II. WRIGHT (Guillaume). Voy. Rioht, n» V
III. WRIGHT (Samuel), théol. anglican nonconformiste, né en 1682, mort i Newington- Green l'an 1746, fut à la tête d'une congrégation de sa secte dans la capitale, et se distingua comme prédicateur par son éloquence. Il a laissé : 1» environ quarante Sermons, imprimés séparément; — 2° Traité sur ta ntmvelle naissance ou la renaissance , sans laquelle il est impossible d'entrer dans te royaume de Dieu; livre qui a eu quinze éditions avant la mort de son auteur. Voy. Michaud. Hiogr. univers.
ÏV. WRIGHT (Thomas), théologien, natif d'York, après avoir professé avec beaucoup de distinction et d'éclat la théologie en Italie, en Espagne et en Flandre , fut appelé en 1569 à la
rirofesser à l'université de Douai. Étant passé 'an 1577 dans le Yorkshire en qualité de missionnaire, il fut arrêté et enfermé dans le château d'York. On le transféra ensuite de prison en prison jusqu'en 1581 , époque à laquelle on l'embarqua à Hull , pour le transporter sur le continent. Wright devint alors président du collège anglais de Reims, puis doyen du chapitre de Courtrai. On a de lui : 1» De Possibilité prêtent reatis: — «• De Ditpositione ad Eucharistiam recipiendam ; — 3* De Passionibus animée;
— 4° De Articulis retigionis protestant ium; — 5° Academia protestanttum , seu anatomia coma} Joannis Calvini; — 6° Davidis Threni, seu de dumms pecrati; — 7° De Beatitudine. Voy. Michaud, Hiogr, unii>ers.
V. WRIGHT (William ou Guillaume), jésuite, né dans le Yorkshire en 1560, mort l'an 1639, entra dans la compagnie à Rome l'an 1581 , et professa ensuite la philosophie et la théologie a Vienne et à Gratz. Revenu en Angleterre au bout de vingt-huit ans d'absence, il y fut mis en prison, et obtint sa liberté après avoir échappé a la peste qui emporta tous les détenus. Wrk ht a laissé : !• plusieurs Imités de controverse , où I
il prouve que, même suivant le témoignage de vingt -quatre savants théologiens protestants, des catholiques peuvent être sauvés; — 2° des Traduction» de Jacques Gordon, de Hécan, de Lessius, etc.; — 3» un Traité de lû Pénitence, souvent réimprimé. Voy. Michaud , Biogr. unit.
WRONSKI (Hoene), Polonais mathématicien et philosophe, né en 1778 à Posen , mort l'an 1835 a Neuilly, prés de Paris. Destiné i la profession des armes, il était à seize ans officier d'artillerie, et combattait bientôt après sous les ordres de Kociusko. Novateur en religion comme en politique et en mathématiques, il se disait à la fois le Messie et le Newton des temps nouveaux. Parmi ses écrits divers nous citerons seulement : 1* Phil Kunt, fondée sur le de Marseille, 1803, in-8-, — 2°' Philosophie de tin'fini; Paris, 1814, in-4»; — 3* Messianisme, union finale de la pttdosophie et de la religion constituant la philosophie absolue; ibid., 1831-1839, 2 vol. in-V»; — 4» Messianisme, ou lie forme absolue du savoir humain; ibid., 1842-1846, 3 vol. m -8". Voy. la Nouv. Biogr. génér.
WROSHAM (Jean), surnommé Sixtede Sienne, religieux du couvent de Sainte-Marie du Mont- Carrael, à Londres, mort à Calais en 1407, fut docteur et professeur de théologie à Oxford. Il a laissé des Commentaires sur l tenture sainte et sur te Maitre des Sentences. Voy. Pitseus, De lllustr. A n if l. Scriptor.
WUCHÊRER (Jean -Frédéric), docteur en théologie de l'université d'Iena, né à Meinun- Çen en 1682, mort l'an 1737 à Weimar, où il était conseiller de l'Église luthérienne. 11 est auteur de plusieurs ouvrages dans lesquels il montre des connaissances approfondies, nonseulement dans les matières théologiques, mais encore dans la physique , l'anatomie et la physiologie. Voici les principaux : 1* Delineatw physica donnée ; lena, 1721, in-4°; — 2* Institutiones phtlosophite naturalis eclecticaj;ib\d., 1725, in-8»; — 3" Vindicitt teternœ divinitatis Jesu Chrtsh adversus Whiston; ibid., 1732, in-4»;— 4* Pra-cogmta theoiogite dogmatica capitibus sex comprehensa: ibid. , 1739, in-4»; — frFundamenta qutbus via ad theoiogtam dogmaticatn superstruitur methodo demonstrativa ; Leipzig , 1743, in-4»; — 6" Historia creattonis quatenus ilta capite primo Geneseos conttnetur, otjtervatiombus physieis il~ tustrata; lena, 1753, in-4«; — 7° Disputatùmes de defectu théologies platonicee; — 8° De Atheo ex structura tou Egkephaiou convincendo; — 9° De Ani... morte misera, t Tous ces ouvrages, dit Parisot, se recommandent par la solidité et souvent par l'originalité de l'argumentation, la finesse des rapprochements, l'immensité et la variété des taits que l'auteur y a consignés. On recherche surtout ses Vtndicia œternee , réfutation péremptoire en dix discours académiques des idées de Whiston sur la Trinité, et le Discours sur la mort <f Anus , qui sert comme d'introduction aux Vindictes. Voy. Parisot , dans la Biogr. univers, de Michaud.
WUÉNÉRIC ou WÉNÉRIC, auteur ecclés.
du xi* siècle , fut grand écolàlre de l'église métropolitaine de Trêves, et depuis évéque de Verceil. Ayant pris part aux discussions qui s'élevèrent de son temps entre Grégoire VU et Henri IV, empereur d'Allemagne, il écrivit un traité intitulé De la Division de temptre et du sacerdoce; il y parle au Pape comme à son supérieur et à son père: et s'il rapporte les faux bruits que l'on répandit contre le saint Pontife et son gouvernement, ce n'est qu'en lui témoien le priant de lui '
- — — — Orgfeeri bT^tîno^e
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les moyens de fermer la bouche à la calomnie. Trithème et Sigebert de Gemblours parlent de ce traité, et D. Martenne l'ayant trouvé manuscrit dans la biblioth. de Gemblours, l'a publié dans ses Anecdola, tom. I, en notant, comme l'ont fait d'ailleurs Trithème et Sigebert , que le copiste a eu soin d'avertir que le traité est de Wuénéric, écolàtre do Trêves, quoiqu'il l'ait fait paraître et qu'il y parle sous le nom de Thierri, évéque de Verdun. For/- Michaud.
WUIEK ou WDIJEK. WUJEK. Voy. Vieki.
WDILLEMAIN. Voy. Guiujmann.
WULFFER (Jean), célèbre orientaliste, membre de l'académie de Berlin, né en 1651 à Nuremberg, où il est mort l'an 1724, visita l'Italie, ^Allemagne, la Hollande t l'Angleterre et la France. Revenu dans sa ville natale, il y remplit les fonctions de bibliothécaire elde ministre évangélique depuis l'an 1682 jusqu'à sa mort. On a de lui: 1° Schekalim, hoc m/, tractatus tutmudicus de modo annuaque consvetudme siefum mense Adar offerendi, etc., latinitate et perpetuis commenturiis e doctissimis rabbinorum scriptù dlustratus; Altdorf, 1680, in-4»; — 2» Theriaca Judaica ad examen revocata, seu scripta amœbrœa Sam. Frid. Brenzii, converti Judcri et Sal- Zebi, Apellat astuiissimi , a viris doctis hucusque de\iderata,nunc primuni versionelatinajustisoue animadversionibus aucta, etc.; Nuremberg, 1680, in 4*. et 1715, in-12. Voy. Michaud.
WULFIN. Voy. Wlpin.
WULFRAN (saint ), arrh. de Sens et missionnaire, né vers le milieu du vu* siècle, mort le 20 mars 720. fut placé dès sa jeunesse à la cour de Ciotaire 111 ; mais il sut conserver sa vertu au milieu des dangers qui l'environnaient. Placé en 682 sur le siège métropolitain de Sens, il se sentit au bout de deux ans environ appelé à évangéliser la Frise. Ses prédications convertirent un grand nombre d'idolâtres. Parmi les miracles qu'il opéra, on cite la résurrection de deux enfants qu'on avait jetés à la mer en l'honneur des dieux du pays. Lorsque l'âge et les inlirmités l'eurent rendu incapable delontinuer s» mission apostolique, il se retira au monastère de Saint-Vandi ille où il demeura jusqu'à sa mort. Saint Wulfran est patron d'Ahbeville, qui possède ses reliques. Sa fête se célèbre le 20 mars.
WULPHILAS. Voy. Ulphilas.
WUNDERLICH (Jean-George), surintendant du diocèse de Wunsiedel, dans la principauté de Bayreuth, né en 173'», mort l'an 1802, s'est fait un nom par ses recherches sur l'histoire du margraviat de Brandebourg. Nous citerons de lui : 1° Explication de la parabole de ceux qui ont travaillé à la vigne du père de famille elde leurrécotnpenseenS. Mut th.. c. xx; Erlangen, 1764, in-4°, en allemand; — 2» De Formutis concordia in terris Buryraviatus NoHei ah Eeclesiae doctoribus subnotatis; Bayreuth, 1783, in-4»;
— 3' Mémoires sur THistoire eccles. de il unxttdel, à l'époque de la ré formation, d'après un document de ran 1528; Erlangen, 1784, en allem.;
— 4» Mémoires sur flhst. ecvtés. du cercle de Francrmie; en allem. Voy. le Joum. de Bayreuth, 1766-4769. Michaud, Biogr. univers.
WUNDT (Daniel-Louis), protestant, professeur de théologie à l'université de Heidelberg, ué i Kreutznach en 1741, mort l'an 1805, après avoir étudié à Heidelberg, où son père enseignait la théologie, fréquenta les écoles de Lausanne, de Genève ot do Zuricb. 11 fut nommé en 1788 a la seconde chaire de théologie de l'université de Heidelberg, et, en 1797, à la première, avec une place dan» le consistoire. Wundt
était plus historien que théologien. Outre plusieurs ouvrages histor. anonymes et des articles fournis aux journaux littéraires protestants, ou a de lui, en allemand : 1° Instruction chrétienne pour les enfants qui se préparent à la cène; Heidelberg, 1782, in-8°; — 2° Leçons sur thiet. du peuple juif, et explication des livres histor. de f Ancien Testament; ibid.,1788, in-8°; — 3° Magasin pour THist. ecc/és. et littèr. de l'électoral /ja/«/m; ibid.. 1789-1793, 3 vol. in-8»;— & Abrégé de THist. ecclés. du Palatinat, depuis la fondation du christianisme, sur le* bords du Bhin et du Nerker, jusqu'à la mort de T électeur Charles- Philippe, ou jusqu'à l'année 1742; ibid., 179G, in-8»; — 5° Sur les Biens oui appartiennent l'Église proti stante ; i bid. , 1 801 , in-8°. Voy. Michaud.
WUNEBAUD. V;u. Gdinebaud.
WDRDTWEIN (Etienne- Alexandre), suffiragant de l'évèque de Mayence, né en 1719 à Amorbach, mort à Ladenbourg l'an 1796. Après avoir rempli dans le diocèse de Mayence plusieur» autres fonctions ecclésiastiques, il fut nommé successivement chanoine d'une collé-
Siale, conseiller ecclésiastique, fiscal, officiai u diocèse, doyen du chapitre métropolitain, et, en 1783, évéque sullragant. On lui doit une foule d'écrits très- importants pour l'histoire; nous citerons seulement : 1<» Concilia M juntina queis disciplina Ecclesics Moguntina; sœcuii xiv, xv et xvi, prafcipue vero obscura concordatorum Germanium historia iltustrntur; Manheim.1766, in-4°;
— iPHistoria diplomatica abbatiœ lbenstadirnsis; ibid., 1766, in-4»; — 3° Diaxesi* Moguntma in archidiaconatus dislincta; Commentutionibux diplomaticis illustrata commentât. l-X; ibid., 1768- 1776, in-8°; — 4* Subsidia diplomatica ad selecta juris ecclesiastici germanici et historiorwn capita elucidanda; Heidelberg, 1772-1780, 13 vol. in-8»;
— 5» Sova Subsidia diplomatica : ibid., 7821-1789, 14 vol. in-8°;— 6° Chronicon diptomaticum monnsterii Schomau in sylva Odomana ordinis Cisterciensis; ibid., 1793\ in-8°; — 7° Monasticon pnlatinum ; ibid., 6 vol. in-8"; ces deux derniers oavrages offrent des recueils de diplômes qui ont rapport à L'histoire des anciens monastères du Palatinat; — 8° Monastimn Wormtitien.sn <; il était prêt à imprimer, quand la mort a frappé l'auteur, qui avait déjà recueilli les diplômes et documents relatifs aux anciens établissements ecclésiastiques dans le diocèse de Wonns. Voy. Miehaud, Btoyr. univers.
WDRS (Ignace), jésuite, né à Vienne, eu Autriche, en H3I , mort l'an 1781 , enseigna longtemps au collège Thérésien, à Vienne. Après la suppression de son Ordre, il accepta la cure de l'irawart, qu'il desservit jusqu'à la lin de ses jours. On a de lui : 1° une Traduction allemande des Sermons de Bossuetet de Çiceri ; — 2° un bon Trotté d'éloquenre sacrée; — 3° plusieurs autres ouvrages estimés, entre autres des Sermons et des Uraisons futièbres dans lesquels il a déployé avec succès une éloquence mâle et onctueuse, dont il avait lui-même tracé les règles
dans son Traité de l'éloquence, etc. Voy. Feller, Biogr. univers.
WU RSTEISEN (Christian), en latin Wurstuiut et Ùrsttstus, ou bien encore Allasiderus, du grec Allasideros, nom par lequel, suivant l'usage des savants de son temps, Wursteisen avait traduit le sien. Or Wursteisen, prolestant, né à Baie en 1544, mort prématurément l'an 1588, se livra a l'étude de 1 histoire , des mathématiques et même de la théologie. A dix-huit ans il fut reçu docteur en philosophie , et, deux ans après, il fut nommé professeur de mathématiques, place qu'il occupa avec un brûlant succès. En 1585,
XAIN
XANT
il joignit à la chaire de mathématiques celle d'exégèse de l'Ancien Testament, et, l'année suivante, on le revêtit de la charge de secrétaire d'État et de chancelier de la ville de Bàle.P armi ses divers ouvrages, qui jouissent tous d'une grande estime, nous citerons : Epitome historiir Basiliensis, prteler totius Raurica? descripticmem, urbis antiquitates et episcoporum catalogum cornptectent; Râle, 1577, m-8°, et 175*2, par les soins de J.-H. Brucker; traduit en allem. et enrichi de divers suppléments et additions par Jac.-Chr. Beck, 1757 . Vveiss, qui , dans la Biogr. de Michaud, donne la liste des autres écrits de Wurslein.
WURTZ (Jean-Vendel), ecclésiastique, né en Allemagne vers 1760, mort à Colonges, prés de Lvon, vint de bonne heure dans cette dernière vflle , et y fut nommé vicaire de Saint-Nixier. Pieux et charitable, il remplit les devoirs de ce ministère de la manière la plus édifiante; mais les malheurs de la révolution le jetèrent dans une exaltation qu'il ne sut pas toujours assez maîtriser. On a de lui : 1° L Apocalypse, ou les précurseurs de t Antéchrist, histoire prophétique des plus fameux impies qui ont paru depuis l'établissement de FEglise jusqu'à Tan 1816, ou la Révolution française prédite par saint Jean l'Evangéliste , suivte d'une dissertation sur l'arrirée et le règne futur de l'Antéchrist; Lyon, 1816, in-8°,5« édit.; on ignore si les 4 autres ont paru. Après la publication de cet ouvrage , les grands vicaires de Lyon retirèrent ses pouvoirs a l'auteur, qui fut obligé de s'éloigner: mais, revenu quelques années après, il publia sous son nom : — 2° une Lettre a M. l'abbé de Lamennais, où il prodiguait sans mesure toutes sortes de louanges au célèbre écrivain , et pour laquelle il fut traduit le 18 janvier 1826 devant le tribunal de police correctionnelle de Lyon , qui annula la saisie de la Lettre, vu qu'il n'était point constant qu'il eût attaqué la religion de l'État, ni la souveraineté temporelle du roi , ni qu il eût provoqué a désobéir à la déclaration de 1682;
que certaines phrases peu mesurées de son écrit annonçaient , û est vrai , de l'exagération dans les idées, mais qu'elles pouvaient s'excuser par l'état de maladie dans lequel l'auteur languissait depuis longtemps; — 3° Superstitions et prestiges des philosophes, ou les Démonoldtres du siècle des lumières; Lyon, 1817, in-12; l'auteur y prétend que le démon opère les phénomènes du magnétisme; qu'il a produit les prétendus miracles du diacre Paris, les visions de Cagliostro ; qu'il agit dans les ventriloques, les francsmaçons, etc. Voy. l'Ami de la Religion et du Roi, n» 1288. Michaud, Biogr. univers.
WURTZBODRG ou WIRTZB0ORG { Virtzburgum, Vivisburgum ou Herbipolis), ville épisc. d'Allemagne et capitale de la Franconie, située sur la rive droite du Mein. Selon Richard et Giraud , saint Kilien, Ecossais de nation, y prêcha l'Évangile à la fin du va* siècle , et saint Boniface, archevêque de Mayence, y établit un évèché vers l'an 751, et donna le gouvernement de cette Église i saint Burchard, Anglais de nation. De Comraanville dit que l'évéché fut érigé par saint Chilian (le même que saint Kilien) en 678, et rétabli par saint Boniface l'an 760. De l'an 1080 à l'an 1287 , quatre conciles ont été assemblés à Wurtzbourg. Voy. la Regia, tom. XXVI, XXVIIt. Labbe, tom. X, XI. Hardouin, tom. VI, VU. Le P. Mansi, Supplém., tom. II, col. 555, et tom. V, col. 129 et 130. De Commanville, Table afphabét., p. 257-258. Richard et Giraud, tom. XXVLp.315etsuiv.Gaet. Moroni, vol. CIII, p. 313-314.
WTELIUS (Alard), licencié en théologie à
paiement à ses soins que des Pères; Cologne, 1618, 14 vol. in-fol. Cette collection représente celle de Marguerin de la Bigne, augmentée de plus de cent auteurs, arrangée selon l'ordre chronologique. Voy. FeUer, Biogr. i
XAINTES. Voy. Saintes.
XAINT0NGE, nom de deux sœurs qui fondèrent deux congrégations religieuses sous la règle de Saint-Augustin. L'a inée, Anne de Xaintonge, née à Dijon en 1567, morte à Dole l'an 1621, mena pendant plusieurs années une vie très-retirée; mais, édifiée du bien qu'elle entendait dire des Ursulinès, elle voulutles imiter; dans ce dessein, elle se rendit à Dole, où elle forma un établissement avec l'autorisation de l'évèque. Le parlement de Dole, qui avait d'abord fait quelques difficultés, donna son consentement le 16 juin 1606. Alors la pieuse fondatrice dressa des règles tirées de celles de saint Ignace, et chercha pour son institut la direction des jésuites. Le noviciat est de trois ans. Elle eut la consolation de voir des maisons de sa congrégation établies à Vesoul,à Besançon, à Arbois, a Saint -Hippolyte, et à Porentrui. Le 6 mai 10i8, Innocent IX donna un bref d'approbation à la maison de Besançon pour les statuts et ordonnances; et, depuis, on a décidé à " qu'il suflisait pour tout l'institut. — Fn
•institut. — Françoise
de Xaintonge marchant sur les traces de sa sœur, fonda à Dijon une congrégation de religieuses à l'instar de celle de Dole ; seulement le noviciat n'est que d'un an. Cet institut a formé aussi plusieurs maisons, et Paul V l'a approuvé par une bulle en date du 23 mai 1619. Aux trois vœux de religion, elles ajoutent celui de l'instruction de la jeunesse , et suivent la règle de Saint-Augustin. Etant allée faire son établissement à Troyes, Françoise de Xaintonge y mourut en 1639. Voy. les Chroniques des L'rsulines, dans Hélyot,tom. IV. Le Catalogue de Ph.Buonnani. La Vie d'Anne de Xaintonge, parle P.Grosex, jésuite. Michaud, Biogr. univers.
XALOTH, bourgade située dans le grand Champ , bornant la Galilée inférieure du coté du midi. Voy. Joseph., De Belto Jud., 1. 111, c. IV, et Vita Josephi.
XANTHIA,évéché de la province de Rhodope, au diocèse et dans l'exarchat de Thrace, fut érigé au ix« siècle sous la métropole de T rajano poli s , et dans la suite en archevêché î raire, et uni à l'église de Peritheorium
XERC
l'an 1580. On en connaît trois évéques , dont le premier, Georges, assista et souscrivit au concile de Photius; le second, Philémon, siégeait en 1580, qualifié de métropolitain de Peritheorium et de Xanthia dans une lettre de l'église de Constantinople au czar de Moscovie; le troisième, Cyrille, siégeait en 1721. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 1205. De Commanville, /" Table alphabét., p. 262. Compar. Pêrithéoricm.
XANTHIQUE ( Xanticuhu), nom d'un mois de l'année des Macédoniens ; il répond à notre mois d'avril. Voy. 11 Machab., xi, 30,33, 38.
XANTHUS, ville épisc. de la province de Lycie , sous la métropole de Myre , au diocèse d'Asie, située près du fleuve Xanthus, était, selon Strabon, une des dix plus grandes villes de Lycie ; Pline la met au milieu des terres , loin de la mer. On en connaît trois évéques , dont le premier, Macédon , assista au premier concile général de Constantinople. Poy.Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 984. Richard et Giraud.
XANTOPULUS (Callittus). Voy. Nicéphore, n° VI.
XARQUE. V 07,. Jarque.
XAUPI (Joseph), chanoine et archidiacre de Perpignan, né dans cette ville en 1688, mort à Paris T*an 1778, fut docteur de Sorbonne et abbé de Saint-André-du-Jau. On cite de lui, outre une Oraison funèbre rie Louis XIV: 1» Dissertation sur l'édifice de réalise primatiale de Saint- André de Bordeaux; Bordeaux, 1751, in-4»; — 2" Dissertation sur r élection à f archevêché de Bordeaux , faite par le chapitre de cette église en 1529, en faveur de Gabriel de Grammont, depuis cardinal; — 3» Consultation avec le docteur Biltette, en faveur des curés de Caltors, contre le cha-
fitre de l'église cathédrale de cette ville. Voy. eller, M n i] nul , Biogr. univers.