f, c. lxxxv. Richard et Giraud
TEMONIA ou TEMDNIA, ancien évêché
d'Afrique dans la province Byxacène.On en confiait trois évéques, dont le premier, Cresconius 1", assista à la conférence de Carthage en 41 1. Voit. Mortelli, A fric. Christ., tom. I. Gaet. Moroni, vol. LXXIII, p. 272.
TEMPE, ville épisc. de la première province de Thessalie, sous la métropole de Larisse. Tempe est aujourd'hui un simple évôché in parttbus, toujours suffragant de Larisse , devenue elle-même un siège in partibus. Voy. Gaet. Moroni, vol. LXXIII, p. 272.
I. TEMPÉRANCE, vertu cardinale qui nous fait user avec modération des choses qui flattent davantage les sens. Son objet matériel consiste dans les plaisirs ou sensations voluptueuses que le corps éprouve par le moyen de la vue, de l'ouïe , de l'odorat, et surtout du toucher et du goût. Les quatre parties subjectives ou les branches de la tempérance, sont : la chasteté, la pudeur, l'abstinence et la sobriété. Les autres parties de la tempérance ou les autres vertus annexées à la tempérance, sont : la continence, la douceur, la clémence, l'humilité, la modestie et l'eutr.ipélie. Voy. S. Thom.,
2. 2., quaest. 141. Sylvius, quasst. 152. Collet, Moral., tom. I. Le Diction. eccléi. et canon, portatif. Rergier, Diction, de théol.
II. TEMPÉRANCE (SOCIÉTÉS DE). L'idée première des sociétés de tempérance n'appartient
5>as à celui en qui elle a fini par se personniier. Des sociétés semblables avaient été fondées aux États-Unis par la secte méthodiste; il
en existait même en Allemagne. On ne saurait préciser l'époque de leur introduction en Angleterre. Au reste il ne parait pas qu'elles aient fait des progrès remarquables dans ce pays, sans doute parce qu'elles se bornaient à proscrire l'usage des liqueurs fortes. L'ère véritable de la tempérance date du moment où fut adopté le principe de l'abstinence totale des liqueurs enivrantes. On voit ce principe proclamé à Preston, comté de Lanças tre, en 1KJ2. mais son application n'est devenue remarquable qu'en 1838, époque à laquelle commencent les triomphes du révérend Theobald Mathew, par la fondation d'une société d'abstinence totale à Cork, ville catholique par excellence de l'Irlande. La tempérance est personnifiée aujourd'hui dans cet homme vraiment extraordinaire, et les sociétés anciennes s'éclipsent devant ses œuvres étonnantes; il est universellement conna aujourd'hui sous le nom d'apôtre de la tempérance ou Teatotalism. Cet homme célèbre , né en 1790àThomastown, dans le comté de Tipperary, mort l'an 1815 à Queenstown , descendait en ligne collatérale de la noble famille Llandaff. Il appartenait à l'Ordre des Carmes, et habitait a Cork, si toutefois on peut dire du missionnaire de la tempérance qu il demeurait quelque part. Avant de fonder l'association il eut à surmonter les scrupules de son humilité, qui durent céder aux instances de ses amis, persuadé qu'il était l'homme destiné i la régénération morale de son pays. Ces généreuses personnes, après avoir remporté cette victoire sur le modeste religieux , voulurent , pour donner plus d'autorité à son éloquente parole, s'imposer elles-mêmes le sacrifice qu'il allait demander à une intempérance depuis longtemps incorrigible. Elles prirent publiquement entre ses mains le tempérance pledge, c'est-àdire l'engagement de renoncer aux liqueurs enivrantes. La formule de cet engagement est ainsi conçue : < Je promets de ra'abstenir de toute liqueur enivrante , à moins qu'elle ne me soit commandée par ordonnance du médecin, et de contribuer par tous les moyens qui seront en mon pouvoir à empêcher l'intempérance chez les autres. » Cet exemple fut fécond : en peu de temps les teatotallers, ainsi nommés par uije corruption orthographique que l'usage a consacrée , se multiplièrent par toute l'Irlande, et, des points les plus éloignés, des milliers d'individus, hommes, femmes et enfants, vinrent à Cork prendre le pledge ou engagement entre les mains du P. Mathew. Plus tard, sur les instances qui lui furent faites, le révérend Père se mit à faire des tournées dans tous les comtés. Il n'eut pas lieu de s'en repentir ; les populations accouraient en masse sur son passage : catholiques et protestants tombaient à ses genoux pour recevoir le pledge. Cest ainsi qu'à Limerick deux cent mille individus , dans 1 espace de quelques jours . devinrent teatotallers. Dès ce moment le nouvel apôtre comptait ses stations, suivant l'importance des lieux, par dix mille, vingt mille, et même cinquante mille âmes gagnées à la tempérance. Un membre de la société de Liverpool disait, le 4 novembre 1812, dans une réunion publique, que le numéro de sa carie était 5,348,435. Ce qui est consolant à penser, c'est que le pledge est religieusement gardé par l'immense majorité des amiiés. On peut voir la preuve de cette assertion et mille autres détails très - intéressants relatifs aux teatotalters,â&ns le Diction . de tkéoL de Bergier, d'où nous avons extrait le présent article.
TEMP
TEMP
TEMPESTE (Dominique), né à Rome, vivait vers la (in du xvi* siècle. On a de lut : Vies des Papes, depuis Jésus-Christ jusqu'à Clément VUl, en italien ; Rome, 1596.
I. TEMPLE, maison de Dieu, sanctuaire, tabernacle du Seigneur, palais du Très -Haut, etc. Ces termes sont ordinairement synonymes dans rÉcriture. Temple se prend en particulier : 1°pour le temple des Juifs à Jérusalem, soit celui que bâtit Salomon, et dont nous voyons la description dans le 111* livre des Rois (vi), dans le II* livre des Paralipomènes (m , iv), dans le Ier livre d'Esdras (i-vrt, et dans Ézéchiel (xli), soit celui qu'Hérode le Grand rebâtit, qui subsistait du temps de Jésus- Christ , et dont Joseph donne une idée au VIe livre de la Guerre des Juifs (vi) . 2° L'Écriture exprime par ce terme les temples des idoles, comme celui de Dagon à Gaza (Juges, xvi, 23) et à Aioth (1 Rois, v. 2); celui des Samaritains à Carizim (II Machab., vi, 2); celui d'Astaroth H Rois, xxxi, 10); celui de Raal (III Rois, xvi, 32); celui de Remmon (IV Rois, v, 18): celui de Nesroch (Isaïe, xxxvm, 37); celui de Del (Daniel, xiv, 9): celui de Chamos et de Moloch (III Rois, XI, 7); celui de Nannée (Il Machab., 1 , 13). 3° Temple se dit aussi de l'Église de Jésus-Christ (11 Thessalon., il, 4. Apocal., m, 12). 4° Il marque quelquefois le ciel (Ps. x, 5. Apocal., vu , 15). S" Le temple de Dieu, dans le sens spirituel, est l'âme du juste, selon la pensée de l'apôtre saint Paul (I Corinth., m. 16, 17; vi, 19. II Corinth., vi, 16). Voy. Richard et Giraud, qui donnent un aperçu des révolutions
Ïue le temple bâti par Salomon a souffertes, ergier, qui, dans son Diction, de théoL, a montré de la manière la plus claire : 1° qu'on ne saurait prouver que les païens ont construit des temples avant les adorateurs du vrai Dieu, et que Spencer, quoique spécieux par son érudition, est, au fond, d'une faiblesse extrême quand il veut persuader qu'avant l'érection du tabernacle des Hébreux les Égyptiens, les Chananéens et les autres peuples voisins de la Palestine avaient déjà des temples destinés au culte de leurs fausses divinités, et que Moïse les a pris pour modèle. 2° Que le même Spencer n'est pas plus fondé à soutenir que l'usage des temples est dangereux et répréhensihle en lui-même. 3° Qu'il est également dans l'erreur quand il soutient que Dieu n'a permis de bâtir des temples que par condescendance pour la
Srossièreté de son peuple. Disons qu il était 'autant plus nécessaire de réfuter Spencer, que son ouvrage est regardé comme un livre classique par les protestants, et que les incrédules ont employé la plupart de ses arguments pour déprimer le culte extérieur en général. Voy. aussi Reland, Antiquitates sacra* Hebr., par. L c. vi et vu. Le P. Lami, Introd. à l'Étude de rÉcriture sainte. D. Calmet, Dissert, sur les temples des anciens. La Bible d'Avignon, t. IV, p. 422. Villalpand , qui, dans son Comment, sur Étéchiel, a donné un plan du temple de Salomon; mais ce plan parait trop grand et trop magnifique ; ce savant auteur, rempli des plus excellents modèles de l'architecture ancienne , et prévenu de la pensée qu'on ne pouvait concevoir cet édifice ni trop somptueux , ni trop bien entendu , a voulu y faire entrer toute la finesse et la régularité de l'architecture la plus achevée. J.-B. Glaire, Introd., tom. H, p. 365- 367, où on trouve un résumé de la Dissert, de D. Calmet, et n. 368-376, où est présenté en abrégé ce que l'historien Joseph raconte avec beaucoup détendue, soit dans ses Antiquités,
soit dans sa Guerre des Juifs. Le Dictim. de la Oukd. eathnl.