‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1236 sur 1294 · VOLO · texte numérisé non relu

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de l'univers, etc.; que toutes les vertus reviennent a l'objet physique de la conservation de l'homme; que les deux génies gardiens de l'homme sont la douleur et le plaisir... Il ne faut point voler, dit-il, parce que l'on pourrait être volé à son tour, et le meurtre est défendu, parce qu'il donne le droit de tuer le meurtrier. » — 4' Histoire de Samuel, inventeur du sacre des rois; l'auteur y représente Samuel comme un imposteur, Saûl comme l'aveugle instrument de l'ambition d'un prêtre , et David comme un ambitieux. Pour en venir là, il a fallu dénaturer complètement le Livre de Samuel, en l'expliquant par des principes opposés non-seulement à la critique la plus élémentaire et la plus universellement admise, mais encore aux lumières du gros bon sens; c'est ce qu'a fait précisément Volney, aux applaudissements de quelques hommes, beaux esprits d'ailleurs, mais de sa valeur scientifique. Disons, en terminant, qu'on ne saurait nous montrer un seul vrai savant qui osât s'inscrire en faux contre notre assertion. Voy. Pérennès, dont l'art, dans la Biogr. univers, peut servir utilement de correctif à ceux de la Biogr. univers, de Michaud et de la Nouv. Biogr. génér.

VOLOGDA , ville de Moscovie érigée en archevêché au xive siècle , sous le patriarche du rit grec de Moscou. L'archevêque de Vologda prétendait avoir le pas sur tous les autres prélats de son rang, et il possédait la province de Perm pour son second titre. L'archevêché de Biélozérovia a été uni à celui de Vologda. Voy. Lequien, Oriens Christ. . tom. I , p. 1298. De Comraanville, /" Table alohahét., p. 259. Gaet. Moroni, vol. CIII, p. 44-45. Compar. Blfxo/ÊHOviA.

VOLOGESIA ou VOLOGESIS, VOLOGESO- CERTA, V0L0GESOPOLI, ville épisc. de la Mésopotamie, au diocèse d'Antioche, sous la métropole d'Amide, fut bâtie, d'après Pline et Étienne de Byzance, par Vologèse, roi des Parthes. On n'en connaît qu'un évèque , Cajumas, qui assista au concile de Chalcédoinc en 451. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. IU06. Gaet. Moroni, vol. CIU, p. 45.

VOLONTAIRE ( Voluntarium ). En matière théologique, le volontaire, pris dans le sens général, désigne tout ce qui procède de la volonté. Or pour constituer le volontaire, il faut nécessairement la connaissance et Yactc de In volonté, parce que rien ne peut être voulu qu'il ne soit connu , et que tout ce qui n'a point la volonté pour principe ne peut être censé volontaire. Une omission peut être , comme une action, la matière du volontaire, parce que cette omission est alors la suite d'un acte positif et antérieur de la volonté. On distingue le volotitaire: 1° en volontaire pur et simple , qui est un acte auquel la volonté se porte pleinement et sans aucune répugnance ; — 2» le volontaire relatif, celui qui au consentement intérieur joint aussi quelque répugnance; — 3° le volontaire formel ou direct, c'est-à-dire l'effet d'un acte positif et exprès de la volonté ; — 4» le volontaire indirect ou interprétatif, c'est l'effet d'une cause que l'on a voulue formellement et directement. Pour qu'une action ou une omission soit volontaire dans sa cause et criminelle, il faut : 1° que l'on sache ou que l'on puisse savoir que tel effet suit de telle cause; 2° que l'on soit maître de cette cause ; 3° que l'on soit tenu d'empêcher ou d'éloigner cette cause. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.

1. VOLONTÉ DE DIEU. La volonté de Dieu est l'essence divine , conçue comme une puissaine qui veut, ou comme l'acte même de cette

puissance qu'on appelle le vouloir. La volonté de Dieu est une en soi, parce qu'elle est Dieu luimême ; considérée par rapport à son objet, on la distingue en volonté nécessaire et en volonté libre. Elle est nécessaire pour tout ce qui est en Dieu , parce que Dieu veut et aime nécessairement ses perfections. Cest là l'objet principal de la vrtlonté divine; elle est libre par rapport à son second objet, qui est la créature. Tout, excepté le mal moral, qui ne consiste que dans le dérèglement de la volonté créée, est l'effet de la vdonté divine comme cause première, universelle et toute -puissante; cette volonté, néanmoins, est immuable, parce que Dieu ne peut ni commencer ni cesser de vouloir une chose; mais que, de toute éternité, il veut tout ce qu'il veut , par un seul et même acte trèssimple, dont la vertu toute-puissante équivaut à plusieurs actes distincts. Cest pourquoi les théologiens, voulant s'accommoder à notre manière de concevoir et de nous exprimer, distinguent en Dieu plusieurs actes de volontés : 1» la volonté de non plaisir, ou l'acte ir par lequel Dieu veut véritablement une qui lui plait; tels sont les décret-» de Dieu; — 2° la volonté de signe, qui est une marque extérieure de la volonté de Dieu , qu'on appelle r*>tonté parce qu'elle la dénoie; ces signes sont le précepte, la défense , la permission , le coaseil, l'action ou le concours à l'action; cette volonté de signe n'est pas toujours une marque que Dieu veut réellement et qu'il approuve une chose. Par exemple, Dieu commanda à Abraham de tuer son fils, et cependant il ne voulait pas réellement qu'il fût tué ; — 3° la volonté antécédente, celle par laquelle Dieu veut une chose considérée en elle-même et sans rapport à certaines circonstances dans lesquelles il ne la veut plus; ainsi Dieu veut le salut de tous les hommes considéré en lui-même , et cependant il ne veut pas le salut des pécheurs impénitents; — 4° la volonté conséquente, par laquelle Dieu veut une chose considérée par rapport à toutes ses circonstances; c'est ainsi qu il veut le salut des prédestinés ; — 5° la volonté absolue, par laquelle Dieu veut une chose simplement et sans condition ; — 6° la volonté conditionnelle, par laquelle Dieu veut que telle chose se fasse, sous telle condition ; — 7* la volonté effirare, par laquelle Dieu veut tellement une chose qu'elle a réellement lieu; — 8° la volonté inefficace, celle qui n'est point suivie de son effet. Comme cette dernière parait inséparablement jointe à l'imperfection, elle ne saurait être formellement en Dieu, et on ne peut la lui assigner qu'improprement et métaphoriquement. If est très-certain que Dieu veut nue tous tes hommes strient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité: c'est l'apôtre saint Paul lui-même qui nous l'assure dans sa 1" Épitrc à Timothée (il, Y). D'un autre coté, il est également certain que tous les hommes ne seront pas sauvés. Or la connexion de ces deux vérités s'explique aisément par la distinction des deux volontés : Yantécédente et la conséquente. Dieu veut le salut de tous les hommes d une volonté antécédente, parce que Dieu ne peut pas vouloir le malheur de la créature considéré en soi comme malheur, puisqu. m contraire, en la créant, il a eu pour fin de la rendre heureuse; mais ce bonheur est attaché à certaines conditions, telles que la coopération de la créature à la grâce; en sorte que si ces conditions viennent à manquer, Dieu ne peut vouloir d'une volonté mn»'guente\e salut de cette créature, parce qu'étant souverainement juste il doit punir le péchr.

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