VIII. MASSON DES GRANGES (LE), jésuite
né en 1700, a laissé : Le Philosophe moderne, ou t'Iiicrrfh/le crmdamné au tribunal de sa raison : Paris. 1 vol. in*12.
IX. MASSON PAPIRE (Jean), historien et biographe français, né l'an 1544 i Saint-Germain-Li\ al . bourg du Forez, mort à Paris en 161 1 , entra à Rome dans la Compagnie de Jésus, enseigna pendant plusieurs années les belleslettres dans plusieurs collèges de cette Compagnie. Il quitta les Jésuites, et fut reçu plus tard avocat au parlement de Paris. Parmi ses ouvrages , nous citerons : 1* Ubri sex de Epitcopisvrbis,seu Homanis Pont ifici bus ; Paris, 1586; ouvrage qui est dans l'Index de Clément VIII . avec la clause Donec corriqatur; — 2» Notifia' Episcopattaim Eeelesiœ; Paris, 1661) et 1608, in-8»; reproduit dans le Recueil de Du Chêne; — 3" une édition de Gesta collationis Carthaginiensts inter cathoticos et donatistas- Paris, 1589, in-8»; — 4» une édition de Agobardi, Episcopi Lugdunensù, Opéra; ibid., 1605, in-8»; mise à l'Index, avec la clause Donec corrigantur, nar un décret daté du 13 décembre 1605 5» Gerberti, postea Sihestri II papa, Joanms Sarrisberiensis et Stcphani, Tornocensis Episcmn , Epistoite; Paris, 1621, in-4». Voy. La Croix du Maine, Btbtioth. française. Nicéron. Mémoires t tom. V. la Nouv. Biogr. génér. Richard et Giraud, et Feller, art. Papire-Masson.
MASSORE ou MASORE, terme qui désigne, a proprement parler, un travail sur la Bible pour la défendre des changements , en empêcher l'altération , en marquer les diversités, en llxer la leçon , en distinguer et en compter les versets, les mots, et jusqu'aux lettres mêmes. Les docteurs juifs qui ont travaillé a la M assort, et qu'on appelle Massoréthes , Mosorèthes, ont donc distingué tous les mots, et compté toutes les lettres du texte >acré pour en tixer la leçon. Ils ont aussi inventé des points voyelles, afin de régler la manière de lire certaines consonnes qui peuvent avoir plusieurs significations; car on écrivait l'hébreu sans aucune voyelle qui en déterminât le son , et il n'y avait que la tradition pour régler la prononciation. C'est en suivant cette tradition qu'ils ont fixé la leçon d'une manière invariable a l'aide des points voyelles, et c'est pour cela qu'on appelle leur ouvrage Massore, c'est-à-dire tradition. C'est vers le commencement du iv» siècle que les juifs de Tibériade se rassemblèrent pour exécuter ce travail. Cependant ils n'en sont pas les premiers auteurs, puisque le Talmud de Jérusalem, qui date du Ul' siècle, parle de trois manuscrits hébreux qui étaient conservés dans une des salles du vestibule du temple } et que l'on consulta pour s'assurer de la vraie leyon du texte. Le même Talmud nous apprend encore que les docteurs ayant collatinnne ces trois manuscrits, dont deux convenaient ensemble, en préférèrent la leçon a celle du troisième, qu'ils crurent devoir rejeter, parce qu'il était défectueux en quelques endroits. Le Talmud de Babylone, composé vers l'an 500, affirme, de son cote, que les Hischônim ou anciens docteurs furent appelés scribes parce qu'ils avaient compté toutes { les lettres du Pentateuque. Ainsi ce travail, commencé longtemps avant les Massoréthes, a été continué par eux, poursuivi et augmenté par les docteurs juifs qui sont venus après eux jusqu'au ix* siècle. La Massore, écrite en chaidéen , se divise ordinairement en grande et en petite. La grande se trouve en partie au haut et au bas des marges du texte, et quelquefois à la marge an-dessus des commentaires, et en parlie à la Hn de toute la Bible; ce qui fait qu'on