‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1212 sur 1294 · IX. VINCENT-DE-BESANÇON (SAINT-), en · texte numérisé non relu

IX. VINCENT-DE-BESANÇON (SAINT-), en

latin Sanctus Vincentius Ve.nmtionen.ns, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, était située dans la ville de Besançon. Kilo fut fondée par Hugues 1", archevêque de cette ville ; mais ce fut Hugues H, son successeur, qui y établit le premier abbé, en 1W2. 11 y avait dans cette abbaye la réforme «le Saint -Vannes depuis le commencement du siècle dernier. Avant qu'elle fût en commende, l'abbé régulier était le vicaire et le suilragantné de l'archevêque de Besançon. Koj . Richard et Giraud.

X. VINCENT-DE-LAON (SAINT-), en latin Sanrtns Vmcentiu-* fjtuthnensts, abbaye de l'Ordre de Saint -Benoit» était située dans la ville de Laon. Elle fut fondée, vers l'an 580, par Brunehaud , femme de Sigebert 1", roi d'Austrasie. Cette abbaye , souvent ruinée et toujours rebâtie . était presque détruite au commencement du xvii* siècle} mais les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, qui y furent introduits on lUUi, y avaient fait des réparations considérables. Voq. la Gallia Christ.

XI. VINCENT DE LUC (SAINT-), en latin Sonet us Vincentius de Luco, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans le Béarn, au diocèse d'Oléron , reconnaissait pour son fondateur Guillaume Sanche, duc de Gascogne. La tueuse conventuelle de cette abbaye était unie aux Pères barnabites; et l'abbé était un des trois qui avaient entrée aux états du Béarn. Voy. la Gallia Christ., tom. II. col. 1281.

X1L VIN CENT -DE- METZ (SAINT-), en latin Son et us Vincentius Metensis, abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit, était située dans la ville de Mets en Lorraine. Elle fut fondée en 9G8 par Thierry ["", évéque de Metz , dans une Ile que forme la Moselle , partagée en deux bras , et qui était alors hors de la ville. C'était la seule des abbayes de Saint -Benoit de cette fameuse ville qui fût demeurée à sa place , toutes les autres ayant été renversées et renfermées dans la ville, à cause des différents sièges qu'elle a soufferts depuis tant de siècles. Léon IX et Urbain II ont acrordé plusieurs privilèges à cette abbaye , qui reçut la réforme de la congrégation do Saint- Vannes en 1642. Voq. D. Calmet, Hist. de Lorraine. Bicbard et Giraud.

XIII. VINCENT-DE-SENLIS (SAINT-), en latin Sanctus Vincentius Silvaneclensi» , abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, était située dans la ville de Sentis. Elle fut fondée, en 10G0, par la reine Anne, femme de Henri I«r et mèro de Philippe I«, roi de France. Elle y mit des chanoines qui s'unirent depuis à la congrégation de Saint -Victor de Paris. Ils se rendirent si recotnmandables par la sainteté de leur vie, qu'un les prit pour modèles dans l'établissement de quelques autres nouveaux monastères. Cependant elle tomba dans le relâchement, et demeura dans cet étal jusqu'au xvii« siècle, époque à laquelle elle fut réformée par le l'ère Fuure, religieux de la maison. Cette réforme se lit avec tant de succès, et mit le monastère dans une si grande réputation de régularité et de ferveur, que le P. F ourier, curé de Mattaincourt, ayant entrepris de réformer les chanoines réguliers de Lorraine , envoya exprès un religieux d 8aint-Vincent de Senlis pour s'instruire des règlements de cette nouvelle réforme, et pour consulter ceux qui y travaillaient. L'abbaye de Notre-Dame d'Eu y envoya aussi quatre novices pour y être élevés dans la régularité. Eniin le cardinal de la Rochefoucault ayant ré-

solu d'introduire la réforme à Sainte-Geneviève du-Mont à Paris , dont il était abbé , y fit recevoir la même observance et les mêmes règlements qu'on avait établis a Saint- Vincent ; c'est ce qui a donné naissance à la congrégation des chanuines réguliers de Sainte • Geneviève, dont l'abbaye de Saint-Vincent de Senlis est regardée comme le berceau. Voy. le P. Hélvot, mit. de* Ordres monastiques, etc., tom. lLLaGd/u Christ., tom. X. Richard et Giraud.

XIV. VINCENT-DU-BOURG (SAINT ), abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin en Guienne. EIIp était située dans la ville du Bourg, an diocèse de Bordeaux. Elle fut fondée vers l'an il'Jt. Voq. la Galha Vhrist., tom. II.

XV. VINCENT-LES MANS (SAINT-), en latin Sanctus Vmcentiwi Cenomanensis , abbaye de l'Ordre do Saint- Benoit, située dans on bubourg de la ville du Mans , fut fondée, au V siècle , par saint Domnol , évéque de cette ville. Cette abbaye était autrefois de la congrégation de Chezal-Benoit. File a été régulière et triennale jusqu'à l'arrêt du parlement de Paris du \«seytembre 1764, qui a juge que les abbayes de Saiut- Vincent du Mans, Salnt-Sulpice de Bourges, Saint-Martin de Séei, Saint-Alire de Clennont et Saint -Augustin de Limoges, de l'Ordre de Saint-Benoit, étaient à la nomination du roi.

XVI. VINCENT DE BEAU VAIS, dominicain, né en France vers 1190, mort vers 1264, était fort érudit. Sa vie est complètement inconnue, et, selon plusieurs historiens anciens et modernes, il fut lecteur et prédicateur de sauil Louis. On a de lui : 1» Traité de la grâce oh à de fa rédemption du genre humain ; — 2* de* Louanges de la sainte Vierge ; — 3» des Loumjv de saint Jean t'ÊvangiHiste; — 4° De Morahf>nncipis Instiïutione ; — 5* Lettre de consolation à saint Louis sur la mort de son fils atné ; — eulnmmajus, divisé en trois parties sous ce titre Miroir naturel, doctrinal ni historique. Touf en ouvrages ont été imprimés à Strasltourg.àBAlo, a Nuremberg, à Venise, à Douai, 1624, et ailleurs Voy. le Pt Échard, Serifttor. Ord. unrdie., t- L p. 212 et suiv. Le P. Touron, Hommes ilMm de Saint- lk»ninique,\om. I, p. 180 et suir. Richard et Giraud, qui donnent une analyse du Sitcculnm maius. Du Boullav, Hist. universtt. Pons., tom. III. Feller, Michaud, lUogr. unir'»- La Nour. îtiogr. génêr. Le Diction, de la thé», catholique, qui donne également une analyse du

VINCENTIA. Vo, i. Vicence.

VINCENSIUM URBS. V1NCIUM. Vog.VzKL

Spéculum mains.

UTIA. 1 NCEI

VINDEMIAL (Saint), évéque en Afrique et martyr, sous Hunneric, au y* siècle. Il occupait le siège épiscopal de Capse, dans la Byzacéne. et prêchait le long de la cote, lorsque Hùntierù'. irrité de ce qu'il avait confondu les ariens par un miracle qu'il opéra sur un aveugle avec les saints évêques Longin et Eugène, lui lit couper la tête après l'avoir soumis à de cruelles tortures. Le Martyrologe romain moderne fait mention de ces trois saints au 2 mal. Voy. saint Gre?de Tours. Hist., I. II, ch. m.

VINDICIEN (Saint), évéque d'Arras et de Cambrai , né dans le pays d'Artois vers la fin du régne de Clotaire II . mort à Bruxelles le 11 mars 7Uô, fut formé A tous les exercices de la cléricale par saint Èloi , éveaue de Noyon. " entra ensuite dans le clergé d'Arras, sou* '** vèque saint Aubert , qui , charmé de ses talents et de sa rare piété, l'établit son grand vicaire- Vindicien devint aussi son successeur dans les cvèchés d'Arras et de Cambrai. Il fut «roy ■

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