‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1166 sur 1294 · VASS · texte numérisé non relu

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parce qu'on ne les trouvait écrites nulle part : reste à savoir s'il ne les tenait pas de bonne source. Son zélé pour l'orthodoxie, les couleurs trop vives et trop vraies dont il a peint les sectaires , l'ont rendu extrêmement odieux aux philosophes modernes, qui n'ont pas manqué d'exagérer les défauts de ses Histoires, et de rejeter comme des contes plusieurs faits trèsavérés. » Hnet, évéque d'Avranches, fait un grand éloge de notre auteur comme historien. Vigneul-Marville dit qu'il avait des jaloux de sa gloire. Suivant Palissot, les narrations (le Va» ri/tas sont très -agréables. Voy. le P. le Long, Diblioth. histor. de la France. Nicéron, MénuÀres, tom. V et X. Sabatier de Castres, Us Trois Siècles de la littérature française. Moi éri , Diction, histor. Michaud, Biogr. univers., La Nntw. Hioijr. yénér.

VARNA, ville de la basse Mœsie. située à l'embouchure de la rivière de Zyra , dans la mer Noire. Elle fut élevée à la dignité métropolitaine dans le xiv* siècle. On eu connaît trois évéques. dont le premier, Methodius, siégeait en 1347. Voy. Lequien, Oriens Christ., 1. 1, p. 12 M). Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume LXXXVIII, p. 140-142.

VARUM. Voy. J.avaih, n» I.

VARUS. Voy. QiriNTlLius.

VASADA on OVASADA , BASADA et SABADA, ville épisc. de la province de Lycaonie, sous la métropole d'Icône , au diocèse d Asie. Ptolémée, iliérocle et les Actes des conciles en font mention. On en connaît sept évéques, dont le premier, Théodore, assista au concile de Mirée en 325, et à celui qui fut tenu a Antioche l'an 341. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. 1, p. 1070. Richard et Giraud.

VASATAIARENOSjE.VASATUM. Kov.Bazas.

VASE ( Vas) se prend dans 1 Écriture dans plusieurs sens; ainsi : 1° il signifie, en parlant du tabernacle et du temple, tout ce qui y était renfermé soit pour l'ornement , soit pour le j service du culte divin ; dans le même sens il désigne les meubles d'une maison (Mat th.. xii, 29); 2° il signifie instrument (Genèse, XL1X.5. Psaum. vu, 14. Actes des apôtres. îx, 15); de là des instruments de psaume, de cantique, sont des instruments de musique de toute espèce; 3° il désigne notre corps (II Corinth., IV ; I Thessalou., IV . 14; 4» vase de miséricorde , vase de gloire , signilie la créature que Dieu a daigné appeler a la foi; — 5° vase du colère, d'ignominte; c'est la créafure que Dieu laisse dans l'infidélité (Rom., IX, 21 et suiv.). Voy. Bergier , Diction, de ihéol.

VASELÏNUS, écrivain du xir> siècle, a été d'abord, selon plusieurs critiques, prieur de Saint-Jacques de Liège, ancienne abbaye fondée, l'an 10i4, par llalderic, évéque de cette ville. Jl fut ensuite abbé de Saint-Laurent, hors de la ville de Liège, sur une petite élévation que les anciens appelaient Mous l'uhlicu.s. On trouve une de ses Lettres dans D. Martenne, Thésaurus anecdotorum, tom. I; et le P. Mabil- Ion en a donné une autre : De Continenttu <:onjitynlorum. Voy. le P. Mabillon, Analectn. Doms Martenne et Durand, Voyage littér., tom. H.

VASES SACRÉS, vaisseaux destinés à la célébration des saints mystères , comme le calice et la patène. On met aussi parmi les vases sacrés le ciboire , l'ostensoir et les vases des saintes huiles. Les vases sacrés ne peuvent être employés dans 1 église s'ils n'ont été consacrés et bénits par un évéque, ou par un prêtre à qui l'évôquc eu a donné la permission. Les vases des saintes huiles n'étant pas l'objet d'une con-

sécration ou bénédiction spéciale, comme le ciboire et l'ostensoir, plusieurs ne les rangent pas parmi les vases sacrés. Le calice, la patène et les ornements qui touchent immédiatement le corps et le sang de Jésus-Christ , comme les corporaux et les pâlies, ne peuvent être touchés par les laïques. I( n'y a que les sousdiacres qui aient ce droit, et encore faut-il pour cela que les vases sacrés ne contiennent pas actuellement le corps et le sang du Sauveur ; car , dans ce cas , il n'y a que les prêtres et les diacres qui aient ce privilège. Il est de toute convenance que les vases sacrés qui touchent immédiatement le corps et le sang de Notre -Seigneur soient eu argent doré; la plupart des conciles provinciaux et des statuts synodaux prescrivent , en effet , qu'au moins la coupe du calice et la patène soient en argent dore à l'intérieur , le pied peut être en cuivre argenté. Il doit en être de même du ciboire, de la custode , de l'ostensoir. Les vases sacrés ne doivent être employés qu'à la célébration des divins mystères. Plusieurs conciles généraux et particuliers ont fait des défenses expresses de se servir des rases sacrés pour des usages profanes. Voy. l'abbé André, Cours alphubét. de droit canon. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. LXXXVIII. p. 150-173.

VASQUEZ (Gabriel ), savant jésuite espagnol, né à Belmonte del Tajo, bourg de la Nouvelle- Castille, en l.~i51, mort à Alcala l'an 1004, après avoir enseigné la théologie dans cette ville, fut appelé à Rome , où il professa encore pendant plus de vingt ans avec une réputation toujours croissante. Ses contemporains Vont appelé V Augustin de t Espagne, et Benoit XIV, dans son traité De Synodo diaresuna , le nomme ta lumière de l'Eglise. On a île Vasquez un grand nombre d'ouvrages théologiques qui ont été imprimés à Lyon. 1020, 10 vol. in-fol. Voi/. Sotwel , HiUtoth. Societ. Jesu. Feller, Michaud, titnyr. univers.

VASSALLI (Fortaneriusl, cardinal , né à Cahors, mort à l'adouc en 1301, entra dans l'Ordre de Saint-François. Reçu docteur en théologie de la faculté de Paris l'an 1333, il fut élu général de son Ordre l'année suivante, et il devint successivement archevêque de Ravenne, patriarche de Grado, puis cardinal. On a de lui : 1» Sotes sur la Cité de Dieu de saint Augustin ; — 2° des Commentaires sur divers livres de la Bible; — 3° des Sermons; — 4» Lecturœ Oteologùe; — .> Quodldiet Disputatio , etc. Voy. Trithème , De Scriptor. Ecclés. YVading , Annal. Mmor.

VASSENI, qu'on lit dans le I" livre des Para lipome n es ( vi , 28), y est présenté comme le nom propre du lils aine de Samuel , tandis qu'au verset 33 du même chapitre des Pai alipomènes , c'est Johcl qui est donné comme lils de Samuel. D'un autre côté, le passage parallèle à celui-ci , lequel se trouve au Pr livre des Rois, vin, 2, porte a la lettre : Le nom de son fils premier-né fut Joël, et le nom du seivnd, A bia. Ce qui prouve que le mot Joël ou Johel manque ici ( vi, 28), et que les versions syriaque et arabe l'y ont rétabli avec raison. Quant au mot Vasteni, il signifie en hébreu et le second. Ce qui prouve encore que le texte des Parali|>oméiies est défectueux.

VASSOR (Michel LE), né à Orléans, mort en Angleterre en 1718, entra de bonne heure dans la congrégation de l'Oratoire, mais il en sortit l'an 10U0, et il passa en Hollande dans le but de s'y faire protestant. Comme il y fut mal reçu , il se rendit en Angleterre, où il embrassa la

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