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taient pas dès rois. Par lê root Orient do texte sacré, il faut entendre l'Arabie, ou la Ghaldée, ou la Mésopotamie, aux environs de l'Euphrate. l"" y - Matth., il, 1 et suiv. D. Ceiliier, tom. XVI. D. Calmet, Dissert, sur les mages. J. Fr., Dissert, sur tes mages, contre Richard Simon. Bergier, qui, dans son Diction, de théol.. prouve très-bien contre les incrédules qu'il n'y a rien dans la narration de la naissance de' Jésus- Christ, faite par saint Luc, qui soit de nature à arguer de fausseté le récit que fait saint Matthieu de l'adoration des mages. J.-B. Glaire, qui, de son côté (tes Limes saints vengés, tom. Il,
S. 311 et suiv.), réfute les diverses objections es rationalistes et des mythologues modernes, notamment de Strauss, qui, tout en combattant victorieusement l'explication rationaliste, tombe dans une autre erreur non moins grande et non moins choquante, lorsqu'il essaye de détruire toute réalité historique dans le récit de saint Matthieu.
MAGÉDAN, lieu mentionné dans la Vulgate en saint Matth., xv, 39, où le grec lit Magdala, et au lieu duquel la Vulgate elle-même porte, en saint Marc, vin, 10, T>almonutha ; d'où quelques-uns pensent que Mayédon était une ville, et Dalmanutha son canton. Mais comme plusieurs anciens exemplaires lisent dans saint Marc Mayedan ou Magdala, comme on lit dans saint Matthieu, d'autres en concluent que c'est le mémo lieu. Voy. Dalmanutha.
M AGEE (William), archev. de Dublin, né en Irlande l'an 1765, où il est mort en 1831 , professa d'abord les langues orientales et les mathématiques à l'université de Dublin, fut nommé doyen de Cork en 1813, évéque de Raphoe en 18i'.i. et transféré à l'archevêché de Dublin en 1K2-2. Il a publié : Discourses on the scriptural doctrines of ilte atonement and sacrifice: Dublin, 1801,2 vol. in-8«, et 1832,3 vol. in-8»; le but de cet ouvrage très-estimé est de combattre les doctrines de la secte des unitaires. Voy. la iïouv. Biogr.génér.
MAGEDDO, ville royale des Chananéens, laquelle échut en partage à la demi-tribu de Manassc, et devint célèbre par la défaite du roi Josias, vaincu et blessé à mort par Néchao, roi d'Kfrypte. Voy. Josué, xii,21; xvn, 11. Juges, I, 27, etc.
MAGEDDON , qu'on lit dans le prophète Zacharie (xu, 11), est très-probablement la même ville que Mageddo de l'art, précédent.
MAGENDÉE ou MAGENEL (André), ecclésiastique de Béarn , qui vivait au xvn* siècle, est auteur de : Anti-Barontus Magenelis. seu ani-
mativersiones tn Annotes aaronu cum t fut unir lucubrationum criticarum Casauboni ; Lyon, 1679, in -fol. Voy. le Jour*, des Savants, 1679, p. 190, if édit.,et p.105,2«édit.
MAGEOGHEGAN (Jacques), prêtre irlandais, né en 1702, mort l'an 1764, fut attaché sur la fin de sa vie à l'église de Saint-Méry, à Paris. Il est auteur d'une Histoire d'Irlande; Paris, 1758, 3 vol. in-4". Elle est remplie de recherches que l'on ne trouve pas ailleurs. L'auteur, qui était catholique, fait des descriptions touchantes des maux que le schisme et 1 hérésie ont faits à sa patrie. Voy. Feller, Biogr. univers.
MAGES. Voy. Mage.
MAGETH , ville du pays de Galaad , que le | grec lit Maked. Voy. I Machab., v, 26. D. Cal- | met pense que ce pourrait être la même que Mnchati (Josué, 111,11). D'autres inclinent pour Mennith, autre ville du même pays , laquelle est mentionnée dans le livre des Juges, xi , 33.
, heu d'Angleterre
où l'on tint deux conciles au sujet de la célébration des fétes; le premier eut lieu l'an 1332, et le deuxième en 1362. Voit. Labbe, tom. XI. Hardouin, tom. VII. Dav. Wilkins, Concilia Magna- Britanniœ et Hiberniœ, tom. II et III. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLI, p. 238, 239.
MAGGI (Girolamo), en latin Magius, jurisc, né à Anghiari, dans le Milanais, mort à Constantinopie en 1572, prit ses degrés à Pi«.e. Les Vénitiens l'envoyèrent dans l'île de Chypre en qualité de juge de Famagouste; mais il fut pris par les Turcs, qui l'envoyèrent prisonnier à Constantinople, où Mahomet Bassa le fit étrangler en prison. H a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : \°Demundi Exustione et de die judicii: Bàle, 1562, in-fol.; — 2° De Equuleo; Hanau, 1608; Amsterdam, 1665; — 3» De rintinnabulis; Hanau, 1609; Amsterdam, 1665; — 4# un Traité sur les géants, que l'on trouve dans le FascictUus octavus opusciil. quet ad histor. oc philobgiani sacrant spectant. Voy. le Joum. des Savants, 1666. 1666, 1700 et 17U3. Richard et Giraud. Feller. Michaud.
MAGICIEN , MAGIE. Le magicien est celui qui exerce la magie. Or il y a deux sortes de magie: l'une naturelle (naturalis), l'autre cérémoniale et superstitieuse (cœremonialis , supershtiosa). La première est l'application des causes naturelles actives aux causes passives, par le moyen desquelles on produit des effets surprenants, mais qui ne passent pas les forces de la nature. La seconde est l'art de faire des choses qui sont au-dessus des forces de la nature , et qui sont ordinairement mauvaises. en vertu d'un pacte exprès ou tacite avec les démons. La magie est un très-grand péché, parce qu'elle met en rapport avec les démons, et qu'elle renferme souvent plusieurs autres crimes, tels que l'idolâtrie, l'apostasie, le blasphème et le sacrilège. Voilà pourquoi Moïse défend, sous peine de mort, aux Israélites, de consulter les magiciens (maytjs). Ce fait et plusieurs autres rapportés dans l'Écriture ne nous permettent pas de révoquer en doute qu'il y ait des hommes qui, par leur commerce avec les démons, font des choses surnaturelles ; et c'est une force d'esprit trèsmal entendue, et une incrédulité fort dangereuse, d'attribuer à l'imagination, à l'imposture ou a l'ignorance, ce que les Livres saints attribuent formellement à la magie, à l'opération du démon ; car il est certain que Dieu a donné aux esprits de ténèbres quelque pouvoir sur les hommes; il est de foi que le démon peut agir sur les corps , quoique nous ignorions la manière dont il le fait. L'exemple de Job, affligé par le démon, et celui de Jésus-Christ, transporté d'un lieu à un autre par le tentateur, en sont des preuves manifestes. Ajoutons que l'Église est tellement persuadée qu'il y a et qu'il peut y avoir des magiciens, que, dans ses prônes, elle les déclare excommuniés, et que leurs crimes sont au nombre des cas réservés. Voy. Dandini, De Suspectis de hceresi; Rome, 1703, in-fol. L'abbé a'Artigny, Nouveaux Mémoires d'hist. et de littérat., tom. I. Traité sur la magie, le sortilège, les possessions, etc.; Paris, 1732.
Nicolas Rémi, De Dtrmonolatria. Delrio, bisquisitmnum magicarum Librisex. Richard et Giraud. Bergier, Dwtion. de théol. Gaet. Moroni, vol. XLI, p. 301-309, où on trouve indiqués un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur la magie. Le Diction, de la théol. cathol.
MAGINHARD, moine germain du ix* siècle, étudia les lettres et la théologie à i'abbaye de Fulde. On a de lui un Éloge de saint Ferruce, martyr, public par Surins à la date du 28 oc-