TEXT
9° Octave du Saint -Sacrement et de la Croix; ibid., 1676; — 4° Sermons sur les mystères de la Vie de Kotre-Seigneur et de la sainte Vierge, etc.; ibid., 1677, 2 vol. in-8°; — 5° Panégvrimtes des Saints; ibid., 1678, 2 vol. in-8»; — 6° Sermons pour les dimanches; ibid., 1678,2 vol. in-8»; — 7° Conduite spirituelle pour la retraite: ibid., 1678, in-12; suivant la coutume de son temps, le P. Texier prouvait la première partie de ses discours par l'Écriture , la seconde par les sentiments des Pères de l'Église, et la troisième par des raisonnements. Voy. Moréri, édit. de
I. TEXTE ( Texius) se dit : 1» d'un discours original sans glose, note, ni interprétation; 2° d'un passage particulier d'un auteur qu'on cite ; 3° d un passage choisi par un orateur chrétien pour être le sujet d'un sermon ; 4e d'un livre des Évangiles porté aux graud'messes par le sous-diacre, qui le donne à baiser à l'officiant ; 5* pour une simple tablette de bois , revêtue d'une plaque de euivre doré, sur laquelle on voit en quelques endroits une figure d'évan géliste, avec les symboles des quatre évangé listes aux quatre coins. Voy. de Vert, Cérém. de
I Église, tom. IV, p. 110.
II. TEXTE DE L'ÉCRITURE. Quelquefois le texte de l'Écriture se prend par opposition à la close et à l'explication , sans faire attention à b langue dans laquelle ce texte est écrit , ni si elle est originale , ou une simple version. Par exemple , où le texte porte que Dieu se fâche ou qu'il se repent, la glose avertit que cela doit s'entendre dans un sens figuré, et comme s'il y avait : Dieu agit comme s'il était en colère , etc. Le texte de l'Écriture se met par opposition aux traductions. Ainsi le texte hébreu de l'Ancien Testament et le grec du Nouveau sont comme les sources auxquelles il faut recourir pour bien connaître le sens des traductions. Le texte original de tous les livres de l'Ancien Testament qui sont reçus dans le canon des Juifs est l'hébreu. L'Église cependant reçoit comme canoniques certains autres livres de l'Ancien Testament dont le grec passe pour l'original ; par exemple, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Tobie, Judith, les Machabées, les chapitres xiil et xiv de Daniel. Le texte original des livres du Nouveau Testament est le grec, l'hébreu de saint Matthieu étant perdu et tous les autres livres ayant été certainement écrits en grec. Les fautes qui se trouvent dans les textes originaux, tant de l'Ancien que du Nouveau Testament , sont trop légères pour empêcher leur pariaite authenticité et leur intégrité, et elles peuvent facilement être corrigées par les divers moyens que la critique nous fournit. Pour les choses essentielles, le texte hébreu n'a été nullement corrompu. Comme nous l'avons remarqué dans notre Introduct. hislor. et en'/., etc., quand on connaît la vénération des Juifs pour leurs livres saints, quand on sait qu'ils ont toujours rendu une sorte de culte i chaque mot et même à chaque lettre qui y est contenue, il est impossible de croire qu'ils aient jamais pu , à aucune époque de leur histoire , se dépouiller de ce sentiment naturel.
II n'est pas un Israélite, même aujourd'hui, qui ne frémirait d'horreur si on lui proposait de porter la main sur la loi de Moïse ou sur les prophètes. Nous croyons d'ailleurs avoir démontré jusqu'à l'évidence que ni avant ni après la venue de Jésus -Christ les Juifs ne se sont rendus coupables de ce crime , et que le texte grec du Nouveau Testament n'a pas été non plus altéré dans les choses essentielles. Voy.,