WORT
vrages sont : I8 Apologie ancienne en faveur de la vérité de la religion chrétienne, renouvelée contre les Juif* et les Gentils; Cambridge, 1705, »; Londres, 1730, in-8»; il y prétend démoncrue les athées , les déistes et les apostats pouvaient seuls s'en tenir au sens littéral des Ecritures; que Moïse n'est qu'un personnage allégorique, et toute son histoire qu un type de celle de Jésus-Christ ; — 2» Médiateur entre un incrédule et un apostat, où il soutient que les miracles de Jésus-Christ ne prouvent nullement la divinité du Messie ; — 3° six Discours sur les miracles de Jésus-Christ ; dans ces discours, l'auteur présente les miracles du Sauveur comme de pures allégories. « Jamais, dit Tabaraud, on n'avait rien vu de si indécent et de si grossier sur un sujet aussi respectable ; jamais on n'avait proféré autant de blasphèmes contre Jésus- Christ. Tout ce système roule sur ces trois points : que les miracles du Nouveau Testament sont très-douteux en eux-mêmes; que le récit des évangélistes n'offre que des absurdités, si l'on s'en tient au sens littéral , que toute l'antiquité a formellement rejeté ce sens, et qu'elle s'est attachée au sens allégorique. » C'est surtout dans Woolston que voltaire a puisé ses doctrines impies contre les miracles. On lit dans 1 Index librorum proliibitorum : « Woolston Thomas. Discourses on the miracles , etc. Hoc est : Sermones de Miraculis Servatoris nostri comparati ad qusstionem , qua; nunc agitur incredulos înter et apostatas. — Defence of the Discourses, etc. Hoc est: Apologia Sermonum de Miraculis Servatoris adversus Episcopos S. Da vida, et Londinensem, ceterosque adversarios. Pars 1 et II. » (Decr. S. Oflicii 26 martii 1767.) Il faut dire cependant que les plus habiles théologiens d'Angleterre s empressèrent d'opposer une digue à ce torrent d'impiétés, et qu'on vit paraitre en assez peu de temps plus de soixante écrits contre le nouveau système. Mais de tous les apologistes oui se signalèrent dans cette controverse, celui dont l'ouvrage fixa le plus l'attention fut Thomas Sherlock, par ses Témoins de la résurrection de Jésus-Christ examinés et jugés selon les règles du barreau. Woolston fut contraint d'avouer que ses principales difficultés y étaient pleinement résolues, et il se trouva hors d'état d'y répondre. Voy. Feller. Tabaraud, soit dans son Histoire du phtlosopltisme anglais, soit dans la Biogr. de Michaud. Le Diction, de la théol. cathol., et, en général, les Apologistes de la religion.
W00LT0N (John), évéque anglican, né en 1535 à Wigan, dans le Lancashire, mort l'an 151*4, étant évéque d'Exeter, étudiait au collège de Brasen-nose, dans l'université d'Oxford , lorsque les troubles survenus en Angleterre l'obligèrent d'aller, l'an 1555, joindre en Allemagne son oncle, qui s'y était réfugié. L'avénement d'Elisabeth au trône Tayaut ramené dans sa patrie, il fut successivement chanoine d'Exeter, curé de S pan ton, dans le diocèse de Wells, gardien du collège de Manchester, enfin évéque «l'Exeter. Il a publié en 1576-1577 plusieurs écrits, entre autres : 1° Le Manuel du chrétien; — 2° De la Ctmscicncc; — 3° L'Immortalité de l'urne ; — 4« La Forteresse des Fidèles. Voy. Michaud, Bioor. univers.
WORCESTER (Vigomia ou Vigornia, Vorcestria), anc. ville épisc. d'Angleterre sous la métropole de Cantorbéry, est située sur la Saverne. Son premier évéque, Bosele, sacré par Théodore, archevêque de Cantorbéry en 679 ou U8U, abdiqua librement à cause de ses infirmités eu (jtfl. De l'an 601 à l'an 1240, quatre conciles ont été assemblés a Worcester. Voy. la Regia,
tom. XIV, XXVIU. Labbe, tom. V, XI. Hardouin, tom. III, VIL Spelman, Concilia Magrue Britannia et Hiberniœ, tom. 1 . De Commanville, ln Table atphabét.. p. 260. Richard et Giraud. Gaet. Moroni.vol. CIIl,p. 257-260.
I. W0RM (Chrétien), en latin Wormius, protestant, né à Copenhague en 1672, mort l'an 1737, professa la philosophie à Copenhague, fut nommé pasteur à l'église Saint-Nicolas enl6U8,
Suis évéque de Seeland en 1711. Nous citerons e lui : 1» De Vestigiis corruptis antiquitatum hebraicarum apud facitum et Martialem; Copenhague, 1692-1694 , 4 part, in-4», et dans le Thésaurus d'Ugolini ; — 2° Historia Sabeltianum; Leipzig, 1696, in-8»; — > De Verts cousis cur delectatos humanis carnibus et protmscuo conçubitu christinnos calumniati sint ethnici; hague, 1695, in-4*. Voy. Feller, Biogr.
La Souv. Biogr. génér.
IL W0RM (Jens), protestant danois, né à Aarhus en 1716, mort en 1790, fut successivement co- recteur, vice -recteur et recteur de l'école de sa ville natale, puis conseiller de justice. Outre plusieurs écrits purement littéraires, on a de lui : De Analogia inter sacriÂcia levitka et Bomanorum; Copenhague, 1736-1759, tr Voy. la Souv. Biogr. aéner.'
W0RMS ou W0RMES {Vormacia, BorUtomagus, Borbitomagut,Borbiionaqus, Vangiones, Garmatia, Guarmatia), anc. ville épisc. d'Allemagne sous la métrople de Mayence , est située en deçà et à la gauche du Hhin , à sept milles de cette ville. C'est une des plus anciennes villes des Gaules, connue sous le nom de Bormitomagus, d'où s'est formé celui de M'orms. Cest dans cette ville que Charles-Quint tint, en 1521 , la diète à laquelle Luther comparut avec un sauf-conduit de ce prince. La religion catholique y est dominante, et l'évéché y fut établi dès le milieu du iv* siècle; car son premier évéque, Victor, se trouva au concile de Cologne de l'an 346. De l'an 764 à l'an 1253, quinze conciles ont été assemblés ù Worms. L évèché de Worms a été supprimé en 1801 et réuni à celui de Mavence. Von. la Regia, tom. XVII, XX, XXI, XXII, \XIV, XXVI. Labbe, tom. VI, VII, VIII, IX , X. Hardouin, tom. III , IV, VI. Le P. Mansi, Supfdém. .ton. H, p. 331. De Commanville, I" TaUealphabét.fp.Wd. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. ClII, p. 260-268.
W0RTH (Guillaume), anglican, savant dans l'antiquité ecclésiastique et dans les langues, fiorissait au commencement du xviii» siècle, et était archidiacre de Worcester. On a de lui plusieurs ouvrages , entre autres une bonne édition : 1" des Œuvres de saint Justin; — 2* du Discours contre les Gentils de Tatiert , avec des notes et îles dissertations ; Oxford, 1700. Voy. Feller, Biogr. univers.
1. W0RTHINGT0N (Thomas), né a Blainscough , dans le comté de Lancastre , mort dans le comté de Derby vers 1626, commença ses études à l'université d'Oxford, dont Use détacha ensuite par aversion pour les principes hétérodoxes qu'on y enseignait. Il se rendit en 1573 au collège catholique de Douai , où il prit le grade de bachelier en théologie , puis à Reims, où il reçut la prêtrise. En 1588. il fut fait docteur en théologie à Trêves. Enfin , après avoir occupé plusieurs postes, il fut admis dans la société de Jésus; mais il mourut avant d'avoir fait profession. Ses principaux écrits sont : De Mysteriis Bosarii; Anvers, 1610; — 2» Catak>gus martyrum in Anglia ub anno 1570 usque ad annum 1612 , cum narrutione de
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tienne, en anglais; — 4» une Version anglaise t du Souvenu Testament, avec des note»; — 0° un I Trotté contre Whyte , où sont rétablis les passages des saints Pères altérés par ce docteur I calviniste; 1615, in-4», en anglais. Voy. Pitsius, De lllustr. Angtim Scriptor., p. 808. Hyp. Marracci, Bibliotk.Mariana, tom. Il, p. 421. Michaud, Hiogr. univers.
11. W0RTH1NGT0N (William), anglican, né en 1703 dans le comté de Merioneth, mort l'an 1778, fit ses études au collège de Jésus, de Puniversité d'Oxford , occupa plusieurs places honorables dans son église. 11 est auteur d'un grand nombre a écrits, parmi lesquels nous citerons: 1° Essai sur la rédemption du genre humain, suivi d'une Dissertation sur l'objet et l'argumentation du livre de Job ; Londres, 1743 , in-8»; — 2» Le Sens historique de la relation de lu chute ( de l'homme), parMoise, démontré et justifié, in-8»; — 3* Les Preuves du christianisme déduites des faits et du témoignage des sens, dans tous les siècles de l'Eglise jusqu'au temps présent: 1760 , 2 vol. in^8»,— 4» Théorte sacrée (Scriptural fheory) de la terre dans toutes ses révolutions et dans toutes les périodes de son existence, depuis la création jusqu'au renouvellement final de toutes choses; suite de V Essai sur la rédemption, 1773, in-8*; — 5° Irenicum , ou Considérations sur t importance de r unité dans t Église du Christ pour apaiser nos malheureuses divisions; 1775, in-8°; — 6» Hecherefte impartiale au strict des démoniaques de t Évangile , suivi d'un Essai sur la démonologie de /T Écriture ;\TTl, in-8». Voy. Michaud, Biogr. univers.
WOTTON (William), protestant philologue, né à Wrentham . dans le comté de Suflblk , en 1066, mort en 1726, se fit remarquer par une mémoire prodigieuse. Admis à l'université de Cambridge en 1676, il fit de rapides progrès dans la philosophie, les mathématiques, l'histoire et la géographie. Pourvu de la cure de Llandrillo.dans le I >«;nbighshire,il devintbientôt après un des chapelains du comte de Nottingham, puis recteur de Middleton-Keynes, dans le Buckinghamshire. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons: 1* Miscci- Ittnenus Discourses on the traditions and usages of the Scribes and Pharisees; Londres, 1718, 2 vol. in-8*; — 2° Discourse on the confusion of languages ai Babel; ibid., 1730, in-8»; — 3° Leges Vaïlicaî ecclesiastica et civiles, cum notùt, en latin et en gallois; ibid., 1730, 2 vol. in -loi. Voy. ChaulTepié, Diction, histor. Feller, Michaud, Biogr. univers. L.i Nouv. Biogr. génér.
WOUWER ou WOWER, WOVEREN (Jean de), en latin Wowerius, protestant, né à liambourg en 1574, mort à Gottorple l'an 1612, vécut dans une grande intimité avec J.Scaliger, Grutier et autres savants. 11 compléta ses études à Paris, et passa en Italie, où grâce à la bienveillance du Pape il put recueillir dans les archives du Vatican des documents précieux pour les lettres. La faveur dont il jouit à Kome donna lieu de dire qu'il s'était converti au catholicisme ; mais il s'en défendit vivement dans une lettre adressée à Baudius (Epist. XL). Parmi ses divers écrits, nous citerons : 1* un traité intitulé: De Polymathia; Bàle, 1603 ; Hambourg, 1001, in-4»; Leipiig, 1665, in-8», ce traité a été inséré par Gronovius dans son Thesaur. antiquitalurn grœcar., t. X , p. 085; — 2»des Notes fort estimées sur YOctavtus de MinuUus Félix: sur le Traité de Julius Firmicus intitulé : De Erroribus profanarum retigionum; — 3» un travail sur Sidoine Apollinaire; — 4» Syntagma de y rare a et in tutti Bibltorum mterpretatione ; 1618,
in-8»; ouvrage posthume publié par Ger. Elmenhorst, qui l'a fait précéder d'une Vie de l'auteur et de la liste de ses ouvrages, tant imprimés que manuscrits; réimprime avec la dissertation de Briand Wallon De Linguis orientulibus; — 5» Epistolarum Centuria> II; Hambourg 1019, in-8»; «ces lettres, ditWeiss, méritent d'être lues à raison des détails curieux qu'elles renferment et qu'on chercherait vainement ailleurs.» Voy. Moller, Cimbria titterala. jiicéron, Mémoires , tom. VI. Feller. Weiss, dans la Biogr. univ. de Michaud. La Nouv. Biogr. aénér.
WOWER ou WOVEREN (Jean VAN DEN), en latin Wowerms, né en 1576 a Anvers, où il est mort l'an 1635, était de la famille du précédent. 11 fut lié d'une étroite amitié avec Juste Lipse. Après avoir parcouru toute l'Europe, il fut fait conseiller de la ville d'Anvers, et plus tard il entra au conseil des finances et au conseil de la guerre. 11 a laissé plusieurs écrits, entre autres : 1» Vita B. Simonis sacerdot. Valentini; Anvers, 1612 ou 1614, in-8»; — 2» Clnud. Mamerti de Statu anima lib. lll ad manuscripto* exarati. Voy. Foppens, Biblioth. Betg. Sweert, Athenœ Belg. Nicérou, tom. VI.Saxiùs,qui,dans son Onomaslicon, tom. IV, p. 177, dit à tort que Wower est mort l'an 1578. Feller. Michaud, Biot/r. univers. La Nouv. Biogr. génér.
WRAY. Vou. Ray, n» II.
WREE ou VREE . UREE (Olivier de), en latin Vredius. historien belge, né à Bruges en 1596, mort en 1652, se fit recevoir licencié en droit, et cultiva la poésie flamande , dans laquelle il obtint de grands succès. De bonne heure il fit
Krtie de la magistrature de Bruges, et il fut urgmestre, puis échevin. Nous citerons de lui : Historia cotait um Ftantlrut pars h : Ftundha ethnira; Bruges, 1650, in-fol.; la mort de l'auteur l'empêcha de mettre la dernière main à cet ouvrage, qui fut reproduit sous ce titre : Historia Flandria christianœ; ibid.. 1652, in-fol. Voy. Foppens, BiMioth. Belgica. Feller, au mot URÉE. La Nouv. Biogr. génér.
WREN (Matthieu), célèbre anglican, évoque d'EJy, né en 1585 à Londres , où il est mort 1 an 1G07, appartenait à une famille noble originaire de Danemark , mais dont rétablissement principal était à Winchester. Wren se livra principalement à l'étude du grec. Après avoir soutenu une thèse de philosophie en présence du roi Jacques 1er, il tut nommé chapelain de l'évéque Andrews, puis recteur de Feversham, dans le comté de Kent. Six ans après, il devint chapelain particulier du prince de Galles, depuis Charles I*',et il avança rapidement dans la carrière des honneurs, jusqu'à ce qu'enlin, poursuivi (Kir les mauvaises passions déchaînées contre lui, il fut accusé du crime de haute trahison et de malversations.il n'y allait pas moins que de sa vie; et la partialité connue des juges ne pouvait que faire augurer le plus triste dénoùmeut. Mais Wren ne perdit pas courage ; U prononça devant ses juges une apologie remplie d'esprit et de chaleur. On se borna à le punir par une détention temporaire, dont ce|*endaut ie terme ne fut pas fixé; il Tut enfermé à la Tour; il Y passa dix -huit ans, après lesquels (1660) il tut réintégré dans son evéché d Kl>. Parmi les ouvrages qu'il a publiés, on distingue surtout : 1» deux Sermons, imprimés l'un en 1627, l'autre en 1662; — 2» Increpatio Bar-Jesu, sive potemicat assertiones lot orum aliquot Sot ne Scriptura; ab impostoribus perversionum in Calechesi Bacoviana ; Londres . 1600, inséré dans les Critici sac ri, tom. IX ; — 3» L'Abandon du amenant tTÉcosse; ibid., 1661, io-V»; - 4» Bputotce
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varia ad viros doctissimos; la plus grande partie sont adressées à Gérard Vossius. Richardson i »arle avec éloge de ses manuscrits dans son traité De Prœsulibus Angtia. Voy. Michaud, Biogr,
I. WRIGHT (Abraham), théologien anglican, né en 1611 à Londres, mort à Okeham, dans le cemté de Rutland , était (ils d'un teinturier. Il passa de l'école des marchands tailleurs au collège Saint-John, de l'université d'Oxford, au quel il fut agrégé en l'année 1632. Ses succès dans la chaire le tirent appeler fréquemment à prêcher dans les principales églises de la capitale. Juxon, évéque de Londres, lui fit conférer en 16451e vicariatd'Okeham;maisla répugnance de Wright à adopter le covenant lui fit perdre le fruit des bonnes intentions de son protecteur, et ce bénéfice fut donné à un non-conformiste. Des scrupules analogues l'empêchèrent plus tard de prendre possession du rectorat de Saint- Olave, à Londres , dont les paroissiens l'avaient choisi pour leur ministre. Mais quoiqu'il ne put se résoudre à prêter serment de fidélité à la république, il n'en remplit pas moins ses devoirs de prêtre , suivant les formes de l'Église d'Angleterre, non pourtant sans s'exposer à quelque péril. Loi-sque la restauration eut été consommée, il entra à Okeham. On a de lui : 1° Cinq Sermons m cinq styles différent*: Londres, 1656, in-8»; c'est un choix fait dans les ouvrages de quelques prédicateurs renommés de ce temps;
— 2° Comment (tire pratique, ou Exposition sur lis /«re det Psaumes; ibid., 1661, in-fol.: — 9° Commentairt pratique sur le Pentateuque; ibid., in-fol. Foi/. Michaud, Hiogr. univers.