II. ULMER ( SAINT-), abbaye. Voy. Samkr ULNA. Voy. Eadke
ULRI
UMBI
ULPERT. Voy. Fulbert, n* I.
ULPHILAS ou WOLFILAS. évèquedesGoths, né chez les Visigoths, au delà du Danube, en 311 . mort à Coitstantinople ! -m 381 , fit partie , en 328, des otages que le chef des Goths fut forcé d'envoyer dans cette dernière ville. Pendant son séjour à Constantinople il apprit le latin et le grec, se convertit à l'Évangile, et professa l'unanisme. 11 fut ordonné lecteur, et employé au service religieux nui se faisait pour les Goths chrétiens dissémines sur les terres de l'empire. Socrale , Sozoïnène et Philostorge ' nous apprennent qu'Ulphilas donna à ses corn-
Satriotes les caractères gothiques , et qu'il trauisit loute la Bible, à l'exception des livres des Rois. Cette entreprise attira sur lui l'attention
fiublique, et, en 341, il passa sans transition de 'emploi de lecteur à la dignité d'évèque. 11 fut sacré à Antioche par Eusebe, lors du concile tenu dans cette ville, et il retourna auprès de ses compatriotes, au delà du Danube; il les évangélisa avec un dévouement sans bornes. 11 ne nous reste de sa traduction de la Bible que des fragments des Evangiles, toutes les Épitres de saint Paul, sauf quelques passages, et quelques morceaux d'un psaume du livre d'Esdras et du livre de Néhémie. En 1618, des soldats suédois prirent a Prague un manuscrit dont toutes les lettres (excepté les initiales en or) sont en argent; ce qui lui a fait donner le nom de Cotlexargenleus. Ce manuscrit contient , mais avec quelques lacunes, les Evangiles. Le texte de la Bible d'Ulphilas fut publié à Dordrecht, 1655, in-4», il fut reproduit avec une traduction allemande interlinéaire, un glossaire et une
frammaire, par Reinwald et Zahn; Leipzig, 805, in-40. En 1806, le cardinal Mai et le comte de Castiglione découvrirent d'autres fragments importants de la Bible d'Ulphilas; ils furent imprimés avec les Évangiles, sous ce titre : IVphila- Veteris et Sovi feslamenti versionis Fragmenta cum commerdariis et glossario; Leipzig, 1836-1843, 2 vol. in-48; Stuttgard, 1855, in-8*. Mais en 1856 il a paru à Leipzig, par les soins de Matmann, une édition accompagnée du texte grec encore plus complète. La version gothique a été faite sur le texte grec; cependant, selon Hug, elle aurait été interpolée d'après les manuscrits de l'ancienne version latine, qu'on mettait en regard. Mais Castiglione a relevé comme erronées plusieurs assertions de Hug sur la traduction gothique. Quoi qu'il en soit . l'antiquité et la fidélité de la version d'Ulphilas lui ont donné un rang assez élevé dans la critique. Voy. Feller, Michaud, Biogr. univers, J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. 1, p. 195-196. La Nouv. Biogr. gènèr. Le Diction, de la théoi. cathot.
ULPIANUM , ville épisc. de la province de Dardanie , sous la métropole de Scupi , au diocèse de l'Ulyrie orientale. Procope dit qu'elle fut rebâtie par l'empereur Justinien, qui lui donna le nom de Justinienne seconde , parce que l'empereur Justin, son oncle, y avait pris naissance. On en connaît deux évéques , dont le premier, Macedonius, souscrivit a la lettre du concile de Sardique aux Eglises. Voy. Lequien. Orient Christ., torn. 11, p. 310.
ULPIEN (Saint), martyr de Tyr en Phénicie, mort en 306, après avoir souffert les tortures les plus cruelles, I,e Martyrologe romain fait mention de lui au 3 avril. Voy. Eusebe, Des Martyrs de ta Palestine, ch. V.
I. ULR1C (Saint). Y,,,,. Udalric, n° I. IL ULRIC, moine de Cluny, né ai Ratisbonne vers l'an 1018. mort en 1093 . fut en grand crédit à la cour de l'empereur Henri le Noir. L é-
vèque de Fiïsingue, son oncle maternel, l'ordonna diacre, et .après divers voyage* à Jérusalem et à Rome , il se retira à Cluny en 1052. Hugues, abbé de ce monastère , le fit ordonner prêtre , le prit pour son chapelain, et le donna pour confesseur à toute la communauté. Il bâtit un monastère à la Celle, dans la Forêt-Noire. Ulric a composé divers ouvrages , entre autres : 1° des Ijettres; — 2° un Heiwil des usages de Cluny. On trouve ce recueil dans D. Luc d'Achéry, Suiategium , tom. IV; Paris, 1661. Foi/. D. Ceillier, Hist. des Aut. sarr. et ecc/és., t. XXI , p. 51 et suiv.
ULTAIN. Foi/. Foignan.
DLTRAMONTAIN , ULTRAMONT ANISME.
Nous pourrions à la rigueur nous borner à renvoyer à l'article Gallican, Gallicanisme, en disant que gultican, gallicanisme est l'opposé d'u/tramontain , ultramontanisme ; mais il nous a semblé que le lecteur ne pourrait que nous savoir gré si nous lui mettions sous les yeux quelques réflexions empruntées à l'auteur, G . D., aussi sage que savant, de l'art. Ultramontanisme de Y Encyclopédie catholique. Voici ces réflexions : « Ce mot ( ultramontanisme ) apparaît dans la théologie et dans la politique comme un signe de contradiction. On lui donne souvent, par ignorance ou par malice , un sens qu'il n'a réellement pas, et les hommes graves, lois même qu'ils le prennent dans son vrai sens , ne s'accordent pas à reconnaître comme vraies toutes les idées qu'il exprime. Il répond à des intérêts de toute sorte, aux intérêts du présent et de l'avenir, de la religion et de la liberté, et par là même il éveille les sentiments les plus chers et les plus profonds du cœur humain , et soulève des luttes de passion. Sur un terrain si brûlant, et où tant d esprits se donnent rendez-vous, il est difficile et rare que le débat, en s' échauffant et en devenant général, reste longtemps fidèle aux lois de la logique et de la bonne foi. On conçoit donc que le mot d'uttrnmontanisme rallie les dévouements et les haines les plus énergiques, selon qu'il est pour ou contre la religion } pour ou contre la liberté; mais on conçoit aussi que la haine et même les dévouements passent les limites du zèle, et tombent dans des erreurs ou des exagérations funestes... Lorsqu'on se demande en quoi précisément consiste {'ultramontanisme , il faut d'abord éliminer les définitions ridiculement arbitraires qu'on en trouve dans des livres qui n'ont rien de sérieux , et où une aveugle passion tient la place du bon sens. Ainsi c'est absurde d'opposer Y ultramontanisme ou catholicisme à la science , à la liberté , à la civilisation, au progrès; c'est absurde de le confondre avec quelque système d'obscurantisme et de tyrannie ; il ne nourrit ni de telles antipathies , ni des amitiés si hideuses. Il ne faut pas accepter non plus dans toute leur rigueur les formules despotiques de quelques écrivains, d'ailleurs estimables , qui nomment Y ultramontanisme le signe distinctifdes catholiques, et voient du schisme et de l'hérésie dans le gallicanisme. Tout ultramontain est catholique . mais non pas réciproquement. » Comftar. nos art. Infaillibilité, n° Il et Libertés de l'église gallicane.
UMBILICAINS, mot tiré du latin umbilicux, qui signifie nombril. On a donné ce nom aux hérétiques hésychastes, parce qu'ils prétendaient que la prière ne pouvait être agréable à Dieu que par la tixation des yeux sur le nombril. Cette erreur bizarre vient sans doute d'une fausse interprétation du psaume xxxiv, 16 (dans 1 hébreu, xxxv, 13) : Et ma prière dans mon
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sein h tournait. C'est une coutume assez répandue chez les Orientaux que , quand ils veulent prier très-modestemeut et très - humblement , ils se courbent de manière que leur tète descend jusqu'aux genoux, et quo par conséquent leur bouche se trouve vis-à-vis de leur sein. Ainsi cette expression signille simplement prier dans une humble ou dans ta plua humble posture. Compar. IIks\chastES.
U MBRI ATIC0 ( l mhriaticvm), ville épie, dit* lie, sous la métropole <lo Santn-Severina.est située dans la Calibre citériourc, sur le Lipuda. De Commanville dit qu'on veut la faire évA-hé dés les premiers siècles j mais qu'on n'en voit bien les prélats ave vers l'onze ou douze. D'un autre côté, Ughelli met en têto do la liste des évéques d'Urabriatieo N..., contre lequel Hilaire, arebevéque de Repgio, tint un concile du temps de Sixte 111. parce qu'il n'avait pas été ordonné canoniquement. Or le pape Sixte III, élu l'an 432, siégea sept ans et onze mois. U faut remarquer que , par sa bulle De utiliori en date du 28 juin 1818, Pie VII supprima l'évèché d l mbriatico, et l'unit à perpétuité à celui de Cariati. Yoy. Ughelli , Italia Sacra, t. IX , col. 525.
De Commanville, /" Table alphabét.j p. 259
chard p. 97-lOf
Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol
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UNGB (Jonas), protestant, jurisc. suédois, a laissé : Dissertatio historico-politica de ritu fatderum . etc.; l'psal , 1718, in-12.
UNGEPAVER (Érasme), jurisc, né à Naumbourg en 1582, expliqua les Pandectes à Altorf, et fut appelé en 1081 à Iena , où il expliqua les Décrétâtes. Son mérite le lit choisir pour conseiller du duc de Weimar, échevin et assesseur. Il a composé plusieurs ouvrages sur le droit, entro autres : t* Commentarius ad Derretales ; — 2° Exercitia Justinianea. Voy. Gloria académie Altdorfina, «ive orationum fasa'culus, etc.: Altorf, 1683, in-4% p. 53 et 54.
UNGERIACUM. Voy. OlGNY.
UNICORNIS. Voy. Licorne.
UNIGENITUS, bulle ou constitution du pape Clément XI donnée au mois de septembre 1713, laquelle commence par ces mots : Unigenitus tki Fitius, et qui condamne 101 propositions tirées du livre de Pasquier-<Juesnel , prêtre de l'Oratoire, intitulé : Le Nouveau Testament traduit en français, avec des réflexions morales. Ces réflexions se réduisent à cinquante-six chefs de doctrine qui sont autant d erreurs, et qui avaient été déjà condamnées dans les écrits de Baius et de Jansenius. De même que ce dernier n'avait fait son livre intitulé Aug asti nus que pour justifier les sentiments de Baius , de même aussi Que9nel fit le sien pour répandre la doctrine de Jansenius. En effet, l'évéque d'Ypres avait enseigné qu'on ne résiste jamais à la grâce intérieure; il avait même taxe de semi-pélagianisme et d'hérésie le sentiment contraire. Quesnel, de son coté, enseigna que la grâce de Dieu est l'opération de sa toute -puissance, a laquelle rien ne peut résister; il compare l'action de la grâce à celle par laquelle Dieu a créé le monde, a opéré le mystère de l'incarnation, et a ressuscité Jésus-Christ (Prop. 10 et suiv.). U en conclut que quand Dieu veut sauver une âme, elle est infailliblement sauvée (Prop. 12 et suiv.). De là il suit Ie que, quand elle n'est pa9 sauvée, c'est que Dieu ne le veut pas; conséquence directement contraire au mot de saint Paul : Dieu veut que tous les hommes soierd sauvés-. 2° D s'ensuit que si un homme pèche , c'est qu'il manque de grâce : autre erreur proscrite dans l'Écriture sainte et dans saint Au-
gustin. Il s'ensuit que, pour pécher et pour faire une bonne œuvre , pour mériter et pour démériter, il n'est pas nécessaire que l'homme soit libre et exempt de nécessité, mais qu'il lui suffit d'être exempt de contrainte ou de violence , puisque lorsqu'il a la grâce U lui obéit nécessairement, et que quand il ne l'a pas U est dans l'impossibilité d'agir. C'est la doctrine condamnée dans la troisième proposition de Jansenius. L;i raison sur laquelle se fonde Quesnel, savoir, que la grâce est l'opération toute» puissante de Dieu , n'est dans le fond qu'une ineptie. Car enfin la urâce qu'Adam reçut de Dieu pour pouvoir persévérer dans l'innocence, n'élait pas moins 1 opération toute-puissante de Dieu que celle par laquelle saint Paul fut converti. Dira-t-on qu'il a fallu que Dieu fit un plus grand effort de puissance pour changer Saut ne persécuteur en apôtre , qu'il ne l'aurait fallu pour faire persévérer Adam? Donc toutes les comparaisons dont se sert Quesnel pour exalter l'efficacité de la grâce sont absurdes. Voy. Rergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute les autres erreurs de Quesnel , condamnées par la bulle Unigenitus.
I. UNION (LA PETITE-), établissement fondé en 1(i70 par M. Vaehet, M"* de l-amoignon, fille du premier président, et M"* Mallet, pour recevoir les filles qui viennent à Paris afin de se mettre en condition. On appela cette communauté la Petite- l'nion pour la distinguer de l' Vnion-Chrétienne.
II. UNION -CHRÉTIENNB, communauté de veuves et de filles vertueuses, projetée par M»« de Polaillon, institutrice des liftes de la Providence, et établie par M. Vachet, prêtre, né à Romane, en Dauphiné. Cette communauté, établie à Charonne en 1601 , fut transférée a Paris en 1685. M. Vachet leur donna des constitutions qui furent approuvées par le cardinal de Vendôme, légat a lotere de Clément IX. Ces filles n'ont point de pénitence que celles de l'Église et le jeûne tous les vendredis. Elles font deux années d'épreuves, au bout desquelles elles s'engagent par les trois vœux simples de chasteté, d obéissance et de pauvreté, auxquels Hles en ajoutent un quatrième d'union. Le but de ret établissement est : 1* de travailler à la conversion des filles et des femmes hérétiques ; 2° de retirer de pauvres filles et femmes de nualité qui ne pourraient être reyues dans d'autres communautés; 3° d'élever de jeunes \\\\e> dans la piété.de leur enseigner les vérités de la religion et de leur apprendre à lire, à écrire et a travailler. Cette congrégation a pour armes un cœur enflammé, surmonté d'une croix, avec ces paroles pour devise : In Chcritate Dei et Pnttentia Christi. Yoy. Richard et Giraud. Le Diction, erclés. et rnnon. portatif.
III. UNION DES BÉNÉFICES ET DES ÉGLISES. C'est la jonction d'un bénéfice ou d'une église à une autre. De l'aveu de tous les eanonistes, les unions des bénéfices ou de» églises sont odieuses , parce qu'elles diminuent le nombre des ministres établis pour chaque bénéfice | qu'elles sont contraires à 4a commune utilité des églises et à l'intention des fondateurs; qu'elles portent préjudice, tant aux patrons et aux collateurs dont elles anéantissent les droits , qu'autrefois aux indultaires et aux gradués , dont elles restreignaient les expectatives; qu'elles troublent 1 ordre extérieur de l'Église , et que c'est une espèce d'aliénation , attendu que, par l'union, le bénéfice uni est, en quelque sorte, supprimé, ou du moins tellement
I altéré, qu'il perd sa première nature et son pre-
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