t 1 vol. in-12. Voy. Feller. Michaud, qui donne beaucoup de détails sur les éditions des Lettres de Symmaque , et cite un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur lui. La Nouv. Biogr. génér., où l'on trouve un article assez développé sur Symmaque.
SYMPHONIE , terme qui se prend ou pour un accord de plusieurs instruments ou de voix, ou pour une sorte d'instrument particulier. Saint Luc le prend dans le premier sens quand il raconte l'histoire de l'enfant prodigue, et Daniel dans le second. Quant à l'instrument particulier dont il est fait mention dans ce prophète, il parait que c'est une sorte de cornemuse. Voy. Luc, xv, 25. Dan., m, 5, 7, 10, 15. D. Calmet , Distert. sur les instruments de musique des Hébreux, à la tête du tom. II des Psaumes.
I. SYMPHORIEN (Saint), martyr à Autun dans le H* siècle, fut baptisé par saint Bénigne et saint Andoche , apôtres du pays. Voyant un jour passer la procession que les païens faisaient en l'honneur de Cybèle, il en parla avec IL SYMMAQUE (Symmachus), interprète de I mépris; et, comme il refusa d'adorer la statue, l'Ancien Testament, né à Samarie, vivait au | il fut arrêté, battu de verges et décapité, vers
SYNÀ
SYNA
l'an 179, par l'ordre d'Héracle, gouverneur du
Kays. On célèbre sa fête le 22 août. Voy. Dom uinart, Acta sincera. Tillemont, Mémoires, toin. III, dans la Vie de saint bénigne de Dijon.
IL STMPHORIEN (Saint), martyr à Rome dans le m' siècle, et compagnon de saint Castor. Voy. Castor, n° I.
III. STMPHORIEN (SAINT-), en latin Sanctus Symuhorianus , ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située prés de la ville de Beauvais. Elle devait sa fondation à Dreux, évéque de Beauvais en 1U3T>. Li mense conventuelle de cette abbaye fut unie, en ÎO'.H, au séminaire de la même ville de Beauvais, mais le titre abbatial subsista toujours.
IV. SYMPHORIEN DE METZ (SAINT-), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit fondée par saint Pappole,évéque de Metz, au vii« sièele. Elle était alors hors de la ville; mais les barbares l'ayant détruite, l'évôque Adalbéron la rétablit sous le nom de Saint-Symphorien, et v mit des moines de Saint-Benoit avec un abbé. Après avoir été souvent détruite et rebâtie, elle fut unie à la congrégation de Saint- Vannes et jouit de grands privilèges. Voy. la Martinière, art. Metz.
SYMPHOROSE (Sainte), martyre de Tivoli,
Srès d»> Borne , dans le nf siècle, était femme u martyr saint (Jétule , dont elle eut sept enfants. L'empereur Adrien ayant fait bâtir un palais près de Tivoli, voulut en faire la dédicace avec les cérémonies païennes et obliger sainte Symphorose d y prendre part avec ses enfants, et de sacrifier aux dieux. Sur son refus, Adrien ordonna qu'elle fût souffletée, pendue par les cheveux, et enfin jetée dans la rivière. Le len-
., les sept fils de la sainte furent amenés devant lui ; il ne les trouva pas moins résolus que leur mère ; aussi les fit-il mettre tous a mort. Ce sont : Crescent, Julien, Némèse, Primitif, Justin, Startée, et Eugène. On célèbre leur fête le 18 juillet. Voy. D. Ruinart, Acta smi eru, Tillemont, Mémoires, tom. II.
I. SYNAGOGUE, terme grec qui signifie ou une assemblée ou le lieu de l'assemblée. Dans le premier sens on l'entend d'ordinaire de l'Église des Juifs, comparée ou opposée à celle des chrétiens. Ainsi l'on dit que la synagogue est esclave . qu'elle est réprouvée, qu'elle est rivale de l'Eglise chrétienne. Saint Jean appelle l'assemblée des hérétiques la synagogue de Satan (Apocal.,li, 9; III, 9), Les principaux Juifs
3ui avaient rang dans les assemblées du peuple ans le désert, sont nommés urinées de la st/nagogue (Exod., xxxiv,31. Nombr., iv, 34; xvi, 2, etc.). On voit des vestiges de synagogue, prise pour lieu de prière, du vivant d'Élisée (IV Bois, iv, 23); et depuis les Machabées elles se multi-
tlièrentdetellesorte, que, selon le» rabbins, dans 1 seule ville de Jérusalem, il y en avait dans les derniers temps jusqu'à IGO.Cequ'il y adecertain, c'est que, du temps des apôtres, il s'en trouvait jusque dans les plus petites bourgades. 11 y en avait même dans presque toutes les villes de l'Orient, à Damas, à Salaminc, à Antioche de Pisidie, à Icoue, à Thessalonique , à Bérée, à Athènes, à Corinthe , à Éphèse.etc. Ces lieux de prière étaient des édifices publics plus élevés que les maisons particulières, et couverts pour l'ordinaire, à la différence des proseugues. On y traitait tout ce qui regardait la loi et je culte du Seigneur; on lisait et expliquait l'Écriture; on prêchait et on catéchisait le peuple; chaque synagogue avait ses juges, ses patriarches, ses apôtres, ses présidents, ses chefs, et
d'autres ministres, qu'on appelait anges ou met-
sagers (Marc, v, 22, 35, 36. Luc, xni . 1 4. 1 Corinth., xi, 10). Quant à la méthode d'enseigner dans les synagogues et à la discipline qui s'y observait, leTalmud nous apprend que, jusqu'au temps de Gamaliel, on entendait ki loi debout, c'est-à-dire que, lorsqu'on lisait le texte même des Ecritures, tout le monde était debout, comme cela se pratique parmi nous pendant la lecture de l'Évangile; mais qu'ensuite on s'asseyait. Nous lisons en effet, dans l'Évangile, que Jésus-Christ étant entré dans la synagogue de Nazareth, lut la loi debout, et s'assit après qu'il eut remis le livre au ministre (Luc, iv, 16-20). Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Adr. Reland, qui, dans ses Antiquités sacrées des Hébreux, parle des synagogues des Juifs, et cherche à prouver qu'il n'en est fait mention que depuis le retour de Babyloue. Léon de Modène , rabbin de Venise, oui a donné une description des synagogues des Juifs. D. Liron, savant bénédictin de la congrégation de Saint Maur, lequel a fait une Dissertation où il entreprend de prouver qu'il n'y a jamais eu de synagogue dans la ville de Jérusalem, c'est-à-dire d'édifices bâtis exprès pour y faire des lectures, des instructions et des prières, et réfute les rabbins qui soutiennent qu'il y avait jusqu'à 480 synagogues dans Jérusalem lorsque cette ville fut détruite par les Domains. Cette Dissertation se trouve dans l'ouvrage du même auteur intitulé : Singularités historiques et littéraires, contenant plusieurs recherches, découvertes et éclaircissements sur un grand nombre de difficultés de l'histoire ancienne et moderne, Paris, 1738,2 vol. in-lfl. Bergier, Diction, de théol. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. Il, p. 183-184, 370, 386.
IL SYNAGOGUE DES AFFRANCHIS (Sy*agoga Libertmnrum). Cette synagogue, dont il est parlé dans les Actes des Apôtres (vi, 9), était, selon plusieurs interprètes, celle dei Juifs qui, ayant été menés captifs en Italie par Pompée et Sosius, avaient ensuite recouvré leur liberté, et s'étaient retirés à Jérusalem lorsque Tibère chassa les Juifs de toute l'Italie. Voy. Joseph, Antia., 1. XIV, c. Vil. vill, xxvm; 1. XVIII, c. v,et De BelioJud., 1. I, c. v.Tacit., Annal., I. IL Sueton., in Ttberio, c. XXXVI. D. Calmet, Diction, de la Bible, et les commentateurs sur les Acles des Apôtres, vi, 9.
J1I. SYNAGOGUE (LA GRANDE). Les juifs donnent ce nom à une société composée de cent vingt membres, à la téte desquels se trouvait Esdras au retour de la captivité de Babylone. On met parmi ces cent vingt membres les prophètes Aggéo. Zacharie et Malachie. Le Talmud explique le nom de grande synagogue en disant qu'elle remit en honneur la grandeur divine ou la couronne, c'est-à-dire les trois attributs de Dieu , tels qu'on les lit dans le Deutéronome (x, 17) : le grand, le fort et le terrible. Quant a l'origine de la grande synagogue, les uns la font naître pendant l'exil, d'autres durant la période qui le suivit immédiatement ; la plupart ne la font remonter qu'à Esdras, à qui ils en attribuent la fondation ; mais tous s'accordent à dire qu'elle finit avec Simon le Juste, qui succéda a Onias I" dans la souveraine sacrilicature. On n'est pas moins partagé sur ses attributions. Toutes les prétentions des rabbins à cet égard ne sauraient être admises j car plusieurs n'ont aucun fondement historique. I' iin autre côté, quelques-uns des critiques qui les ont attaqués nous semblent avoir dépasse les justes bornes. Nous croyons donc avec Vvelte
SYNC
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et d'autres savants qu'il faudra toujours admettre comme fondement historique des assertions des rabbins, que, sous la direction d'Esdras, plusieurs hommes pieux et savants formèrent une société ayant pour but la restauration du culte mosaïque et l'administration civile et religieuse des Juifs, que cette société se prolongea après Esdras pendant quelque temps, sans être d'ailleurs bien organisée, et sans avoir exercé un pouvoir législatif et judiciaire. Voy. Buxtorf. fiherias, c. x et xi. D. Ciilmet, Diction. de lu llible. "Welte, dans le Diction, de In thëol. cathol.
S YNAUS , ancienne ville épisc. de la Phrygie Pacatienne, sous la métropole de Hiérapôhs, au diocèse d'Asie, l'tolémée, les Notices et les Actes des conciles en font mention. On en connaît sept évéques, dont le premier fut Arahius. Nunechius de Laodicéc souscri\it pour lui au concile de Chalcédoine. Ko»/. Lequien . Orienu Chrnt.. tom. I. p. Ki;j. Richard et tiirnud.
SYNAXARION ou SYNAXAIRE. nom d'un livre ecclésiastique des Grecs où ils ont recueilli un abrégé de la vie de leurs saints, et où ils exposent en peu de mots le sujet de chaque féte. Nicéphore Callixte est regardé comme un des principaux auteurs de ce recueil. Ce livre est imprime en langue grecque ordinaire, et en grec vulgaire pour la commodité du simple peuple. On y trouve beaucoup de faussetés qui y ont été insérées par Xantbopule; c'est pourquoi l'auteur des cinq chapitres du concile de Florence, attribués au patriarche Gennadius, rejette ces additions de Xantbopule, et assure que ces sortes de synanures, qui sont remplis d'erreurs, ne se lisent point dans l'Église de Constantinople. Il faut remarquer qu'on trouve au commencement ou à la lin de quelques exemplaires grecs manuscrits du Nouveau Testament, des indices ou catalogues appelés aussi xynararia, qui représentent les Évangiles qu'on lit dais les églises grecques pendant tous les jours de l'année; ce qui est tiré de leur évangélistaire , qu'on a accommodé aux Évangiles, marquant au haut des pages les jours que chaque évangile se doit lire; et, par ce moyen . ou supplée au livre de l'évangolistaire. V<»>. Moréri. «dit. de 1759. Bergier.
SYN AXE (Synaxis), terme grec qui signifie proprement réunion, rasiemotemenl : c'est le nom que l'on donnait autrefois à l'assemblée des chrétiens, où l'on faisait l'office divin en commun, Voy, D. M a cri Httrolexicon.
I. SYNGELLE (Synrellux). Le v/ncelle était dans l'Église de Constantinople un ecclésiastique qui demeurait auprès du patriarche pour être témoin de sa conduite; d où vient qu'on l'appelait Ymt du patriarche. Le patriarche en avait plusieurs qut se succédaient, et le premier de tous était nommé pratosyncetlc. Les antres prélats avaient aussi des sywelte*. Cet office devint ensuite une dignité, et il y eut des Mi/nrr/fe* des églises. Les empereurs donnèrent ce nom comme un titre d honneur aux prélats, et les appelèrent njnrellex pontificaux, *i/nceft?.i nuguttules ou aug'ustnux. T»ans le synode tenu a Constantinople l'an H>-» . contre le patriarche Cyrille Lucar. qui voulait répandre dans l'Orient les erreurs de Calvin , le proto.it/rn clfr parait comme la seconde dignité de l'Église de Constantinople. Les yynerf/e* ont aussi été en usage dans l'Église latine. Koy. Codin et le V. Goar. S»trs sur cet auteur. I). liftcri Hieroiexiam. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de throl. Zonaras, Annal., tom. III. I homassin , Discipline ecclésiastique, part,,
l.I, c. xt.vi; m* part., L I, c. U; IV« part.,