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IV. MASSA LOBRENSIS ou LUBRENSIS

ville épisc. située à six lieues au midi de Naples, sur un rocher environné par la mer; on y a transféré , au XI* siècle , l'évéché de Lvbra ou Lobra. L'évéque de Massa Lubrensis réside a Palme. On appelle aussi cet évéché Massa de Sorrento, parce qu'il n'est éloigné que de quatre milles de Sorrento, sa métropole. Le premier évéaue de Massa. «..., fut transféré à l'église de Lucera par Honorius 111, l'an 1220. Voy. Ughelli, liai. Sacr., tom. VI, p. 643. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLIII, p. 226-227.

V. MASSA VETERNEN SIS , ville épisc. sous la métropole de Sienne, et située au midi de celte ville. L'ancien évéché de Piombino (Popwlonia, Populinium), ville de Tuscie, fut transféré à Massa. Le premier évéquede Piombino. Atellus, assista a un concile que l'on assembla l'an 501 , sous le pape Symmaque. Voy. Ital. tom. 111, p. 701. Richard et Giraud. Gaet.

1 roni, vol. XLM, p. 226-234.

i MASSACHIA , ville épisc. de la basse Albanie ou Ëpire. L'évéque de ce siège est nommé par la Congrégation dePropaganda Fide. et gouverne les habitants des montagnes de la Chimera, qui, I quoique grecs de religion , sont unis à 1 Église j romaine.

MASSADA, château ou forteresse dans la , tribu de Juda, à l'occident de la mer Morte ou lac Asphaltite, non loin d'Engaddi, sur un rocher escarpé, et où l'on ne pouvait monter que trèsdiffkilement. Jonathas Asmonëen, frère de Judas Machabée et grand prêtre des Juifs, avait fortifie cette place pour pouvoir résister aux rois de

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Syrie. Uérode le Grand en ayant remarqué l'importance, la fortifia encore de nouveau et la ! rendit imprenable. Le siège de Massada par les Romains est un des plus remarquables dont l'histoire ancienne fasse mention. Voy. Joseph, De BelloJud., 1. VII, c. xxvm, xxxili, xxxvii. 0. Calmet, Diction, de la Bible.

MASS£US(Christianus),ou MASSÉE (Chrétien), surnommé Cameracenus à cause du long séjour qu'il fit a Cambrai , né à Warneton , en Flandre, l'an 1469, mort à Cambrai en 1546, enseigna les humanités à Gand et à Cambrai. Il était entré auparavant dans la congrégation des clercs de la Vie Commune. Outre une Grammaire latine , on a de lui : Chronicorum multiplias historiée utriusque Testamenti Lib. XX; Anvers, 1540, in-fol. Cette chronique, qui est très-estimée, et qui a coûté , dit-on , cinquante ans de travail à

I auteur, est précédée d'un calendrier égyptien, hébraïque, macédonien et romain. Voy. André- Valère, Biblioth. Belgica. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud, art. Massée.

MASSAI ( Massiacum), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Berry, au diocèse et à sept lieues de Bourges, près d'un bourg appelé Massai, qui doit sa naissance à l'abbaye. Ce monastère fut fondé en 738 par le comte Égon, sous l'invocation de saint Martin.

II a été détruit plusieurs fois , puis rétabli par Charlemagne, qui passe pour son fondateur à cause des biens dont il l'a comblé. Voy. le P. Labbe, Nouv. Biblioth. des Manuscrits, tom. II. Biblioth. italiq., tom. XVIII, p. 236. Boulainvilliers, Etat delà France, tom. II, p. 210. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

MASSALIENS. Voy. Messaliens.

MASSARELLI (Ange), secrétaire du concile de Trente, a écrit les Actes de ce concile, publiés par D. Martenne dans sa grande collection, tom. XIII, p. 1022 et suiv.

MASSE (Saint). Vou. Maxime, n« XI.

I. MASSE BLANCHE {Massa candida), nom donné à plusieurs chrétiens qui sou tinrent le martyre a Utique, en Afrique, sous le règne de Valérien, l'an 258. Prudence en compte trois cents qui aimèrent mieux sauter dans une fosse pleine de chaux vive que de renier Jésus-Christ. Saint Augustin, sans parler de cette fosse et de la chaux vive, dit simplement que cent cinquante-trois martyrs lurent décapités, et il ajoute qu'on les nomma Massa, à cause de leur nombre, et candida, à cause de leur mort glorieuse. Mais comme candidus veut dire aussi ardent, ce mot donna probablement lieu au récit de Prudence. Au reste, il y a une foule d'exemples de martyrs qu'on a fait mourir dans de la chaux vive. Les Martyrologes qui portent le nom de saint Jérôme placent leur féte au 18 août; mais Adon, Usuard et le Martyrologe romain moderne les mentionnent au 24 août. Voy. August., Serm. CCCVI. Prudent., Hymn.xm. Tillemont, Vie de saint Cyvrien. Richard et Giraud. Le Diction, de la théât. cathol.

II. MASSE SAINTE (Massa sancta), nom donné à la multitude de martyrs qui, vers l'an 304, souffrirent à Saragosse, en Espagne. Les Martyrologes d'Usuard et le romain moderne les désignent sous le nom de Martyrs innomhraMes, et placent leur féte au 3 novembre. Voy. Tilletnont, Mémoires, tom. V, à la lin de la Vie de saint Vincent. D. Ruinart, Sotes sur les Actes des martyrs. Le P. Papebroch, au 16 avril.

MASSÊE( Chrétien), plus connu sous son nom latin. Vou. Mass ci s (Christianus).

M AS SE VILLE (N. LE VAVASSEUR DE), né sur la paroisse de Juganville, au diocèse deCou-

tances, vivait au xvu* siècle. On a de lui : Histoire sommaire de Nortnandie, avec l'état géographique et le pouillé de toutes les paroisses de cette province; Rouen, 1688-1704. Voy. le Joum. des Savants, 1688 et 1705. Moréri, édit. de 1759.

MASSIACUM. Voy. Massai.

MASSILIA. Voy. Marseille.

MASSILIENS ou MARSEILLAIS. On a nommé ainsi les semi-pélagiens, parce qu'il y en avait un grand nombre a Marseille et dans les environs.

MASSILLON (Jean-Baptiste), évéque de Clermont, né à Kières, en Provence, l'an 1663, mort à Clermonten 1742, entra, en 1681, dans la congrégation de l'Oratoire. Il professa successivement les belles-lettres à Pézénas, la rhétorique à Juilly, la théologie à Vienne, et prononça dans cette ville l'oraison funèbre de M. de Yiilars, archevêque de Vienne, puis celle de M. de Villeroy, archevêque de Lyon. Le succès qu'il obtint dans ces deux circonstances le fit appeler à Paris par le P. Sainte-Marthe; mais Massillon se réfugia, par humilité x dans le monastère de Sept-Fonts. Néanmoins il fut obligé de venir à Paris , où il resta quelque temps au séminaire de Saint-Magloire. Il prêcha successivement le carême à Montpellier, puis à l'église des Pères de l'Oratoire de la rue Saint-Honoré, où il obtint un immense succès, et enfin devant la cour, où son succès ne fut' pas moins éclatant. Massillon fut promu au siège de Clermont en 1717, et reçu à l'Académie française en 1719. Ses Œuvres complètes ont paru , par les soins de son neveu, à Paris, 1745-1748, 15 vol. in-12; elles ont eu depuis de nombreuses éditions; Paris, 1810-1811, 13 vol. in-8«;1817, 4 vol.in-8*; 1818, 15 vol. in-12 ; 1821-1822, 13 vol. in-8»; 18221825, 13 vol. in-8°, etc. Voy. le Diction, portât, des prédicat. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

MASSINI ( Carlo -Ignazio), oratorien, né à Cesena en 1702, mort à Rome l'an 1791. Ses principaux écrits sont : 1° Vita det Ven. P. Maitano Sozzini, delT Oratorio di Roma; Rome, 1747; — 2» Vita del N. S. Gesù Cristo, con un' appendice; ibid., 1761, souvent réimprimée: — 3» Baccolta délie Vite dé1 Santi; ibid., 1763-1767, 26 vol. in-12; collection estimée et souvent réimprimée; l'auteur a donné une nouvelle édition augmentée des Vies des Saints de t Ancien Testament; ibid., 1786 , 6 vol. in-8». Voy. Chaudon et Delandine, Diction, univers. Feller, qui indique les autres ouvrages de Massini. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génèr.

MASSOBRIUS (Jean- Antoine), écrivain du xvu» siècle, a laissé : 1° Traité du synode diocésain ou de r évéque; Rome , 1627 , — 2« Pratique du concours pour les églises vacantes' ibid., 16*26 ; — 3" Traité des conservateurs des religions; ibid.

I. MASSON (Antoine), de l'Ordre des Minimes, né à Roye, en Picardie, mort à Vincennes l'an 1700, édifia ses frères par sa régularité. On a de lui : 1° Questions curieuses , historiques et morales sur la Genèse, expliquées selon le sentiment des saints Pères et des plus habiles interprètes; Paris, 1685, in-12; — 2» Histoire de Noé et du déluge universel; ibid., 1687, in-12; — 3° Histoire du patriarche Abraham; ibid., 1688, in-12; — 4° Traité desnuirques de la prédestination. Voy. le P. René Thuillier, in Diarto Minimorum.

II. MASSON (Barthélemi), en latin Latomus, né à Arlon, dans le Luxembourg, en 1485, mort à Coblentz vers 1566, professa la rhétorique à Cologne, à Trêves et à Louvain, fut prin ripa

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du collège de Fribourg , en Brisgau , occupa le premier la chaire d'éloquence latine au collège de France, devint conseiller de l'archevêque de Trêves, et acquit tant de réputation par les discussions qu'il soutint contre les protestants, et particulièrement contre Bucer{ nue Charles- Quint l'envoya au collège de Ratisbonne , pour y assister, en qualité d'auditeur, du côté des catholiques; plus tard ce prince lui donna le rang de conseiller aulique à Spire. Parmi ses écrits, nous citerons : De Conirovernt.i qmbusdam ad religionem pertinentibus ; Cologne, 1545, in-4»; c'est le résumé de sa querelle avec Bucer. Voy. Sweert, Alhenœ Belg., Valère - André , Biblioih. Belg. Nicéron, M Amures, tom. XLII.

III. MASSON (Claude), oratorien, se fit connaître comme prédicateur au xvii* siècle. On a de lui des Sentions, comprenant un Avent , un Carême etdesPanéyuriquesdes saints ; Lyon, 1095, 5 vol. In-8». VrwAe Diction, portât, des prédicat.

IV. MASSON ( Innocent LE), quarante-neuvième général des Chartreux , né à Novon , en Picardie, l'an 16*28, mort en 1703, fut "élu général en 1075. Oh lui doit : 1° une Tlteologie tnoraie en table, dont on a donné un Abrège';

— 2» une nouvelle collection des statuts de son Ordre, sous.ee titre : Disciplina thdinis Carthusiensis; Paris, in -fol.; — 3» Directoire pour les novices de son Ordre ; — 4» Introduction A ta vie religieuse et intérieure^ dont il a donné une traduction latine; — 5° Directoire des mourants;

— 0* uno traduction française de F Office de la sainte Vierge, de t'Ofpce des morts, des sept Psaumes de la pénitence, du psaume Uetiti immuculati, avec une Paraphrase et des sujets de Méditations ; — 1* une traduction do Cantitpie des cantiques , avec des notes très-recherchées;

— 8* Fie de M. (F Aranthon , évéque d'Annecy; — 9° Lettres contre le système de la grâce générale de M. Nicole, dont on trouve un extrait dans les Mémoires de Trévoux du mois d'octobre 1712: — 10* Enchiridium salutis operunda* ;<»t gratiam Christi, ete.; — 14 • Annales de F Ordre 'tes Chartreux ; 3 vol. Vqu. les Mém. du temtts. Le Joum. des Savants, 1701 et 1703. Richard et Giraud. Feller.

V. MASSON (Jacques), plus connu sous le nom latin de Lutomus, d'où on a (ait Latome, en français. Foy. Latome, n° 11.

VI MASSON (Jean), protestant, né en France l'an 1680, mort en Angleterre vers 1750. Il a laissé , outre plusieurs écrits purement littéraires : 1» Jani Templum Christo nascente reseratum ; Rotterdam , 1700, in -V' et in-8» ; — 2» Lettres critiques sur la difficulté qui se trouve entre Moite et Étienne relativement au nombre des enfants de Jawb qui passèrent de Chanaan en Egypte; Utrecht, 1705, in-8»; — 3e Réponse à t'écrit anotiume intitulé : Conciliation de Moine avec saint Etienne (par Th. Leblanc); Amsterdam . 1704, in-8»; — 4* plusieurs ouvrages polémiques , entre autres une Dùicrtation en anglais , dans laquelle il prouve contre Collins la vérité historique du massacre des Innocents; Londres, 1728, in-8». Foy. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. uénér.

VII. MASSON (LE), prêtre qui vivait au xvui* siècle, a publié : Justification de la femme pécheresse de F Evangile, son unité arec Marie- Madeleine et Marie de Béthanie, sreur de Lazare : lettres critiques à l'auteur de la ilissertation pour ta défense des deux grandes saintes Marie-Madeleine et Marie de Bcthame; Paris, 1713, in -12. Vnu. le Journ. des Savants, 1713, p. 301. Richard et Giraud.

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