‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1185 sur 1294 · VERT · texte numérisé non relu

VERT

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province de France, vicaire général du cardinal de Bouillon , et prieur de Saint-Pierre d'Abbeville. On a de lui , entre autres écrits : 1° Breviarium Cluniacense; Paris, 1(380, in -8°; en collaboration avec D. Rabusson ; — 2" La Règle de Saint -Benoit, nouvellement traduite et expliquée selon son véritable esprit ; ibid., 1689, 2 vol. in-4°; — 3* Éclaircissement sur la réformation du Bréviaire de Cluny; ibid., 1600, in -12; — 4° Lettre à Jurieu sur les cérémonies de la messe ; ibid., 1690, in-12 ; — 5° Explication du ch. xliii de la règle de Samt-Bmott , pour servir a" éclaircissement à la question des études monastiques ; ibid., 1094, in-12; — 6° Dissertation sur les mots de messe et de communion; ibid., 1094, in-12; — 7° Explication simple, littérale ^et historique des cérémonies de t Église ; ibid., 1700- 1713, 4 vol. in-8°; l«*s loin. 1 êt II ont été réimprimés avec des additions en 1709, par les soins du P. Desmollets. Le but de D. de Vert, dans ce grand ouvrage, est de montrer que toutes les cérémonies de l'Église ont une origine simple et naturelle, et qu'il n'est pas nécessaire pour les expliquer de recourir a l'allégorie. Ce sentiment a été combattu par l'évéque de Soissonsdans un écrit intitulé : Du Véritable Esprit de f Église dans t usage de ses cérémonies, ou Réfutation du traité de D. Claude de Vert, intitulé : Explication simple, etc. Voy. Y Éloge de D. de Vert, par le même P. Desmolcts, au commencement du tom. III de son Explication tles cérémonies. Les Mémoires de Tréwux, août 1708. Nicéron, Mémoires, tom. XI. Bichard et Oiraud. Feller, Michaud, Riogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

VERTEUIL (Vertolium), abbaye de l'Ordre de Saint* Augustin , située dans une ville du même nom dans la Guienne, au diocèse de Bordeaux, entre la Gironde et la mer. On ignore les au* leurs et le temps de sa fondation.

VERT0T D AOBŒUF ( René-Aubert de), célèbre historien, né au château de Bennetot, en Normandie, l'an 1095, mort à Paris en 1735, se lit capucin , et pa»sa ensuite dans l'Ordre de Prémontré, où il eut plusieurs bénéfices, et devint enfin ecclésiastique séculier. Il fut nommé membre de l'Académie des inscriptions , historiographe de l'Ordre de Malte, et commandeur de Santeny. Nous citerons de lui : 1* Histoire des révolutions de Suède , où l'on voit les changements anivés dans ce royaume au sujet de la religion et du gouvernement : Paris, 1095, 2 vol. in-12 ; — 2° Histoire des chevaliers hospitaliers de Suint- Jean de Jérusalem, appelés depuis les chevaliers de Rhodes, et aujourxihui tes chevaliers de Mntte, etc.; ibid., 1720, 4 vol. in-4° et 5 vol. in-12 j ouvrage qui a été mis à Y Index (decr. 18 juin 1729); — 3° Origine de la grandeur de la cour de Rome , et de la nomination aux évéchés et aux abbayes de France; La Haye, 1737, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1689, 1600, 1710, 1719, 1721, 1737, 1738 et 1741. Moréri, édit. de 1759. Voy. Richard et Giraud, et tous les biopi iphes.

VERTU se prend : 1° pour la force ou puissance d'agir qui est dans tous les corps naturels, suivant leurs qualités ou propriétés ; 2° pour l'eiret ou l'opération de la puissance d'agir. C'est ainsi qu'il est dit dans Joèl, u, que les figuiers et les vignes ont produit leurs vertus; c'est encore ainsi que l'Écriture, en parlant de Dieu, appelle vertus les actes de la puissance , les miracles; 3° pour la disposition, la facilité, l'habitude du l'âme a faire le bien, à suivre ce qu'ordonnent les lois et ce que dicte la raison. La vertu, prise dans ce dernier sens , est donc une

habitude ou une bonne qualité de l'àme qui fait que Ton vil bien , et dont personne n'use mal. Le sujet de la vertu est la seule créature raisonnable, parce qu'elle seule est capable de faire le bien , soit dans l'ordre naturel, soit dans l'ordre surnaturel , car il n'y a qu'elle qui soit douée de l'intelligence et de la liberté qui sont nécessaires pour la pratique du bien. Les vertus. à les prendre en général , sont de trois sortes : les intellertuellrs , les morales et les tliéologalet. Les premières sont celles qui perfectionnent le jugement pour la connaissance du vrai, soit spéculatif, soit pratique. On en compte cinq de cette sorte : l'intelligence, la sagesse, la science, la prudence et l'art. Les secondes, appelées aussi cardinales, perfectionnent la volonté pour lui faire faire le bien honnête en tout genre et en toute matière. On en compte quatre principales, qu'on nomme carrf/«fl/e,ï(roy. Cardinales, n* II); ce sont : la prudence , la force , la tempérance et la justice. Les vertus théologales sont celles qui ont Dieu pour objet immédiat, en tant qu'il est connu par la révélation ; et de là vient qu'elles sont nommées théologales. Il y en a trois de cette espèce : la foi , l'espérance et la charité. 11 y a aussi des vertus acquises et des vertus in fûtes. Les vertus acquises sont celles qui s'acquièrent par les seules forces de la nature , et qui disposent aux actions conformes à la droite raison. Les vertus infuses sont celles que Dieu produit en nous sans nous, et qui disposent aux actions surnaturelles et divines. Voy. saint Thomas, 1. 2., qturst. 55 et seq. Collet, Moral., t. I. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier. Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathot.

I. VERTUS, nom que l'on donne au choeur des anges qui est entre les Dominations et les Puissances, auxquels on attribue la force de faire des miracles, et de fortifier les anges inférieurs dans l'exercice de leurs fonctions. Voy. Ange, n° I.

II. VERTUS (Jean de), que quelques-uns pensent être né à Louvières, et d'autres à Maizières, était secrétaire d'Etat sous Charles V. Il est un de ceux auxquels on attribue le Songe du Vergier, 1491 , in-fol., et dans les Liberté* de t Église gallicane, 1731 , 4 vol. in-fol. Il se ressent de l'animosité que montra Charles V, en 1734, contre le siège de Rome. Les protestants en ont fait l'éloge , quoique ce ne soit qu'une pitoyable rapsodie , sans jugement et sans goût. Voy. Feller. Riogr. univers.

fil. VERTUS (NOTRE-DAME DE-), en latin Sancta Maria Virtudensis , abbaye de chanoines réguliers de l'Ordre de Saint- Augustin , située dans la ville de Vertus, au diocèse et à cinq lieues de Châlons-sur-Marne. Elle était minée et sans religieux, et c'était l'abbé commendataire qui en percevait tous les revenus. Voij. la G allia Christ., tom. IX.

VERZI VIRIZIACUM. Vou. Bale, n« II.

VESALIENSIS(^r«oW«jt). Voy. Wesel.

VESCE ( Vicia), plante légumineuse. C'est par ce mot que la Vulgate a rendu , dans Isaïe (xxvni, 25) et Ézéchiel (lv, 9), le terme hébreu Kmsémeth, qu'elle a traduit dans l'Exode (IX, 32) par /a»-, mot qui se confond souvent dans l'usage avec vicia. Nous pensons donc qu'il faut entendre Yépeautre dans ces ditrérenls passades de l'Écriture. Voy. Celsius, Hierobot., part. II, p. 83. D. Calmet, Diction, de la Bible et les Commentateurs.

VESC0VI0. Voy. Fornoi'E.

VES0NTI0. Voy. Besançon.

VESPASIEH, fut nommé par l'empereur Né-

VÊTE

VEUV

ron pour conduire la guerre contre les Juifs ; mais ayant été reconnu empereur lui-même, il chargea Titus, son fils, de cette commission. Voy. Titv. . n° I.

VESPERIE se disait autrefois, dans les universités, de la thèse que soutenait un licencié la veille du jour qu'il devait recevoir le bonnet de docteur. Cet acte se faisait toujours le soir; c'est pourquoi on l'appelait vespéne, mot formé du latin vetprr, c'est-a-dire soir. La thèse avait pour titre : Pro artu vrsprriarurn.

VESPORA. Voy. Bospore.

VESPRIM {Vcsprimium et Vesprinium), ville épisc. de la basse Hongrie occidentale, sous la métropole de Strigonie, est située au nord du lac Balaton, à sept lieues d'Albe-Rovale. L'évèque était chancelier des reines de Hongrie, et avait le droit de les couronner. Suivant de Commanvtlle, l'évéché fut érigé vers l'an 1000, sous Gran (Striyoniutn). Voy. de Cornmanville, f Table *i//>WW., p.2T»4.

VESTIou VIESTI (Apenista, Bestia, Viesta), petite ville épisc. d'Italie sous la métropole de Manfredonia , est située sur la côte, au pied du mont Gargan. Le premier éveque de cette ville. N..., fut ordonné par Albert, archevêque de Siponte, sous le pontificat de Paschal II. Voy. Ughelli, liai, sncra, tom. VII, p. H05. De Cornmanville, f« Table alphabét., p. 40, au mot Bestia. Richard et Giraud. Compar. Manfredoma et Si ponte.

VESTINE (Sainte), martyre et compagne de >aint Spérat. Voy. Spêrat.

VESUNA on VESUNNA, VESUNjE PETRO- CORIORUM. Voy. Périgueux.

I. VÊTEMENTS. I«es Hébreux n'avaient pour habits que la tunique et le manteau; la tunique couvrait immédiatement la chair, et le manteau était l'habit de dessus. Ces deux habits ensemble faisaient ce que l'Écriture appelle mutatoriee vestes ou mutatoria vestium , des habits à changer (IV Rois, v, 22). La tunique était ordinairement de lin, et le manteau d'étoffe; comme les manteaux n'étaient qu'une grande pièce d'étoffe non taillée, on en avait souvent en réserve et on en faisait des cadeaux. Salomon (Ecclésiaste, ix. H) conseille à celui qui veut vivre agréablement d'avoir toujours ses habits bien blancs, apparemment parce que cette couleur était des plus estimées. Les interprètes sont partagés sur la signification du tenue passif» , que la Vulgate traduit par polymitam , en parlant de la tunique de Joseph, fils de Jacob; les uns l'entendant d'une robe traînante, et les autres d'une robe de différentes couleurs. Ouant au voile dont les femmes se couvraient quand elles paraissaient en public, nous en avons parlé au mot THERISTRIM. Souvent les tuniques étaient sans couture et faites au métier, avec une seule ouverture en haut pour passer la téle. Telles étaient apparemment les tuniques des prêtres et celle de Notre-Seigneur. On voit par l'éloge que fait Salomon de la femme forte, que c'étaient les femmes qui faisaient autrefois les étoffes et la toile de leurs habits et de leur famille. C'est une ancienne tradition que la sainte Vierge avait tissu la tunique de son divin Fils; mais celle qui dit que cette tunique était celle qu'il porta dans son enfance , et qui était Crue avec lui, n'a aucun fondement dans l'antiquité. On conserve aujourd'hui la sainte tunique dans l'église cathédrale de Trêves. Les franges au bas des manteaux des Hébreux étaient d'ordonnance divine, selon qu'il est dit dans le livre des Nombres (xv, 'J8) et dans le Deutéronome (xxii, 12). Le Sauveur lui-même |

en portait, au rapport de saint Matthieu (rx,20); mais il reproche aux pharisiens de chercher à se distinguer du commun, en les portant plus longues que les autres. Les juifs ^aujourd'hui qui veulent observer cette loi sans se rendre ridicules, portent sous leurs habits un morceau d'étoffe carré avec quatre houppes. Et pour obéir à une autre loi, celle qui défend (remployer une étoffe tissue de lin et de laine , ils ne cousent pas même un habit de laine avec du fil, ni un habit de toile avec de la laine. Les vêtements de deuil parmi les Hébreux étaient le sac et le cilice; leur couleur était brune ou noire. Les vêtements des prophètes étaient ordinairement des habits de deuil; les veuves s'habillaient asseï de cette manière (IV Rois, 1,7,8. Judith, vin, 6). Voy. 0. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. II, où sont traitées nonseulement les questions relatives aux habits destinés à couvrir le corps de l'homme, mais encore celles qui se rattachent plus ou moins directement à la parure et à la toilette, et que l'on peut, sous ce rapport, ranger tout naturellement dans la classe des vêtements particuliers. On trouve aussi dans ce même ouvrage le tableau des mœurs et des usages des Orientaux modernes concernant les vêtements ; tableau qui, dans plus d'un endroit, confirme la véracité de nos Livres saints d une manière admirable. Le Diction, de la tliéol. cathol.

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