‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1142 sur 1294 · L. Ferraris, Promptn BiMioth., ad toc. Unio · texte numérisé non relu

L. Ferraris, Promptn BiMioth., ad toc. Unio

BENEFICIOR l! M SEtJ ECCLESIARUM. Les Mémoire*

du clergé, tom. III, p. 596; tom. IV, p. 47ô; tom. X, p. 1813 et suiv. La Combe, Recueil de Jurispnuf. canon., au mot Union. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours dtphabét. de droit canon, où l'on voit par un arrêt du conseil d'État, en date du 14 juillet 1894, que sous la législation française actuelle un évêque peut, sans abus, opérer l'union d'une cure au chapitre de son diocèse. Gaet. Moroni,vol. LXXXJII, p.25H-2fjO.

IV. UNION HYPOSTATIQDE, c'est- à -dire union personnelle, le mot grec qui correspond à hgpostase signifiant }>ersi>niie. On appelle donc union kupostartifue l'nnion du Verbe divin à la nature numaine en unité de personne. Cette union est, à^ proprement parler, la communication de l'Etre divin à l'humanité, mais de telle sorte que la nature humaine en Jésus- Christ n'a pas de subsistance propre, et qu'elle subsiste par l'hypostase ou la subsistance du Verbe divin; d'où il résulte que, quoiqu'il y ait en Jésus-Christ deux natures, il n'y a cependant

Îu'une seule personne, et que la personne de ésus- Christ est une personne divine. Cette union n'est pas morale, mais physique et substantielle; autrement Jésus-Christ ne serait pas Dieu réellement et véritablement. Elle est universelle, c'est-à-diro que le Verbe divin a pris l'humanité dans son entier, avec toutes ses parties essentielles, qui sont le corps, l'âme et ses puissances ou facultés, l'entendement et la volonté. Klle est indissoluble , c'est pourquoi il est dit dans les symboles que le Fils de Dieu est descendu dans les enfers, parce que l'Ame est demeurée unie au Verbe ; que le même Fils de Dieu a été enseveli , parce que le Verbe est demeuré uni au corps. De cette union hypastatùjue il suit : 1° Qu'il y a en Jésus-Christ deux natures, la nature divine et la nature humaine. 2° Que ce qui est dit de Jésus-Christ doit s'entendre de Jésus-Christ comme Dieu et de Jésus- Christ comme homme : ce qu'on appelle en langage théologinue communication d idiomes, l'og. le Diction, crc/ét.el canon, portatif '. Compar. nos art. Communication d'idiomes et Incarnation.

UNIONISTES, nom donné aux Sabelliens, parce qu'ils ne reconnaissaient qu'une substance et qu'une personne en Dieu.

UNITAIRES, nom que les antitrinitaires avaient pris pour signifier que leur foi était meilleure que celle de Rome, parce qu'ils ne reconnaissaient qu'un Dieu en ne reconnaissant qu'une personne en Dieu.

I. UNITÉ DE DIEU , c'est une perfection ipie nous pouvons facilement découvrir. En effet, nous concevons Dieu comme un être souverainement parfait; or l'idée d'un être tel exclut la pluralité , puisque ce n'est pas être souverainement parfait (pie d'avoir un égal. Nous concevons de plus que Dieu est tout-puissant ; il peut donc détruire toute autre puissance que la sienne; ainsi celui dont la puissance pourra être détruite ne sera pas Dieu. Enfin notre âme, qui se porte naturellement à Dieu comme à son principe et à son auteur, l'invoque toujours au nombre singulier. Celte même vérité est aussi un article de foi dont la révélation est appuyée sur des preuves incontestables. Tout l'Ancien Testament, les miracles de Moïse et des prophètes, les punitions exercées sur les Israélites rebelles, ont eu pour fin d'établir l'unité de Dieu, de retirer ce peuple de l'idolâtrie, et de le rendre adorateur d un seul Dieu. Le môme dogme est également constaté dans

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le Nouveau Testament, où l'unité d'un Dieu en trois personnes est démontrée. Voy. le ftiction. ecciés. et canon, portatif. Le Dic/iow.deBergier, où l'on réfute J.-J. Rousseau, qui prétend que le polythéisme a été la première religion des hommes, et l'iJolâtrie leur premier culte.

II. UNITÉ DE L'ÉGLISE. C'est le premier des quatre caractères qui distinguent la véritable Église des autres sociétés, et qui sont expressément marqués dans un des articles du Symbole de Nicée ou de Constantinople : Je crois r Église une, sainte, catholique et apostolique. L'Eglise est une, parce qu'elle n'a qu'un chef invisible, qui est Jésus-Christ, qu'un même Esprit-Saint, qui la dirige; qu'une même foi, qu une même espérance , qu'un même nombre de sacrements, qu'une même mission et juridiction confiée à ses pasteurs. Afin «le conserver cette unité de foi, de sacrements et de pasteurs, il était nécessaire qu'il y eût un chef visible de toute l'Église et une chaire supérieure qui fût le centre de cette unité. La tradition nous apprend, conjointement avec l'Écriture, que Jésus-Christ a conféré cette primauté à saint Pierre en lui adressant ces paroles,: Tues Pierre, et sur cette pierre je Mtirat mon Eglise; paroles que les saints Pères ont expliquées de la personne de saint Pierre et de ses légitimes successeurs, en sorte qu'ils ont tous reconnu la chaire de saint Pierre pour être le centre de l'unité de l'Église. Voy. le Diction, ecc/e's. et canon ^portatif, etc. Compar. Primauté.

UNIVERS- Vou. Monde.

UNI VERSALISTES. L'on nomme ainsi parmi les protestants ceux qui soutiennent que Dieu donne des grâces à tous les hommes pour parvenir au salut; c'est, dit-on, le sentiment actuel de tous les arminiens, et ils donnent le nom de fwticularistes à leurs adversaires, qui prétendent avec Calvin que Dieu, par un décret éternel et irrévocable, a prédestiné certains hommes au salut, et dévoué les autres à la damnation, sans avoir aucun égard à leurs mérites ou à leurs démérites futurs; qu'en conséquence il donne aux prédestinés des grâces irrésistibles par lesquelles ils parviennent nécessairement au bonheur étemel, au lieu qu'il refuse ces grâces aux réprouvés, qui, faute de ce secours, sont nécessairement damnés. Ainsi, selon Calvin, Jésus-Christ n'est mort et n'a offert à Dieu son sang que pour les prédestinés. Votf. Bergier. Diction.de théoL Gaet. Moroni, vol. LXXXII1, p. 2(i6-'2G8. Compar. notre art. Arminiens.

UNIVERSITÉ, compagnie composée de plusieurs collèges établis dans une ville, où Von enseigne publiquement les belles-lettres et les sciences, et où l'on donne les degrés ou grades. 11 faut distinguer entre l'université ancienne ou plutôt les universités anciennes et l'université nouvelle.

I. — A l'époque de la révolution de 1780, on comptait eu France vingt universités. Il y avait d'ordinaire quatre facultés dans une université : la théologie , le droit , la médecine et les arts. L'université de Paris , qui avait le litre de fille atnée de nos rois, est la plus ancienne de toutes ;

Ïuelques auteurs en attribuent la fondation à har lemagne; mais il est beaucoup plus probable qu'elle ne prit naissance que sous Louis le Jeune, mort 1 an 11 80, et qu'elle ne commença à faire un corps régulier que sous Philippe-Auguste, mort en 1*2*23. Le plus ancien titre deà rois de France que nous ayons en faveur de l'université de Paris, est un privilège donné en 1*200 par Philippe -Auguste aux écoliers de cette université. Les premiers statuts

de l'université de Paris sont de l'an 1215, et ils ont été dressés par Robert de Corcéon, légat du Saint-Siège. On prétend que ce nom d'université vient des papes Innocent 111 et Honoré III, lesquels écrivant au corps des maîtres et des écoliers de Paris, commençaient leurs lettres par ces mots : Soverit universitas vestrn, ou universitas mngistrorum et svkolarium; le nom d'université leur en resta. On peut dire aussi qu'on donna à leurs assemblées le nom d'université' d'étude (universitas studii), pour signifier qu'elles renfermaient toutes les études et qu'en une même ville on enseignait toutes les sciences qu'il fallait auparavant aller apprendre en divers lieux. Quoi qu'il en soit, reformée par le cardinal d'Estoutteville, légat en France l'an 1452, l'université de Paris était composée des quatre facultés de théologie , de droit canon et civil, de médecine et des arts, qui embrassait les langues , la rhétorique et la philosophie. Le chef de cette université, appelé recteur, était toujours choisi dans la faculté des arts. On procédait à son élection de trois en trois mois, quelquefois de six semaines en six semaines, et souvent il était continué. Il présidait au tribunal de l'université, qui était formé des doyens des trois facultés supérieures et des procureurs des Quatre-Nations , dont la faculté des arts était composée. Cette université axait deux chanceliers, l'un à Notre-Dame, l'autre â Sainte-Geneviève : celui de Sainte-Geneviève n'était que pour la faculté des arts : ils avaient chacun un vice-chancelier. Les autres officiers supérieurs de l'université étaient le svndic, le greffier et le receveur. Les évéques de Meaux et de Beauvais étaient conservateurs de ses privilèges apostoliques, et, le prévôt, de ses privilèges royaux. L'université en corps avait ses causes commises au parlement de Paris; la connaissance de celle de ses membres et suppôts était au Châtclet. Les autres universités de France étaient : Aix, fondée en 1109 par Alexandre V , rétablie l'an 1001 par Henri IV. Angeri, fondée par saint Louis: cinq facultés, celle de droit étant partagée en droit civil et en droit canon. Avignon, fondée l'an 1303; ses gradués n'étaient pas admis au serment d'avocat dans les cours et les sièges du royaume, ou aux charges de judicature, ni même reçus dans les universités du royaume, sans avoir juré d'observer les lois et les maximes de France sur le droit canonique et civil, et sans être munis des attestations de l'archevêque d'Avignon, certifiant qu'ils avaient rempli le temps d'étude prescrit par les règlements. Besancon, fondée â Dôle l'an 1121 . transférée i Besançon par Louis XIV, en 1691 , quatre facultés. Bordeaux, fondée par le pape Eugène IV, l'an 1411. confirmée par Louis XI eu 1473; quatre facultés, deux collèges. Bourget, fondée par Louis XI en 1173; quatre facultés : celle de théologie est de 1021. Caen, fondée en 1431 par Henri IV, roi d'Angleterre, confirmée en 1152 par Charles VII , roi de France ; fille de l'université de Paris ; trois collèges, quatre facultés. Dijon, fondée en 172*2 pour la faculté de droit seulement. Douai, fondée l'an 1502 par Philippe H, roi d'Espagne; quatre collèges de plein exercice ; cinq facultés, celle de droit étant partagée en droit canon et en droit civil. Montpellier, fondée en 128y, confirmée par François Ier en 1537; quatre facultés; celle de médecine est la plus célèbre : eUe formait un corps séparé. Santés f fondée l'an 1460; quatre facultés; celle de droit a été transférée à Rennes. Orléans, fondée en 1305 par le pape Clément V, confirmée par Philippe le Bel l'an

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