‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1167 sur 1294 · VAST · texte numérisé non relu

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communion anglicane. On a de lai plusieurs ouvrages. Ceux qu'il a faits étant catholique sont : Ie un Trait*1 de la véritable religion ; Paris, in-4"; — 2° Paraphrase* sur l'Évangile de saint Matthieu, de saint Jean, sur tb'pïtre de saint Paul aux Romains , sur l'Épitre aux Gâtâtes et sur tÊpUre catholique de saint Jacques; ibid., 1689. Dans sa préface sur saint Matthieu il montre, d'après Papias, saint Ircnée et Origène, que cet Évangile a été écrit en hébreu, et répond à ce qu'on allègue pour prouver qu'il a été composé en grec. Dans sa Paraphrase , il établit solidement contre les Juifs que Jésus- Christ est descendu de David , né à Bethléhem d'une vierge, et qu i) a confirmé sa doctrine par des miracles. Les ouvrages qu'il composa après son changement de religion sont : 1° Traité aie ta manière d'examiner les différends de religion; Amsterdam , 1007, in-12; — 2° la Traduction française des Lettres et des Mémoires touchant le concile de Trente, écrits en espagnol par François do Vargas, avec des Remarques du traducteur ; — 3° Histoire de Isniis Xlll; Amsterdam, 1700-1711, 90 vol. in-12; les onze premiers volumesontétémisà Y Index (Decr. 15 maii 1714 et 17 febr. 1718). Voy. D. Calmet, lliblinlh. sacrée, V* partie, art. 6, à la tin. Paquot , Mémoires /tour servir à l'Histoire des Pays - Bas , tom. V, p. 27. Lenglct du Fresnoi, Catalog. des histor., tom. IV de sa Méthode pour étutlier l'histoire, p. 110. Richard et Giraud. Feller, liioqr. univers.

VASS0ULT (Jean -Baptiste), prêtre, né à Bugnolet, près de Paris, vers 1067, mort a Viroflay, dans le parc du Versailles, en 1745, a été grammairien des panes du roi Louis XIV, aumônier de la dauphine, confesseur et prédicateur de la maison du roi. On a de lui : 1* une Traduction de l'Apologétique de Tertullien, ou Défense des premiers chrétiens contre les calomnies des gentils, avec des notes pour l'éclaircissement des faits et des matières; Paris, 1714, in-4° ; édition magnifique , ornée d'un beau portrait de Louis XIV, et 1715, in-12. Les notes sont nombreuses et savantes. Dans la préface , Vassoult donne une liste des nombreux apologistes du christianisme : et a la fin du volume il rapporte la Lettre do Pline le Jeune , gouverneur des provinces de Pont et de Bithynie, à Trajan pour le consulter sur la conduite qu'il avait à tenir envers les chrétiens de son pouverneincnt, et la R>:f">nse «le l'empereur; — 2* Psaumes de David ieton l'esprit, ou les Psaumes en formes de prières chrétiennes ; ibid., 1733. in-12, 2« édit. Voy. le Journ. des Savants, 1714 et 1731. Moréri , édit. de 1759. Richard et Giraud. Michatid , liiogr. univers.

VAST (Saint). Foi/. Waast.

VASTALLA. l'oy. Guastala.

VASTEL, provincial des Carmes en Flandre, a donné les prétendus ouvrages de Jean, évoque de Jérusalem au iv« siècle, 1741 , 2 vol. in-fol.; il a mis à la téte de ce recueil une préface où il prétend prouver que tous ces opuscules sont véritablement de Jean de Jérusalem. Vny, le Journ. des Savants, 1745, p. 171.

VASTHI, remme du roi Assuérns, fut répudiée par ce prime, d'après le conseil des grands de sa cour, pour avoir refusé de paraître dans un festin qu'il leur avait donné, et Esther fut mise à sa place. On n'est pas d'accord sur l'origine de Yasthi ; les uns la disent lille de Cvrus, et les autres, d'Assuérus même. l.os Hébreux prétendent que ce qui obligea Vasthi à désobéir au roi . fut que ce prince voulait qu'elle parût nue devant le peuple ; ce à quoi elle ne put se

résoudre. La version chaldaîque porte, en effet, qu'elle parât nue. Il faut convenir que le refus de Vasthi s'expliquerait difficilement sans cette circonstance. Voy. Esther, t, 9 etsuiv. D. Calmet, Diction, de ta Ribte, et Comment, tittér. sur te livre d" Esther, I. 11.

VASTO ou VAST0 DI AIM0NE, ville éplsc.

du royaume de Naples. Voy. notre art. Histo* nium et Gnet. Moroni, vol. LXXXVUI, p. 185 e seg., art. Vasto.

VAST0VIUS (Jean), protonotaire apostolique et chanoine de Varmie en Suède, vivait au xvi* siècle. On a de lui : Joannis Vattmrii Gothi vitis AquUonia, sive vitœ sanctorum reyni Suec- Gothict : emendavit et notis illustrmnt Ericns Renzelius films; Cologne, 1623, in -4°; L'psal, 1708. Vastovius dédia cet ouvrage i Sigismond , roi de Pologne et de Suède. Il fait voir dans son Épitre dédicatoire les avantages que la Suède a tirés du christianisme, il y parle de l'idolâtrie des peuples septentrionaux; enfin il déplore l'aveuglement où sont tombés les Suédois en embrassant le luthéranisme. L'ouvrage contient 85 abrégés de Vies de saints ou saintes qui ont vécu de l'an 813 à l'an 1525. Voy. le Joum. des Savants, 1709, p. 650, 1" édit., et p. TiîtS. 2« édit.

VATABLE ou WATTEBLED . GATTEBLED ( François ), célèbre hébraïsant , né a Gamaches on dans un petit village près de Gamaches . en Picardie, mort à Paris Van 1547, fut d'abord curé de Bramel dans le Valois, abbé de Bellezane, et professeur d'hébreu au collège de France. On a de lui : des Kotes sur la Fable , recueillies de ses leçons publiques par Berlin le Comte . un de ses disciples , lequel les donna à Robert Étienne , qui , après y avoir mêlé des interprétations calvinistes, les publia, en 1545, dans son édition de la Bible de Léon de Juda , en 2 vol. in-8°. Cette édition fut naturellement condamnée par la faculté de théologie de Paris; mais, comme le remarque D. Calmet, les docteurs de Salamanqne , pour ne pas laisser inutile aux catholiques un si excellent ouvrage , le purgèrent en 1581 , et en donnèrent à Salnmanque même une édition qui a été imprimée plusieurs fois depuis. 11 est bon d'avoir les deux édition* de la Rible de Valable , poursuit le savant bénédictin, pour mieux connaître ce que Robert Etienne v avait glissé de pins dangereux , et ce que les docteurs de Salamanqne y ont corrigé. Il faut aussi lire les Censures des docteurs de Sorbonne, imprimées en français et en latin par R. Étienne h Paris, l'an 1552, in -8». Avec ces sages précautions, l'ouvrage devient trèsutile. L'édition la plus suspecte est celle de 1557, parce que Robert Étienne avait fait alors

frofession ouverte du calvinisme: ru lieu qu'en 515, qui est l'année de la première édition, il songeait seulement a quitter la religion catholique ; Calvin n'avait encore rien donné sur Écriture. A ces réOexions de D. Calmet i

jouterons que Robert Étienne répondit aux Censures des théologiens de Paris en défendant avec emportement ses notes, et en les rendant encore plus calvinistes en b*s réimprimant , et que sa réponse fut mise à l'Index par un décret daté du 12 décembre 1021. Voy. D. Calmet, Riblioth. Sacrée, IV* partie, art. 1. Richard et Giraud. Feller, Michaud, Riogr. utiii-rr*.

VATER ( Jean-Séverin), né à Altenbourg, en Saxe, en 1771, mort à Halle l'an 1826, est un des théologiens et des philologues les plus distingués parmi les protestants allemands de ee siècle. Nommé en 1708 à l'université d'Iena , en 1799, professeur de langues orientales à celle

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de Halle ^il quitta, l'an 1810, cette dernière université pour aller occuper la chaire de théologie à Kœnigsberg. En 1*20, ses travail* littéraires le rappelèrent à Halle , où il occupa de nouveau la chaire des langues orientales jusqu'à la tin de ses jours. 11 a beaucoup écrit, tant en allemand qu'en latin; parmi ses nombreux ouvrages nous citerons seulement : 1° Mnnuel de grammaire hébraïque, syriaque, chaldaïane et titube, à t usage de ceux qui commencent à apprendre ces langues; Leipzig, 1802, in-8°; — a° Tableaux si/nchroniqurs de l'Histoire ecclésiastique depuis l origine jusqu'aux temps modernes; Halle, 1815 et 1830, 4* édit.; — 3° Grammaire de In langue hébraïque , premier cours /tour les commençant* ; Leipzig , 1807 ; — 4° Lettre au rfmseiller Planck sur les preuves que l'histoire fournit pour établir In divinité du christianisme ; ibid., 1822, in-8»; — 5° Histoire universelle et ehronôtoqvjue de t Église eftrétienne dejntis le commencement de la ré formation jusqu'à nos jours; Brunswick , 1823 , in-8°; cet ouvrage et tous ceux qui précèdent sont en allemand ; — 0* tiovum Testamentum , textum grternm Griesfjachiit Knnppii, denuo reengnovit , deferfu varirtatis lectionum testimmtiis confinnnlarum , adnotatùme, cum Critivn, tum exeyeticn,et in-Hcibus , historico et geographico, vocum grvarum infrpquenfiorum et xuosidiorum criticorum exegeticm unique inslrurit J. S. Voter; Halle, 1H21, in -8°; Vater garde le silence sur les miracles de Jésus-Christ ; il ne s'explique nullement sur la divinité et la toute-puissance du Sauveur; il cherche à tenir un certain milieu entre le déisme et la foi chrétienne ; — 7° un Commentaire sur le Pentateuqne . etc., en allemand ; ibid., 3 r«li in-8°j ce commentaire est divisé en trois

Îarties, qui ont paru, savoir : la première en 801 , la seconde en 1803 * et la Iroiseme en 1R0T>. Vater y a inséré un choix de notes critiques et exégétiques empruntées à deut ouvrages d'Alexandre Geddes, dont l'un est intitulé : The hotg Bible or the books aceounièd saned bq Mai and Christinns; otherrvise catled the Itooks of the OU atut Neu> Covenants : fait h fat I g trahslated from corrected iexts of the originnls and varions readings , explanatory note* and critical reniarks bq the Hev. Alexander tleddes , vol. I, Londres, 1792, \n-¥; et l'autre : Crilikal Remarks on the HebrW' : rorresponding wtth a neiv translation of the Bible hg Aler. Geddes, vol. /, contnining Remaria on the Pentntench. Londres , 1800, in-4° ; Le Commentaire de Vater, qui ne s'attache qu'au sens littéral , est vraiment remarquable pur l'érudition et la critique dont l'auteur l'ait preuve a chaque page. Il ne se borne pas à comparer le texte avec les différentes versions pour en tirerun sensqui puisse satisfaire le lecteur, mais il met encore à profit, avec une habileté rare, tous les autresmoyensquefournissentla critique et l'herméneutique. Nous regrettons cependant que le faux système qu'il s'est lait, tant par r.ipport à l'auteur du Pentateuqne qu'à la manière dont il a été composé , ait plus d'une fois influé sur ses explications, et par conséquent dénaturé le vrai sens d'un certain nombre de passages. Car Vater est un des critiques qui prétendent que le Pentateuquc a tous les caractères d'une collection de fragments composés en différents temps, et par divers auteurs; prétention dont nous croyons avoir démontré la fausseté jusqu'à l'évidence dans notre Intmdurtion hiitor. et crit., etc. (tom. III, p. 31-32). Yog. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Bioyr. gêner.

VATTEL ( Kmmerich de), publiciste suisse,

né à Cnuvet. dans la principauté de Nenfchateî , en 1711, mort l'an 1767 à Neuft-hatel, était fils d'un ministre calviniste qui le fit instruire à B:\le et à Genève. Il est auteur de plusieurs écrits, dont le principal est : Droit des gens, ou Principes de la loi naturelle appliqués à la conduite et aux affaires des nations et des souverains ; Londres (Neufchateh. 1758, 2 vol. in-4* et 3 vol. in-12. Les jugements portés sur cet ouvrage sont loin «le s'accorder. Après avoir relevé quelques défauts légers, M. Àvenel dit dans \aNoiiv. Jfiogr. génèr.: « L'ouvrage de Vatel n'en restera pas moins un des livres élémentaires de la science , parce qu'il contient des principes d'une éternelle vérité, parce que c'est un livre de bonne foi, qui s'efforce de donner pour base à la politique la justice et la probité, parce qu'il est éminemment clair dans son exposition, et souvent ingénieux dans ses déductions... L'ouvrage de Vattel a été prompt ement célèbre ; des traductions l'ont popularisé parmi les étrangers presque dès son apparition, et les éditions du texte français se sont multipliées. » Pérennès dit, au contraire, dans la Biogr. univers, de Feller : « Ouvrage superficiel et déclamateur qui réunit le fanatisme de secte aux erreurs du déisme; la religion y est traitée comme une affaire de politique et même de caprice. On y examine sérieusement ce que le souverain doit faire quand la nation se dégoûte de sa religion et m désire une autre. Fier des applaudissements des philosophes, il vint à Bruxelles vers l'an 1765, s'offrit à des gens en place de travailler à dénaturer la législation et les notions nationales, à faire goûter sa jurisprudence antichrétienne, son déisme et son fanatisme. Mais les conditions qu'il exigea pour rendre aux Belges un si grand service le firent renvoyer mnmbus rnenis, surtout après que l'impératrice Marie -Thérèse eut témoigné que cet avocat aventurier lui déplaisait. » Quant a nous, nous respectons sincèrement l'opinion de M. Avenel t mais nous ne saurions la partager.

VAUBERT (Luc), jésuite, né à Nofotl en 1644, mort à Paris l'an 1710, professa successivement les humanités, la rhétorique et la philosophie. Il fut recteur, et ensuite préfet des pensionnaires à Paris au collège Louis-le-Grand. Ses principaux ouvrages sont des livres de spiritualité; nous citerons entre autres • 1° Excrétées de piété pour les assoriés à l'adoration pn • pétuelle au saint Sacrement: Paris, 1099 et 1711, in-12; — 2° Traité de la enmmuniun, ou f 'onduite pour communier saintement , ibid., 1701, in-12; — 3» La Dévotion à Sotre-Seigneui Jésus- Christ dans P Eucharistie ; ibid.,1706,2 vol. in-12 . Voq. Feller, Biogr. univers.

VAUCEL (Louis-Paul du), né à Évreux vers l'an 1010, mort à Maastricht en 1715, était avocat en 1605. Il avait joint à l'étude du droit celle de la théologie et des belles-lettres; il était également versé dans les langues grecque et hébraïque. L'abbé Fcydcau l'engagea à entier dans les ordres, et l'emmena avec lui lorsqu'il alla prendre possession de la théologale de Saint-Paul, à cinq lieues d'Aleth. M. Pavillon, évéque d'Aleth , voulut l'avoir auprès de lui en qualité de chanoine théologal de sa cathédrale. Du Vaucel fut d'un grand secours à ce prélat ; mais, tandis qu'il l'aidait dans ses dépêches et dans les mémoires touchant l'affaire de la régale , il fut relégué a Saint-Pourçain . dans l'extrémité de l'Auvergne. Plus tard il alla trouver Arnauld en Hollande, puis II se rendit à Borne, afin d'y servir par ses négociations Ainauld et ses amis. F.n 1094 Innocent XII chargea du Vau-

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cel des affaires de la mission de Hollande. On cite de lui : 1° une édition dos Statuts synodaux du difK-èsf d'AUih faits depuis 1040 jusqu'en 1674; Paris, 1075; — 2° Traité général de la réyale de M. Caulct, évéque de Pamiers; 1681, in-4° ; — 3* Tractalus generalis de regalia, etc.; 1681) , in - 4° ; — 4° Relation de ce qui s'est passé touchant t affaire de la régale dans les diocèses (T Aleth et de Pamiers, jusqu'à lu mort de l 'évéque d'Aleth ; 1681. in-12. Voy. l'abbé Ladvocat, Diction, histor. Moréri, édit. de 17511. Richard et Giraud.

VAUDOIS ou PAUVRES DE LYON^Wdmvev, Pauperes a Luyduno), hérétiques qui commencèrent à paraître vers l'an 1 180. Ils curent pour chef un riche marchand de Lyon , nommé Pierre Yaldo ou de Vuud , et natif du village de Vaud en Dauphiné. On prétend que la mort subite d'un de ses amis l'effraya tellement, qu'il ne crut pouvoir être sauvé qu'en vendant tous ses biens pour en distribuer l'argent aux pauvres. Il les vendit en effet , et leur en partagea le prix ; ce qui lui attira un grand nombre de disciples, que l'on nomma pauvres de Lyon. Leur attachement à Yaldo porta celui-ci a s'ériger en chef de sectaires, qui se répandirent dans les montagnes du Dauphiné et de Savoie, dans la Valputte, dite aujourd'hui Val-Louis, dans le Languedoc, etc. Ils subsistent encore maintenant dans les montagnes de Savoie , où ils sont confondus avec les calvinistes, qui les ont adoptés comme leurs ancêtres , quoique leur croyance soit différente sur beaucoup d'articles, surtout Sur la présence réelle de Jésus -Christ dans le sacrement de l'Eucharistie. Les Vaudois ont eu différents noms : on les a appelés Chaisnai'ds ou Chesnards et Joséphisies ou Josepins, parce qu'un certain Chaisnard ou Chcsuaru et un certain Joseph, Dauphinois, s'étaient mis à la tête de leur secte. On les a aussi nommés Sa/tates ou Sabf/ates, Ensabatés ou Ensnbbutés, Insatotés ou Insnblmtés. Salnttates ou Insabatates , parce qu'ils marchaient nus pieds avec des sandales. On les appelle à présent Barbets, du nom de Barbes , un de leurs anciens maitres. Les Vaudois renouvelèrent d'abord toutes les erreurs des apostoliques et des archontiques ; mais ils en ajoutèrent quelques-unes qui leur furent particulières; ils prétendaient, entre autres choses : 1° qu'il est permis à tout laïque de prêcher l'Évangile; 2W que les laïques peuvent consacrer l'Eucharistie ; 3° que le baptême n'est qu'une cérémonie extérieure , etc. Le pape Luce III condamna les Vaudois en 1182 ou 1183, et en 1215 ils furent notés dans le concile de l~itran, dans le canon que l'on fit contre les hérétiques qui, sous prélexte de piété, s'attribuaient sans mission l'autorité de prêcher. Toutes les églises de France les excommunièrent, et le parlement de Provence les détruisit dans son ressort par la force des armes. Voy. Jean -Paul Pcrrin, Hist. des Vaudois. Sander., Haies. CL. Pratéole, au mot Valdenses. Chorier, Hist. du Dauphiné. Bossuet, qui, dans son Hist. des Variations, 1. XI , montre, entre autres choses, que les protestants ont eu d'autant plus tort de les mettre au nombre de leurs ancêtres, que leurs propres ministres en font des manichéens. Le P. Pinchinat, Diction, des Itérés., au mot Valdo. Richard et Giraud, qui rapportent les XXXV erreurs particulières aux Vaudois. Dergier, Diction, de tliéol., où on trouve, outre l'Histoire des Vaudois, une réfutation du protestant Basnage, qui a écrit son Histoire de l'Eglise pour réfuter lui-même Bossuet. L'Encyclopéd. cutbol., tom. XVII, et au Supplément.

Le Diction, de la théol. cathol., dans lequel le savant Garas présente un résumé de l'histoire des Vaudois jusqu'à nos jours, puis donne un aperçu des falsifications dont leur histoire a été l'objet, et qui en font un chef-d'œuvre du genre, et termine par une courte énuméralion des livres nombreux qui ont été écrits sur la secte. Gaet. Moroni, vol. LXXXVU, p. 212-240. Cowpar. notre art. Insabate.

VAUGE (Gilles), prêtre de l'Oratoire, né vers 1627 à Beric, au diocèse de Vannes, mort à l'Oratoire de Lyon en 1729, après avoir enseigné les humanités et la rhétorique dans plusieurs collèges d'une manière très-distinguée, professa la théologie au séminaire de Grenoble, où il s'acquit la confiance du cardinal le Camus et de M. de Monlmartin, son successeur. Accablé par le travail autant que par les années, le P. Vauge se retira à l'Oratoire de Lyon pour y finir ses jours. On a de lui : 1* le Catéchisme de Grenoble , souvent réimprimé ; — 2» Le Directeur des limes pénitentes ;2 vol. in-12; — 3° Traité de respérance chrétienne contre l'esprit de pusillanimité ; Paris, in-12 et in-16; ouvrage profond, solide, plein d'onction et de lumières; trad. en italien par Louis Riccobont; Venise, 1736, in-12. Voy. Feller, Michaud.

vÂdgÎ'moÎs (FYOT DE). Voy. Fyot, n» IL

VAULUISANT {Valli* Ludda), abbaye de l'Ordre de Citeaux, située dans la Champagne, au diocèse et à quatre lieues de Sens, était de la filiation de Preuilly. Elle fut fondée en 1127 ou ll&i, et on y introduisit la réforme.

VAURIUM . VAURUM. Voy. Lavai R, n» I.

VAUTOUR (Vultur), oiseau de proie que Moïse déclare impur dans le Lévitique (xill, 14) et dans le Ik-utéronome (xiv, 13). Le mot hébreu correspondant est ayyil, qui , à notre avis, indique la femelle du iy, au pluriel iyylm, oiseau de proie dont la signification est proprement habitant de la retraite, de ta solitude, du désert. Job (xxvin, 1) nous représente Vayyd (Vulgat. également vultur \ comme doué d'une vue trèspercante , propriété que les Arabes attribuent au youyou; ce qui est un des motifs pour lesquels Bochart confond VayyA avec le youyou, qui, selon lui, est l'espèce d'éperyier appelée en allemand schmerl, et en français émériUon. Voy. Bochart, Hierozoicon , tom. IL J.-B. Glaire, Introduction , etc., tom. II, p. 65 et 77.

VAUTRUDE. Vou. Waltrude.

VAUVENARGUES (Luc de Clapiers, marquis de), né à Aix en Provence l'an 1715, mort à l'aria l'an 1747, servit de bonne heure, et fut capitaine au régiment du roi. Ce qu'il eut à souffrir dans la retraite de Prague lui causa des maladies cniclles qui lui firent perdre la vue, et amenèrent sa mort. 11 a laissé : Introduction à la connaissance de respnt humain , suirie de réflexions et de maximes; Paris, 1746, in-12; réimprimées plusieurs fois depuis. « Il v a, dit Feller, de bonnes choses, mêlées de réflexions paradoxales et quelquefois peu religieuses. » C'est pour cela sans doute que les philosophes Font réclamé comme on des leurs. D'un autre côté , plusieurs passages prouvent qu'il n'était pas incrédule, notamment sa belle Méditatif** sur la foi, terminée par une Prière à Dieu. Du reste, la Harpe l'a victorieusement vengé sous ce rapport. Voy. Feller, Michaud, Biogr. umvers. La Souv. Biogr. yènér,

VAUVILLIERS (Jean - François), helléniste, né en 1737 a Paris selon les uns, à Noyers, dans l'Yonne, selon les autres, mort à Saint-Pétersbourg l'an 1801 , fut élevé par son père , sous la

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direction duquel il acquit de bonne heure une connaissance approfondie du grec et du latin , occupa ensuite un emploi à la bibliothèque Royale, et devint professeur de grec au collège de France. En 1789 il fut nommé député sup-

Filéant aux états généraux, et traversa la révoution sans jamais cesser d'être pieux et royaliste. Parmi ses nombreux et divers écrits nous citerons : 1* Le Témoiynage de la raison et de la foi sur la constitution civile du clergé, ou Réfutation du Préservatifcontre le schisme de M. barrière; Paris , 1792, in-8° de 36V pages ; — 2° Doctrine des théologiens .ou 11' partiedu Témoignage ; 1792; — 3° Questions sur les serments ou promesses politiques en général, et en particulier sur le vœu de haine étemelle à la royauté; œuvre posthume, Baie, 17%. Voy. Feller, Michaud et la Nouv. Riogr. génér.

I. VAUX (Vallis), abbaye de l'Ordre de Citeaux, était située dans le IJarrois, au diocèse de Toul, sur la rivière d'Orney, à quatre lieues de Vaucouleurs.

II. VAUX-CERNAY (Pierre de), religieux de l'Ordre de Citeaux, écrivit, vers l'an 1210, 17/»'.*toire des Albigeois. Nicolas Camusat , chanoine de Troyes, a donné en 1615 une lionne édition de cet ouvrage, qui, selon la juste remarque de Feller, peut être utile pour les événements du xiii* siècle, et pour réfuter des écrivains modernes qui ont voulu faire l'apologie de ces fanatiques. Voi/. Feller, Hioyr. univers.

III. VAUX DE SERNAY(lVi//rv Samoa), abbaye de l'Ordre de Citeaux située sur les frontières des deux diocèses de Paris et de Chartres; de sorte qu'une partie du monastère, la maison abbatiale et plusieurs terres qui appartenaient à l'abbaye, se trouvaient dans le diocèse de Chartres, et le reste dans celui de Paris, dont elle dépendait. Cette abbaye était fille de Savigny; elle fut fondée en 1128 par Simon de Neaufle le Chastel, connétable de France, et par Eve , sa femme. Elle reconnaissait pour ses bienfaiteurs Charles Vil et Philippe- Auguste. Voy. la Gnltin Christ., tom. VII, col. 885. Richard et (ïiraud.

IV. VAUX-LA-DOUCE (Vailis Du/cis), abbaye régulière de l'Ordre de Citeaux, dans la Champagne, était située au diocèse et à quatre lieues de Langres. Elle fut fondée par Manassès, doyen et depuis évoque de Langres en 1152. Il parait, par les anciennes chartes de Vaux-la- Douce, que ce lieu était habité par des chanoines avant qu'on y mit des moines de Citeaux. Voy. la Gaina Christ., tom. IV, p. 8V0. Richard et Giraud.

VAUZELLE. Voy. Honoré, n° V.

VÀUZELLES(Jean de), littérateur, né à Lyon, mort en 1557, fut d'abord curé de Saint -Romain. Il devint, vers 1527, prieur commendataire de Montrottier, dépendance de l'abbaye de Savigny, puis maître des requêtes de Marguerite de Navarre, sœur de rraneois I*r, et aumônier de ce prince. Outre des poésies, il a laissé quelques ouvrages, panai lesquels nous citerons : Histoire èvtmgélupw des uuntre évanyvlistesj Lyon, 1526, in-8°; on lui doit aussi la traduction de quatre ouvrages de l'Arétin,avec lequel il était en commerce de lettres : 1° De l'Humanité de Jésus-Christ ; Lyon, 1539, in-8°; — 2° La Passion de Jésus - Christ ; ibid., 1539, in-»0; — 3° Les Psaumes de la Pémtenre; Paris, 1541, in-8"; — 4° La Genèse; Lyon, 15i2, in-8°. Voy. la .Vomi». Bioyr, génér.

VAVASSÊUR (François), jésuite, poêle et littérateur, né en 1605 à Paray, dans le Charolais, mort à Paris l'an 1681, enseigna les humanités et la rhétorique dans différents collèges,

et fut ensuite chargé d'expliquer l'Écriture à Bourges, puis àClermont, en remplacement du P. Petau. C'était, au jugement de d Olivet, un des meilleurs humanistes de son temps ; il écrivait le latin avec une rare élégance. Nicéron loue en lui un sens droit, un jugement solide , beaucoup d'exactitude , et une grande application au travail. Outre ses poésies, il a laissé d'autres écrits , parmi lesquels nous citerons : 1° Orationes, sur des sujets sacrés cl profanes; Paris, 1616-1602, 2 vol. in-8»; — 2» De Forma Christi; ibid.. 1649, in-8°; il pense que Jésus- Christ, sans être très -beau, n'était cependant pas laid ; — 3e Junsenius suspettus; ibid., 1650, in-88; — l°Jobus breti commentant et metaphmsi poetica illustratus; ibid.. 1037. in-8"; souvent réimprimé. Voy. Soulhwell, Rib/ioth. Scriptor. $r*-iet. Jesu. Nicéron, Mémoù-es. t. XXVII. Feller. Michaud, Riogr. univers. Ijx S'oiw. Biogr. génér.

VAYYIQRA. Voy. LÉV1TIQUE.

VAZARITA. Voy. Ba/.ARITA.

VEADAR. Voy. Adah.

I.VEAU (Vitulus), est employé dans l'Écriture sainte en différents sens; ainsi : 1° Dans le l*saume xxi, 13, il signifie des ennemis en fureur. 2° Au contraire, dans Isaïe (xi, 7), il désigne des hommes doux et paisibles ; il y est dit que l'ours et le reau paîtront ensemble ; c'est-à-dire que les faibles ne redouteront plus les forts qui leur paraissaient redoutables. 3' Le prophète Malachie (^iv, 2) compare un peuple qui est dans la joie a des veaux qui bondissent dans une m airie.

H. VEAU D'OR. Idole que les Israélites se firent faire au pied du mont Sinaî, et qu'ils adorèrent à l'imitation du culte qu'ils avaient vu rendre en Egypte au bœuf Apis. Le chapitre xxxn de l'Exode, où ce fait est raconté, rapporte aussi le châtiment inlligé aux Israélites à cause de cette prévarication. Environ cinq cents ans après, les descendants de ce peuple so rendirent coupables du même crime, lorsque le roi Jéroboam lit faire deux veaux d'or pour détourner ses sujets d'aller rendre leur culte au vrai Dieu dans le temple de Jérusalem (III Rois, xu). Voy. l'abbé Cuénée, Lettres de quelques juifs, ]r partie, et Bergier, qui réfutent les objections de Voltaire contre le récit mosaïque.

VEAUX DES LÈVRES, expre-Mon employée par le prophète Osée (xiv, 3), et qui signifie les sacrilices, les louanges, les vœux, les actions de grâces des captifs qui n'étaient pas à portée d'offrir des sacrilices d animaux dans le temple. Voy. les commentateurs sur ce passage d'Osée , dont le texte hébreu est susceptible de plusieurs sens.

VECCUS (Jean), patriarche de Constantinople, vivait au xill* siècle, et était un des plus savants hommes de son temps. Ses vertus et son mérite lui valurent la place de chartophylax ou garde trésor des chartes, et il devint grand chancelier de l'église patriarcale , puis juge de toutes les causes ecclésiastiques. 11 tint d'abord pour le schisme de l'Église grecque, mais ayant connu la vérité il s y rendit , et il travailla dès lors avec le plus grand zèle à la réunion des Églises grecque et latine. Il assista au concile de Lyon tenu l'an 1274 pour la réunion des Grecs et des Latins, et, l'année suivante, il fut choisi pour être patriarche de Constaulinople. Il s'appliqua encore avec plus de force à détruire le schisme ; ce qui lui attira des persécutions si violentes de la part des schismatiques, qu'il se vit contraint d'abdiquer et de se retirer dans un monastère. Envoyé en exil par l'empereur Andronic, il y mourut de misère avec ses deux archidiacres, Constantin Mélilère

VEGG

ft Ooorgg» Métuchite. îl a laissé en faveur «le l'Eglise latine un grand nombre d'écrits, que Lro AJIatiusa traduits du grec et qu'il a publiés «tans son GitnitK orthodbrtP Serfotores, •'"»/• Ni" eéphore Grégoras. 1. V. Michaud, 0/oor. «*»v., où on trouve la liste île tons les écrits de Vcccus que le temps a épargnés.

VÉCÉLIENS, pa rtisans de l'erreur de Wecelen, clerc d'Halberstadt, cpii entreprit la défense de l'empereur Henri III contre le pape Grégoire VII. Henri, en récompense de son «èle, le nomma archevêque de Mayence vers l'an 11)80. Weeelen ajouta alors l'erreur à la révolte, et enseigna que ceux qui étaient privés des biens delà fortune par sentence juridique, n'étaient soumis à aucun jugement ecclésiastique, pas même à l'excommunication. Le concile de Quedlimbourj?, tenu en 1(185, condamna Weeelen comme hérésiarque. Voy. Itaronius, ann. 10X5. Gautier, Chroniqu-s, IIe siëele? c. xvm.

VECUS, sorte de poisson dont il est parlé dans Isaïe (xxvn, 1) : Super leviathan serpentent vertnn. C'est, à ce qu'on croit, la baralclle , connue dans les auteurs grecs sous le nom de zyijmn. IV»/. I). Calmet, Diction, de la Bible.

VEDASTUS Voy. Waast.

VEDEL (Gabriel de), écuyer, docteur et avocat au parlement de Toulouse, a laissé, outre un ouvrage de jurisprudence : Dissertation aitique sur le livre intitulé l'Opinion desranoniste*,

J>ar M. Solier. où l'on combat d'un côté pour es maximes de l'Église gallicane, celles de l'auteur au sujet de la juridiction monarchique du pape dans l'Église, et où l'on établit de l'autre c.mtre l'auteur que les évéques ont droit d'accorder des dispenses de mariage au troisième et quatrième degré de parenté; 1724,in-8°. Voy. le J'xn n. df* Saratds, 1724.

VEDELIUS (Nicolas), protestant, né dans le Palatinat, mort à Frakener en 1642, fut professeur de philosophie et ministre «à Genève. En (030, on l'appela à Deventer pour y professer la philosophie et la langue hébraïque. Outre des ouvrages de critique et de controverse, on a de lui : 1° un»' édition des Lettres ée saint lytinre, mat tyr j Genève, 1023. in-4°; — 2" D>- Àrrnnis Armimanismi ; 1637. Son écrit intitulé lk> Cathedra Pétri, sen de Epttropntu Antiach.ef linw. S. Pétri libri duo, a été mis à Vlndr.r. (Hr-rr. 21 apr. 1693.) Voy. Moréri;édit. de 1750.

VEDRIAnI (Lodovico). historien, né à Modène vers 1001, mort en 1670, étudia la théologie a Ferrare,ety reçut la palme de docteur en 1040; plus tara, il prit l'habit de Saint- Charles. Nous citerons de lui : 1* Vile et! ttogi de' cardinal/ Modenest ; Modène , 1002, in-4"; — 2° Memorie de' snnrti Martiri, Cnnfessori r hrnti Modenesi; ibid., 1603, in-4»; — 3° Vita di S. Ceminiàno: ibid., 1GG6. in-4"; — 4° Catahyo de' vesrovi Modenest; ibid., 1(309, in -4°. Voy. la Nouv. Riagr. nfinér.

VEÊLLÊ gCHEMOTH. Koy.ExoDB»

VEERIUS. Voy. Vf.iher.

VEGA (André), franciscain espagnol, mort vers l'an 1570, professa la théofogte à Salamanque, assista avec «listinction au concile de Trente, en 1540, et eut beaucoup de part aux décrets de ce concile sur la justification. On a de lui : 1* De Jnstiftratione; c'est un commentaire sur les décrets de la session du concile de Trente sur ce sujet; — 2° De Gratin;-- 3° De Fide, operibus et ntrriti* : Venise, 1548; Cologne, 1572; Aschatlcmbourg , 1021; — 4" Commentaire* sur quelques endroits du concile de Trente; Alcala, 1574. On a imprimé sous son nom : Commentaire sur les

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