V. VINCENT DE SOIGNIES (Saint). Voy. Ma
DELGAIRE.
VI. VINCENT FERRIER (Saint), dominicain, né à Valence en Espagne l'an 1357 , mort à Vannes le 5 avril 1410, prêcha à Barcelone, et se fit recevoir docteur en théologie à Lerida en 1384. Chargé d'expliquer l'Écriture à la cathédrale de Valence 1 an 1385, il se livra en même temps à la prédication, et devint, sous Benoit XIII, confesseur de ce pape et maître du Sacré-Palais. 11 parcourut l'Espagne, la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre et l'Irlande, et partout il opéra de nombreuses conversions. Consulté , en 1415, par le concile de Constance sur les moyens de faire cesser le schisme , il proposa de déposer les trois pontifes qui se disputaient la tiare, et quand cet «acte fut accompli il se prononça pour Martin V. Eu 1417, Jean V, duc de Bretagne , appela Vincent dans ses États, et, à la nouvelle de son approche, le duc et toute sa maison s'avancèrent à sa rencontre, et ramenèrent à Vannes en triomphe. Dieu l'honora pendant sa vie du don des miracles et de celui de prophétie. Calixte III le canonisa en 1455, et on fait sa féte le 5 avril. Saint Vincent Ferrier a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons: 1° lettres et Sermons ;Lyon, 1530, in-iS";r.15ift) et 1550, in-4»; Anvers, 1560 ; Venise, 1573, in -8°; — 2° De Vita spirituali ; Venise, 1568, in -16; — 3» De Fine mundt; — 4e Suppositionum Liber ; — 5* De Sacrifie» missa ; — 6° fractatus consolationis in fidei tentât ionibus. Ses Œuvres complètes ont paru à Valence , 1MM , in-4». Voy. Henschenius et Pa pebroch . Acta Sanctorum, au 5 avril. Le P. Touron, Hommes illustres de l'Ordre de Saint-Dominique , tom. III, p. 1 et suiv. Richard et (liraud.
VIL VINCENT MADELGAR (Saint). Voy.
Madelgaire.
VIII. VINCENT -AUX -BOIS (SAINT-), en latin Sanctus Vincentius in Nemore , abbaye do l'Ordre de Saint- Augustin, était située dans la forêt de Timerais, près de Châtcauneuf , au diocèse de Chartres. Ce n'était d'abord qu'une chapelle dédiée sous l'invocation de Saint-Vincent, que Gcoffroi, évèque de Chartres, céda, l'an 1066, à quelques personnes pieuses mu vinrent s'établir en ce lieu pour y vivre dans la retraite. Vers l'an 1130, Hugues, seigneur de Châteauneuf, fit ériger cet ermitage en abbaye ; il y mit des chanoines réguliers, et leur donna de grands biens. C'étaient les chanoines réguliers de la cougrégation de France qui possédaient cette