XIII. LOI ECRITE. Vo>i. Droit, n* L
XIV. LOI ETERNELLE. Elle est , selon saint Augustin, la souveraine raison qui veut que toutes choses soient bien ordonnées : Summa ratio... qua justum est ut omnia smt ordinotissima. Cette loi dirige toutes les créatures selon la manière qui leur est convenable , et les fait concourir à I ordre que Dieu a établi dans l'univers. C'est d'elle que découle tout ce qu'il y a de juste dans les autres lois. Voy. August., De Lib. arbitr., 1. 1, c. IV. Richard et Giraud.
XV. LOI ÉVANGÉLIQUE. La loi que Jésus- Christ nous a donnée et que les apôtres ont publiée , s'appelle surtout évangêtique ou de tu bonne nouvelle, parce qu'elle contient la meilleure des nouvelles, qui est celle du salut. On la nomme encore : i loi nouvelle, ou parce qu'elle renouvelle l'homme spirituellement, ou parce que c'est la dernière loi qui a succédé a l'ancienne ; 2° loi d'amour, parce qu'elle est fondée principalement sur l'amour, tandis que l'ancienne loi avait la crainte pour mobile, comme le remarque saint Augustin; 9° loi de liberté spirituelle qu'elle accorde, et qui consiste dans l'affranchissement du péché et du joug de l'ancienne loi; 4° loi de grâce, parce qu'elle contient en effet la grâce , qui est la vertu de Dieu même pour sauver tous ceux qui croient (Rom., l , 16). Les préceptes de la loi évangélique ont pour objet ou les mystères qu'il faut croire, et que Dieu a révélés a son Eglise, ou les sacrements qu'il faut recevoir avec les dispositions convenables, ouïes mœurs : ce sont les mêmes préceptes moraux de l'ancienne loi, que Jésus- Christ a mieux expliqués. Ainsi, quelques traits de ressemblance qu'aient entre elles les lois ancienne et nouvelle, on ne peut refuser à celle-ci des caractères distinctifs de supériorité sur celle-là; car, outre que l'amour, qui fait son caractëredistmctif, est plus parfait que la crainte, elle donne la grâce d'accomplir ce qu'elle ordonne; elle nous conduit à la perfection; elle étend sa juridiction sur tous les hommes, dont aucun ne peut être sauvé sans l'avoir observée, à moins qu'il ne l'ait ignorée invinciblement. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.