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manque absolu de secours étymologiqnes ne nous permettent pas même de nous en faire une idée. Nous savons seulement que la tunique servait indistinctement aux hommes et aux femmes (Genèse, xxxvii, 3, 23. Il Rois, vin. 18). Ce que nous savons encore, c'est que la tunique a été longtemps le seul habit qui couvrit le corps de l'homme ; que plus tard même elle est toujours restée son vêtement principal, et que, dans l'origine, elle a dû être très-simple, sans façons et sans grâce. Elle consistait vraisemblablement en une pièce d'étoffe plus longue que large dont on s'enveloppait, et qui couvrait immédiatement la chair, sans attaches autres que les différents tours que l'on faisait faire à 1 étoffe sur le corps. D'où l'on voit que la tunique était originairement une simple couverture plutôt qu'un habillement proprement dit. (le qui donne quelque fondement à notre conjecture, c'est que plusieurs peuples encore aujourd'hui ne s'habillent pas autrement, comme on peut en juger par le témoignage du savant voyageur Shaw (tom. I, p. 374-:i70). Voir notre lnir.nl. histur. et crit., etc., tom. II, p. '208-210, où nous rapportons le témoignage de Shaw, et où nous donnons quelques autres détails sur la tunique.
TUNKERS. Vou. Dunkers.
TUNSTALL (Cuthbert), prélat, né â Hatchford, dans le Yorkshire, en 1474 ou 1475, mort a Londres en 1559, se fit recevoir docteur en droit à Padoue. et acquit la réputation d'un érudit. d'un légiste et d'un théologien consomme. Il devint successivement chanoine de Lincoln, archidiacre de Chester, maitre des rôles, évéque de Londres, puis de Durham, et prit part au maniement des affaires publiques jusqu'en 1551 , époque à laquelle il fut accusé de tramer une insurrection des catholiques du nord. Dépouillé de son évêché et prisonnier d'État , il lut réintégré sur son siège à l'avéuement de Marie; mais, sous Elisabeth, il le perdit encore une fois. Il termina ses jours dans la retraite. I*armi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° De Veritate COTporÙ et sanguims J.-C. in Eucharistia; Paris, 1554, in -4°; — 2° <:■■>.'/>/ and devout Prayers, engl.-lat.; Londres, 1558, in-8°. Voy. Wood, Athenat Oxonienses, tom. I. Chalmers. General Biogr. Dictionaru. La Htm. Hinqr. gënér.
TUNUDA (Tunusuda ou Tunusda, Thunazuda, Tumirada), évêché de l'Afrique occidentale situé entre Hippone et Tabracca , mais dont la province ecclésiastique est incertaine. Il y a eu a Tunuda un évéque nommé Geunare, lequel se trouva en 411 à la conférence de Carthage, et y défendit la foi catholique contre le donatiste Victorien. Voy. Morcelli , Afr. Christ., tom. I. Gaet. Moroni.vol. LXXXI, p. 203.
TUNOGABA (Thunuha), évêché d'Afrique dans la province Proconsulaire, sous la métropole de Carthage. Un de sesévéques, Niventius, intervînt en 411 avec les prélats catholiques i la conférence de Carthage. Voy. Morcelli, Afr. Christ, tom. 1. Gaet. Moroni, vol. LXXXI, p. 20!{.
TUR-ABDIN (Mous Alxiinus), contrée située en deçà du Tigre. Les habitant-* l'appellent simplement Tur. Il n'y avait autrefois qu'un senl évéque pour ce pays; mais on y érigea les évêchés de Salach , de Beth-Manaem et autres, surtout durant le schisme qui divisa l'Église des iaeobites.A l'occasion de Sala, évéque de Salach, qu'on éleva à la dignité de patriarche contre le patriarche légitime, en 1564. On connaît dix évéqnes de Tur-Abdin; le premier,
Moïse, siégeait au IX' siècle. Voy. Assemani, Dissertatm de Monoph., tom. H. Lequien, Orient Christ., tom. II. p. 1528. Richard et Giraud. Gaet. Moroni.vol. LXXXI, p. 2015-204.
TURCHI (Charles-Adéodat), évéque de Parme, né dans cette ville en 1724, et mort en 1803, lit ses études chez les jésuites, et prit, à dix-sept ans, l'habit de Saint-François chez les capucins. C'est alors qu'il changea son nom de baptême Chartes pour celui tïAdéodat , sons lequel il fut longtemps connu. Son mérite le fit choisir pour précepteur de I infant don Louis, prince de Parme, fils du duc Ferdinand. Il fut récompensé de ses soins par sa nomination à l'étêcné do Parme, Il alla se faire sacrer a Rome. On prétend qu'on lui fit signer une rétractation ; mais on ignore quel en était l'objet. Seulement une doctrine contraire aux prérogatives du Saint- Siège ayant pendant quelque temps prévalu dan» les écoles de l'État de Panne, ou du moins y ayant été professée par quelques maîtres, on a pensé toul naturellement que la rétractation y avait rapport. De retour dans son diocèse, il y gouverna avec zèle et sagesse , et y donna l'exemple de toutes les vertus ecclésiastiques et épiscopales. On a de lui : ln Homélies, 4 vol. in-12; c'est le recueil des instructions qu'il faisait assidûment à son troupeau ; toutes cet homélies sont pleines d'onction et respirent la piété; — 2" Oratsons funrhres; Lettres pastn. raies. Après la mort du prélat.il parut à Parme une édition magnifique de ses Œuvres inédite*/; 3 vol. in-fol. Il y en eut aussi une édit. in-H"; les mêmes Œuvres inédites ont été imprimées à Venise, et depuis dans d'autres villes d'Italie. Voy. Pérennès, dans la liiogr. univers, de Feller. et Picot, dans celle de Michaud.
TURCK < Henri), jésuite , né en IG07 à Goch, dans le duché de Cleves, mort l'an IGG9, enseigna les humanités et la philosophie a Cologne, et consacra tous ses moments de loisir à amasser des matériaux pour l'histoire d'une partie de l'Allemagne; elle allait être mise sous presse lorsque la mort enleva l'auteur. Cette histoire manuscrite est en 0 vol. in-fol. Elle a été conservée à Trêves; le 3« vol., écrit de sa main, est à Cologne. C'est l'histoire de l'électoral de Cologne, des évêchés de Munster, llildesheim et Paderborn, des duchés de Julien* , Clèves, etc. Voy. Feller, liiogr. univers,
TURGO (Thomas), en latin Turcus , général de I Ordre des Dominicains, né à Crémone vers le commencement du xvn* siècle, mort à Rome vers 1654, suivant le Dizionnrio ston>o di fiassuno, ou le 3 décembre 1747, selon Moreri, fut chargé d'abord d'enseigner les lettres et la théologie; il était, en 1038, professeur de métaphysique à Padoue, où, sur sa réputation, le sénat de Venise l'avait appelé. Il devint successivement procureur général, puis supérieur général de son Ordre. Jaloux d'y maintenir la discipline et d'y encourager les études, il parcourut dans ce double but la France, ta Uelgique et l'Espagne. Il ne revint à Rome qu'en 1018. C'est alors qu'il fit construire dans le couvent de Sainte- Marie de la Minerve une salle magnifique pour la Congrégation du Saint-Office, qui y tenait ses séances. L'illustre religieux mourut dans ce couvent. Il a laissé les ouvrages suivants : I8 Prfrlectione* theologi'-te ah (ptO. dmn bononiœ tegeret, dietata»; — 2° Lima Molinn* ; il v combat le système de ce Père jésuite; il ne parait pas que ces deux ouvrages aient été imprimés; — 3° deux Traités sur la conception de ta sainte Vierge; publiés à Rome; — 4» De Grofi'i et lihero arhitria; contre |e9 luthériens et
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