MAHA
Uteurs sur Daniel , xi , 38 , 39, et D. Calraet, Dwtiom. de la Bible.
MAPELLI Yoy. Fkdêle.
MAPHRIEN , dignité ecclésiastique chez les lacvtites. et irai est semblable à celle de primat Blé est inférieure à celle de patriarche, et *af*neore à la dignité de métropolitain. Le rajphnen avait autrefois le droit d'ordonner «tesnréques, et étendait sa juridiction sur les crises d'Orient. 11 reconnaissait pour son supéreor le patriarche jacobite d'Antioche. Aupmtom cette dignité est restreinte au seul Mre de maphrien et catholique, ou primat <f Orient. Les maphriens tirent, dit-on, leur origine de Jacques Zanzale Baradseus, évoque ifEtiesse, à qui les monophysites donnèrent le titre de métropolitain universel. Ce prélat créa on oommé Achudème, métropolitain d'Orient, <Je sorte qu'il y eut dès lors deux primats : un pour les nestoriens, et un autre pour les monophysites. Le premier maphrien , Achudème, fat nommé en 559, mais Maruthas, qui fut ordonné en 629 , établit le premier le siège de sa dignité à Tagrit. Voy. Assemani, Bthlioth. Orient., ton». IL Dis ter t. de Monoph., n° 8, in fine. Lequien . Orient Christ., tom. II , p. 1533 et seq. Richard et Giraud, qui donnent la liste des maphriens jacobites d'après Lequien, Orient Christ., toni. Il , p. 1533 et seq.
MAPPALIQUE (Saint), martyrd'Afrique.raort l'an 250, "pendant la persécution de l'empereur Déce. Les martyrologes d'Europe ont placé sa fête an 17 avril. Il eut pour compagnons de son rnartvre Basse, Fortunion, Paul, Victorin, Victor, tiérénée ou Héren, Donat, Firme, Vent, Fruet, Martial, Ariston, Fortune, etc. Voy. saint Cyprien, Epistolœ. Tillemont, Mémoires, tom. III.
I M ARA . cinquième station des Israélites dans le désert ; ils la nommèrent Maru ou Amère, parce qu'ils y trouvèrent des eaux si amères que ni eux ni leurs animaux n'en purent boire. Le le ayant murmuré, Moïse cria vers le Seir, qui lui ordonna d'adoucir l'eau en y jeun certain bois. Les déistes, et après eux mythologues, qui marchent toujours à leur le, prétendent que ce récit de Moïse n'a aunm fondement historique, et que ce n'est qu'une f-ibie de pure invention imaginée par l'auteur de l'Exode. Mais, par malheur pour eux, ce même récit se trouve confirmé par tous les voyageurs, tels que Burckardt, Pierre Bellon, Pierre délia Valle, ishaw, R. Pococke, Niebuhr, Léon de Laborde. De leur côté, les rationalistes cherchent à éliminer tout ce qu'il y a de miraeoteux dans ce phénomène des eaux amères tenues douces et potables. Mais, outre que km explications sont contraires les unes aux autres, elles dénaturent toutes le récit mosaïque pour se donner un semblant de vérité. Yoy. Exode, xv, 22-25. J.-B. Glaire, Les Livres saints rnget. tom. I, p. 410 et suiv.,où sont exposées et /v fulees toutes les diflicultés soulevées contre la realité du changement des eaux et contre son caractère surnaturel.
MAR-ABBA. écrivain syrien auquel on at-
La Version syriaque de t Ancien Testament m le grec. Ebed-Jesu, qui nomme cet Rabhtt, Grand, lui attribue, en outre : 1* Commentaires sur la Genèse, les Psaumes, les Pronerles et quelques Épitres de saint Paul ; — 2» plusieurs Discours ; — 3» des Epttre* symdif*n touchant le gouvernement de l'Eglise ; — 4> aaelqoes Constitutions ecclésiastiques. Voy. Ebed Jesu, Catalogue des Ecrivains chaldéens. Packard et Giraud. ....
i. MARACCI. MARRACCI (Ippolito), de la
congrégation des clercs de la Mère de Dieu , né a Lucques en 1604, mort à Rome en 1675, a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels : 1° Pontifices mnximi Muriuni', Rome, 1643, in-8«; — 2° Bibliotheca Mariana: ibid., 1618, 2 vol. in-8"; c'est un catalogue biographique de tous les auteurs qui ont écrit sur la sainte Vierge; — 3° Beges Muriuni; ibid., 1654, in-80;— 4° Purpura Mariana; ibid., 1654, in-8»; — 5° Antistites Mariant' ; ibid., 1656, in-8»; — 6» Trutina Mariana; 1660, in-8»; Vienne, 1663, in-8°; — 7° Polyanthea Mariana; Cologne , 1683, 1727, in-4»; Rome, 1694, in-fol. A la lin de leur article sur le savant religieux dont il est ici question , Richard et Giraud ajoutent : « Outre cet écrivain de Lucques , il y en a deux autres de la même ville et du même nom, savoir : Louis et François Maracci. Ceux qui sont envieux de les connaître pourront consulter Thomas Dempterus dans son Etruria regulis, lib. V, et une brochure qui a pour titre Hiacinthi Vincioli Epistola de XII doctis Lucensibus viris, con- 'regationis Matris Dei ; Venetiis, typis Louisaï, 725. Nous pensons que ce Louis est le même jue Maraca, n» III. Vou. Kœnig, Bihlioth. vêtus et nova. Sarteschi, De beriptor. Congreg. Cteric. Begular. Matris Det, p. 135-146. La Aouv. Biogr. gènér,
IL MARACCI ou MARRACCI (Luigi), de la congrégation des clercs réguliers de la Mère de Dieu, né à Lucques en 1612, mort à Rome en 1700, était frère du précédent. Il savait le grec, l'hébreu, le syriaque, le chaldéen et l'arabe. Il enseigna cette dernière langue à Rome, dans les collèges de la Sapience et de la Propagande. Il fut successivement maître des novices, supérieur, procureur général et assistant. Innocent XI le choisit pour confesseur. Il a puissamment contribué à l'ouvrage intitulé Biolia sacra arabica, Sacrât Congregationù de Propaganda Fide justu édita ad usum Ecclesiarum Orientait um ; additis e regione Bibliis vutgaribus latinis; Rome, 1671, 3 vol. in-fol.; il a laissé, en outre, plusieurs ouvrages, entre autres : 1° Vita del P. -G. Leonardi Lucchese, fbndatore delta congregatinne de' Chierici delta Madré di Dio ; Rome, 1673, in-4°; — 2° Ki'ra délia venerabite madre Passitea Crogi, Senese, fondatrice del monasterio dette Capucctne delta città di Siena; Venise, 1682, in-4°;— 3° L'Ebreo preso per le buone.ovvero discorsi familiari ed amic/iecoli con i Baobini di Borna interno al Messia ; Rome , 1701 , in-4°; — 4° Prodromus ad refutationem Alcorani , in quatuor prtrtes divisas; Rome, 1691, in-8°; Padoue, 1698, in-fol.; ce Prodrome, qui se trouve précédé d'une Vie de Matw/met , est, dans son ensemble , un excellent travail; l'auteur, il est vrai, manque quelquefois de critique ; mais quelques taches légères ne justifient pas les censures de certains écrivains beaucoup moins versés que lui dans la langue et la littérature arabe; sans compter qu'il a mieux compris la théologie musulmane que ses censeurs; notre observation s'applique également à l'ouvrage suivant, — 5° Be/'utaiio Alcorani, in qua ud Mahumetamcœ superstitionis radicem secuiis appmitur, et Muhumetus ipse g/adio suo juyutatur. Cette réfutation contient le texte arabe de l'Alcoran, avec beaucoup de fautes typographiques, dont Maracci a gémi tout le premier, et qui ne sauraient embarrasser un lecteur familiarisé avec l'idiome arabe; elle contient encore une traduction latine fort exacte, des notes et une réfutation de l'Alcoran , fondées sur les passages les plus formels des auteurs musulmans les plus accrédités. C'est de Maracci que l'orientaliste Sale a emprunté en
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grande partie sa traduction anglaise et son érudition arabique, sans lui en faire honneur et en le critiquant même mal à propos. Voy. Sarteschi, De Scrijitw. Cemgregat. Clericor. regular. Matris Dei. Nicéron, Mémoires, tom. XLI. Feller, Biogr. univers. Michaud, et la Nouv. Biogr.gén., au mot Marracci. Compar. Alcoran, et Maracci, n° I.
III. MARACCI ou MARRACCI (Luigi), neveu des précédents . de la même congrégation , et mort en 1732, a laissé vingt-deux ouvrages, dont le principal est intitulé : Onomasticon urbium ac
lororum Sacrœ Scripturœ «tphabetice reda-
ctitm ; Lucques, 1705. Voit, la Nouv. Biogr. génér.
MARAGÀ nu MARATHA. ville épisc. de la province d Aderbigana,dans la Perse ; on en connaît deux évéques nestoriens, dont le deuxième vivait au ix» siècle, et deux évéques latins, dont le premier, Barthélémy le Petit, dominicain, fut nommé par Jean XX 11 . vers l'an 1330. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. Il, p. 1285, et t. III, p. 139*. De Commanviile, Table alphabély p. 148. Richard et Giraud. GaeL Moroni, vol. XLII, p. 224.
MARAÏ, un des descendants de Jaraï, était chef des vingt -quatre mille hommes qui servaient auprès de David , dans le 10* mois , qui répond en partie à janvier et en partie a février. Voy. I Paralip., xxvii, 13.
MARAlA, (ils de Saraîa, de la race sacerdotale , et un des Juifs qui revinrent de Bahylone à Jérusalem avec Zorobabel. Voy. II Esdras, xii. 12.
M ARAIOTH , fils d'Achitob, était grand sacrificateur des JuifS. Voy. 1 Paralip., ix,H.
M ARA ÏOTH , fils de Zaraïas et un des ancêtres d'Esdras. Voy. I Esdr., vu, 3.
I. M A R AN (Guillaume de), jurisc, né à Toulouse en 1549, mort l'an 1621, professa le droit à l'université de sa ville natale. Ses principaux ouvrages sont : 1° De .Equitate et justifia; 1022, in-4»; — 2» Paratitla in XLII pnores Digesti /»bros; 1628, in-fol.; — 3° trois Index sur le livre intitulé Notitia «traque dignitatum , tum Orienlis, tum Occidentis, ultra Arcadii Honortique tempora, avec le Commentaire de Pancirole ; Lvon, 1608, in-fol. Voy. Moréri , édit. de 1759. Denis Simon, Biblioth. de* Auteurs de dnnt. Du Mège, Hxst.des Institutions religieuses, etc., de Toulouse. La Nouv. Biogr. gêner.
II. MARAN (Prudence ou Prudent), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Sézanne, en Brie, fan 1683, mort à Paris en 1762, est compté au nombre des savants les plus distingués de son Ordre. Son opposition à la bulle Umyenitus le fit exiler à Corbie.d'où il fut transfère à Saint-Martin de Pontoise. puis aux Blancs- Manteaux. Il a laissé : 1° Dissertation sur tes semi-arums; Paris, 1722, in-12; — 2° S. Cavilii Cypriani, ejnscopi Cnrthaginietixi*. Opéra ; 1726, in-fol. ; édition qui avait été commencée par Balure; — 3° S. Justini, philosnphi et martyris, Opéra; Paris, 1742, in-fol.; — 4° Divinitas Domini nostri Jesu Christi manifesta in Scripturis et traditione; ibid., 1746, in-fol.; le même, trad. en français et augmenté par l'auteur; La Divinité de Jésus -Christ prouvée contre les hérétiques et les déistes ; Paris , 1751, 3 vol. in-12; — 5° La Doctrine de l'Ecriture et des Pères sur les guérisons miraculeuses; ibid., 1754, in-12; — 6° Ijps Grandeurs de Jésus-Christ et fa défetise de sa divinité, contre les PP. Hardouin et Berruver; ibid., 1756, in-12. Voy. le Journ. des Saiantt. 1720, 1723, 1727, 1730, 1742, 1746 et 1747. Dom Ta&stn, Hist.littér. de la congreg.de Smnt-Maur. ht» Cerf, Ai W. histor. et crit. des Aut. de ta
grég. de Saint-Maur. Richard et Giraud. Felîer. Michaud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.
HARANATHA ou MARAN -ATHA, mots syriaques ou syrochaldaîques qui signifient Notre- Seigneur vient. Selon la plupart «les commen tateurs, c'était, parmi les Juifs, le plus grand des anathèmes. par lequel on dévouait un homme au dernier malheur, en le menaçant de la venue et du jugement du Seigneur. Mais il y en a qui prennent ces mots dans un sens plus absolu : Le Seigneur est venu ; le Messie a paru ; malheur à quiconque ne le reçoit point. Voy. I Corinth., xvi, 22. Hieronym., Ad Mareellam Epist. CXXXVU. Chrysost. fheodoret. Theopbylact., et, en général , les commentateurs sur cé passage de saint Paul. Joan. Buxtorfius, Lexicon cnn m n i eu ni . laimutTicitm, raitruntcam , suo. rao. Mar. Ugolinus, Thésaurus antiquitatitm sacrarum, etc., in dissert. De Gradihus excommunicationis, tom. XXVI. D. Calmet, Diction, de la Bible. DuCange, Glossarium. Richard et Giraud . Le Diction, de la théol. cathnl.
MARANDÉ (Léonard de), aumônier et conseiller de Louis XIII et de Louis XIV, vivait au xvrr* siècle. Il a publié : 1° Ijt Théologien fronçais; Paris, 1043, 1644 et 1052, 2 vol. in-fol.; — 2° Morales chrétiennes du théologien français; ibid., 1645; — 3» L'Usage des sacrements en général, et principalement de la tténitmee et de la conmtwtion ; ibid., 1645 ; — 4» A 'trégè de la Somme de saint Thomas: ibid., 1640; — 5» La Clef de saint Thomas sur toute sa Somme; ibid., 1668 et 1069, 10 vol. in-12; — 6° Réponse à la D* lettre de M. Amau/d, etc.: 1655, in-4»; — 7° Inconvénients d'état, procédant du jansénisme , avec la Réfutatim du Mars français de Jnnsenius; Paris , I654, in-4°. L'auteur y parle d'un projet pour bouleverser la religion , et rapporte à ce sujet une lettre circulaire dans laquelle se trouve tout l'esprit de l'assemblée de Bourgfontainc. Voy. Moréri , édit. de 1759. Le Journ. htstor. et littér., l*r septembre 1771 , p. 13, où on lit le précis de l'ouvrage Inconvénients a'état , etc., devenu fort rare. Richard et Giraud. Feller, qui rapporte un tableau très-véridique du jansénisme tracé par un judicieux théologien.
M ARANE et CYRE (Saintes), anachorètes du v»siècle. nées a Bérée, en Syrie, appartenaient toutes deux à une famille illustre. Elles se renfermèrent dans un petit réduit situé prés de la ville, soutirant de toutes les intempéries des saisons, et ne parlant qu'aux femmes qui venaient les voir entre les fêtes de Pâques et do la Pentecôte. Elles passaient le reste de l'année dans un silence continuel et au milieu des plus incroyables austérités. On célèbre leur fête le 3 août. Voy. Théodoret, In Philoth. Richard et
MARANGONI(Jean), biographe et antiquaire, né à Vicence en 1673, mort 1 an 1753, fut successivement chanoine à Agnani, protonotaire apostolique, puis adjoint an gardien des cimetières de Boldetti. On lui doit divers écrits de littérature sacrée et profane, parmi lesquels nous citerons : 1° Thésaurus parochorum , seu ritrv -t momtmentn parochorum qui sanctitate. pirtnte f etc., illustrarunt Ecclesiam; Rome, 1720-1727, 2 vol. in - 4°; — 2° Memorie sacre e civili de(C antica citlà di Novarra, oggidi Città nuova nelta provincia del Picenn; ibid,, 1743, in-4»; — 3» Défie Cose gentitesche e profane trosportate ad uso ed al ortiamento délie Chiese; ibid., 1744, in-4°; — . 4» Délie Memorie sacre e profane delT m.fitrafro Ftavio di Romu: ibid.. 1746, in-4* — 5° Istoria dell- antichisstmo oratorio ocapella diS. Lorenzo