‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1290 sur 1294 · IV. ZIZA, fils de Roboam , roi de Juda et de · texte numérisé non relu

IV. ZIZA, fils de Roboam , roi de Juda et de

ZOES

Maarha, fille d'Absalom. Voy. II Paralip., xi, 30.

ZIZITH. C'est ainsi que les juifs appellent les houppes qu'ils portaient autrefois aux quatre coins de leurs manteaux, et qu'ils ne portent maintenant que par-dessous leurs habits, attachées à une pièce carrée qui représente ces manteaux. Le zizith des juifs d'aujourd'hui est une houppe composée de huit lils de laine filée exprès pour cela, avec cinq nœuds qui occupent la moitié de la longueur; ce qui n'est pas noué étant filé achève de faire une espèce de houppe. Voy. D. Calmet . Diction, de la liible. Comuar. notre art. Taled.

ZIZIME. Voy. Zinzine.

ZIZKA. Voy. Ziska.

ZOAR. Voy. Zoiiar.

ZOARA ou SÉGOR. ancienne ville de la Palestine, située sur le lac Asphaltite, est connue aussi de l'Écriture sous le nom de Bala et Séyor. Il y a eu dans cette ville un évèché suflragant de Pétra, métropole de la III» Palestine. On en connait trois évéques. dont le premier, Musonius, assista, en 449, au brigandage d'Éphèse , et s'y déclara en faveur des hérétiques, ce qu'il rétracta deux ans après dans le concile de Chalcédoiue , dont il signa les décrets, '/.mira n'est plus aujourd'hui qu un simple évéché mi partants, toujours suffragant de Pétra, devenue elle-même un évéché in partibus. Voy. Lequien, Oricns Christ., tom. II , p. 743. De Commanville, /" Table alphabét.,r>. 311. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. CM, p. 478.

Z0C0TRA. Von. Socotra.

ZODIAQUES DE DENDERACH ET D'ESNE.

On prétend que ces zodiaques , monuments des Egyptiens, remontant l'un à 4330 ans au delà de notre âge, et l'autre à 6i80, supposent que les Égyptiens étaient très-avancés dans la science astronomique il y a environ 0000 ans, et que par conséquent ils devaient exister bien des siècles auparavant , ce qui prouve que les dates chronologiques du inonde données par la Genèse sont complètement erronées. Nous pouvons assurer que ces assertions sont aussi gratuites qu'erronées; car les preuves sur lesquelles leurs auteurs les appuient n'ont pas même les apparences de la vérité en leur faveur ; c'est du moins ce dont on sera parfaitement convaincu si on lit les écrits de I.elronne sur la matière. Le savant archéologue ne craint pas d'aflirmer que toutes les « représentations zodiacales (égyptiennes) ont été exécutées dans l'espace «le moins d'un siècle entre les années 57 et 147 de notre ère. » El cette affirmation n'est qu'une conséquence de ce qu'il avait dit auparavant : * Enfin l'examen attentif de quelques inscriptions grecques, gravées sur la façade ou dans l'intérieur des temples où les zodiaques avaient été trouvés, m'apprit que ces édifices avaient été construits ou achevés sous les empereurs romains, et, par exemple, que le pronaos de Denderach avait été construit sous Tibère, et celui d'Esné. sculpté sous Antonin. M. Champollion le jeune, au moyen de l'alphabet hiérolyphique, qu'il découvrit, reconnut la vérité u fait que j'avais avancé , et trouva en outre ne le planisphère de Denderach date du temps e Néron , et le zodiaque d'Esné du temps de Claude. » Ainsi la chronologie de la Genèse n'a rien à craindre des zodiaques de Denderach et d'Lsné. Voy. Lctronne, Heçherches pour servir à l'Histoire iT Êqypte pendant la domination des (irrrs et des Romains , et Observations critiques et nrehèiUwjiques sur f objet des représentations zodiacales qui nous restent de l'antiquité, à Toccasion d'un zodiaque égyptien peint dans une

caisse de momie qui porte une inscription grecque du temps de Trojan. J.-B. Glaire, Le* Livres saints vengés, tom. I, p. 160 et suiv., où l'on trouve une description des deux zodiaques empruntée à Cuvier , qui l'a prise lui-même dans le grand ouvrage d'Egypte. Le Diction, de théol. de Bergier.

ZOÉ (Sainte), martyre à Rome, morte Ter» l'an 386, était femme de saint Nicostrate, premier greffier de la préfecture, qui fut converti par saint Sébastien, et baptisé avec toute sa famille par saint Polycarpe, sous le règne de l'empereur Dioctétien. Sainte Zoé étant allée

firier sur le tombeau de saint Pierre le jour de a féte des apôtres, fut prise et menée au commissaire du quartier de la Naumachie, qui la fit mettre en prison pour avoir refusé d offrir de l'encens à Mars. Elle y demeura cinq jours entiers sans boire ni manger, et le sixième jour elle fut pendue à un arbre sous lequel on avait

Z0EL (Saint), martyr de Cordoue, et paguon de saint Aciscles. Voy. Acisclès.

Z0ELLNER (Jean -Frédéric), protestant, né en 1753 «i Neudamm . dans la Nouvelle-Marche, mort à Francfort-sur-l'Oder l'an 1804. préfet du gymnase de Derlin, etc., a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Sur ta Philosophie spe\-utafive ; Berlin. 1 780 , in-8° ; — 3° Insuffisance île certaines pi-euve f que l'on voudrait alléguer pour démontrer ta prétendue antiquité île notre globe; ibid., 1787; — 3° Sur la Thêotlicéc; ibid.; — 1» des Sermons , dont le recueil a paru après la mort de l'auteur. Tous ces ouvrages sont en allemand. Voy. Michaud , fiiogr. univers.

Z0EMEREN (Henri de), savant théologien, né vers 1430. dans une petite ville du Rrabant dont il prit le nom, suivant l'usage des savants de cette époque, mort à Louvain l'an 1473, prit le grade de docteur en théologie à Paris, et fut successivement professeur de théologie à Louvain , chanoine de Saint-Jean de Bois-le-Duc, et doyen de la cathédrale d'Anvers. Dans une dispute avec un de ses collègues, il fut déclaré suspect d'hérésie par l'université de Louvain. Il appela de cette sentence à Rome, où il se rendit, et se justifia complètement. A peine de retour à Louvain il tomba malade , et mourut. On a de lui : 1° Epi tome prima- partis dialogi Gui. Occam quœ intitulutur De hœreticis; Louvain, 1481, petit in-fol.; ouvrage composé sur la demande du cardinal Bessariou, légat du Saint- Siège à Vienne , lequel l'avait appelé auprès de lui en 1458; — 3» Epistolarum liber; ibid., 1481. Voy. André Valére , Fasti academici Lovante** , p. 84. Michaud, Bioqr. univers.

I. Z0ÈS (Gérard), jésuite, né en 1570 à Amersfort, mort à Malines l'an 1638, enseigna les humanités , et traduisit en flamand les ouvrages qu'il crut le plus utile de répandre dans les Pays-Bas. Parmi ses nombreuses traductions, presque toutes anonymes, nous citerons : 1° Me t hotte de confession généi-ale; — 3» Traité de la présence de Dieu, par le P. Frarias; — 3° Le Combat spirituel du P. Jean Castaniza ; — 4° /> Chemin de la vie étemelle du P. Ant. Sucquet; — 5" Le Traité de la dévotion à la sainte Vierge du P. Spiuclli; — 6° Lettres édifiantes, écrites des Indes orientales par des missionnaires flamands , 3 vol. Voy. Southwel , Bibtioth. Scriptor. Soc. Jesu , p. 300. Michaud, Bioyr. univers. Pérennés , qui donne la liste complète des écrits de Zocs dans la Bioyr. de Feller.

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