TRA.N
la féte de In Transfiguration est très-ancienne) et rapporte à ce sujet le Martyrologe de Vandelbert. qui vivait vers l'an 850. Mais le pane Calliste III la rendit plus solennelle, en 1456, en composa l'office, et y attacha même des indulgences, en mémoire de la grande victoire que les chrétiens remportèrent, la même année, sur les Turcs devant Belgrade, en Hongrie. Voy. M rit th., xvii. Marc, ix, 1 , etc. Lnc, ix. Baronius, Sotet sur te Martyrologe. D. Calmet, Diction, de la Bible. Le P. Mauduit, Dissertât, sur ta Transfiguration. Richard et Giraud. Bergier. Diction, de théot. Cotnpar. Thabor, n° I. TRANSFORMATEURS. Voy. Métamor-
PHISTKS.
TRANSFORMATION est, dans le style des mystiques, un changement de l'âme contem* piative.qui est en quelque façon divinisée et convertie en la substance de Dieu. Cette exprès* sion , qui est commune aux auteurs sacrés et ecclésiastiques, ne signifie pas un changement substantiel et physique, ou une transsubstantiation de l'être créé avec l'Etre incréé, de l'àme avec Dieu; mais seulement que l'Ame unie 4 Dieu dans la sublime contemplation est comme divinisée et transformée en Dieu. C'e*t en ce sens que parle l'a pot re saint Paul, lorsqu'il dit ue nons sommes transformés en I image du eignenr. Vou. U Cor., ni, 18.
TRANSILVANIE ou TRANSYLVANIE, partie de l'ancienne Dacie, aujourd'hui grand gouvernement de l'empire d'Autriche, entre la Hongrie au nord, la Valachie au sud, et la Moldavie a l'est. C'est en 16W9que l'empereur Léopold l" fit définitivement rentrer la Transilvame sous la domination autrichienne. L'évéque de Tran» silvanie réside 4 Karlsbourg on Albe-Jule {Atba Julia ). Voy. Gaet. Moroni , vol. LXX1X , p. 91- 116. Countar. ALBB-Jt'LK.
I TRANSLATION DE BÉNÉFICES. On distin.ue deux sortes de translations de bénéfices: les perpétuelles et le$ translations à temps. Ces dernièresn'apportentordinairement aucun changement au titre des bénéfices ; c'est plutôt une translation de la desserte du bénéfice que du bénéfice même; comme si une église paroissiale était , soit à cause de la ruine de l'édifice, soit à cause de la disette d'habitants, transférée à une église voisine ou à une succursale de la même paroisse. Cette translation, qui se fait de l'autorité de l'évéque, n'érigerait pas l'église voisine ou la succursale en-cure , et ne changerait rien par conséquent au titre de la paroisse uui serait abandonnée. Il n'en est pas de même des translations perpétuelles; comme elles se font par la suppression du titre de l'église que l'on veut quitter, et par nouvelle création de ce même titre dans l'église que l'on veut occuper, elles changent l'état du bénéfice transféré , et loi font perdre ses privilèges. Les translations des évèchés et des autres grands bénéfices ne se font que par l'autorité du Pape; celles des petits bénéfices peuvent être faites par les ordinaires avec les mêmes formalités que pour les érections. Voy. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours alphabét. de droit ennon.
IL TRANSLATION DES BÉNÉFICIÉES. Dans les premiers siècles de l'Église on ne connaissait point les translations des clercs-bénéficiers ,
Ïarce qu'en les ordonnant on les attachait inissolublement à un titre. Le concile de Nicée défend aux évèques . prêtres et diacres de passer contre la règle d une église 4 nne autre , et celui de Sardique veut que les évéques qui passent ainsi dune église à une autre soient privés de la communion laïque, même à la