‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1123 sur 1294 · TRIN · texte numérisé non relu

TRIN

immense, et en fait deux dogmes qui n'ont pas même la moindre analogie. Voy. , outre le traité lie l)eo uno et trino, dans les théologiens, Richard et Giraud , qui traitent : 1° De f existence ou de la vérité de ta Trinité ; 2» lies processions divines; 3» Des relations ; 4° Des notions; 5' De la mission et de la cire umi mxssion ; 6» Des personnes et de la subsistance m général: 7» Des personnes en particulier. Bergier, qui , dans un excellent article, apporte les preuves du dogme de la sainte Trinité , propose et réfute les objections des hérétiques, justifie le langage des Pères de l'Église et des théologiens , enfin examine si ce mystère est tiré de la philosophie de Platon. Le Diction, de la théol. cathot.,ou on lit aussi un très-bon article, mais où l'on trouve des passages obscurs que le traducteur français n'a pas cherché à éclaircir en les faisant passer dans notre langue.

II. TRINITÉ (CONFRÉRIE ou CONGRÉGA- TION DE LA SAINTE-), confrérie qui fut instituée à Rome l'an 1516, par saint Philippe de Néri, pour recevoir les pèlerins et les convalescents. Cet établissement se fit d'abord dans l'église de Saint-Sauveur in Campa; il ne consistait que dans quinze personnes, qui tous les premiers dimanches du mois se rassemblaient dans cette église pour pratiquer les exercices de piété prescrits par saint Philippe de Néri et y entendre ses exhortations. En 1558. Paul IV donna à cette pieuse association l'église de Saint-Benoit , et les confrères lui donnèrent le nom de la Sainte- Trinité. Depuis ce temps -là on a bâti à côté de cette église un hôpital trèsvaste. Cet hôpital, ainsi que l'église, sont desservis par une congrégation qu on appelle de la Sainte-Trinité, et qui est composée de douze prêtres qui , dans leurs fonctions , portent comme les confrères un sac rouge sur lequel il y a du côté gauche l'image de la sainte Trinité. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ordres relia., tom. VIII , c. iv et v. Bergier, Diction, de théol.

III. TRINITÉ (FÊTE DE LA). Cette fête se célèbre dans l'Eglise latine en l'honneur du mystère de la très-sainte Trinité, le premier dimanche après la Pentecôte. Les Grecs font l'office de la sainte Trinité le lundi lendemain de la fête de la Pentecôte ; on ignore depuis quel temps ils sont dans cet usage. Toutes les solennités de l'année étant consacrées à l'honneur et au culte de la sainte Trinité, il n'est pas étonnant qu'une fête particulière en faveur de ce mystère n'ait été instituée que fort tard dans l'Église; car ce n'est que vers l'an 920 qu'Étienne, évêque de Liège, fit dresser un office de la Trinité, qui s'établit peu à peu dans plusieurs églises. En 1260, le concile d'Arles établit la féte de la sainte Trinité pour sa province. On croit que ce fut Jean XXII qui la fit adopter dans l'Église de Rome au xiv* siècle , et qui la fixa au premier dimanche après la Pentecôte;

; cet usage ne fut pas suivi partout, puisque l'an 1405 le cardinaf Pierre d'Ailly sollicita encore Benoit XIII. reconnu pour lors en France, de le faire observer, et Gerson dit que de son temps cette institution était encore toute nouvelle. Foi/. Thomassin, Traité des fêtes, 1. II, c xviii. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathot.

IV. TRINITÉ CRÉÉE. L'on a ainsi nommé la sainte famille , composée de saint Joseph . de la sainte Vierge et de l'Enfant Jésus. En 1659, dans la ville de la Rochelle, uncertaiu nombre de filles vertueuses se rassemblèrent dans une maison pour travailler à l'éducation des jeunes orphelines. Avant désiré d'embrasser la vie ré.

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