‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1116 sur 1294 · TRAI · texte numérisé non relu

TRAI

TRAL

ex traduce. Les pélagiens avaient évidemment tort quand ils exigeaient qu'on expliquât comment cela se fait : dès qu'un dogme est clairement révélé par l'Ecriture sainte ou par la tradition, il est absurde d'examiner si nous pouvons ou nous ne pouvons pas le comprendre ; c'est supposer que Dieu ne peut pas taire plus que nous ne concevons, et que notre intelligence très-bornée est la mesure de la puissance, de la sagesse et de la justice divine. On ne doit cependant pas blâmer les Pères de l'Église parce qu'ils ont tenté d'expliquer jusqu'à un certain point nos mystères e* de les accorder avec les notions de la philosophie, afin de répondre aux objections des hérétiques et des incrédules. Voy. Bergier, Dirii<,n. de théol,

TRADUCTEUR, TRADUCTION. Voy. Version.

TRADUCTIONS DE LA BIBLE. Voy. Bible.

TRAFIC. Voy. COMMERCE.

TRAGÉLAPHE, mot grec par lequel les Sep. tante et l'auteur de la vulgate ont rendu l'hébreu aqqô. Or tragélaphe signifie littéralement bouc et chèvre. 11 désigne, en ellet. un animal qui tient du cerf et du bouc. Moïse le met au uomhrc des animaux purs dont ou peut manger. Voy. Deutér., xiv, 5. J.-B. Glaire, Introduction, etc.. tom. II, p. 98.

TRAGONARA. Voy. Dragonara.

TRAINEAU, espèce de chariot dont on se servait en Palestine pour tirer le grain de son épi et pour la paille. Ces traîneaux étaient portés sur des roues fort basses et fort épaisses, garnies de fer. Il y en avait de plusieurs soties : en certains lieux , c'était de gros rouleaux armés de pointes de fer qu'on faisait passer sur les gerbes. David lit écraser sous des roues de cette espèce les habitants de Rabbath, capitale des Ammonites. Araos dit que le roi de Damas traita de même les Israélites de Galaad. Voy. Isaïe. xxv, 10; xxvm, 27; XLi,15. Amos, t,3. II Rois, xn, 31. D. Calmet, Diction, de ta Bible.

TRAIT, en terme de rubrique, signifie un verset qui est chanté par les choristes après l'Epitre, en certaines fêtes, et qui n'est suivi d'aucun répons. C'était autrefois un psaume entier, ainsi nommé parce qu'il était récité par le lecteur ou chantre tractim, de suite et sans interruption, sans qu'on le coupât entre les versets, ni qu'on lui répondit, ni qu'on répétât rien après lui, à la différence du répons ou graduel, qui se chantait avec reprise et refrain, avec répétition de la part du chœur. Comme un psaume avait quelque chose de plus triste quand il était continué par une seule personne que quand plusieurs chantres se répondaient , 1 usage s'est établi dans les temps consacrés a la pénitence ou à la mémoire de la Passion du Sauveur, et dans les messes pour les morts, de faire chanter en trait les versets par un seul ou par deux chantres auxquels le chœur ne répond pas. Dans les jours de fêtes consacrés à la joie, au lieu de trait on chante alléluia, et il est répété par le chœur. Voy. De Vert, Cérémon. de l'Église, tom. III , p. 106. Le Brun , Explic. des Cérêmon. de la messe, tom. I , p. 205 Bergier, Diction, de théol. Noél-Laurent l'issotj Manuel enthot. pour l'intelligence de foffi ce divin.

TRAITEMENTS ECCLESIASTIQUES. C'est le nom qui a été donné i l'indemnité due au clergé français pour la spoliation de ses biens. « C'est à tort, sans doute, remarque judicieusement l'abbé André, mais ce mot est consacré par la section III du titre IV des articles orgal Voy. l'abbé André, qui traite plusieurs

tiques, et la dissertation que l'abbé Matthieu a insérée dans ses Devoirs du aacerdooe , et à laquelle l'abbé André a emprunté une partie de so n h 1 1 1 c 1 G

I. TRAJÀN0P0LIS, autrefois Zernis, ville épisc. do la Thrace , située i vingt-cinq milles au nord de Cypsella , et à quarante-cinq d'Andrinople. Les Notices en font la métropole de la province de Rhodope; mais comme elle fut détruite, la dignité métropolitaine dont elle jouissait fut transférée à Maronéa. Elle a eu quatorze évéques, dont le premier, Théodule, fut persécuté par les ariens, sous l'empereur Valens. Cette ville a eu aussi des évéques latins; on en connaît deux, dont le premier, Ladislas, eut pour successeur Benoit de Zegedino, qui fut nommé en 1493. Trajanopotis n'est plus aujourd'hui qu'un archevêché in partibus. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 1193, et tom. III, p. 1095. Wading, Annal., tom. VI, p. 314. De Commanville, Table atithabêt.

E'xm Ri°77rd et Gaet* Moroni' vo1-

II. TRAJAN0P0LIS, ville épisc. de la Phrygie Pacatienne, sous la métropole de Laodicée, au diocèse d'Asie. On en counait sept évèques dont le premier, Jean 1", souscrivit lo décret synodal de Gennade, patriarche de Constantinople. Ttajanopolis est nujourd htti un simple évéché in partibus, dont la métropole, Laodicée est également un siège in partibus. Voij. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 804. Richard et Giraud. De Commanville. /" Table nlphabét. p. 240. Gaet. Moroni. vol. Ï.XXIX, p. 77-78.

TRALLA ou TRALLEIS, TR0 ALL A ( Tm/lis), ville épisc. de la province de Lydie, sous la métropole de Sardes, au diocèse d'Asie. Elle se trouve dans les Notices et dans les Actes des conciles. On en connaît deux évéques, dont un Urauius, assista et souscrivit au cinquième concile général , deuxième de Constantinnple, en o53, et l'autre . Michel , se trouva au septième concile général, deuxième de Nicée, l'an 787 Uy. Lequien. Oriens Christ., tom. L p. «81.

I. TRALLES (Trallis), ville épisc. de la nrovince et au diocèse d'Asie , sous la métropole -1 Ephèse. 11 y a une lettre de saint Ignace, martyr, écrite au peuple de Tralles, ce qui prouve l'ancienneté de cette Église, aujourd'hui ruinée. On en connait neuf évéques, dont le premier, Philippe , est l'un des sept premiers dia^s- Y°V' lequien, Oriens Christ., tom. I. p. 096 Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol.' L \ A IX , p. /(J-Hu.

II. TRALLES (Balthasar-Lonis), médecin du roi de Pologne, né à Breslnu en 1708, mort dans cette même ville l'an 1797, s'acquit une telle réputation que plusieurs souverains lui irent des propositions, qu'il refusa ; il ne voulut accepter que le titre de médecin du roi de Pologne. U était sincèrement religieux ; aussi a-t-il combattu avec force les principes de la Mettrie et d'Holbach. Tralles appartenait à plusieurs académies. En 1789, il publia sa correspondance et les entretiens qu'il avait eus avec • rédéric le Grand, avec Marie-Thérèse, et avec la duchesse de Saxe-Gotha. Ses ouvrages, trèsestimés , sont écrits en latin et en allemand : nous citerons seulement : De vitœanimalis Consideratione; Halle, 1731, in-4*; — 9» De Machina et anima humana promus a se mvicem distinctis; ibid., 1749, in-8»; — 3» Critique d'un médecin du parti des sptntualistes sur la pièce intitulée : Les Animaux plus que machines; La Haye, 1752^ in -8°; c'est la critique écrite en français d'un pamphlet de la Mettrie; — 4» De .'

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