‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1228 sur 1294 · III. VŒU CHEZ LES ANCIENS HÉBREUX · texte numérisé non relu

III. VŒU CHEZ LES ANCIENS HÉBREUX

Le vœu de Jacob (Genèse, xxvin , 20-22) est le premier dont il soit parlé dans l'Ecriture. Moïse consacra les vu*ux et les rendit obligatoires ; mais il y mit certaines bornes. Ain>i il permit de les racheter, et il donna à un père de famille le droit d'annuler les engagements de ce genre

Îris par ses filles ou par sa femme (Lévit., xxvii, -25. Nombr., xxx , 2-17). Les vœux des Hébreux renfermaient toujours au moins implicitement quelque espèce d'imprécation contre eux-mêmes, quoique la peine ne fût marquée ne p.ir des termes conditionnels et suspendus. »vid , par exemple, fait vœu au Seigneur de

lui bâtir un temple en disant ; Si f entre dam ma maison , etc. ( Ps., cxxxi ,2-5), comme s il disait : Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si je me donne le moindre repos que je n'aie trouvé un lieu propre à mon dessein. Ouelquefois ils exprimaient la peine ou l'imprécation ; mais ils la faisaient contre leurs ennemis ou contre leurs bêtes, comme on le voit dans le I«* livre des Rois (xxv, 22). Pour l'ordinaire, sans spécifier la peine, l'Écriture exprime les imprécations par ces seules paroles : Hœc facmt mini Detts, et litre addat, etc. Quoique les Juifs d'aujourd'hui n'approuvent pas fort les vœuv. ils veulent pourtant qu'on s'acquitte de ceux qu'on a faits, sauf les dispenses marquées ( Nombres, xxx, 4). Us tiennent aussi par tradition que, si la dispense n'est préjudiciable à personne, elle peut être accordée par un rablun d'autorité ou par trois autres hommes, quoique sans titre , si celui-là ou ceux-ci approuvent les raisons qu'on leur expose pour l'obtenir, l'oy. D. Calmet, Diction. <ie la Bible. J.-U. Glaire, Intrinluction , tom. II, p. 398-399. Le Diction.de la théol. cathol.

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