‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1292 sur 1294 · ADDITIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS

Pag. 163, entre les art. ASSÊDIM et ASSELINE ajoutez : ÀSSEITE. Voy. Essekce de Dieu.

Pag. 258, art. IX. BÉNÉDICTION NUPTIALE, après ne soit pas absolument nécessaire, ajoutez ( puisque la validité du mariage chrétien résulte du consentement des époux , reçu par le prêtre en présence des autres témoins). Sans cette addition, bien des personnes qui ne connaissent pas la théologie , et qui confondent par là môme la cérémonie de la bénédiction nuptiale avec le mariage chrétien lui-même , pourraient croire , tout à Tait à tort , que le mariage ecclésiastique n'est pas nécessaire, et que le mariage civil suffit.

Pag. 551, entre les art. II. COVEL et COVORD, ajoutez : CO VENANT, du latin conventus, c'est-à-dire alliance ou ligue. On désigne ainsi en anglais une alliance que conclurent, en 1586, les protestants d'Écosse pour défendre leur nouvelle religion contre les catholiques, et particulièrement contre le roi d'Espagne Philippe 11 , qui semblait la menacer. Ceux qui signèrent le Covenant ou qui en adoptèrent les principes sont connus sous le nom de presbytériens et de puntuint. En 1638, lorsque Charles Itr voulut introduire dans les églises d'Écosse la nouvelle liturgie, établie par l'évéque Laud, les presbytériens renouvelèrent le Covenunt , et ils formèrent avec le parlement, en 1648, une alliance solennelle qui précipita la chute du roi. Voy. M.-N. fiouillet, Dictionnaire universel éthistoire et de géographie; Paris, janvier 1855, édition permise.

Pag. 2378, entre les art. VECTIS et VEDASTUS, ajoutez : VÊDA ou VÊDAS; les indianistes emploient indifféremment l'un et l'autre, comme nous disons nous-mêmes la sainte Écriture ou les saintes Écritures; et l'on entend par ces mots les livres sacrés des Indiens. Le mot Véda signifie en sanscrit science; il dérive de la racine vid, c'est-à-dire savoir. Il n'est pas rare de trouver encore aujourd'hui de prétondus savants qui, ne connaissant les livres indiens que par ce qu'en ont dit les incrédules des siècles derniers , prétendent que les Vidas remontent à une antiquité qui donne un démenti à Moïse sur l'époque qu'il assigne à l'origine de notre globe. Sans contester l'authenticité de ces livres, comme Pont Tait d'habiles indianistes, et comme nous pourrions le faire nous -même à bon droit si nous voulions employer des preuves semblables à celles de nos adversaires, nous ne saurions cependant leur accorder l'antiquité exagérée que certains écrivains leur attribuent. Ainsi nous ne dirons pas avec J. Pinkcrton que les quatre Vidas sont des falsifications, des ouvrages emtrouvés (fbrgeries); nous n'élèverons même pas de doutes, si l'on veut, sur le tV*, comme l'ont fait cependant Wilkins, William Jones et Colebrooke ; mats nous ne saurions partager l'avis d'Alexandre Oow , officier et littérateur écossais, mort dans l'Inde, lequel faisait remonter certains ouvrages indiens à plus de 3,000 ans avant Jésus • Christ , et qui donnait aux Vidas une date encore plus reculée ; d'autant que son opinion n'est appuyée d'aucune preuve. Comment, en effet, pourrait - elle l'être? Il faudrait, pour établir solidement la haute antiquité des Vidas , qu'elle reposât sur quelques monuments. Or, ainsi que nous l'avons dit ailleurs, W. Jones ne laisse aucun espoir qu'on puisse jamais former un système d'histoire chez les Hindous, parce qu'un sujet si obscur par lui-même le devient encore davantage par les nuages de fictions dont l'ont entouré les brahmanes , qui par orgueil ont voulu se donner à dessein une antiquité mensongère ; de sorte qu'on doit se trouver heureux quand on peut s'appuyer sur de simples probabilités ( Wemust be salis fied with probable conjectures). Wilson avoue que, dans le système de géographie, de chronologie et d'histoire de ce peuple, il n'y a qu'une absurdité monstrueuse (Indced their Systems of geography, chronology and history are ait equally monstrous and absurd). Suivant Bentley, auquel, il faut l'avouer, beaucoup d'indianistes n'attribuent pas une grande autorité, mais qui pourtant sur ce point s'accorde avec tous les autres, suivant Bentley, disons -nous, il n'est pas un seul point d'histoire ou de chronologie que l'on puisse fixer, ne fût-ce même qu'avec une sorte de vraisemblance. 11 est vrai que l'écrivain le plus compétent de la matière , Henri-Thomas Colebrooke,

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