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VAHEN(.Vuguitc), en latin Varenias,ihéo

logien luthérien, né dans le duché de Lunebourg en 1620, mort en 1684, se rendit tellement habile dans la langue hébraïque, qu'il la parlait aussi bien que la sienne. On le regarde en Allemagne, après Jean Ruxtorf , comme celui de tous les protestants qui a porté le plus loin le système des accents hébreux. On a de.Varenius un Comtnentaire sur haie; Rostock et Leipzig, 1708, in-4°. 1*1 Vit de Varenius se trouve en téle de cette édition avec un Catalogue de ses ouvrages, tant imprimés que manuscrits. Voy. Feller, Michaud, Biogr. univers.

IL VAREN (Bernhard), en latin Varenius, géographe, protestant, né vers 1020 à Amsterdam, mort vers 1680. Il exerça la médecine, qu'il abandonna, et qu'il reprit quelque 'temps après, et fut un des plus estimables praticiens d'Amsterdam. Ayant des connaissances étendues en physique et on mathématiques, il fit d'heureuses applications de ces sciences à la géographie; aussi est-ce comme géographe qu'il est devenu célèbre. Parmi ses écrits géographiques nous citerons : Descriptio regni Japonttr et Stam. Item de Japoniorum religione et Siamensium. De diversis omnium gentium religionibus, guibus, prœmùsa dissertatione de vuriis rerum pvblicarum generibus, adduntur quœdam de priseorum Afrorutn fide, exeerpta ex Leone A fricann ; Cambridge. 1673, in-8». Voy. Moréri, Diction, butor. Feller, Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. gènér.

VARERACKER (Jean), docteur en théologie, né au bourg de Ruysselede, au diocèse de (.ml. mort à Louvain l'an 1475, professa la philosophie dans cette dernière ville, et fut nommé en Utôpléhan ou curé de Saint-Pierre. 11 a composé en latin des Questions gw*llibétiguei; 1512; Paris, 1544, in-4". Voy. André- Valëre, Biblioth. Belg., édit. de 1739, tom. U, p. 742 et 743. Richard et Giraud.

ture sainte et à celle de saint Augustin. On a de lui : 1° Traita de la première éducation des enfants; in-12, — 2° Défense de la relation de la paix de Clément IX; 2 vol.; — 8° Lettres rptrttuelles; 3 vol., — 4» Défense de la discipline gui s'observe dans le diocèse de Sens, touchant l imposition de la pénitence publique; Sens, 1673, in-8°; — 5° Lettre ttun ecclésiastique à A/. Mord, théologal de Paris, sur trois Sermons île ce (h, ologal; 1664, in-40. Voy. Richard et Giraud. Feller, Biogr. qénér.

I. VARGÀS (Alphonse). 8ous ce nom et ce prénom, Richard et Giraud citent : 1° un prélat né à Tolède, mort l'an 1366, ou, selon d'autres, en 1559, lequel entra dans l'Ordre de Saiut- Augustin, professa à Paris la philosophie et la théologie, y prit le bonnet de docteur, occupa successivement les sièges épiscopaux d'Osma , de Radajoz et de Séville, et laissa des Connut. ttniees sur le ln livre du Afaitre des Scntai' r- ; Venise, 1490, etc. (Rellarmin, lie Scriptor. ecclcsA; — 2« un coi délier espagnol de la province de Carthagène qui vivait au commencement du xvi* siècle, et qui a composé dans sa langue plusieurs Traites de piété (Nicolas- Antonio, Biblioth. Hispan. Wading, Btftlioth. Francise.). D'un autre côté, on lit dans l' Index libivriim prohihiforum, en deux articles distincts, comme «'appliquant à deux personnages différents : 1°« Vargas (Alphonsus de). Relatio ad reges et principes chrislianos de stratagematibus et »opliisniatilnis pohticis Soc. Jesu ad monarchiam oi bis tel i ai uni aibi cunliciendam.— Sedis Apost.

VAUI

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Censura prima adversus novam, falsam, impiam et hœreticam Soc. Jesu doctrinam nuper in llisp. puhlicatarn. — Soc. Jesu novum fidei symbolum in Hisp. promulgatum.»(Decr. 17 martii I0ti5.) — -.!■.■ Vargas fAlphonsus de). Actio lueresis in Soc. Jesu ad S. Pontilieis et S. Inquisitionis tribunal. » (Decr. 17 mai1ii 1G65.)

II. VARGAS (François), jurisc. espagnol, vivait au xvi« siècle. Il occupa sous Charles- Quint et Philippe II plusieurs charges importantes, alla à I Sologne en 1518 pour protester, au nom de Charles-Quint, contre la translation du concile de Trente dans cette ville, et assista à ce concile en 1550, en qualité d'ambassadeur de ce prince. Vers la (in de ses jours, il se retira dans le monastère de Cislos, de l'Ordre de Saint- Jérôme, près de Tolède. Un a de lui : !•> un Traité latin d*> la juridiction du {tape et des fvéoues; Venise, 1563, in-4°; — 2° Lettres et Mêijunre» concernant le concile de Trente , publiés en français; Amsterdam, 1700. Voy. Nicolas- Antonio, Hihlivth. Hispan. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Biogr. univers.

VARIANTES. On appelle ainsi les différentes leçons oui se trouvent entre les divers exemplaires imprimés ou manuscrits, soit du texte de l'Écriture sainte, soit des versions. Lorsqu'un livre est très-ancien, dit judicieusement Bergier; et qu'il a été copié une infinité de fois, il est impossible qu'il ne se trouve des variétés entre les différentes copies; l'attention des copistes ne peut jamais être assez exacte et assez soutenue pour éviter jusqu'aux moindres fautes ; ainsi, plus les copies sont en grand nombre, plus il doit s'y trouver de variantes. Cela est arrivé pour les auteurs profanes aussi bien que pour le« écrivains sacrés. Quoiqu'il se soit trouvé une grande multitude de variantes entre les manuscrits de plusieurs auteurs grecs et latins, cela no nous empêche pas de nous fier aux éditions dans lesquelles on a pris beaucoup de peine pour les corriger; au contraire, plus on a confronté de manuscrits, plus on a corrigé de fautes, plus nous sommes certains d'avoir enfin le texte de l'auteur pur et entier. On ne voit donc pas pourquoi certains critiques ont raisonné différemment à l'égard des livres de l'Écriture sainte. Lorsque le docteur Mill, théologien anglais, après avoir comparé un grand nombre dYxemplaires grecs du Nouveau Testament, eut recueilli toutes les variantes et les eut annoncées au nombre de plus de trente mille, on crut d'abord que l'authenticité du texte en recevrait quelque atteinte , et quelques incrédules triomphèrent d'avance. Mais lorsqu'elles ont été imprimées à côté du texte ; on a vu que le très- grand nombre étaient minutieuses, indifférentes, qu'elles ne changeaient rien au sens des passages, que si quelques-unes varient la signification, c'est sur des objets trèsimportants, et non sur des dogmes de foi. a reconnu que dans ces cas -là même la leçon commune peut être encore la plus sûre , et que, loin de jeter du doute sur l'authenticité ou l'intégrité du texte, ces variétés la prouvent invinciblement. Qu'on nous permette d'ajouter à ces réflexions de Berpier celles que nous avons faites ailleurs nous-méme, et qui en sont l'explicatif.* Les trente nulle variantes rassemblées par Mill dans son Nouveau Testament, et les soixante mille au moins que d'autres ont recueillies depuis, ne changent rien à la substance du texte, tons les critiques en conviennent. Il n'est pas de livre profane de même volume que le Nouveau Testament, quelque correct qu on le suppose, qui n'offre le double de leçons diffé-

rentes, si on l'examine avec le scrupule et la sévérité qu'on a mise pour les écrits des apôtres et des évangélistes. En effet, les critiques

3ui se sont occupés de recueillir les variantes u Nouveau Testament ont tenu compte de la moindre différence dans la prononciation des mots, dans l'emploi de l'esprit doux ou rude, dans celui de l'article déterminatif.dans l'ordre et la position, bien que le sens des mots et des phrases restât toujours le même. Et encore, pour obtenir ces légères variations, on ne s'est pas borné à Conférer les manuscrits du texte, on a aussi consulté toutes les anciennes versions et toutes les citations qui se trouvent dans les ouvrages des Pères, composés a différentes époques pendant cinq cents ans, comme l'a judicieusement remarqué Norton dans son Authenticité des Évauydes. > Il en a été de mémo des variantes du texte hébreu que le docteur Kennicott a recueillies ; il en avait annoncé d'abord de très-importantes; depuis qu'elles sont imprimées, à peine en trouve- 1- on quelquesunes qui changent notablement le sens, et qui méritent l'attention des théologiens. Kennicott avoue dans le prospectus de son travail que plus les manuscrits hébreux sont anciens, mieux ils s'accordent avec les anciennes versions et le Nouveau Testament. Ainsi, loin de prouver

Î[ue le texte sacré de l'Écriture a été altéré, es variantes ne font, au contraire, que ressortir davantage son authenticité et son intégrité. Ajoutons que les travaux plus i > cents de do Rossi et du P. Vercellone sur lus variantes do la Bible confirment ces conclusions. Voy. Jean- Bernard de Rossi, Varia Lectiona Vetens Testamenti, et Scho/ia critica, qui en est le complément. Le P. Charles Vercellone, Varice Let tûmes Vulgata* latinœ BibHorum éditions. J.-B. Glaire, introduction histor. et crit., etc., tom. IV, p. '302. Bergier, Diction, de thëol. Quant à Benjamin Kennicott, compar. les observations que nous avons faites sur son travail, soit dans ce Diction. , à son article, soit dans notre Introduction, 1. 1,

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