‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1273 sur 1294 · I. XAVIER (François). Voy. François, n» VI · texte numérisé non relu

I. XAVIER (François). Voy. François, n» VI

II. XAVIER (Jérôme), jésuite espagnol, parent, mais non frère de saint François Xavier, et héritier de son zèle pour 1? conversion des Indiens, exerça les fonctions de missionnaire dans le Mongol pendant vingt-trois ans, et mourut à Goa l'an 1617. Philippe III, roi d'Espagne, instruit de ses travaux apostoliques , voulut les récompenser en le nommant à l'archevêché d'Angamalé; mais, prévenu par la mort, le P. Xavier ne jouit pas de cette faveur. On a de lui : 1° Traité des mystères du christianisme sous le titre de Fous vita;, contre le mahométisme ; 1600 ; — 2" Abrégé du même ouvrage ; — 3» De ta Vie, des miracles et de la doctrine de notre Sauveur Jésus-Christ; — 4» Vies des apôtres; — — 5» Histoire et faits des saints nuirtyrs; — 6° Directoire des rois pour le gouvernement de leurs États; — 7° Histoire de Jésus-Christ ; — 8° Histoire de saint Pierre; cet ouvrage et le précédent ont été composés en persan, et traduits en latin avec des JVo/rf critiqurt, par Louis de Dieu, protestant; mais cette traduction a été mise à l'Index (Decr. 4 julii 1601 ) ; — 9° des Lettres touchant la mission dans le royaume de Mongol , insérées à la tin de la Traduction de F Histoire de saint Pierre; Leyde,1639,in-4°. Voy. Feller, Mirhaud, Biogr. univers.

XENAIAS. Vou. P1111.OXÊKR.

XERCÈS ou XERXÈS, fils de Darius, fils d'Hystaspe, et son successeur sur le trône de Perse. On lui attribue les paroles de Daniel (xi, 2, 3 et suiv.). qui annoncent la guerre que ce prince devait faire à la Grèce. En effet, Xercès ayant assujetti les Egyptiens et plusieurs autres nations, porta ses armes en Grèce; mais un

sait qu'il ne put réussir dans son entreprise. On dit avec assez de vraisemblance que les Juifs furent commandés pour marcher a cette expédition, au retour de laquelle Xercès , zélé pour la religion des mages, détruisit partout où il passa les idoles et leurs temples, excepté celui d'Êphèse. Ainsi furent vérifiées les prophéties de Jérêmie (L, 2; M, 44; lu, 47). Voy. D. Calmet. Diction, de la Bible.

XER0PH AGIES , terme dérivé de deux mots grecs qui signifient sec et manger, et que l'on peut traduire : jeûnes oit l'on ne mange que des clioses sèches. Ainsi, les xémphagiei étaient, dans les premiers siècles de l'Église , des jours de jeûne pendant lesquels on ne mangeait que du pain avec du sel et on ne buvait que de l'eau; ensuite on y ajouta des légumes et des herbes, ou quelques fruits. Ces grands jeûnes se tai-

saient les six jours de la semaine sainte , par dévotion et non par obligation. L'Eglise condamna les montanistes, qui, de leur autorité privée, voulaient obliger tout le monde à observer non -seulement lu xérophagie pendant le carême, mais encore d'autres jeunes qu'ils avaient établis aussi bien que plusieurs carêmes. Voy. saint Épiphane, In Èxposit. fidei. Eusèhe, Hist., l.II. Tertullien, Ad versus Psyçhicos. Thomassin. Traité des jeûnes de t Église, part. I, c. xil. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol.

XERXÈS. Voy. XERCES.

I. XIMENÈS (François),cardinal, archevêque et principal ministre d'Espagne , né en 1436 à Torrelaguna, dans la Vieille-Castille , mort l'an 1517 à Roa, reçut au baptême le prénom de Gonzalès , et prit celui de François en entrant en religion. Sa famille portait le surnom de Cisneros, de la ville dont elle était originaire. Xii»enés fut d'abord grand vicaire de l'évêché de Siguenza et prieur de la même Église. Il souffrit pendant six ans une rigoureuse prison, pour avoir soutenu les intérêts du Saint-Siège. Dégoûté du monde, il prit l'habit de cordeher dans le couvent de Tolède , d'où il se retira à celui de Salada, pour vaquer a la contemplation; mais, sa vertu n'ayant pu rester cachée, la reine d'Espagne Élisabeth le nomma son confesseur, et, trois ans après, archevêque de Tolède et gouverneur de Castille. Il devint cardinal, et fonda l'université d'Alcala, le collège majeur de Saint- lldefonse, et plusieurs autres. C'est lui qui fit imprimer à Alcala la Bible Polyglotte qui porte son nom ( Voy. Polyglotte). Il fit encore imprimerie Missel et le Bréviaire mozarabes; et, pour conserver la mémoire de ce rit, il y fit bâtir une chapelle auprès de l'église de Tolède, y fonda des chanoines et des clercs qui célébraient journellement l'office en cette langue. Voy. Feller, Michaud. La Souv. Biogr. génér., qui cite un grand nombre d'auteurs qui ont écrit sur François Ximenès. Gaet. Morom, vol. CM, p.314-:î22.

II. XIMENÈS (Joseph- Albert), Espagnol, né en 1719 d'une famille noble, mort l'an 1774, se fit carme en 1731, enseigna dans son Ordre la théologie, et fut reçu docteur en 1760. Il se distingua par ses talents pour la prédication, devint théologien du nonce en Espagne ; et, après avoir rempli différents emplois dans son Ordre, il en fut-nommé prieur général. On lui doit les deux derniers volumes du Bullairc des Carmes, in-fol., où il a inséré les brefs et les bulles qui concernent cet Ordre, depuis 1718 jusqu'en 1768. Le Diction, de la théol. cathol.

III. XIMENES (Pierre), prélat espagnol, vivait au xv« siècle. 11 professa d'abord la théologie à

YEPÈ

YETS

Sslnmanque. el IVil successivement doyen de l'Eglise de Tolède, évoque de Badajoz, puis de Corin. Il a laisse plusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite : Conftttntorium errorum contra f/dtfj Ecclcsue. Vou. la Bihlinth. Hispan.

IV.XIMENÉS ARIAS {Jacques), dominicain, né a Alcantara vers l'an 1400, mort après 1578, a laissé : !• Lericon cccletiasticum latino-hispanicunij — 2° Knchiridion monnaie de doctrina eànsttann; — 3» un Discours en espagnol sur la Magdeteine. avec un Commentaire sur le Ps. L. V»!/. le P. Echard, Scriptor. Ord. FF. Pra-dic,

tom.

XIPHÏLÏÏf (Jean), patriarche de Constantinonle, mort en 1075, appartenait à une famille noble île Trébisonde. De moine au mont Olympe, i\ devint sénateur à Constantinople. et fut élu patriarche en 1064. On a de lui : 1* Oratin in erurem, *»u in tertinm jefuniornm hehdomadem : publié par le P.Gretser, en grec et en latin, dans son recueil De Sanetn Cruce; — 2» quelques Constations sur des matières ecclésiastiques, qui ont été reproduites dans Leunclavius , Jus grato-romanum ; — 8° des Sermons t qui ont été publiés avec ceux de saint Basile par C F. Mutthsei; Moscou, 1775, in -4". Voy. la Souv. Bioqr. gênér. Michaud, Hiogr. univer s.

XIBTE. Vou. Sixte.

X0Ê8 eu XOIS, aujourd'hui Saea eu Acksa,

ville épisc.de la seconde Egypte, sous le patriarcat d Alexandrie, est située dans une Ue du même nom à l'embouchure de Sebennite et de Phatnite. On en connaît dix évéques, dont le premier, Paul, assista au premier concile de Constantinople, sous Nectaire. Voy. Lequien, Orient Chrùt., tom. II, n. 574. De Commanville. I™ Tahle alphahét., p. 202.

XUARÊS (Roderic), jurisconsulte espagnol, vivait au xvi* siècle. Il exerça avec beaucoup de succès la profession d'avocat à Salamanque, tt composa entre autres ouvrages : 1° Allégation*! s et constlia; — 2» René fit lones sue lecturae in quasdam leges; — 9> De Fideiussore in causa crim*na/i. Vot/. Nicolas-Antonio. Rihlioth. Iltip.

XYSTE, confondu par quelques savants avec le pape saint Xisteou Sixte 1*, est auteur d'une Liturgie imprimée en syriaque dans le Missel des Maronites, en 1594, et en latin dan» les Liturgies orientales, tom. I , par Renaudot. On pense qu'il avait le caractère épiscopal , parce

3ue chez les Syriens les évéques ont seuls le roit de publier des liturgies. On attribue au même Xyste des Discours ascétiques qui n'ont pas été rendus publics. Voy. Assemani, Jtihlwth. Orient., tom. I, et Catalogus lUtrorvm choldaforum, auetore Hehediesus, melropolita Sobensi, publié par Abraham Echellensis; Rome, ltk>3. Michaud, Bxogr. univers.

YACA eu YIACCA. Vou. Jaca.

TACI. Voy. Gias.

YART (Antoine), né à Rouen 4 la fin de 1709 ou hii commencement de 1710, mort en 1791 au /, dans le Vexin, où il était curé, avait ré pendant quelque temps les fonctions de censeur royal. Il fut un des fondateurs de l'académie de Rouen l'an 1744. Il est auteur de plusieurs oc rit* purement littéraires; mais quelques bibliographes lui attribuent l'ouvrage anonyme intitulé : Mémoires ecclésiastiques et politiques conremant la translation des fêle* aux aimnnehes en faveur delà population; Philadelphie (Rouen), 1765, in-12. Au sujet de cet ouvrage, Guilbeit dit : « On ne saurait plaider avec plut d'esprit, de raison et de philosophie la cm use de la religion et des mœurs. » Vny. V. Guilbert, Mémoires t/Hjgr. et littér. sur les homme* nui se nont fait remarquer dans le département de ta Seine-Inférieure, tom. II, p. 447 et suiv. Du llaillet. Précis des travaux de l académie de Rouen, tom. V. Keller, Michaud, Ringr. univers. La Nouv. BÙMjr. qcnér.

YEBRA(Melchiorde), de l'Ordre des Frères- Mineurs de Castille, mort ver» la fin du xvi« siècle, se distingua par sa piété, et composa un ouvrage estimé de morale religieuse en espagnol, sous ce titre: Refugium iufirniorum, en el quui se rontienen mudios avisos espirituales para sœorrt, de los aftigidoe enfeentos, y para njudar a bien morir a los que ettnn a h ultimo de su »uùi; ouvrage posthume; Madrid, 1596, in-8*. Voy, Michaud, Rktgr. univers.

f. YEPÊS ou YEPEZ (Antonio de), historien, né à Yepès,dam la Nouvelle-Castille, mort avant H>21 , appartenait a la eongréjjatiaa des bané. J

dictins de Valladolid. Il se distingua par «on érudition, et fut nommé historiographe de son Ordre. On a de lui, outre la Relation d'un voyage littéraire en Catalogne ; 1* Cronica gênerai de la Orden de S. Benito; Pampelune et Valladolid, 1609-1621 , 7 vol. in-fol.; cet important recueil, qui ne s'étend que jusqu'au xu* siècle, a été traduit en latin, sous forme d'abrégé, par Buoelin, et en français, dans son entier, par Martin Rethelois, 1647-1684, 7 vol. in-fol.; — «• un Catalogue des auteurs qui ont écrit en faveur de l'immaculée Conception. Voy. Nicol. -Antonio, Bibimtk. Hispana Soru. Michaud, Biogr. univers., ou on trouve des détails intéressants sur la Chronique de Yejtès. La Nouv. Biogr. yénér. Pére:més dans la Rinqr. de Foller.

II. YEPÈS ou YEPEZ (Diego de), hiéronymite, né à Yepez, près de Tolède, en 1550, mort à Tarragoncl'jM 1618, lit ses études avec beaucoup de succès. Il fut successivement prieur des couvents de Jaén, de Zamora, de Tolède, de Grenade, et du fameux monastère de l'Escurial. Il fut le confesseur de Philippe II , roi d'Espagne, et de son fils , qui , étant monte sur le trône après la mort de son père, promut Yepès à l'archevêché de Tarranone. Outre un Mém»»re sur la mort de Philippe II, le savant espagnol a laissé en espagnol : 1° Histoire particulière de la persécution d'Angleterre , depuis tan 1570; Madrid, 1599, in-4" ; — 2» Vie de sainte Tltérése de Jésus ; ibid., 1587 et 1615, in- 4», traduite en français par le P. Cyprien de la Nativité de la Vierge; Paris,

in-4». Voy. Michaud. Héugr. univers .

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