IV. VIE (LIVRE DE). Voy. Livre, n« VIII
V. VIE ETERNELLE. La ne éternelle ou la vie du siècle à venir {vita venturi sarcuH) est l'objet du douzième article du symbole, par lequel nous faisons profession de croire qu'après cette vie passagère nous entrerons dans une autre vie qui ne finira jamais, qui sera commune aux réprouvés et aux élus; vie éternelle et de souffrances pour les premiers, terrible motif de crainte; vie étemelle et de délices pour les seconds, doux objet de l'espérance chrétienne. Cette vie on cette béatitude éternelle est appelée dans l'Écriture le royaume de Dieu, le royaume du Ciel, le paradis, la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, la maison de Dieu, un torrent de délices. Quoique Cette félicité soit de beaucoup supérieure à notre intelligence actuelle, on peut la définir un état parfait par P assemblage de tous les biens; ce qui comprend nécessairement l'exclusion de tous les maux et de toutes les misères ( Apocal., vil, 16-17. Psaum. xxxv, 9). Ces biens que la foi nous promet sont d'une nature tonte spirituelle, notre âme ne peut s'en former que des idées fort imparfaites- c'est Isaïe (lxiv, 4) qui nous l'assure, et saint Paul qui le confirme dans sa P'Êpitre aux Corinthiens (il, 9). Mais, aidée alors d'un secours divin et particulier qu'on appelle lumière de gloire, notre âme deviendra
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