TRAP
mort. Os conciles n'entendent pas les translations oui n'ont pour objet que l'utilité ou ta nécessité de l'Église. C'était autrefois le concile provincial qui déterminait cette utilité ou cette nécessité ; et cet usage , selon le P. Thomassin, a été observé particulièrement en France jusque
translal
vers le !• siècle, auquel temps les des évéques Turent mises au rang des causes majeures réservées au Saint-Siège. Ainsi ces translations ne se peuvent faire aujourd'hui dans toute l'Église que par l'autorité du Pape. Kn France , il faut encore le consentement et la nomination du chef de l'État. Ko»/, le P. Thomassin , Discipl. eirlis., part. II , 1. Il, ch. LX1V. La Combe , Recueil de droit canon, au mot TRANS- LATION , sect. I. Richard et Giraud. L'abbé André, Cour» nluhntxèt. de droit canon.
III. TRANSLATION DES RELIGIEUX. On distingue deux sortes de trauslultons de religieux : les unes sont un simple passage d'un Ordre à un autre Ordre : De Ordme ad Ordinem ( Voy. Religieux ) ; les autres se font à l'effet de posséder un bénéfice : A d effectum beneficii. Or. régulièrement, par le chapitre du droit canon Cum singula, de Prœbeml., in (W. le religieux d'un monastère ne peut posséder un bénéfice dans un autre monastère sans y avoir été transféré par permission du Pape. Voy. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours ulphabét. de droit canon.
IV. TRANSLATION DES RELIQUES. L'usage de transporter d'un lieu à un autre les reliques d'un martyr ou d'un autre saint dont on chérissait la mémoire, est venu d'un sentiment trèsnaturel et très-religieux. Lorsqu'un saint évéque, par exemple , avait souffert la mort pour Jésus- Christ dans un lieu éloigné de son siège, il n'est nullement étonnant que ses ouailles aient désiré de posséder ses reliques, et qu'ils aient demandé que du lieu de son martyre elles fussent portées dans son église. C'est ainsi que, l'an 107, les restes des os de saint Ignace , martyrisé à Rome, lurent transportés dans sa ville épiscopale, et reçus par les fidèles comme un trésor inestimable, suivant l'expression des actes de son martyre. Il n'y a rien , en effet , que de louable dans un pareil usage ; et il faut vrai» ment être aveugle pour persister, comme le font les prolestants, à traiter de superstition imitée des païens un culte aussi naturel , et dont la gloire, en définitive, revient tout entière à Dieu lui-même. Voy,. Uergier, qui réfute victorieusement les fausses imputations des protestants à ce sujet contre les catholiques.
TRANSMIGRATION DES ÂMES. Voy. Métempsycose.
TRANSMIGRATIONS, nom que l'on donne aux différentes captivités des Juifs. Outre çe qu'on sait de la transmigration à Rabylone, laquelle regarde Juda et lienjamin, on forme de grandes difficultés sur le pays où les dix tribus d'Israël furent transportées. L'Écriture nous apprend (IV Rois, xv, 29. 1 Paralip., v, 36) que Téglathphalasar enleva les tribus de Nephthali, de Ruben, de Gad et la demi -tribu de Manassé, et qu'il les transporta à Lahéla, à Habor et a Ara. Nous voyons dans le IV' livre des Rois (xvii, 6; xvni, 10) que Salinanasar, ayant pris Samarie . emmena le reste du peuple du royaume d'Israël en Assyrie . à Hala , à Habor . sur le fleuve de Gozan et dans les villes des Mèdes. Tobie nous apprend (Tob., 1, 1 1 , 16; lu , 7; v, 8) qu'il y avait des Israélites à Xinive, à Ragès de Médie, à Suze et à Ecbataiie. Du temps du Sauveur il y avait, comme on le voit dans les Actes des apôtres (il, 9, etc.), des
Juifs dans toutes les provinces d'Orient. Les Juifs disent beaucoup d'autres choses qui feraient presque croire que l'Amérique, la Chino et d'autres pays ont été aussi habites par ceux de leur nation après leur dispersion ; mais quand on considère les preuves qu'ils en apportent, el qu'on veut vérifier les faits qui servent de fondement à ces opinions, on trouve que les uns sont faux, les autres douteux, et le reste fort équivoque. Ce qui est certain à cet égard , c'est : 1° que les dix tribus ne composent nulle part un seul peuple ; 2» qu'il existe très-peu de pays où il n'y ait des Juifs ou des vestiges de leur religion; 3» qu'un très- grand nombre des enfants d'Intel revinrent dans leur pays pendant la domination des Perses et des Grecs; que les tribus «te Juda et de Benjamin sont maintenant tellement confondue*, qu'il est presque impossible de les distinguer ; et qu'ainsi il est inutile de chercher aujourd'hui les dix tribus en aucun lieu du monde. Voy. D. Caï- I met {Diction, de lu Bible), que nous n'avons fait I qu'abréger dans notre article , et qui a traité ce ; sujet avec une érudition vraiment remarquable.
TRANSSUBSTANTIATION. L'Église appelle ainsi le changement de toute la substance du pain et du vin au corps et au sang de Jésus- Christ. Comme nous l'avons dit à l'article Ec- CHAhiSTiK, il est de foi qu'après la consécration la substance du pain et du vin n'existe plus , et qu'il n'y a dans l'hostie et dans le calice que le corps et le sang du Sauveur. Voy. Euciiakistie, n° I. où nous expliquons le sens du root transsubstantiation.
TRANSYLVANIE. Voy. Transilvame.
TRAPANI ou TRAPANO ( prepanmn), ville épisc. de Sicile, dans le Val-di-Maxxara , à plus de dix- sept lieues ouest de Palerme. Suivant de Commanville , Trapano , ville médiocre de la Sicile, a en un évéché sons Syracuse, du temps des Grecs, vers le vm« siècle. Aujourd'hui c'est une place forte, bien bâtie, avec uu port sur, spacieux et profond. On vante surtout ses nombreuses et belles églises, ses couvents et ses autres édifices publics, comme étant d'une construction plus élégante que celle des autres villes de la Sicile. Le diocèse est d'une grande étendue; il embrasse sept villes (septem oppida oomptectitur) dans sa juridiction. Voy. de Commanville, ln Table alphabet., p. 93, au mot Dhepanim. Gaet. Moroni, vol. LXX.1X, p. 116-
TRAPÊZ0P0LIS, ville épisc. de la Phrygie Pacatienne , sous la métropole de Laodicée , au diocèse d'Asie. Ptolémée, Pline et les Actes des conciles en font mention. On en connaît six évéques, dont le premier. Hiérophile, fut transféré ao siège de Plotinopoiis , suivant l'historien Socrate. Trapézopotis est aujourd'hui un simple évéché tri ttartibus, toujours sous la métropole de Laodicée, devenue elle-même un siège in parftbu*. Voy. Lequien, Oriens Christ., loin. I, p. 809. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. IAXIX, p. 129.
TRAPEZUS. Voy. Trebisonde.
TRAPOBYSIE. Voy. Trabysœ.
TRAPP (Joseph), poëte, né à Cherington, dans le comté de Gloucester, en 1679, mort en 1747, remplit différentes fonctions dans l'Église anglicane, fut professeur à l'université d Oxford, cultiva en même temps les belles-lettres, et surtout la poésie. Parmi ses écrits sur divers sujets nous citerons : 1° Ses Quatre Fins rfernières, pièce de poésie en anglais; — 2* des Sermons publiés depuis 1725; — 3» Défense de
TRAV
TREB
F Église anglicane contre F Église romaine, publiée également depuis 1725. Voy. Micbaud. Binqr. univers.
TRAPPE. TRAPPISTE (Notre-Dame -de-la- Maison -Dieu de la), abbaye de l'Ordre de Citeaux, dans le Perche , fut fondée, en 1140, par Rntrou , comte du Perche , et consacrée sous le nom de la sainte Vierge, en 1214, par Robert, archevêque de Rouen , Raoul , évéque d'Evreux, Sylvestre, évéque de Séei. Les religieux de la Trappe étaient tombés dans le relâchement lorsque Armand-Jean le Routhillierde Rancé y rétablit une exacte réforme en 1663. Depuis ce temps, cette maison est devenue très- célèbre par l'austérité, par l'abstinence et par le silence des religieux, qui l'ont choisie pour un asile contre les dangers du monde. Voy. Félicien, Descript. de l'abbaye (le la Trappe; 1671, 1682 et 1689. Marsollier, Vie de M. de Bancé. Les Vie» des Pères et dés Martyrs, 29 avril, Vie de saint Robert , abbé de Molesme. Moréri , édit. de 1759. Richard etGiraud, qui donnent un aperçu de la manière de vivre des trappiste t. Rergier, qui détruit les attaques aussi ridicules que méchantes dirigées contre les trappistes par les épicuriens du siècle. L'abbé André, qui, dans son Cours alphabél. de droit canon, rapporte plusieurs décrets des Congélations romaines touchant ces religieux. L.-D.-B., Histoire civile, religieuse et littéraire de l'abbaye de la Trappe; Pans, 1824. Gaillardin, Les Trappistes, ou V Ordre de Clteaux an XIX' sièrle, histoire de la Trappe depuis sa fondation jusqu'à nos jours; Paris, 1845, tom. I. Gaet. Moroni, qui, dans son volume LXX1X, p. 129-146, a consacré un assez long article aux trappistes, et cité plusieurs ouvrages relatifs à ces religieux. Compar. notre art. H< ht millier. Fehr, qui, dans le Dirtion. de la théol. cathol., fait connaître les principales dispositions de leur règle, dit quelques mots de leur histoire, et indique leurs diverses résidences.
TRAVAIL ( Labor) . terme qui dans l'Écriture se met : 1° quelquefois pour le péché , l'iniquité, le mensonge, la peine du péché ( Psaume vu, 15 et pasiim); 2° pour toutes sortes de maux, de peines , de fatigues < Exod., xvm , 8. Nombr., XX, 14); 3* pour le fruit du travail (Psaume Civ, 44); 4» pour la peine qu'on fait aux autres, et la punition de cette malice (Psaumes xcm, 20 ; cxxxix , 10. Genèse , m . 17. Exod., xvm, 8. Nombr., 20, 14. Ecclésiastc, x, 15. Proverb., VI, 6, etc. et passim).
TRAVASA (Gaetano- Maria), théatin. né à Bassano en 1698. mort à Venise l'an 1774, professa la philosophie à Venise pendant plusieurs années, et y fut nommé examinateur ducal. Il se livra ensuite avec succès à la prédication. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : 1° Storia criticu délia vita ai Ario, primo ère' siarca del iv» secolo; Venise, 1746, in -8»; — 2° Storia critica délie vite degli eresiarchi dei i , II, Ht e iv» secoli; ibid., 1752-1762, 6 vol. in-8»;
— 3» Quaresimale; ibid., 1766, in-4» ; — 4« Panegirici e Baginnamenti sacri ; ibid., 1767, in-4«;
— 5° Inni sarri del Breviario romano minuta' mente spiegati; ibid., 1760, 3 vol. in -8°; — 6° Preparnzione alla morte per ogni persona delchiostro; ibid., 1762; — 7° Istruzioni e régale per tacere e per parlare in materia di reli-
?none; ibid., 1764; — 8°Nor« et aurea in Psaterium Catena, ex variis et sélectif gratcorum et latinorum Patrum , veterumque scrtptorum contcxta , 4 vol.; — 9° Dictionarium doctrinale contiona1orium,eic.; — 10° Suova Baccolta di varie e scelle orazioni; Venise et Padoue, 1754-1764,
6 vol. in-4». Voy. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogj'. génér.
TRAVERS (Nicolas), théologien , né à Nantes en 1674, mort l'an 1750, fit sa théologie au séminaire de sa ville natale , sous la direction de Lanoé Mesnard. dont il embrassa les opinions jansénistes. Il fut successivement vicaire dans les deux communes rurales d'Héric et de Treillières. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Consultation sur la juridiction et sur f avprobat ion nécessaires pour confesser, etc., où if renverse la juridiction épiscopale, et soutient des principes qui conduisent à une véritable anarchie; cet ouvrage fut censuré par la Sorbonne, en 1735, et par plusieurs évéques ; — 2° Défense de Touvrage précédent, 1736. pleine des mêmes erreurs; — 3° Les Pouvoirs légitimes du premier et second ordre dans l'administration des sacrements ; Paris , 1454, in-4°; Travers y développe ses principes, et se livre à des emportements incroyables contre les Papes, les évéques, et tout ce qu'il y a de plus respectable dans 1 K-
5 lise, les accable d'injures atroces, révoque en outc l'authenticité du concile de Trente (p. 175), et ramasse tout ce qu'on a dit de plus calomnieux contre cette illustre assemblée. Le cardinal de Uissy et M. Lmguet, évéque de Soissons, l'ont amplement réfuté. Le clergé de France le condamna en 1745, et vingt-sept propositions furent notées d'hérésie. Voy. Feller, Michaud , Biogr. univers. P. Levot ? qui , dans la .Vomi-. IHogr. génér., donne la liste des autres écrits de Travers.
TRAVERS ARI ( Charles- Marie ), religieux servite, né à Lugo, petite ville du Ferra rois , en Italie, fit ses études à Faenza, professa la théologie à Mantoue, et fut un des adversaires de Jean-Nicolas de Hontheim , plus connu sous le pseudonyme de Justinus Febronius. On a de Traversari : la Ennodii Faventini de romani pontifiai prima tu , adoersus Justinum Febronium , thenfugico histurico-critica Dissertatio ; Faenza, 1771, Ln-4»; — 2° De incruenti novœ Legis Sacrifiai communione tlieologico-polemica Dissertatio; Padoue, 1739; — 3° Istruzione intorna al santo Sacrifizio délia Messa: ibid., 1780; ces deux derniers ouvrages furent mis à l'Index le 3 décembre 1781 ; fauteur y soutenait avec Nannaroni, dominicain de Naples, qu'il faut communier les fidèles non avec des hosties conservées, mais avec des hosties consacrées à la messe même ; — 3* Esercizj di pietà per la confessione, communione, e perle prineipali azioni délia vita cristiana. Discorso preliminare de.lt editore ai cristiani lettori ; Genève , 1798. Les Exercices, aussi bien que le Discours préliminaire, ont été mis à l'Index (Decr. 22 inartii 1819). Traversari s'est obstiné à suivre les idées erronées du P. Nannaroni, malgré les condamnations dont il avait été l'objet. Nannaroni, en effet, avait, dès l'année 1<70, publié à Naples un Catéchisme en forme de dialogue sur la communion du saint sacrifice , 2 vol. in-8°, avec des Apologies de ce Catéchisme : le tout rais à l'Index le 18 août 1775. Voy. Michaud, Biogr. univers.
TREBA, TREBANA. Voy. Trevi, n* I.
TREBIA. Voy. Trevi, n° II.
TREBIGNA ou TREBIGNE , TREBIGN0, TRIBIGNE ( Tribulium , Tribumum), ville épisc. de la Turquie d'Europe, en Dalmatie, située à cinq lieues de Raguse, vers le levant, sur la rivière de Trébinska ou Trebignitza. Elle fut érigée en évèché dès le xi« siècle. Des 1001 , le I pape Alozandre II la déclara suffragante d'An- I tivari, mais dans la suite elle le devint de Ra-
TREL
TREM
eus*. Depuis, Pic II l'unit, le 19 mars 1463, à Marcana on Mercana, et Sixte IV confirma cette union le 17 décembre 1 182. Aubert Lemirc, dans ses Notifier Episcopatuum orbis, publiée l'an 1613 , présente les évêchés de Marcana et de Trihignc comme étant unis sous la dépendance de la république de Raguse. De son côté de Commanville faisait, en 1700, cette remarque : « Trebigne, petite ville de Dalmatie, sur la Trébinska . qui était aux Ragusicns, et leur a été enlevée par le Turc. Lévéché fut soumis à Antivari par Alexandre II, et est à présent sous Raguse : mais on dit qu'il n'y a pas quatre-vingts familles de catholiques dans la ville, et que tout y est rempli de Turcs et de Grecs. On y a uni l évêché de Mercana. Vou. de Comman ville, ln Tuble aiphabét.. p. 212. Gaet. Moroni, vol. LXXIX, p. 190-202.
TRÊBISONDE (Trapezus ) . ville épisc. du Pont, située sur les bords de la mer Noire. Ptolémée la met dans le Pont cappadoeïen , et Hiérocle dans le Pont polémiaque; mais la Notice de l'empereur Léon le Sage la fait métropole de la province de Lazique. La ville de l'hase, dont l'évéque était métropolitain de Lazique, ayant été détruite, les droits de ce siège furent transférés à Tre'bisonde. Cette ville devint aussi la capitale d'un petit empire qui commença sous Alexis Comnèue, vers l'an 1261 , et finit sous David Comnène, en 1160. Trèhû sonde a eu dix-huit évêques grecs, dont le premier. Domnus , assista au concile de Nicéc. Elle a eu en outre onze évèques latins, dont le premier, Antoine , fut nommé sous Clément VI, en 1314. Trébisonde est aujourd'hui un archevêché in partibus , mais sans évoques suffragants. Voy. Leuuien , Orient Christ,, tom. I , p. 509, et t. lu, p. 1099. De Commanville, /" Table aiphabét.,
{». 241. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, voume LXXIX , p. 202-205.
TRECjE. loi/. Troyf.s.
TREGORIUM. Voy. Tréguier.
TREGORIUS. Voy. TRIGCRY.
TRÉGUIER ( Trecorittm ), ancienne ville épisc. de France , située vers la côte septentrionale de la Hretagne , dans une presqu'ile nommée Trecorium, qui lui a donné son nom. Elle est à dix lieues au nord-ouest de Saint-Brieuc , et à vingttrois au nord -est de Brest. Bien, dit de Commanville, qu'on la fasse évéché dès le v» siècle, établi par saint Tugdual à Luxovium , qui n'en est pas loin, et transféré à Tréguier par le même saint, cependant il semble que Néoinènc l'établit, l'an 844, pour être un des suOïagants de la métropole de Dol. Quoiqu'il en soit, l'évêché de Tréguier a été supprimé par le concordat de 1801. Voy. de Commanville , /«« Table aiphabét., p. 241. Richard et Giraud, t. XXIX; p. 272 et suiv.
TREIA ou TREJA, ville archiépisc. à vingtdeux milles de Caraerino, dont l'archevêque a été créé par Pie VII , administrateur à perpétuité, avec obligation d'y séjourner quelques mois pendant l'année et d'y tenir un vicaire général. Voy. Gaet. Moroni, vol. LXXIX, p. SHO-
TRELLUND (Jean), protestant, évêque de Viborg, dans le Jutland, né à Copenhague en 1669, mort l'an \7X\, était profondément versé dans la théologie, la nhilolopie sacrée et l'histoire ecclésiastique, il devint en 1609 lecteur en théologie , professeur de la même science à Copenhague, puis é\èque en 1726. Parmi ïcs ouvrages nous citerons : 1° De Felicit l'ujenitali et E/ipandi Toletnni Harresi, vulgo adoptuma: 1601; - 2» De Theoloyia paradisîana ; 1707; —
3° De Doctoribus rtpastonbin exEphet. 4, vert. 11, ditputationet fie»; 1712; — 4° Atsertio ptenior genuini status controversia ort/wdoxos tnter et adoptianos agUntœ; 1715 ; — 5» Qiuestionum thettlogic. feliciantr contruversirr affinium D^Cfljf,*1716; — 6° De Potestate juridkiarta Christi secundum humanam naturam ; — 7° Exercitatio biblica prima, classicorum aliquot Scripturœ locorum partim illustrationem , partim vindicias exhd>ens ; 1710; — 8° Exercitatio biblica secunda; 1721 ; — 9° Tertio; 1721 ; — 10» Quarto; 1722. Voy. Alb. Thura , Idea historia> litterarite Danorum , p. 15t et suiv. Voy. Richard et Giraud.
TREMBLAI (DU). Voy. Frain.
TREMBLEMENT DE TERRE. L'Écriture parle de plusieurs tremblements de terre. Le prophète Zacharie ( xiv, 5) en rapporte un qui eut lieu pendant le règne d'Osias. Un autre fort célèbre est celui qui arriva à la mort de Notre -Seigneur, et dont parle saint Matthieu ( xxvii, 51). Plusieurs ont cru qu'il fut aperçu par tout le monde; mais d'autres disent qu'il ne fut sensible qu'en Judée. En certaines occasions où l'Écriture parle de tremblements de terre ou d'agitations de montagnes, elle veut seulement faire sentir la grandeur et le pouvoir de Dieu. Voy. Psaumes xvil, 8; XLV,3, 1; cm, 32; Cljlj , 4.
TREMBLEURS, en anglais Sliakers, secte de quakers aux États-Unis; ils reconnaissent que leur origine est postérieure a l'an 17."i0, et Anne Lee, née en Angleterre, est considérée comme la mère de leur religion. Ils possèdent dans le comté de Mercer un établissement qui ressemble à une petite ville. Us sont gouvernés par un homme et une femme , qui porte, comme la fondatrice , le nom de mère , et ils ont une profonde vénération pour cette femme. Quant a leurs croyances , ils rejettent le mystère de la Trinité, les mérites et la divinité de Jésus- Christ, la maternité de la sainte Vierge, la résurrection de la chair, et les autres articles de foi. Ils soutiennent que le Saint-Esprit et le Père sont deux être^ incompréhensibles, mrns dans la même essence , comme mâle et femelle , quoiqu'ils ne forment pas deux personues. Le Saint-Esprit est du genre féminin , et mère de Jésus -Cniist. Ils affirment que le Verbe divin se communiqua a l'homme Jésus, qui pour cette raison fut appelé le Fils de Dieu , et que le Saint-Esprit se communiqua de même à Anne Lee, qui devint ainsi Fille de Dieu. Ils condamnent le mariage comme illicite, et cependant ils vivent en communauté avec les femmes qui sont dans leur établissement. Il y en a parmi eux qui maintiennent la nécessité de la confession, mais non aux prêtres, ni en secret. Le culte des trembleurs consiste principalement eu danses religieuses assez singulières. Le mouvement , d'abord très-modéré , devient très-vif, en sorte qu'ils sautent aussi haut qu'ils peuvent. Cet exercice ne finit que lorsqu'ils sont épuisé* de fatigue et baignés de sueur. C'est alors qu ils sont pleins de l'esprit. Dans le fort de l'action , les hommes se dépouillent de leurs habits et de leurs gilets, tandis que les robes des femmes volent à droite et a gauche. Nous nous arrêtons ici sans nous occuper des suites de ces danses. Compiir. Qt'AKERS, n°' I et IL
TREMBLET (Abraham), protestant, naturaliste, né à Genève en 17U0, mort en 1784, s'appliqua aux sciences naturelles, fut adjoint au directeur de la bibliothèque de Genève, et siégea dans le conseil des Deux -Cents. Nous citerons de lui : 1° Instructions d'un père à sa enfants sur la nature et la religion; Genève,
TREN — 2319 — TREX
1775,2 vol. in-8°; trad. en allemand; — 9» Instructions sur la religion natttrel/eet reVe7e*e,'ibid., 1779, 3 vol. in-8»; — 9* instructions sur le printipe de la religion et du bonheur; ibid., 1782, ln-8°. Voy. la Notiv. Biogr. génér.
TREMELLIUS (Emmanuel), hébraïsant, dont le nom figure dans VIndex de Clément VIII. naquit à Ferrare vers l'an 1510, et mourut a Sedan en 1580. Tremellius était issu de parents juifs. Il professa l'hébreu à Lucques après sa conversion au catholicisme; mais ayant embrassé le protestantisme , il dut quitter l'Italie, et se rendit à Strasbourg et à Oxford. L'an 1553, 11 alla en Allemagne, et enseigna l'hébreu a Heidelberg; plus tara il professa la même langue à l'académie de Sedan. Nous citerons de lui : 1« Targum in XII Prophctas minores; Heidelberg, 1567, in-8°; — 2» Sovum Testamenfttm ex syriaco Intinum; Genève, 1569, in-fol.: Lyon, 1571, in-fol.: 1579, 1021, in-4«; — 3» Biblia sacra; Francfort, 1575-79 , 5 vol. in-fol. Cette première édition ne contient pas le Nouveau Testament, mais il se trouve dans les éditions suivantes, qui s'élèvent à plus de trente. Tremellius a traduit en hébreu et en grec le Catéchisme de Calvin; Paris, ,1551, 1551, in-88, et il a publié Hiiceri Prmlectiones in Epist. ad Ephesio*; Baie, 1562. in-fol. Après la mort de Tremellius, son collaborateur François Junius ou du Jon, fit tellement de corrections et de changements à la Biblin sacra, que les dernières éditions ne ressemblent en rien aux premières. Depuis Junius, plusieurs protestants se sont encore permis de la retoucher, sans la rendre meilleure. Drusius fut un des premiers à la condamner. Constantin Lempereur déclare qu'il était obligé de s'en éloigner, parce que Tremellius et Junius avaient une certaine manière de les jeter souvent dans l'erreur. C'est aussi le sentiment d'un critique bien hardi lui-même, Richard Simon, qui trouve, en effet, que la diction de Tremellius est affectée et pleine de défauts; qu'il met presque toujours des pronoms relatifs où il n'y en a point dans l'hébreu ; qu'on voit aussi dans sa version certains mots ajoutés pour exprimer le sens plus fortement; ce oui est quelquefois sujet à l illusion, tandis qull y en a d'autres qui sont traduits d'une façon "singulière , et qui n'est pas commune. Enfin Richard Simon trouve que les auteurs de cette version se sont trop émancipés en beaucoup d'endroits. Voy. Michaud, Hiogr. univers. La Nam. Biogr. génér.
TRÉMITHONTE ou TREMITUNTE, TERMI- DONTE (Tremithus ou Thrimitus, Tremithopolis), ville épisc. ruinée de l'Ile de Chypre, au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Constantia ou Salamis. L'endroit où elle existait s'appelle aujourd'hui Tremithuga , â seize ou dix-nuit milles de Leucosio. On en connaît six évèques, dont le premier, Spiridion , assista au premier concile de Nicée et à celui de Sardique en 317. Trémithonte est aujourd'hui un simple évêché in purtihus, sous la métropole également m partibus de Nicosie. Voi/. Lequien , Orient Christ., tom. II , p. 1070. Richard et Giraud. Gaet. Moronj, vol. LXX1X, p. 267.
TRENORCHIANUM. Voy. Toi'nKUs, n° I.
TRENTA (Filippo), poète tragique, né en 1731 a Ascoh. mort à Foligno Van 1795, fit d'excellentes études dans la théologie et la jurisprudence. Il fut successivement chargé de la preture à Ascoli et à Camerino , nommé auditeur à Lucques, à Maccrata et à Bologne, et enfin évéque de Foligno. On a de Trenta, outre des Tragédies qui ont eu beaucoup de succès ,
et un Recueil de question* où il traite divers points d'antiquités : 1» Le Fiaure di Ge-*ù-Cristo, sermon i ; Foligno, 1787, in-V; — 2° l'Ornzione Domenicale in XVII sermoni esposta ; ibid., 1790, in-4". Voy. Lom hardi, Storia délia letter. ital. nel secolo xvm, tom. V. Tipaldo, Biogr. degli Italiani illustri , tom. VIII. La Nouv. Biogr. génér.
TRENTE (Tridentum), ville épisc. d'Italie, autrefois sous la métropole d'Aguflée, est située sur l'Adige, dans la Marche Trévisane. Elle est fort célèbre par le dernier concile général qui s'y est tenu dans le xvi» siècle. Quoique beaucoup d'auteurs croient que saint Vigile a été le premier évéque de Trente, la tradition du pays porte que saint Hermagoras, disciple de saint Marc 1 évangéliste , envoya saint Jovin dans cette ville, vers l'an 73 ou 78, pour y annoncer la foi. L'an 1515, on assembla a Trente le concile œcuménique, qui fut clos en 1563, sous le pape Pie IV. Le but de ce concile fut la condamnation des erreurs de Luther, de Calvin et de Zwingle, ainsi que la réforme des mœurs et de la discipline. On y tint vingt -cinq sessions ; il y en eut quatorze dans lesquelles les Pères du concile prononcèrent sur ce qui concerne la foi et les mœurs. Quand on examine les décrets sans prévention, on reconnaît qu'ils ont été formés avec toute la clarté, la précision et la sagesse possibles, après les discussions et les examens les plus exacts faits par les théologiens et les canonistes. Ceux qui regardent le dogme sont fondés sur l'Écriture sainte et sur la tradition, sur le sentiment des Pères, sur les décisions des conciles précédents, sur la croyance constante et universelle de l'Église. On conçoit aisément que les protestants n'aient rien omis pour décrier la conduite et les décisions d'un concile qui les a condamnés; mais leur procédé à cet égard met au grand jour l'esprit dont ils ont été constamment animés. Lorsque Luther eut été censuré par Léon X, en 1520, il appela de cette sentence au concile général. En 1530. les princes luthériens d'Allemagne présentèrent à la diète d'Augsbourg leur confession de foi , dans laquelle ils appelaient de nouveau a la décision du concile. Mais à peine la bulle de convocation eut -elle été donnée l'an 1512, que Luther publia divers écrits pour prévenir ses partisans et pour les disposer d'avance contre tout ce qui pourrait y être décidé. En 1517, après les sept premières sessions, Calvin composa son Antidote centre te concile de Trente, dans lequel il déclama avec toute la fougue et l'indécence que Luther aurait nu se permettre, s'il avait encore vécu. En 1519, dans une seconde diète d'Augsbourg, lorsqu'on demanda aux princes luthériens s'ils se soumettraient aux décrets du concile, Maurice, électeur de Saxe, ne promit d'y acquiescer que sons trois conditions, savoir : 1° qu'on discuterait de nouveau les points de doctrine qui avaient été déjà décidés; 2- que les théologiens luthériens seraient admis à cette assemblée, qu'ils y auraient voix délihérative, et que leurs suffrages seraient comptés avec ceux des évèques; 3° que le Pape n'y présiderait plus, ni par lui-même ni par ses légats. On prit avec raison cette réponse pour un refus formel. En effet, l'an 1500, lorsque Pie IV eut donné la bulle qui ordonnait la reprise et la continuation des séances du concile de Trente, les princes luthériens d'Allemagne publièrent leurs griefs contre les décrets de ce concile et les raisons qu'ils avaient de les rejeter. Ces griefs, au nombre de dix , sont rapportés par Bergier, et
TREN
THÉS
par lui réfutés d'une manière victorieuse. Le concile de Trente fut souscrit par quatre légats, deux cardinaux, trois patriarches, vingt -cinq archevêques cent soixante-huit évéques, trenteneuf procureurs pour les absents, sept abbés et sept généraux d'Ordre. Le pape Pie IV le confirma par sa bulle du 26 janvier 1564. Cette confirmation fut suivie peu après de la promulgation expresse et obligée dans les différents diocèses. Les rois de France, qui voyaient dans les décrets de réforme du concile la sentence de mort des prétendues libertés de l'Église gallicane , opposèrent les plus grands obstacles à son admission dans leurs États. A douze reprises différentes les évéques français ayant sollicité des princes la promulgation, sans pouvoir l'obtenir, crurent que c'était pour eux un devoir de ne plus prendre conseil que de leur conscience , et usèrent d'une initiative qui est dans l'essence même de leur subordination visà-vis du chef de l'Église et dans leur mission auprès des peuples, de faire solennellement eux-mêmes la promulgation refusée par le pouvoir temporel. Ce devoir, Us le reconnurent dans la déclaration du clergé de l'année 1615, et ils l'accomplirent sans condition ni réserve, et sans tenir autrement compte d'une opposition qu'ils regardaient avec raison comme non avenue. Vf/y. Richard et Giraud, qui rapportent les règlements du concile touchant les mœurs et la discipline dont on commença la réforme dans la Ve session. L'abbé André, qui, dans son Cours alpltabrt. de droit canon, donne une notion générale du concile , rapporte la Bulle de Pie /V pour la confirmation au concile œcuménique de Trente, datée du 26 janvier 1564, ainsi que les raisons et les prétextes que le gouvernement français a eus de ne point admettre, comme l'ont fait les autres États catholiques, les décrets du concile de Trente. Gaet. Moroni, vol. LXXIX, p. 285-354, où l'on trouve avec assez de détails ce qui concerne l'évéché et le concile de Trente. Le Dic'ion. de la théol. caqui, apiès avoir fait connaître l'évéché de Trente, présente un exposé assez développé de ce qui s'est passé au concile , et donne la liste d'un certain nombre d'écrits composés sur le même concile. Voy. aussi htoria del Concilio di Trente, par le P. Sforza Pallavicini , jésuite: Rome, 1656 et 1657,2 vol. in-fol., et 1664, 3 vol., édit. corrigée. Cet excellent ouvrage a été traduit en latin par le P. J.-B. Giattini, jésuite, en 1670-1673, 3 vol. in-4°, et en allemand, par Théod.-Fréd. Klitsche, Aucsbourg, 1835-1836, 8 vol. Quant à l'Historia del Concilia Tridetdino, par Fra Paolo Sarpi, elle a été mise à l'Index, aussi bien que la traduction française, avec des notes par Pierre -François le Courayer, moine apostat.
I. TRENTO (François), chanoine de la métropolitaine d'Udine, né dans cette ville d'une famille illustre, en 1710, et mort l'an 1786, fit des progrès très-rapides dans les lettres, tant sacrées que profanes. A la mort de son père il se retira chez les Pères de l'Oratoire, et devint un bienfaiteur de la congrégation. Sa vie entière fut consacrée à faire du bien. 11 semblait avoir pris pour exemple de sa conduite celle de saint François de Sales, et se dirigea dans toutes ses actions d'après ce parfait modèle du ministère évangélique. Trento a beaucoup écrit; mais plusieurs de ses ouvrages sont restés inédits. Parmi ceux qu'il a publiés nous citerons : 1° Compendio délia vita ai Ge»v Cri*to : 1715 et 1786; il n'y mit pas son nom; — 2° Dtscorso in eut si additano le regote a' parrochi per ben
istruire il popolo colla parola di Dio: c'est-à-dire Discours où ion indique aux curés les règle* pour bien enseigner au peuple la parole de Dieu ; discours qui a été inséré dans la Raccolta délie cure pastorali di monsignor Giovane Girolamo Gradenigo, 2 vol.; — 3» Discorso fatlo il rfi 30 luglio, in occasione che reste l'abilo reliogoso, nel monasterio di S. Chiara, nna sua nipote; ce discours est joint à VÈloge que publia de ce monastère à Ûdine, en 1787, monsignor Francesco Florto, prévôt de l'église métropolitaine d'Udine. Voy. Perennès, dans la Biogr, univers, de Feller.
IL TRENTO (Jérôme), jésuite italien et célèhre prédicateur, né à Padoue . d'une famille noble, en 1713, mort à Venise l'an 1724, entra dans la société de Jésus en 1728. et y fit profession l'an 1746. Ce sont les dates données par Pérennès dans la Biogr. univers, de Feller ; mais de Angelis, dans celle de Michaud, fait naître Trento l'an 1728. Quoi qu'il en soit, le Père commença par enseigner, et il se livra ensuite à la prédication . et remplit cet emploi avec un rare succès , tantôt dans les villes populeuses d'Italie , d'autrefois dans les missions. Au pouvoir de la parole il joignait celui de l'exemple, plus persuasif et plus efficace encore. 11 venait de prêcher le carême dans l'église de Saint-Léon, à Venise, lorsqu'il mourut. On a de lui : 1° Prediche quaresimaii ; Venise, 1785, 170S et 1816, in-48; — 2" Panegyricie discorti morali; ibid., 1786 et 1818, in A*. Tous ces ouvrages posthumes ont été publiés par le P. Ptolémée Marsigli. Après avoir dit que le P. Andrès (Origine, progressi e stato attuale d'oyat letteratura) cite ce prédicateur comme un des meilleurs modèles de l'éloquence sacrée en Italie, et qu'il le met sur la même ligne que Segneri et Venini , de Angelis ajoute : « Sans disputer sur ce rapprochement, nous ferons remarquer que le style de Trento est inégal; que ses tournures sont vicieuses, ses phrases vulgaires; qu'il n'évite pas assez la répétition des mêmes mots, et qu'enfin ses tableaux, d'un coloris faux et d'un dessin forcé, font trop sentir l'art et la contrainte. » Voy. Boscaccio, Etogio di Trento; Venise, 1784, in-8°.
TRÉPAS , ou passige de la vie à la mort. Lorsque quelqu'un mourait chez les anciens Hébreux, ses parents ou ses amis lui fermaient les yeux. Cet usage, au reste, existait encore parmi les Grecs, et il est devenu un devoir sacré pour les chrétiens, comme le prouve un passage de saint Ambroise , où ce saint docteur déplore la mort de son frère Satyre. Quant à la coutume de donner aux morts le dernier baiser d'adieu, au moment même du trépas, elle a pu exister chez plusieurs peuples anciens, mais, comme nous l'avons dit ailleurs, le passage de la Genèse (t., 1) ne nous parait pas une preuve suffisante qu'elle ait été aussi en vigueur chez les Israélites. Voy. J.-B. Glaire, Intnwlnction. etc., tom. H, p. 285.
TRÉPASSÉS (FÊTE ou JOUR DES). Voy.
Morts, n» III.
TRÉSÈNE (Trasen). Il y a deux villes de ce nom dans le Péloponèse : une dans la Messénie, appelée Trésine, et l'autre dans l'Argie, sur le golfe Salonique, appelée Damala, avec titre d'évèché de la province d'Hellade. sous la métropole de Corinthe, uni autrefois avec celui Je Polyphengo. On eu connait deux évéques, dont l'un, Antoine, assista et souscrivit au septième concile général, deuxième de Nicée , en 787, et l'autre, Joasaph, souscrivit la déposition de Joasaph, patriarche de Constantinople, en 1564. Voy. Lequien, Oricns Christ., tom. Il, p. 224.