‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1124 sur 1294 · TRIS · texte numérisé non relu

TRIS

ilière et de faire dos vœux, elles obtinrent es règles et des constitutions qui furent imprimées à Paris en 1(»6V, sous le titre de Règles des plie* de la Trinité créée, dites Hrligienxes de lu congrégation de Saint -Joseph. On ne t onnait pas d'autre maison de cet Ordre; mais, dans plusieurs villes de France , il y a des congrégations de filles établies sons d'autres titres pour vaquer à cette bonne œuvre. Voy. Bergier, Diction, de théol.

V. TRINITÉ DE VENDOME (SAINTE-), en latin Sancta Trimtas de Vindocino, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située à Vendôme, dans le diocèse de Blois. Elle fut commencée l'an 1032 par GeolTroi Martel , comte d'Anjou et de Vendôme, et l'église fut dédiée l'an 1040 par Thierry, évéque de Chartres, qui exempta à perpétuité le monastère de la juridiction de son siège. Cette abbaye relevait donc immédiatement du Pape, et ne reconnaissait aucunement la juridiction de l'Ordinaire. L'abbé de Vendôme était autrefois cardinal -né du titre de Saint-Prisque , sur le mont Aventin. Cette dignité fut accordée par Alexandre 11, l'an 1048, à Oderic, deuxième abbé, et à ses successeurs; elle a été confirmée par Grégoire VII, l'an 1070, et par tous les papes qui ont tenu le Saint- Siège jusqu'au concile de Constance. Il y avait dans cette abbaye la réforme de la congrégation de Saiut-Maur depuis 1021. Voy. la (ial/ia Chrùt., tom. VUI. Moréri, édit. de Richard et Ciraud.

TRINIUM l'oy. TRAKI.

TRINOBUS. Voy. Ternova.

TRI OC AL A, ancienne ville épisc. de Sicile située à un mille de Calatabellota. La tradition porte qu'on y avait établi, du temps même des apôtres, un évéché qui fut ruiné par les Sarrasins. On en connaît cinq évéques, dont le premier, saint Pérégrin, siégeait en 90. Voy. ' elli, Sicil. Sacra, 1. II, p. 444. Richard et lud. Gaet. Moroni , vol. LXXX , p. 334. TRIODION , terme grec qui signifio proprement trois odes. C'est le nom d'un livre ecclésiastique qui est à l'usage de l'Eglise grecque. Il contient l'office qu'on citante depuis le dimanche de la Septuagésime, appelé par les Grecs le dimanche du Publtcain et au Pharisien, jusqu'au Samedi saint. On lui a donné ce nom parce que la plupart des hymnes ou cantiques qu'il renferme ne sont composés que de trois odes ou strophes, comme qui dirait le livre qui contient les hymnes à trois odes. Cette sorte d'hymne s'appelle aussi triodion, comme celle qui n'a que deux strophes se nomme diodion. Voy. Léo Allatius, Diisert. prim. de libr. Ecoles. gra>c. D. Macri HierolcTicon. Gaet. Moroni , vol. LXXX, p. 334.

TRIPHYLLE (Saint), évéque de Lèdres ou Leuthéon, Leucothée, Leucosie, en Chypre, mort ven la lin du règne de Constance , ou l'an 370, fut disciple de saint Spiridion. Il travailla avec ardeur a l'instruction de son peuple , et il assista en 347 au concile de Sardique, où il soutint vigoureusement l'orthodoxie et l'innocence de saint Athanase contre les ariens, dont il mérita aussi d'être persécuté. On célèbre sa féte le 3 juin. 11 avait composé des ouvrages dont saint Jérôme parle avec éloge. Voy. Hieronvm., De Vint tUustrib.. c. SCO, et Epist. LXXXIV. Soiomène, Hist., L I. c. xi.

I. TRIPOLI, ville épisc. de la Syrie dans la Pbénicie, située sur une rivière qui descend du Liban, sur le penchant d'une colline. Quel-

?ues-uns prétendent qu'elle a été nommée ripoli, parce qu'elle était composée de trois

villes, qui étaient: Tyr, Sidon et A rade. Mais ce fait est nié par le célèbre voyageur Shaw. Quoi qu'il en soit de cette question d'étymologie, fi i/xtlt a été la capitale d'une principauté qui appartenait à une branche de la maison de Toulouse pendant le temps que les chrétiens latins ont été maitres de la Terre-Sainte. Les I Notices donnent cet évéché à la première Phéuicie, sous le patriarche d'Antioche. Il y a eu des évéques grecs, jacobites, maronites et latins. On en connaît neuf évéques grecs, dont le premier, Marones, fut ordonne par saint Pierre ; un évéque jacobite , Josué , qui siégeait eu 1253; six évéques maronite* , dont le pre- | mier, Isauc, fut nommé en 1629 par le patriarche ' Macluphe; et dix-sept évéques latins, dont le piemier, Gérard, siégeait sous le pape Innocent IL Tripoli n'est plus maintenant qu'un évéché in partibus, sous l'archevêché aussi in partibus de Tyr. Voy. les Constitut. Apottolic., I. VII, c. xlv. Athanas., Epist. ad Solit. Les Monument, eccles. Gra>c, tom. II, n*» 128. 129. Lequien, Ornent Christ., tom. II, p. S22 et 1528; tom. III,p.79 et 1175. De Commanville,/" Table alpltabét., p. 243. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXI, p. 6-13.

IL TRIPOLI , évéché de la première Phrygie Capatienne, dans l'exarchat dAsie, sous la métropole de Laodicée. Cet évô» hé fut érigé au IX* siècle. Koy.de Commanville, Tuble alpha- Ut., p. 243. Gaet. Moroni , vol. LXXXI, p. 6.

III. TRIPOLI, ville épisc. de la province de Lydie, sous la métropole de Sardes, au diocèse d'Asie. On en voit des ruines près du fleuve Méandre, à peu de distance de Hiéropoli*. On en connaît sept évéques, dont le premier, Agogius , assista au premier concile de Nicée . en 325. Cette ville a eu aussi des évéques latins; on en connaît deux, dont l'un, Martin de Soto- Major, canne, fut nommé en 1440, et l'autre, Barthélemi de Ghisolvi, des Frères Mineurs, en 1479. Tripoli est aujourd'hui un simple évéché in partibus, toujours suffragant de Sardes, siège devenu également in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1070. Bichard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXXI, p. 6.

TRIQUET (André), jésuite, né à Maubeuge vers 1591 , mort à Tournay l'an 1068, entra dans la société de Jésus à 1 âge de vingt-six ans, et, pendant plus de cinquante ans, cet homme pieux et modeste exerça les fonctions de catéchiste et de confesseur. On a de lui : 1° Sommaire de la vie admirable de la très-illustre princesse Aldegnnde, miroir des vertus, patronne de Maubeuge; Liège, 1625; ouvrage qui a eu un grand succès , comme on peut le juger par le grand nombre des éditions qui en ont été laites; — 2° Sommaire de la vie de la très-illustre princesse sainte H autrude , première abbesst, patronne, fondatrice des nobles Damaùelies chanoinesses de la ville de Mons; Tournay, 1642, petit in -12. Voy. Miohaud, Biogr. univers., au Supplément.

TRISACRAMENTAIRES ou TRISACRAMEN- TAUX. On nomme ainsi les hérétiques qui admettent trois sacrements , tels que certains protestants qui reconnaissent le baptême, l'absolution et la cène, tandis que les autres n'admettent quo les deux premiers, i Quelques auteurs, dit Bergier, ont cru que les anglicans regardaient encore l'ordination comme un sacrement; d'autres ont pensé que c'était la conlirmation, mais ces deux faits sont contredits par la Confession de foi anglicane, art. 25.» Compar. ANGLICAN.

TRISAGION , mot grec composé de tris, c'«

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