TRAN
stentis Immateriatitate et immortnJitate royitata; Breslau, 1774, en allemand; ibid., 1776, in-8°, et en français, Vienne, 1776, in-K°. Marie-Thérèse , pour témoigner la satisfaction que la lecture de cet ouvrage, dirigé contre le matérialisme de la Mettrie , lui avait procurée , envoya à l'auteur une tabatière d'or. Voy. Michaud, liiwpr. univers. \j& Souv. Biogr. gêner.
TRANI (Tranum et Trinium), ville archiépisc. d'Italie «tuée dans le royaume de Naples, à six lieues au nord-est de Mari , sur le golfe de Venise. L'ancien évèché de Salpe, ville détruite, est uni à l'archevêché de Trani depuis l'an 1517. Son premier évéque, Redeniptus, siégeait avant la persécution de Decius. Voy. Ughelli , liai. Sticr., tom. Vil, p. 885. De Commanville, Table nlphabét., p. 241. Richard et Giraud. Gact. Moroni, vol. LXXIX.p.MMH.
TRANQUILLE DE BAYEUX. Voy. Sbllirr.
TRANQUILLIN (Saint), martyr 4 Rome dans le m* siècle, était de famille sénatoriale. Il vécut jusqu'à sa vieillesse dans les ténèbres de l'idolâtrie, avec sa femme Marcie. Ses deux fils. Marc et Marcellien, qui étaient chrétiens, furent pris, tourmentés et condamnés à avoir la tête tranchée, dans les premières années de l'empire de Dioctétien et de Maximien Hercule. Tran» quillin ayant obtenu un délai pour les faire changer de résolution, fut converti lui-même avec sa femme Marcie , les femmes et les en> fants de Marc et de Marcellien, qui étaient mariés. Après son baptême, il se retira avec beaucoup d'autre* chrétiens dans le palais même de l'empereur, chex un ofllcier nommé Castule; mais étant sorti pour aller prier sur le tombeau de saiut Paul, il fut pris et lapidé. Sa fête est marquée au 6 juillet dans le Martyrologe romain moderne.
TRANSACTION, convention onéreuse par laquelle on règle une chose douteuse et incertaine entre des parties. La transaction ne règle jamais un dill'érend auquel les contractants n'ont point pensé, mais seulement celui dont les parties conviennent en termes exprès, ou celui qui en est une suite nécessaire. Quand deux ecclésiastiques sont en procès sur deux bénéfices unis, ils ne peuvent transiger et se partager ces bénéfices; une telle transaction serait nulle et sirnoniaque. Comme les canons ne réprouvent que les actes simoniaques où le spirituel est donné en considération du temporel, ils permettent le transport ou la cession mutuelle de deux droits ou de deux choses spirituelles. C'est un principe établi que la transaction passée par un bénélicier sans l'autorité du supérieur ne lie aucunement ses successeurs; elle ne peut obliger que celui qui l'a faite, si la transaction n'a rien de contraire au droit commun ; mais lorsque le supérieur, tel que le Pape , interpose son autorité , la transaction doit être exécutée, quand même on viendrait à découvrir de nouveaux titres. Voy. Durand de Maillane, Uiftion.de droit canonique, au mot Transaction. Richard et Giraud*
TRANSFIGURATION, fête instituée pour célébrer la mémoire du jour auquel Jésus- Christ parut daus un état glorieux avec Moïse et Elie. sur une montagne où il avait conduit saint Pierre , saint Jacques et saint Jean , qui virent la gloire éclatante dont le Fils de Dieu était revêtu, et entendirent la voix du Père éternel qui disait : < C'est ici mon Fils bien- « aimé, en qui je me plais uniquement , écou- « tez-le. » L'Évangile ne dit pas quelle était cette montagne, mais on tient par tradition que c'était le mont Thabor. Baronius prouve que